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    <title>Les podcasts de l'éco à venir</title>
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    <description>Les podcasts de l’éco à venir</description>
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      <title>Les podcasts de l'éco à venir</title>
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    <pubDate>Tue, 31 Mar 2026 03:03:32 -0400</pubDate>
    <item>
      <title>Obligation d’Etat et d’entreprises : quelles différences ?</title>
      <podcast:episode>31</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/153775214/obligation-detat-et-dentreprises-quelles-diffrences/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 31 Mar 2026 03:03:32 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès</p>
<p class="wp-block-paragraph">Texte : Clémentine Gallès</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">J’aimerais savoir quelles sont les différences entre obligation d’Etat et d’entreprises </p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Y a-t-il des différences entre les obligations d’État et les obligations d’entreprises ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Oui, même s’il y a surtout des ressemblances. Ce sont des obligations avec, pour principale caractéristique, le fait d’être un instrument financier correspondant à un titre de dette avec un montant nominal, également appelé principal, et le versement d’intérêts à dates régulières, également appelés coupons. S’agissant des différences, elles sont pour l’essentiel concentrées sur le type d’émetteurs.</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les obligations d’État ou, dans une acception plus large, obligations souveraines, regroupent plusieurs types d’obligations :</p>
<ul class="wp-block-list">
<li>ce sont des États à proprement parler. En France, c’est l’Agence France Trésor qui est en charge de gérer la dette de l’État ;</li>
<li>ce peuvent également être des obligations supranationales, territoriales, municipales…</li>
</ul>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les obligations d’entreprises sont émises par des entreprises, généralement grandes ou de taille intermédiaire. En effet, toutes les entreprises n’ont pas forcément la taille critique pour accéder au marché et avoir la capacité d’émettre des titres obligataires.</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Oui, merci, mais n’y a-t-il pas d’autres différences entre ces deux types d’obligation ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En effet, ce sont des différences inhérentes à la qualité de l’émetteur. Citons-en deux principales :</p>
<ul class="wp-block-list">
<li>sur le risque de crédit notamment. En général, les obligations d’entreprise ont un risque plus élevé que les obligations d’État. Les entreprises sont plus susceptibles de rencontrer des difficultés financières, tandis que les gouvernements ont toujours la possibilité de lever l’impôt ou de créer de la monnaie en cas de crise financière importante. De ce fait, le taux d’intérêt des obligations d’entreprise est généralement plus élevé que celui des obligations souveraines ;</li>
<li>sur le risque de taux d’intérêt aussi. Nous avons vu que lorsque les taux d’intérêt du marché augmentent, les prix des obligations baissent, et vice versa. Les obligations d’entreprise sont ainsi plus sensibles aux évolutions du marché en raison de leurs taux d’intérêt plus élevés.</li>
</ul>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les obligations souveraines et les obligations d’entreprise ont-elles des avantages en termes de garantie et de liquidité ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Très bonne question. Il peut également y avoir des différences sur ces deux dimensions. Comme indiqué, les garanties des obligations d’État sont souvent supérieures en raison des leviers budgétaire et monétaire même si l’entreprise a aussi la capacité de mettre comme garantie des actifs qu’elle détiendrait. Dans ce cas, on parle aussi de secured bond. Enfin, les obligations d’État sont généralement plus liquides, négociées sur des marchés secondaires très actifs, surtout celles émises par des pays développés (et endettés). Les obligations d’entreprise sont moins liquides, liquidité qui d’ailleurs varie selon la taille de l’entreprise et les conditions du marché.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Obligation d'Etat et d'entreprises : quelles différences ?</itunes:title>
      <itunes:season>6</itunes:season>
      <itunes:episode>31</itunes:episode>
      <podcast:season>6</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Le rôle des agences de notation</title>
      <podcast:episode>30</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/152480498/le-rle-des-agences-de-notation/</link>
      <rawvoice:pid>152480498</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 23 Feb 2026 15:45:42 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès</p>
<p class="wp-block-paragraph">Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p class="wp-block-paragraph">J’aimerais savoir quel est le rôle des agences de notation</p>
<p class="wp-block-paragraph">Quel est le rôle des agences de notation et comment fonctionnent-elles ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les agences de notation sont des entreprises qui évaluent la solvabilité des emprunteurs, qu’il s’agisse de gouvernements ou d’entreprises. Elles attribuent des notations à ces emprunteurs en fonction de leur capacité à rembourser leurs dettes. Leur processus de notation implique donc une analyse approfondie de la situation financière de l’emprunteur, de sa situation économique et de sa gouvernance. Les principales agences de notation sont Standard &amp; Poors, Moody’s et Fitch Ratings.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi les agences de notation sont-elles importantes ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Elles jouent un rôle clé sur les marchés financiers en fournissant des informations indépendantes et standardisées sur le risque de crédit. Les notations ont une incidence sur le coût et la capacité d’un emprunteur à lever des fonds sur les marchés financiers. Les investisseurs sont plus enclins à acheter des obligations d’emprunteurs ayant une bonne note, ce qui peut entraîner une baisse des taux d’intérêt pour ces emprunteurs. À l’inverse, les emprunteurs ayant une notation plus faible peuvent se voir proposer des taux d’intérêt plus élevés, et même se voir refuser l’accès aux marchés financiers en cas de note très dégradée.</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Je comprends que ces agences sont très importantes pour les marchés, pourtant elles sont régulièrement critiquées</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En effet, les agences de notations font face à plusieurs critiques. Tout d’abord, elles ont été sévèrement critiquées pour leur rôle dans la crise financière de 2008 : en n’évaluant pas correctement certains risques de crédit, elles ont de fait encouragé l’essor de produits financiers risqués, les fameux subprimes. Ensuite, elles sont tellement influentes sur les marchés qu’elles peuvent exacerber certaines difficultés. Par exemple, si une entreprise ou un État fait face à une situation plus difficile, la dégradation de sa note va augmenter son coût d’emprunt et rendre sa situation encore plus difficile. Enfin, les trois principales agences restent aujourd’hui américaines ce qui peut faire se poser la question de la souveraineté de ces notations. À ce jour, les tentatives alternatives, telles l’agence canadienne DBRS ou chinoise Dagong, ne sont pas devenues des standards internationaux.</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En résumé, les agences de notation jouent un rôle essentiel en évaluant le risque de crédit et en influençant les conditions de financement sur les marchés financiers. Si elles sont très régulées, certaines critiques liées à leur place très importante sur les marchés financiers subsistent.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Le rôle des agences de notation</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Impact du taux d’intérêt sur les marchés financiers</title>
      <podcast:episode>29</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/152145507/impact-du-taux-dintrt-sur-les-marchs-financiers/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 10 Feb 2026 05:27:11 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès</p>
<p class="wp-block-paragraph">Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p class="wp-block-paragraph">J’aimerais savoir quel est l’impact du taux d’intérêt sur les marchés financiers</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Quand on travaille sur les marchés financiers, on se rend vite compte que le taux d’intérêt est central dans les discussions et les analyses financières. Peux-tu me dire pourquoi c’est le cas ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le taux d’intérêt est en effet central en finance car il représente le coût d’emprunt de l’argent, pour un ménage, pour une entreprise ou pour un État. Je vais me concentrer sur les marchés actions, nous parlerons spécifiquement des marchés obligataires lors d’un prochain podcast. Pour rappel, le cours des actions d’aujourd’hui dépend des revenus futurs des entreprises cotées. Une progression des taux d’intérêt va affecter négativement le cours des actions par deux mécanismes. Tout d’abord, par l’effet sur l’activité économique. En effet, quand les taux d’intérêt progressent, cela est négatif pour l’activité économique. Cela rend le coût de l’emprunt plus onéreux et incite davantage à épargner qu’à dépenser. Les revenus futurs des entreprises vont donc avoir tendance à être revus à la baisse. Pour cette raison, le prix des actions va donc avoir tendance à baisser quand le taux d’intérêt progresse.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Et le second mécanisme ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Le second mécanisme concerne la valorisation de ces revenus futurs. Pour valoriser des revenus futurs, on utilise le taux d’intérêt. Et plus le taux d’intérêt progresse, plus cela diminue la valeur des revenus futurs. Au total, on voit bien que quand les taux d’intérêt progressent, les marchés actions vont avoir tendance à baisser. Cependant, mon raisonnement tient si l’on raisonne « toutes choses égales par ailleurs », c’est-à-dire si l’on regarde uniquement une hausse des taux d’intérêt sans autre changement dans l’économie.</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Pourtant, on peut imaginer que les taux d’intérêt n’augmentent pas uniquement en raison de la situation économique ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En effet, les mécanismes que j’ai évoqués sont intéressants pour comprendre l’impact d’un choc isolé sur les taux d’intérêt. Mais, pour être complet, il faut d’abord comprendre le contexte économique qui explique cette progression des taux d’intérêt. À titre d’illustration, si les taux d’intérêt progressent car on a des bonnes nouvelles sur le front de l’activité économique, alors cette progression des taux d’intérêt peut s’accompagner d’un mouvement favorable sur les marchés. En revanche, si les taux progressent pour une mauvaise nouvelle sur l’activité, telle qu’un choc sur l’inflation, dans ce cas les marchés actions réagiront négativement.</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Merci ! en résumé, normalement un choc de hausse de taux devrait impacter négativement les marchés actions, car cela est négatif pour la valeur des bénéfices futurs anticipés des entreprises. Après, il est important de bien comprendre la raison de la hausse des taux d’intérêt pour être bien sûr de l’impact global sur les marchés actions.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Impact du taux d'intérêt sur les marchés financiers</itunes:title>
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      <itunes:episode>29</itunes:episode>
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      <podcast:season>6</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>High yield vs Investment grade : et en pratique ?</title>
      <podcast:episode>28</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/151937179/high-yield-vs-investment-grade-et-en-pratique/</link>
      <rawvoice:pid>151937179</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 02 Feb 2026 14:26:51 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès</p>
<p class="wp-block-paragraph">Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p class="wp-block-paragraph">J’aimerais savoir : après la théorie, la pratique du High yield vs Investment grade</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Nous avons vu la différence entre High yield et Investment Grade dans le précédent podcast. Y a-t-il des différences entre types d’émetteurs et portefeuilles d’investissement entre ces deux catégories ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Oui, les émetteurs d’obligations investment grade sont souvent des gouvernements, des grandes entreprises et des institutions financières ayant des bilans solides. Ces obligations sont souvent présentes dans les portefeuilles d’investissement des institutionnels qui cherchent à minimiser le risque tout en obtenant des rendements stables.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Et pour le High Yield ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Les émetteurs d’obligations high yield présentent un niveau de risque supérieur, ce qui se traduit par des taux d’intérêt plus élevés pour compenser ce risque. Parfois, ce sont des entreprises en difficulté ou ayant un endettement élevé associé à un faible montant de fonds propres.</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Quelles sont les conséquences d’un basculement d’une obligation Investment Grade à High Yield ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Elles ne sont pas réjouissantes pour le détenteur ! Certaines stratégies d’allocation d’actifs ont pour politique d’exclure les obligations High Yield, car trop risquées. En conséquence, la dégradation de la notation d’une obligation si elle se matérialise par un basculement dans la catégorie High Yield peut avoir des effets en cascade avec le retrait d’un grand nombre d’investisseurs et une pression à la hausse sur les taux d’intérêt et donc à la baisse sur le prix de l’obligation.</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En résumé, Investment Grade (IG) et High Yield (HY) désignent des obligations selon leur niveau de qualité jugé par les agences de notation de crédit. Les obligations IG offrent un faible risque de défaut, ce qui les rend attractifs pour les investisseurs prudents. Les obligations HY offrent des rendements supérieurs mais avec un risque de défaut plus élevé.</p>]]></description>
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      <itunes:title>High yield vs Investment grade : et en pratique ?</itunes:title>
      <itunes:season>6</itunes:season>
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    </item>
    <item>
      <title>Crédit high yield et investment grade</title>
      <podcast:episode>27</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2026/01/19/credit-high-yield-et-investment-grade/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 12:04:15 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès</p>
<p class="wp-block-paragraph">Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p class="wp-block-paragraph">J’aimerais savoir : quelle différence entre High yield vs Investment grade ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Aujourd’hui, nous allons parler des marchés obligataires dans un langage un peu technique et avec des termes anglais très utilisés. Peux-tu me dire ce que signifient High yield et Investment grade ? Je crois que c’est notamment très utilisé pour le marché des obligations des entreprises.</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Avec plaisir ! Investment grade se traduit par « qualité d’investissement » en français. Ce sont donc des obligations considérées comme ayant une qualité de crédit élevée et un faible risque de défaut. L’émetteur de l’obligation est jugé capable de rembourser le montant nominal (comme appelle aussi le principal) et les intérêts (ou les coupons). Mécaniquement, elles correspondent à des entreprises qui ont une notation élevée, comprise entre Aaa et Baa pour l’agence Moody’s ou entre AAA et BBB pour les agences Standard &amp; Poor’s et Fitch.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Et les obligation High Yield ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">High yield se traduit par « haut rendement » en français. Ce sont des obligations qui offrent des rendements élevés par rapport à la moyenne du marché, souvent en raison d’une prime de risque significativement plus importante. C’est en quelque sorte la contrepartie d’une prise de risque plus élevé que d’attendre un rendement lui-même supérieur. Ces obligations high yield portent sur des entités avec des notations de crédit plus basses et un risque de défaut plus élevé. Parfois, on range ces mêmes obligations sous l’appellation Speculative grade.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce sont les deux seules catégories ?</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">En termes de niveau de risque, oui. Mais dans le même temps, signalons une sous-catégorisation. Au sein des obligations Investment grade, on distingue les Highest Grade Credit des Good Credit Grade en passant par les Very High ou High Grade Credit. De même, les obligations High yield regroupent les Speculative Grade Credit, les Very Speculative Credit et les Substantial Risks – In Default.</p>
<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Donc si je résume, les marchés obligataires se divisent en deux principales catégories : Investment Grade et High Yield. Les obligations Investment Grade sont considérées comme de haute qualité avec un faible risque de défaut. En revanche, les obligations High Yield, ou « haut rendement », offrent des rendements élevés en raison d’une prime de risque plus importante, car elles sont émises par des entités avec des notations de crédit plus basses et un risque de défaut plus élevé.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Crédit high yield et investment grade</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Les formes de la courbe des taux</title>
      <podcast:episode>26</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/151420813/les-formes-de-la-courbe-des-taux/</link>
      <rawvoice:pid>151420813</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 13 Jan 2026 04:15:07 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès</p>
<p>Texte : Clémentine Gallès</p>
<p>J’aimerais en savoir plus sur les formes de la courbe des taux</p>
<p class="has-text-align-justify">Nous avons vu dans le précédent podcast ce qu’est la courbe des taux d’intérêt. J’imagine que la courbe des taux est croissante : plus on prête sur un temps long, plus on espère un rendement élevé ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, c’est en effet le cas le plus standard. On dit alors que la courbe des taux est ascendante ou que la pente de la courbe est positive. Le taux d’une obligation de long terme est alors plus élevé que celui d’une obligation de court terme. Tout simplement car les investisseurs attendent un rendement supplémentaire dû au fait qu’ils prennent plus de risques à prêter sur un temps plus long. On appelle ce rendement supplémentaire la « prime de terme ».</p>
<p class="has-text-align-justify">Tu as dit qu’une courbe croissance est le cas le plus standard, cela signifie donc qu’il peut arriver que la courbe des taux d’intérêt soit décroissante ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il peut en effet arriver que la courbe des taux soit « inversée », c’est-à-dire que les taux de court terme soient plus élevés que les taux de long terme. Cela correspond à des périodes où les investisseurs pensent que les taux d’intérêt vont être amenés à baisser dans le futur. Deux raisons principales peuvent amener les investisseurs à avoir de telles anticipations : soit ils anticipent une baisse de l’activité économique, voire une récession. Dans ce cas, les taux longs diminuent et peuvent s’établir à un niveau inférieur aux taux courts. Soit ils anticipent un durcissement de la politique monétaire en réaction à un choc inflationniste. Dans ce cas, les taux courts augmentent et peuvent dépasser les taux longs. C’est notamment ce qu’il s’est passé à la suite du choc inflationniste de 2022-2023.</p>
<p>D’accord, donc soit une courbe croissante ou décroissante !</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a encore un autre cas très particulier, celle d’une courbe des taux lors d’une crise de la dette. Si par exemple les investisseurs pensent qu’un Etat va faire faillite d’ici un an, les taux vont fortement monter sur un an car il va devenir de plus en plus dangereux de prêter à l’Etat. Mais une fois le défaut passé, l’Etat pourra à nouveau emprunter à des taux plus raisonnables, même s’ils seront sans doute plus élevés qu’avant la crise en raison de la perte de confiance des investisseurs. On observe alors une courbe des taux en cloche.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, la courbe des taux peut prendre différentes formes. Le cas le plus courant est une courbe ascendante, où les taux de long terme sont plus élevés que ceux de court terme en raison de la prime de terme, récompensant les investisseurs pour les risques qu’ils prennent à long terme. Cependant, la courbe peut aussi être inversée, avec des taux de court terme plus élevés. Un autre cas rare est la courbe en cloche, observée lors d’une crise de la dette, où les taux à court terme augmentent fortement en raison du risque de défaut imminent.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Les formes de la courbe des taux</itunes:title>
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      <itunes:episode>26</itunes:episode>
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    <item>
      <title>Qu’est-ce que la courbe des taux ?</title>
      <podcast:episode>25</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 06 Jan 2026 10:40:53 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : José Bardaji et Clémentine Gallès</p>
<p>Texte : Clémentine Gallès </p>
<p>J’aimerais connaitre la signification de la courbe des taux</p>
<p class="has-text-align-justify">La courbe des taux représente les taux d’intérêt des obligations en fonction de leur maturité. Peux-tu m’en dire davantage sur cette courbe des taux d’intérêt ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Bien sûr ! Considérons par exemple le marché des obligations émises par l’État français, que l’on appelle les OAT pour Obligations Assimilables du Trésor. La courbe des taux est un graphique qui va montrer les taux d’intérêt payés par l’État pour les obligations à différentes échéances, de la plus courte à la plus longue : le taux pour une obligation à deux ans, le taux pour une obligation à cinq ans, et ainsi de suite.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais quelle est l’utilité de tracer les taux d’intérêt en fonction de leur maturité sur un graphique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La courbe des taux d’intérêt est un indicateur très suivi par les acteurs du marché obligataire qui y investissent. Pour les émetteurs, tels que l’État français, elle permet de voir à chaque instant le coût d’un emprunt selon sa maturité. Pour les investisseurs, elle permet de visualiser le rendement proposé en fonction de la durée de l’investissement. Et pour les économistes, elle permet de visualiser les anticipations de marchés sur les taux d’intérêt futurs.</p>
<p>J’imagine que cette courbe des taux évolue en permanence. Quels sont ses déterminants ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, on peut suivre comment évolue la courbe des taux au cours du temps. Les taux de court terme vont varier principalement en fonction des attentes de la politique monétaire, qui détermine les taux de très court terme. Pour les taux de long terme, plusieurs facteurs peuvent les faire évoluer. Les taux peuvent notamment progresser si les investisseurs anticipent durablement plus d’inflation, car les investisseurs veulent compenser la perte de valeur de la monnaie. Il en est de même si les perspectives de croissance sont revues à la hausse. Les taux peuvent aussi augmenter si les investisseurs anticipent un risque plus important de défaillance de l’émetteur de l’obligation. Dans ce dernier cas, il s’agit de « la prime de risque ».</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, la courbe des taux représente les taux d’intérêt des obligations en fonction de leur maturité, montrant les taux payés par l’État pour différentes échéances. La courbe des taux évolue en fonction des attentes de la politique monétaire, des anticipations d’inflation, des perspectives de croissance et du risque de défaillance de l’émetteur, incluant une prime de risque.</p>]]></description>
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      <itunes:title>La courbe des taux</itunes:title>
      <itunes:season>6</itunes:season>
      <itunes:episode>25</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>L’analyse technique est-elle utile ?</title>
      <podcast:episode>24</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 15 Dec 2025 13:59:11 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Zaid Bensalem et Gustavo Horenstein</p>
<p>Texte : Zaid Bensalem</p>
<p>J’aimerais savoir : l’analyse technique est-elle utile ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On voit plein de vidéos sur internet qui présentent des analyses de graphique pour savoir s’il faut ou non acheter une action. C’est de l’analyse technique, c’est ça ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! L’analyse technique repose sur l’étude des graphiques de prix et des volumes pour prévoir les mouvements futurs des marchés financiers. Elle se base sur l’idée que les marchés ont une mémoire, et que les modèles de prix se répètent avec le temps. Les traders techniques utilisent divers indicateurs, comme par exemple, les moyennes mobiles, les retracements d’une hausse ou d’une baisse, ou des théories comme les vagues d’Elliott.</p>
<p>Mais est-ce efficace ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’analyse technique offre des avantages tels que la rapidité de prise de décision et l’adaptabilité à différents types d’actifs, ce qui la rend populaire parmi les traders à court terme. Elle peut également créer un effet d’auto-réalisation, car les signaux techniques sont suivis par de nombreux traders à travers le monde. Cependant, elle a des limites, car elle repose sur des données historiques et n’intègre pas les facteurs imprévisibles qui peuvent influencer les marchés, comme les événements politiques, géopolitiques ou les émotions des investisseurs.</p>
<p>Donc ce n’est pas une recette miracle pour gagner de l’argent ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour être efficace, l’analyse technique doit être utilisée comme un outil parmi d’autres. Elle peut bien fonctionner pour identifier des tendances à court terme, mais elle ne permet pas de prévoir des crises majeures ou de prendre des décisions d’investissement à long terme. Les traders et investisseurs avisés combinent souvent l’analyse technique avec l’analyse fondamentale et une gestion rigoureuse des risques, car une approche équilibrée aide à mieux naviguer dans les incertitudes des marchés financiers.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, l’analyse technique utilise des graphiques et des indicateurs pour prévoir les mouvements futurs des marchés financiers. Bien qu’elle soit populaire pour des décisions rapides à court terme, elle n’est pas infaillible, car elle repose sur des données passées et n’intègre pas les événements imprévisibles. Pour une stratégie efficace, il est recommandé de la combiner avec d’autres méthodes, comme l’analyse fondamentale et une gestion prudente des risques. La théorie ne suffit pas en somme !</p>]]></description>
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      <itunes:title>L'analyse technique est-elle utile ?</itunes:title>
      <itunes:season>6</itunes:season>
      <itunes:episode>24</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Calcul du taux de rendement</title>
      <podcast:episode>23</podcast:episode>
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      <rawvoice:pid>150381117</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 01 Dec 2025 08:54:19 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Zaid Bensalem et Gustavo Horenstein</p>
<p>Texte : Zaid Bensalem</p>
<p>J’aimerais savoir : Qu’est-ce qu’un taux de rendement et comment le calculer avec précision ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le rendement d’un actif permet d’évaluer ce que l’on gagne en l’achetant. Que vous investissiez en bourse, dans l’immobilier ou dans une entreprise, savoir comment mesurer le rendement est crucial. Alors, comment le calculer précisément ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Avant de plonger dans les formules, commençons par comprendre ce qu’est vraiment un taux de rendement. Pour simplifier, il s’agit du retour ou du gain que vous obtenez sur un investissement par rapport au montant initial que vous avez investi. Par exemple, si vous investissez 100 euros dans des actions, et que, un an plus tard, votre investissement vaut 120 euros, le taux de rendement est de 20%, ce qui exprime cette augmentation de 20 euros par rapport à votre investissement initial.  Il peut se calculer sur différentes périodes : mensuelle, annuelle, voire sur plusieurs années, en fonction de la durée de votre investissement. Et bien sûr, le taux de rendement peut être positif (si vous avez gagné de l’argent) ou négatif (si vous en avez perdu).</p>
<p class="has-text-align-justify">Cela paraît simple. Mais les choses peuvent devenir un peu plus complexes lorsqu’on ajoute des éléments comme les dividendes, les frais ou les périodes différentes.</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! Un aspect souvent négligé est celui des dividendes ou des intérêts. Si vous avez investi dans des actions qui versent des dividendes ou dans une obligation qui vous rapporte des intérêts, ces paiements doivent être inclus dans le calcul du rendement. Ils s’ajoutent donc à la variation de la valorisation des actifs.</p>
<p>Tout me parait plus clair. Oublie-t-on autre chose ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Deux éléments me semblent important.  D’une part, il y a beaucoup de frais quand on investit, comme les frais de transaction ou de courtage par exemple. Par exemple, si vous avez un rendement de 10 % mais que vous payez 2 % de frais annuels, votre rendement net sera de 8 %. D’autre part, on a l’impression qu’on gagne de l’argent quand on a un rendement de 2% sur un an. Mais si l’inflation est de 2% sur un an, alors en tenant compte de la perte de valeur de la monnaie, on n’a rien gagné en termes de pouvoir d’achat. C’est un point très important car au final, on investit souvent pour se servir de l’argent plus tard.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, le rendement d’un actif représente le gain obtenu par rapport au montant investi initialement et peut être positif ou négatif selon la performance de l’investissement. Pour un calcul précis, il est important d’inclure des éléments comme les dividendes, les intérêts, et de tenir compte des frais de transaction, qui réduisent le rendement net. Enfin, il faut considérer l’impact de l’inflation, car un rendement brut pourrait être annulé par la perte de pouvoir d’achat si l’inflation est élevée.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Le taux de rendement</itunes:title>
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      <podcast:season>6</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Quel risque pour quel rendement ?</title>
      <podcast:episode>22</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/150192250/quel-risque-pour-quel-rendement/</link>
      <rawvoice:pid>150192250</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 24 Nov 2025 15:59:00 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Zaid Bensalem et Gustavo Horenstein Texte : Pierre-Olivier Beffy J’aimerais en savoir plus sur le rapport entre risque et rendement financiers En finance, le lien entre risque et rendement est un principe fondamental qui guide les décisions d’investissement. Ce rapport repose a priori sur une logique simple : plus un investissement est risqué, plus il est susceptible d’offrir un rendement élevé, mais avec une probabilité accrue de pertes. Mais qu’est-ce que le risque déjà ? Le risque est inhérent à toute décision financière. Il se mesure par l’incertitude des résultats futurs d’un investissement, qu’il s’agisse d’actions, d’obligations ou d’autres instruments financiers. Par exemple, les actions de petites entreprises innovantes présentent généralement des risques élevés en raison de leur volatilité et de leur vulnérabilité aux fluctuations du marché. Attention toutefois, la volatilité peu changer d’un coup. Un actif à volatilité faible peut se transformer en actif risqué si la volatilité explose. C’est très clair. Est-ce que tu aurais des exemples d’actifs à faibles risques ? On cite souvent les obligations d’État comme des actifs à faible risque. Et c’est généralement le cas. Mais là aussi, si le pays est en défaut de paiement, les obligations d’Etat vont être très risquées ! Cela dépend de la situation. Les placements dans des actifs peu risqués sont prisés pour leur stabilité et leur prévisibilité, mais ils ne permettent généralement pas de réaliser des gains spectaculaires. Que me conseilles-tu de faire alors ? Pour optimiser le rapport entre risque et rendement, il est essentiel de diversifier son portefeuille. La diversification permet de répartir les risques entre différents actifs, secteurs ou zones géographiques. En combinant des investissements à haut et à faible risque, un investisseur peut réduire les pertes potentielles tout en maintenant un rendement global attractif. Si on veut en revanche avoir des rendements élevés, il faut prendre beaucoup plus de risque et être moins diversifié. Donc si je résume, le rapport entre risque et rendement reflète un équilibre délicat que chaque investisseur doit adapter à sa situation personnelle. Comprendre cette relation, mesurer les risques et diversifier ses placements sont des clés essentielles pour maximiser les gains tout en minimisant les pertes. Ce principe reste au cœur des stratégies financières efficaces.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel risque pour quel rendement ?</itunes:title>
      <itunes:season>6</itunes:season>
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    <item>
      <title>La volatilité est-elle un bon indicateur du risque ?</title>
      <podcast:episode>21</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/149968796/la-volatilit-est-elle-un-bon-indicateur-du-risque/</link>
      <rawvoice:pid>149968796</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 17 Nov 2025 10:44:00 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Zaid Bensalem et Gustavo Horenstein</p><p>Texte : Gustavo Horenstein</p><p>J’aimerais savoir : La volatilité est-elle une bonne mesure du risque ?</p><p>Quand on parle d’investissement sur les marchés financiers on entend souvent parler de la volatilité comme mesure du risque. Que mesure la volatilité exactement et est-ce une bonne mesure du risque de l’investissement ?</p><p>La volatilité est une mesure statistique de la dispersion des rendements d’un actif financier. Elle est souvent calculée comme l’écart-type des rendements et peut être utilisée pour quantifier le degré de variation d’un actif autour de sa moyenne historique. En gros, plus un actif a des variations importantes et plus il est volatile. Les actions sont en général plus volatiles que les obligations.</p><p>Donc plus c’est volatile et plus je prends des risques ! La volatilité est-elle une bonne mesure du risque pour les investisseurs ?</p><p>La volatilité est effectivement une mesure couramment utilisée pour évaluer le risque, car elle indique la fréquence et l’ampleur des fluctuations des prix. Cependant, elle n’est pas une mesure parfaite. La volatilité ne distingue pas entre les variations positives et négatives. Par exemple, si tu as un actif qui monte régulièrement avec une faible volatilité, mais qui peut valoir 0 du jour au lendemain, la volatilité calculée va être faible alors qu’on prend un risque très élevé de tout perdre ! Il faut donc compléter la volatilité par d’autres mesures du risque.</p><p>Peux-tu me donner des exemples ?</p><p>Absolument. Parmi les autres mesures du risque, on peut citer le Value at Risk (VaR), qui estime la perte maximale sur un portefeuille pour un horizon de temps donné avec un certain niveau de confiance. Il y a aussi le risque de queue de distribution, qui se concentre sur les événements extrêmes. Mais n’oublie pas non plus que toutes ces mesures s’appuient sur l’histoire passée et ne prennent pas en compte les perspectives futures. Si le régime économique ou financier change brutalement, la volatilité peut également complètement changer…</p><p>D’accord donc si je résume, on doit mettre en place une approche multi-facette pour évaluer le risque. La volatilité est un outil utile, mais elle ne doit pas être la seule mesure du risque pour les investisseurs. Et dans tous les cas, ce n’est qu’une mesure du passé, qui marche tant que le régime de marché de change pas.</p>]]></description>
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      <itunes:title>La volatilité est-elle un bon indicateur du risque ?</itunes:title>
      <itunes:season>6</itunes:season>
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    </item>
    <item>
      <title>Aversion au risque : le paradoxe de Saint Pétersbourg</title>
      <podcast:episode>20</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 11 Nov 2025 03:07:00 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Zaid Bensalem et Gustavo Horenstein</p><p>Texte : Gustavo Horenstein</p><p>J’aimerais tout savoir sur l’aversion au risque avec le paradoxe de Saint Pétersbourg</p><p>Dans le précédent podcast, nous avons vu ce qu’était l’aversion pour le risque. Pourrais-tu me donner un exemple qui illustre concrètement ce concept ?</p><p>Bien sûr ! Je vais même te raconter comment les économistes ont découvert le concept d’aversion au risque. Au début du XVIIIème siècle le mathématicien Daniel Bernoulli a, le premier, écrit sur ce qui s’appellera plus tard le « paradoxe de Saint-Pétersbourg ». Imagine un jeu où tu mises un montant et où tu lances une pièce : chaque fois que tu tombes sur « face » tu doubles tes gains et tu rejoues jusqu’à obtenir pile ; si tu obtiens pile, le jeu s’arrête et tu touches tes gains.</p><p>Donc si je mise 1 euro et tombe directement sur pile, je perds ma mise; si je mise 1 euro et tombe toujours sur face 10 fois avant de tomber sur pile, je gagne 1000 euros ; et si je tombe 20 fois consécutivement sur face, je gagne plus de 1 million d’euros ! Il me plaît ce jeu !</p><p>Il te plaît parce que tu as misé une petite somme et que tu peux gagner gros. Mais si je te demande combien tu es prêt à miser pour jouer à ce jeu ? est-ce que tu serais prêt à mettre 10 euros ? 100 euros ? 1000 euros ? 1 million ou plus ? Et c’est là que cela devient intéressant. Tout le monde ne donnera pas la même réponse. Plus tu donnes une réponse élevée, plus tu as le goût du risque. Au contraire, plus la somme que tu es prêt à miser est faible, plus tu es averse au risque : tu préfères garder ton argent que d’avoir un revenu aléatoire à ce jeu. Pourtant théoriquement, on peut montrer par un calcul mathématique que la valeur espérée de ce jeu est infinie.</p><p>C’est intéressant ! On comprend bien le concept d’aversion au risque.</p><p>Ce paradoxe illustre que les décisions financières ne sont pas toujours rationnelles. Les gens préfèrent des gains plus modestes mais plus sûrs plutôt que de risquer des pertes importantes, même si elles sont peu probables. Cela démontre que l’aversion au risque influence fortement les choix financiers, allant au-delà des calculs purement mathématiques de valeur espérée.</p><p>Merci, si je résume le paradoxe de Saint-Pétersbourg illustre comment les gens perçoivent le risque dans les décisions financières. Les gens hésitent à parier des sommes importantes en raison de leur aversion au risque. Cette aversion les pousse à préférer des gains modestes et sûrs plutôt que de risquer de grandes pertes.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Aversion au risque : le paradoxe de Saint Pétersbourg</itunes:title>
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    <item>
      <title>Quand on parle d’aversion au risque des investisseurs, de quoi parle-t-on ?</title>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 03 Nov 2025 15:59:00 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Zaid Bensalem et Gustavo Horenstein</p><p>Texte : Gustavo Horenstein</p><p>J’aimerais savoir : Quand on parle d’aversion au risque des investisseurs, de quoi parle-t-on ?</p><p>Afin de pouvoir m’aider à investir mon épargne, mon conseiller financier m’a interrogé sur mon aversion au risque. De quoi parle-t-il exactement ?</p><p>L’aversion au risque est un sentiment que peuvent éprouver les investisseurs qui préfèrent éviter l’incertitude et les pertes potentielles. Une personne ayant une aversion au risque forte préférera un investissement offrant des rendements plus faibles mais plus sûrs, plutôt qu’un investissement potentiellement plus rentable mais plus risqué.</p><p>Du coup, on n’agit pas tous de la même façon face au risque et nos décisions de tous les jours vont être différentes ?</p><p>L’aversion au risque se manifeste dans des décisions comme laisser ses économies sur un compte de dépôt plutôt que les investir sur les marchés financiers, ou souscrire à une assurance. Les individus préfèrent des options qui minimisent les pertes potentielles, même si cela signifie accepter des rendements plus bas.</p><p>Ce comportement a des conséquences sur le prix des actifs et les marchés financiers en général ?</p><p>En finance, l’aversion au risque signifie généralement que les investisseurs exigent une prime de risque, c’est-à-dire un rendement supplémentaire, pour accepter de prendre des risques plus élevés. Cette attitude influence les comportements sur les marchés financiers et la manière dont les actifs sont évalués. De manière générale, l’aversion au risque affecte la composition des portefeuilles d’investissement et la stabilité des marchés financiers. Par exemple, les investisseurs averses au risque favorisent les actifs plus sûrs, ce qui peut réduire la liquidité et augmenter la volatilité des marchés risqués.</p><p>Donc si je résume, l’aversion au risque désigne l’attitude des investisseurs qui préfèrent éviter l’incertitude et les pertes potentielles, optant pour des investissements plus sûrs mais moins rentables. En finance, l’aversion au risque conduit les investisseurs à exiger une prime de risque pour accepter des investissements plus risqués, ce qui affecte la valorisation des actifs et la stabilité des marchés financiers.</p>]]></description>
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    </item>
    <item>
      <title>La retraite, miroir de nos choix de société</title>
      <podcast:episode>9</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/149174255/la-retraite-miroir-de-nos-choix-de-socit/</link>
      <rawvoice:pid>149174255</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 13 Oct 2025 13:51:43 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Mathilde Ferrer et Clémentine Gallès</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p class="has-text-align-justify">Vous écoutez les podcasts de L’Éco à venir — l’économie expliquée de façon claire, rigoureuse et indépendante… et surtout accessible à toutes et à tous. Nous continuons notre série sur les retraites. Finalement, au-delà des chiffres, que révèle le débat sur les retraites ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il révèle nos contradictions. Nous voulons un système généreux, mais nous refusons d’en assumer le coût. Nous défendons la solidarité, mais nous hésitons à partager équitablement les efforts.</p>
<p>Et cela dit quelque chose de notre société ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui. La retraite reflète notre vision du travail, de la solidarité et de la transmission. Réformer, ce n’est pas seulement équilibrer des comptes, c’est décider quel contrat social nous voulons pour demain.</p>
<p>Donc, la question n’est pas uniquement économique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Exactement. C’est une question politique et morale : voulons-nous laisser un système insoutenable aux jeunes, ou bâtir un modèle plus juste et durable ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, la retraite est bien plus qu’un calcul financier : c’est le miroir de nos choix collectifs.</p>]]></description>
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      <itunes:title>La retraite, miroir de nos choix de société</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Capitalisation : Comment réussir la transition sans sacrifier une génération</title>
      <podcast:episode>8</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2025/10/13/capitalisation-comment-reussir-la-transition-sans-sacrifier-une-generation/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 13 Oct 2025 13:47:42 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[Voix : Mathilde Ferrer et Clémentine Gallès



Texte : Pierre-Olivier Beffy



Vous écoutez les podcasts de L’Éco à venir — l’économie expliquée de façon claire, rigoureuse et indépendante… et surtout accessible à toutes et à tous. Nous continuons notre série sur les retraites. Passer à un système mixte en partie répartition et en partie capitalisation, paraît séduisant, mais comment financer la transition ?



C’est la vraie difficulté. En 1945, le choix d’un système par répartition permettait de verser immédiatement des pensions aux anciens qui n’avaient pas cotisé pour leur retraite, ce qui n’était pas possible avec un système par capitalisation. Le problème aujourd’hui, c’est qu’il faut continuer à payer les pensions actuelles tout en constituant une épargne pour demain dans un nouveau système par capitalisation. On ne peut pas demander aux jeunes de porter seuls ce double effort.



Quelles options existent ?



Trois principalement. Augmenter temporairement les cotisations, recourir à une dette publique ciblée, ou demander un effort aux retraités actuels, notamment les plus favorisés via une indexation réduite. Compte tenu de la crise du pouvoir d’achat du travail, augmenter les cotisations semblent difficile, d’autant que les actifs actuels auront beaucoup moins de retraite que leurs ainés qui vivent mieux qu’eux aujourd’hui. Demander un effort aux retraités par une indexation réduite se justifie aussi en raison des inégalités intergénérationnelles qu’on a déjà évoqué dans un précédent podcast.



Et cela a déjà été fait ailleurs ?



 Oui, la Suède dans les années 1990. Ils ont planifié sur plusieurs décennies, en répartissant les efforts et en expliquant clairement les règles. Résultat : un système plus robuste et accepté.



Donc, réussir la transition, c’est partager l’effort équitablement entre générations.]]></description>
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      <itunes:title>Capitalisation : comment réussir la transition sans sacrifier une génération</itunes:title>
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    <item>
      <title>Retraites : un fonds citoyen pour investir dans l’avenir</title>
      <podcast:episode>7</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/149174081/retraites-un-fonds-citoyen-pour-investir-dans-lavenir/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 13 Oct 2025 13:43:04 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Mathilde Ferrer et Clémentine Gallès</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p class="has-text-align-justify">Vous écoutez les podcasts de L’Éco à venir — l’économie expliquée de façon claire, rigoureuse et indépendante… et surtout accessible à toutes et à tous. Nous continuons notre série sur les retraites. Tu parles de fonds citoyen. De quoi s’agit-il exactement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est une idée simple : créer un fonds public qui gère une partie des retraites en capitalisation. Ce fonds investirait à la fois pour générer du rendement et pour financer des priorités nationales, comme la transition énergétique, l’innovation ou la réindustrialisation.</p>
<p>Donc, nos retraites serviraient aussi à préparer l’avenir du pays ?</p>
<p class="has-text-align-justify"> Exactement. C’est ce que font la Norvège avec son fonds souverain ou la Suède avec ses fonds de pension. Les retraites deviennent un levier d’investissement collectif, et non une simple dépense.</p>
<p>Quels seraient les bénéfices ?</p>
<p class="has-text-align-justify">De meilleurs rendements pour les pensions, une plus grande équité entre générations, et une souveraineté économique renforcée. Aujourd’hui par exemple, nos grandes entreprises sont détenues par des fonds étrangers. Un fonds citoyen permettrait d’augmenter le contrôle sur le capital productif par les Français et de garder la richesse au service du pays. C’est donc un enjeu de souveraineté financière et de partage des profits.</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, un tel fonds ferait de la retraite non seulement une sécurité, mais aussi un moteur d’avenir. Donc cela vaut le coup de réfléchir à un fonds d’investissement citoyen.</p>]]></description>
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    <item>
      <title>Retraites : la capitalisation, un tabou français à dépasser</title>
      <podcast:episode>6</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/149045986/retraites-la-capitalisation-un-tabou-franais-dpasser/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 07 Oct 2025 12:57:16 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Mathilde Ferrer et Clémentine Gallès</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p class="has-text-align-justify">Vous écoutez les podcasts de L’Éco à venir — l’économie expliquée de façon claire, rigoureuse et indépendante… et surtout accessible à toutes et à tous. Nous continuons notre série sur les retraites. En France, dès qu’on parle de capitalisation, le débat s’enflamme. Pourquoi ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Parce que beaucoup y voient une menace pour la solidarité. Mais c’est une caricature. Rappelons qu’il existe deux grands modes de financement des retraites : la répartition, où la cotisation des actifs sert directement à financer la pension des retraites et la capitalisation, où chacun investit son épargne dans des investissements financiers pour sa retraite. Dans la plupart des pays, les deux systèmes coexistent. En France, la capitalisation représente à peine 2 % des pensions. Aux Pays-Bas, c’est plus de 50 %.</p>
<p>Et en quoi cela change la donne ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les rendements. Si une partie des cotisations avait été investie, la pension moyenne pourrait atteindre 2 700 euros par mois, contre 1 600 aujourd’hui, à l’heure où nous enregistrons ce podcast en 2025. La capitalisation a un rendement plus élevé que la répartition car elle investit dans la partie la plus productive de l’économie et peut se diversifier à l’étranger. Il y a un risque financier de court terme au moment de partir à la retraite, mais la capitalisation n’est pas l’ennemie de la solidarité, elle peut la compléter.</p>
<p>Mais comment éviter les dérives financières ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En organisant la capitalisation collectivement, via un fonds public ou citoyen. Ce modèle existe déjà en Norvège ou en Suède, avec transparence et sécurité. En outre, cela permettra de partager davantage les profits des entreprises au plus grand nombre : c’est aussi un enjeu de réduction des inégalités et de répartition des flux de richesse.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc, dépasser le tabou, c’est renforcer le système, pas l’affaiblir.</p>]]></description>
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    </item>
    <item>
      <title>Retraites : Réconcilier les Français avec leur retraite grâce à la transparence</title>
      <podcast:episode>5</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 07 Oct 2025 12:50:52 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[Voix : Mathilde Ferrer et Clémentine Gallès



Texte : Pierre-Olivier Beffy



Vous écoutez les podcasts de L’Éco à venir — l’économie expliquée de façon claire, rigoureuse et indépendante… et surtout accessible à toutes et à tous. Nous continuons notre série sur les retraites. Beaucoup de Français disent ne pas comprendre leur retraite. Est-ce si compliqué ?



Oui, et c’est un vrai problème. Nous avons plus de quarante régimes, chacun avec ses propres règles. Personne ne sait combien il va toucher à la retraite et comme on n’arrête pas de faire des réformes, on ne sait pas ce qui va changer demain. Un système censé rassurer est devenu source d’angoisse.



Pourquoi cette opacité est-elle si grave ?



Parce qu’elle détruit la confiance. Quand on ne sait pas ce qu’on aura demain, on doute du système. Et sans confiance, aucune réforme ne peut réussir.



Comment redonner de la lisibilité ?



En simplifiant. On pourrait réduire le nombre de régimes de retraite pour plus d’équité et de lisibilité, mettre en place des comptes retraite numériques personnalisés pour plus de visibilité, ou passer à un système qui ajuste automatiquement les pensions aux conditions économiques et démographiques. Les idées ne manquent pas, mais nous n’avons pas pu dégager un consensus pour avancer. Pourtant, la transparence, ce n’est pas seulement de la pédagogie : c’est la clé de l’adhésion.



En résumé, pour réconcilier les Français avec leur retraite, il faut d’abord leur rendre leur système lisible.]]></description>
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    </item>
    <item>
      <title>Retraites : pourquoi les réformes actuelles ne suffisent pas</title>
      <podcast:episode>4</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/148928072/retraites-pourquoi-les-rformes-actuelles-ne-suffisent-pas/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 02 Oct 2025 11:05:00 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Mathilde Ferrer et Clémentine Gallès</p><p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p><p>Vous écoutez les podcasts de L’Éco à venir — l’économie expliquée de façon claire, rigoureuse et indépendante… et surtout accessible à toutes et à tous. Nous continuons notre série sur les retraites. Depuis trente ans, nous avons connu plusieurs réformes des retraites : âge repoussé, durée de cotisation allongée. Pourtant, le problème reste entier. Pourquoi ?</p><p>Parce que ces réformes sont ce qu’on appelle “paramétriques”. Elles jouent sur les curseurs – âge, durée, taux – mais ne changent pas la logique du système. Or, avec moins d’actifs et plus de retraités, ces ajustements repoussent l’échéance mais ne règlent rien. Et c’est sans compter qu’en permanence, les gouvernements et les institutions comme le Conseil d’Orientation des Retraites ont adopté une vision beaucoup trop optimiste de la croissance, minimisant en permanence l’effort à faire pour maintenir le système en place.</p><p>Et les Français ont bien compris ce décalage ?</p><p>Oui, et c’est pour cela qu’ils parlent de “l’énième réforme”. Ils ont l’impression qu’on leur demande toujours plus sans vision d’ensemble. Résultat : 70 % disent ne pas comprendre leur retraite et 84 % pensent qu’ils perdront en pouvoir d’achat. La confiance est brisée.</p><p>D’autres pays ont fait différemment ?</p><p>Oui, la Suède a créé un système dit notionnel. Chaque personne cotise sur un compte virtuel où ses droits sont enregistrés de façon transparente. Le montant de la future pension s’adapte automatiquement à l’évolution de la population et de l’économie. Résultat : équilibre durable, lisibilité, et plus de confiance.</p><p>Donc, bricoler ne suffit plus. Pour que la retraite reste un horizon de confiance, il faut une réforme structurelle et durable.</p>]]></description>
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      <title>Retraites : les inégalités entre générations</title>
      <podcast:episode>3</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 02 Oct 2025 11:01:00 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Mathilde Ferrer et Clémentine Gallès</p><p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p><p>Vous écoutez les podcasts de L’Éco à venir — l’économie expliquée de façon claire, rigoureuse et indépendante… et surtout accessible à toutes et à tous. Nous continuons notre série sur les retraites. On entend souvent que les jeunes générations sont les perdantes du système de retraite. Est-ce un mythe ou une réalité ?</p><p>C’est une réalité. Les retraités actuels bénéficient d’un rendement réel annuel moyen d’environ +2 % sur leurs cotisations. En clair, sur l’ensemble de leur retraite, ils touchent deux fois plus que ce qu’ils ont versé en pouvoir d’achat. Les jeunes générations, elles, devront se contenter d’un rendement beaucoup plus faible : au final, leur gain de pouvoir d’achat des pensions par rapport à leur cotisation sera cinq fois moins élevé que celui des retraités actuels.</p><p>Comment expliquer un tel écart ?</p><p>Les baby-boomers ont profité d’une démographie favorable et d’une forte croissance. Dans les années 1960, quatre actifs finançaient un retraité. Aujourd’hui, on est tombé à 1,7, et demain ce sera proche de 1. Cela veut dire que les jeunes paient beaucoup plus pour financer des pensions qui, pour eux, seront bien plus faibles. Car rappelons-le, dans notre système par répartition, on ne cotise pas pour sa retraite, mais pour celle des retraités en place : c’est pourquoi il peut y avoir les fortes inégalités intergénérationnelles qu’on observe aujourd’hui.</p><p>D’où le sentiment d’injustice et la méfiance des actifs ?</p><p>Exactement. Ils ont le sentiment de cotiser dans un système qui ne leur garantira pas le même niveau de protection que celui de leurs parents. Et si rien ne change, cette solidarité intergénérationnelle peut se transformer en fracture.</p><p>En résumé : sans réforme, on entretient un système qui avantage les anciens et pénalise les jeunes, au risque de briser la confiance.</p>]]></description>
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      <title>Un système de retraite généreux mais fragile</title>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 29 Sep 2025 14:03:59 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Mathilde Ferrer et Clémentine Gallès</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p class="has-text-align-justify">Vous écoutez les podcasts de L’Éco à venir — l’économie expliquée de façon claire, rigoureuse et indépendante… et surtout accessible à toutes et à tous. Nous continuons notre série sur les retraites. On dit souvent que la retraite française est l’une des plus protectrices au monde. Est-ce vraiment le cas ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, absolument. Le niveau de vie médian des retraités est quasiment équivalent à celui de l’ensemble de la population, ce qui est rare. Leur taux de pauvreté est l’un des plus faibles d’Europe, à peine 8,5 %. Il est même inférieur à celui des actifs. Et l’âge effectif de départ reste sous les 63 ans, quand la moyenne de l’OCDE est à 65 ans, parfois 67. Sur le papier, c’est un modèle envié.</p>
<p>Alors pourquoi tant de débats et de polémiques autour de ce système ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Parce que cette générosité a un coût. La France consacre 14 % de son PIB aux retraites, un record mondial. Aujourd’hui en 2025, cela veut dire que chaque actif verse en moyenne près de 1 000 euros par mois uniquement pour financer les pensions. Ces cotisations pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages, sur le coût du travail pour les entreprises, et elles ne suffisent même pas : l’État doit compléter, aggravant le déficit public.</p>
<p>Donc, un système envié, mais qui vit au-dessus de ses moyens ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Exactement. Ce modèle a permis d’offrir une grande sécurité aux retraités d’aujourd’hui, mais il repose sur des bases fragiles. Avec la démographie actuelle et les déficits récurrents, il est clair qu’il n’est plus soutenable tel quel.</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, la retraite française est un acquis précieux, mais elle n’a d’avenir que si elle est adaptée à la réalité d’aujourd’hui.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Un système de retraite généreux mais fragile</itunes:title>
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    <item>
      <title>Le système de retraite français expliqué en 3 minutes</title>
      <podcast:episode>1</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 29 Sep 2025 12:44:00 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Mathilde Ferrer et Clémentine Gallès</p><p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p><p>Bienvenue dans les podcasts de L’Éco à venir, l’association qui rend l’économie accessible à tous, de manière rigoureuse et indépendante. Dans cette série, nous explorons le système de retraite français : son fonctionnement, ses défis, et les pistes d’avenir. Alors commençons par la base. Comment fonctionne le système de retraite français ?</p><p>C’est assez simple dans son principe, même si ses règles sont complexes. La retraite française repose principalement sur la répartition. Cela veut dire que les actifs d’aujourd’hui paient, via leurs cotisations, les pensions des retraités actuels. Ce n’est pas une épargne individuelle, mais une solidarité entre générations.</p><p>Et tout le monde est concerné ?</p><p>Oui, mais pas de la même manière. Il existe plus de 40 régimes différents – pour les salariés du privé, les fonctionnaires, les indépendants, les professions spécifiques… chacun avec ses propres règles de calcul. À la fin, les pensions sont souvent une combinaison de plusieurs régimes pour une même personne.</p><p>Concrètement, combien ça représente ?</p><p>La France consacre environ 14 % de son PIB aux retraites, un record mondial. Pour chaque euro de salaire brut dans le secteur privé, environ 28 centimes partent en cotisations retraite. Cela permet de garantir un niveau de vie des retraités proche de celui des actifs alors que dans la quasi-totalité des pays les retraités ont un niveau de vie inférieur à celui des actifs.</p><p>Donc un système généreux, mais coûteux.</p><p>Exactement. Et c’est là que le défi se pose : avec l’allongement de la vie et moins d’actifs pour financer chaque retraité, l’équilibre devient fragile.</p><p>En résumé : notre système est un pilier de solidarité, mais il doit évoluer pour rester viable et juste pour toutes les générations.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Le système de retraite français expliqué en 3 minutes</itunes:title>
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      <title>Dois-je trader tous les jours ou penser à long terme ?</title>
      <podcast:episode>18</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 02 Sep 2025 16:06:00 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Maxime Alimi</p><p>Texte : Maxime Alimi</p><p>J’aimerais savoir si je dois trader tous les jours ou penser à long terme ?</p><p>Une fois que je me suis lancé à faire des investissements, quelle est la bonne approche ? Faut-il faire beaucoup de mouvements ou au contraire laisser l’investissement vivre sa vie ?</p><p>Honnêtement, il n’y a pas de réponse définitive à cette question. Le point de départ, c’est de se dire que faire des opérations, ça coute à chaque fois de l’argent. Donc plus on intervient, plus le risque de perdre de l’argent augmente. Ensuite, il est impossible de prévoir l’avenir et la recherche académique suggère que chercher à jouer les points hauts et bas du marché n’est que rarement rentable. Dès lors, la meilleure stratégie est de ne pas toucher à ses investissements au moindre soubresaut des marchés et de penser à long terme.</p><p>Mais on a parlé des krachs boursiers. Ça ne vaut pas la peine quand on sent un choc arriver de vouloir couper ses positions avant ?</p><p>C’est tout aussi difficile de prédire ces chocs, même de grande ampleur. Et par ailleurs, il faut se méfier de ses émotions et notamment des décisions de panique face à une perte. Vendre ses investissements après le choc du Covid, c’était non seulement perdre 30 à 40% de son argent, mais surtout se priver du rebond des marchés qui a suivi. La bonne approche si on veut vraiment être actif, c’est de se fixer au préalable des règles claires d’achat ou de vente, en de disant par exemple « si telle valeur atteint tel niveau, je vendrai 20% de ma position ». Ainsi on se protège mieux des réactions émotionnelles.</p><p>Tu as l’air de me dire que finalement, il vaut mieux être passif qu’actif. Pourtant, on entend parler de ces traders qui gagnent des sommes astronomiques sur les marchés financiers. Pourquoi ne pas les imiter ?</p><p>C’est vrai que certains parviennent à gagner beaucoup d’argent en faisant du trading intensif. Mais ces personnes ne sont qu’une poignée, parce qu’elles sont certainement douées, qu’elles ont de la chance, qu’elles ont souvent des années, voire des décennies d’expérience, sont le plus souvent spécialisées sur certains marchés très précis et surtout passent leur journée intégralement devant leurs écrans de trading. A mon avis, c’est un peu illusoire pour un particulier de vouloir adopter cette stratégie.</p><p>Très bien. Donc pour résumer, un investisseur particulier devrait plutôt bien choisir ses investissements et ensuite ne pas trop y toucher et ne pas chercher à augmenter ses gains en faisant des mouvements très réguliers qui vont surtout lui couter des frais. Et d’ailleurs, avec cette approche, un investisseur particulier peut parfois faire mieux qu’un investisseur professionnel !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Dois-je trader tous les jours ou penser à long terme ?</itunes:title>
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      <podcast:season>5</podcast:season>
    </item>
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      <title>Pourquoi les prix peuvent s’effondrer brutalement ?</title>
      <podcast:episode>17</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/146352455/pourquoi-les-prix-peuvent-seffondrer-brutalement/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 17 Jun 2025 05:09:32 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Maxime Alimi</p>
<p>Texte : Maxime Alimi</p>
<p>J’aimerais savoir : Pourquoi les prix peuvent s’effondrer brutalement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Beaucoup de gens hésitent à investir en Bourse de peur de subir des pertes, notamment lors des krachs boursiers, krachs qui se produisent régulièrement. Pourquoi les prix d’actifs financiers comme les actions peuvent-ils s’effondrer brutalement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est vrai que les krachs boursiers peuvent être violents. En 2008, l’indice américain S&amp;P 500 a perdu 55% de sa valeur. En 2020, le CAC 40 a perdu près de 40%. Souvent, quand il y a une secousse de cette ampleur, c’est le résultat d’une combinaison de chocs. On distingue les facteurs fondamentaux et les facteurs techniques.</p>
<p>Commençons alors par les facteurs fondamentaux.</p>
<p class="has-text-align-justify">Le fondamental, c’est ce qui est lié à la réalité économique et son impact sur la valeur de l’actif financier. Et il faut bien se souvenir que les marchés financiers sont une énorme machine à anticiper : ce qui compte, c’est l’impact à venir. Pour le marché actions, c’est notamment l’impact attendu d’un choc sur la performance des entreprises, au travers de leur capacité à générer du chiffre d’affaires et du bénéfice. Quand on apprend qu’une pandémie s’abat sur le monde, les marchés ajustent la trajectoire anticipée des bénéfices pour toutes les entreprises, ce qui crée un mouvement d’ajustement violent.</p>
<p>OK et donc ça, c’est l’effet fondamental ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pas entièrement. En fait, les marchés ajustent à la baisse leur scénario mais intègrent aussi une augmentation de l’incertitude autour de ce scénario. Par exemple, si on dit que le plus probable c’est que les bénéfices baisseront de 30%, on dit en même temps qu’il y a aussi une chance qu’ils baissent encore davantage, car on n’est pas sûr de cette estimation. La baisse pourrait être encore plus forte que prévu !. C’est ce qu’on appelle l’augmentation de la prime de risque, qui correspond à la baisse de visibilité sur le scénario le plus probable. Et ça amplifie la baisse des prix.</p>
<p>Et à cela, on doit ajouter d’autres facteurs techniques ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Exact. Les facteurs techniques, ce sont des canaux d’amplification des mouvements de prix qui ne sont pas liés à la réalité économique directement mais à des mécanismes financiers. Par exemple, lorsque les prix d’actifs baissent, certains investisseurs sont forcés de vendre, même s’ils ne le souhaiteraient pas. Soit parce qu’ils ont des règles strictes de contrôle de risque, soit parce qu’ils ont des contraintes réglementaires, soit parce qu’ils ont acheté ces actifs en s’endettant. </p>
<p class="has-text-align-justify">Je vois. Donc pour résumer, les krachs boursiers proviennent le plus souvent de chocs réels qui impactent les fondamentaux de l’économie, mais sont amplifiés à la fois par l’incertitude qui accompagne cet ajustement et par d’autres réactions plus techniques.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Pourquoi les prix peuvent s'effondrer brutalement ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>17</itunes:episode>
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      <podcast:season>5</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Comment investir en actions ?</title>
      <podcast:episode>16</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/145979586/comment-investir-en-actions/</link>
      <rawvoice:pid>145979586</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 02 Jun 2025 15:12:53 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Maxime Alimi</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : Comment investir en actions ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Investir son épargne en actions peut permettre de faire fructifier son capital à long terme. Mais cela fait toujours un peu peur d’investir son épargne en actions. Qu’en penses-tu ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, il faut d’abord évaluer sa capacité d’investissement et ses objectifs financiers. Un ménage doit déterminer le montant qu’il est prêt à allouer, en veillant à conserver une épargne de sécurité pour faire face aux imprévus. En fonction de leur tolérance au risque, les ménages peuvent choisir d’investir une part de leur épargne dans les actions, tout en diversifiant les investissements pour minimiser les risques.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, mais comment concrètement investir en actions ? Cela a l’air plus compliqué que de mettre son argent sur le livret A…</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est un peu plus compliqué, mais pas beaucoup non plus. En France, plusieurs options s’offrent aux épargnants pour investir en actions, comme le Plan d’Épargne en Actions (PEA) ou les comptes-titres. Le PEA, par exemple, bénéficie d’avantages fiscaux intéressants après cinq ans de détention, ce qui en fait un choix privilégié. On peut généralement en ouvrir dans sa banque. De plus, dans un PEA, on peut investir via des fonds indiciels (ETF) dont nous avons déjà parlés et qui permettent de répartir leur investissement sur un large panier d’actions tout en réduisant le risque individuel lié à une entreprise spécifique.</p>
<p>Et je peux mettre combien sur un PEA ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a plusieurs types de PEA, mais pour un PEA classique, on peut mettre 150 000 euros maximum. Les actions détenues dans un PEA doivent être des actions d’entreprises européennes. Ce qu’il est important de comprendre toutefois, c’est que les actions sont des actifs dont le prix peut subir des baisses parfois importantes. On ne gagne pas à tous les coups à court terme, mais dans une approche de long terme, les chocs négatifs de court terme finissent généralement par être absorbés, surtout si on a diversifié ses investissements comme dans un panier d’entreprises.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, investir son épargne en actions peut permettre de faire fructifier son capital sur le long terme, mais cela nécessite d’évaluer ses objectifs financiers et sa tolérance au risque. Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est une option intéressante en France, offrant des avantages fiscaux après 5 ans, avec un plafond de 150 000 €, et permet d’investir dans des actions européennes ou des fonds indiciels pour diversifier ses investissements.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Comment investir en actions ?</itunes:title>
      <itunes:season>5</itunes:season>
      <itunes:episode>16</itunes:episode>
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      <podcast:season>5</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Est-il optimal de mettre toute mon épargne dans un livret A ?</title>
      <podcast:episode>15</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/145786756/est-il-optimal-de-mettre-toute-mon-pargne-dans-un-livret-a/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 26 May 2025 17:08:08 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Maxime Alimi</p>
<p>Texte : Maxime Alimi</p>
<p>J’aimerais savoir : Est-il optimal de mettre toute mon épargne dans un livret A ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On entend souvent que le livret A est le placement préféré des Français. Est-ce que c’est vraiment le meilleur placement possible ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En fait le livret A a plusieurs avantages très clairs : c’est un placement dont le capital est garanti, c’est-à-dire qu’on ne peut pas perdre son argent, sa mise de départ si je peux m’exprimer ainsi. C’est aussi un placement dont le rendement est connu à l’avance et qui offre donc beaucoup de certitudes. Il est parfaitement liquide, c’est-à-dire que l’on peut récupérer son argent à tout moment. Et enfin il est exempté de fiscalité.</p>
<p>Donc c’est vraiment le placement parfait ?!</p>
<p class="has-text-align-justify">En fait il est parfait pour répondre à un certain type d’objectifs. C’est un très bon placement de trésorerie, quand on a une épargne de court terme qu’on veut faire fructifier en attendant de l’utiliser pour autre chose. Mais il a deux problèmes principaux : d’abord, son montant est limité à 22 950 € même si peut lui ajouter le livret développement durable. Et surtout, son rendement est calibré pour être très proche de l’inflation. Ca veut dire qu’après inflation, c’est-à-dire en pouvoir d’achat, on est garanti de ne gagner au final que très peu.</p>
<p>Alors quelle est la bonne approche ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Un investissement n’a de sens que par rapport à un objectif. Pour quelqu’un qui veut faire un placement d’attente pour une durée courte ou incertaine, le livret A est bien adapté. Pour un investisseur de long terme qui peut tolérer du risque, il vaut mieux utiliser le Plan d’Epargne en Actions (PEA) qui offre aussi une enveloppe défiscalisée pour investir en actions. Pour un objectif de transmission du patrimoine, l’assurance-vie a des avantages. L’intérêt, c’est de combiner ces différents outils pour atteindre plusieurs objectifs parallèles, à court, moyen et long terme.</p>
<p class="has-text-align-justify">J’ai bien compris.  Le livret A est un placement très efficace pour placer son épargne de court terme. Mais si on a plus de temps devant soi, il vaut mieux le combiner à d’autres types d’investissements comme le PEA ou l’assurance-vie.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Est-il optimal de mettre toute mon épargne dans un livret A ?</itunes:title>
      <itunes:season>5</itunes:season>
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      <podcast:season>5</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Comment évaluer mon profil de risque?</title>
      <podcast:episode>14</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/145591656/comment-valuer-mon-profil-de-risque/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 19 May 2025 14:58:22 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Maxime Alimi</p>
<p>Texte : Maxime Alimi</p>
<p>J’aimerais savoir comment évaluer mon profil de risque</p>
<p class="has-text-align-justify">Lorsqu’on fait des investissements, chacun doit d’abord commencer par répondre à des questions pour évaluer son profil de risque. Mais de quoi s’agit-il ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Effectivement le conseiller financier qui propose un placement doit d’abord poser plusieurs questions à son client pour établir un profil investisseur. C’est la loi. Cela permet de s’assurer que les placements proposés sont conformes aux connaissances de son client et à sa tolérance pour le risque, et ne vont pas conduire à des situations problématiques pour l’investisseur.</p>
<p>Mais comment évalue-t-on un profil de risque concrètement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Concrètement, il y a des caractéristiques objectives et subjectives pour faire cette évaluation. D’un point de vue objectif, il faut évaluer mes connaissances préalables et mon expérience en matière de placements. Il faut que je m’interroge sur mon horizon d’investissement, mes objectifs de performance, mes projets à venir ou la probabilité d’avoir besoin de récupérer tout ou partie de mon argent de façon inattendue. Il convient aussi d’évaluer la proportion que représente l’investissement dans mon patrimoine global et le niveau de confort que j’ai avec mes revenus courants. En gros, il faut pouvoir comprendre si le fait de perdre une partie de cet argent sera tolérable ou au contraire me mettra dans une situation financière difficile.</p>
<p>Tu disais qu’il y a aussi des éléments subjectifs ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, certaines personnes ont objectivement toutes les raisons de préférer des investissements risqués, mais perdre de l’argent les empêche de dormir la nuit. Il faut évidemment éviter ça ! Investir n’est pas sensé compliquer la vie, plutôt la simplifier. Donc il faut aussi se demander par exemple la fréquence à laquelle on consulte ses investissements, quelle attitude on a face à une perte et dans quelle mesure on peut la supporter sereinement.</p>
<p class="has-text-align-justify">OK donc si je résume, établir un profil investisseur est indispensable pour assurer la conformité entre ma situation et mes placements.  Il y a des critères objectifs, notamment mon horizon de temps et mes objectifs, mais aussi subjectifs, comme ma faculté à supporter des pertes.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Comment évaluer mon profil de risque ?</itunes:title>
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      <title>Qu’est-ce que les marchés des changes ?</title>
      <podcast:episode>14</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 12 May 2025 15:25:42 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Louison Guégaden et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Zaid Bensalem</p>
<p>J’aimerais savoir : Qu’est-ce que les marchés des changes ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Echanger une devise est important pour les entreprises qui exportent, pour celles qui importent et pour les citoyens qui voyagent à l’étranger. Cela nous concerne tous. Mais pourrais-tu me dire exactement comment fonctionne le marché des changes ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le marché des changes, ou Forex, est un marché décentralisé où les devises mondiales sont échangées. C’est le plus grand marché financier, avec un volume de transactions quotidien dépassant souvent 6 000 milliards de dollars en 2024. Il permet aux entreprises de mener des affaires internationales, aux gouvernements de gérer leurs réserves, et aux investisseurs de spéculer sur les taux de change. Contrairement aux marchés boursiers centralisés, le Forex n’a pas de lieu physique pour les échanges, ceux-ci se faisant via des réseaux électroniques, 24h/24, 5 jours sur 7.</p>
<p>Quelles sont les raisons pour lesquelles on échange des devises ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a deux principales raisons. D’abord, le besoin de devises pour le commerce international : une entreprise française qui importe des produits américains doit convertir des euros en dollars pour payer son fournisseur. Ensuite, la spéculation : les investisseurs cherchent à profiter des fluctuations des taux de change des monnaies. Par exemple, un trader qui pense que l’euro va monter face au dollar achètera des euros, espérant les revendre plus tard à un prix plus élevé. Ces fluctuations sont influencées par des facteurs comme les politiques monétaires, les indicateurs économiques, et les événements géopolitiques.</p>
<p>Tu as commencé à y répondre mais quelles sont les acteurs du marché des changes ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Avec les plateformes de trading en ligne, tout le monde peut participer au Forex avec des montants modestes. Les grandes banques internationales comme JP Morgan et Goldman Sachs réalisent toutefois la majorité des échanges. Les banques centrales interviennent pour stabiliser leur monnaie ou influencer l’économie. Les multinationales convertissent des devises pour leurs activités internationales. Enfin, les traders, qu’ils soient professionnels ou particuliers, achètent et vendent des devises pour des profits à court terme.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, le marché des changes, ou Forex, est un marché décentralisé où les devises sont échangées en continu. Ce marché comprend des acteurs tels que les grandes banques, les banques centrales, les multinationales, et les traders, chacun jouant un rôle essentiel dans les échanges, rendus accessibles à tous via des plateformes de trading en ligne.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu’est-ce que les marchés des changes ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Comment fonctionne les marchés obligataires ?</title>
      <podcast:episode>12</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/145188279/comment-fonctionne-les-marchs-obligataires/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 05 May 2025 13:33:17 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Louison Guegaden et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : Comment fonctionne les marchés obligataires ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Après avoir parlé du marché des actions, nous allons explorer un autre aspect important du monde financier : les marchés obligataires. Vous vous demandez peut-être comment cela fonctionne ? Eh bien, allons-y ! Alors pour commencer, qu’est-ce qu’une obligation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Une obligation est essentiellement un prêt que vous faites à une entreprise ou à un gouvernement. Lorsque vous achetez une obligation, vous prêtez de l’argent à l’émetteur de l’obligation, et en retour, vous recevez des intérêts réguliers pendant une période définie, puis vous récupérez votre argent prêté à la fin de la période.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc acheter une obligation, c’est comme faire un prêt avec un rendement et une maturité connue à l’avance. Et comment fonctionnent les marchés obligataires ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Eh bien, imaginez un marché où les investisseurs échangent des obligations. Ces obligations peuvent être émises par des gouvernements, des entreprises ou même des entités supranationales comme la Banque mondiale. Comme pour les actions, l’offre et la demande influencent les prix des obligations. Plus une obligation est sûre et plus elle offre un bon rendement, plus la demande pour cette obligation est élevée. Quand la demande est très forte, l’émetteur peut se permettre de moins rémunérer l’investisseur en baissant le taux d’intérêt sur l’obligation.</p>
<p>D’accord, mais moi, je ne suis pas vraiment concerné par le marché obligataire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est pourtant très important ! Le taux d’un prêt immobilier va dépendre des taux sur les marchés obligataires des Etats. Le rendement de l’épargne dépend aussi beaucoup des marchés obligataires. Plus généralement, les marchés obligataires jouent un rôle crucial dans l’économie en permettant aux gouvernements et aux entreprises de lever des fonds pour financer leurs projets. De plus, les obligations offrent aux investisseurs une source de revenus régulière et relativement sûre, ce qui en fait un élément important de nombreux portefeuilles d’investissement.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, les marchés obligataires sont des marchés où les investisseurs échangent des obligations, qui sont essentiellement des prêts à des gouvernements ou à des entreprises. Ces marchés sont importants car ils permettent aux émetteurs de lever des fonds et offrent aux investisseurs une source de revenus stable.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Comment fonctionne les marchés obligataires ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Comment fonctionne le marché des actions ?</title>
      <podcast:episode>11</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 28 Apr 2025 14:45:00 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Louison Guegaden et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : Qu’est-ce qu’un marché primaire ou secondaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Aujourd’hui, nous allons explorer le monde des marchés financiers en répondant à une question qui peut sembler complexe au premier abord : qu’est-ce qu’un marché primaire ou secondaire ? Alors commençons par le marché primaire : qu’est-ce que c’est ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Et bien, imagine la première fois qu’une entreprise vend ses actions ou ses obligations au public. Le marché primaire, c’est comme un événement inaugural où ces titres sont émis et vendus directement aux investisseurs, ce qui permet à l’entreprise de lever des fonds pour ses projets.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, donc le marché primaire désigne celui où un émetteur introduit des titres pour la première fois. Et qu’en est-il du marché secondaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Eh bien, une fois les titres acquis, ils vont pouvoir s’échanger sur ce qu’on appelle le marché secondaire. C’est comme le marché boursier que vous voyez à la télévision. C’est là que les investisseurs échangent des actions ou des obligations déjà émises entre eux, sans que l’entreprise émettrice soit directement impliquée.</p>
<p>C’est très clair mais pourquoi sont-ils importants pour nous ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les marchés primaires permettent aux entreprises de collecter des fonds pour investir et grandir, et pour les administrations publiques de s’endetter pour financer leur projet ou combler leurs déficits. Les marchés secondaires offrent de la liquidité aux investisseurs, ce qui signifie qu’ils peuvent acheter ou vendre leurs titres facilement.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, les marchés primaires et secondaires sont des piliers essentiels du fonctionnement des marchés financiers. Les comprendre nous aide à saisir comment les entreprises et les administrations publiques se financent et comment les investisseurs interagissent sur ces marchés.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Comment fonctionne le marché des actions ?</itunes:title>
      <itunes:season>5</itunes:season>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce qu’un marché primaire ou secondaire ?</title>
      <podcast:episode>10</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 14 Apr 2025 13:00:53 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Louison Guegaden et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : Qu’est-ce qu’un marché primaire ou secondaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Aujourd’hui, nous allons explorer le monde des marchés financiers en répondant à une question qui peut sembler complexe au premier abord : qu’est-ce qu’un marché primaire ou secondaire ? Alors commençons par le marché primaire : qu’est-ce que c’est ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Et bien, imagine la première fois qu’une entreprise vend ses actions ou ses obligations au public. Le marché primaire, c’est comme un événement inaugural où ces titres sont émis et vendus directement aux investisseurs, ce qui permet à l’entreprise de lever des fonds pour ses projets.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, donc le marché primaire désigne celui où un émetteur introduit des titres pour la première fois. Et qu’en est-il du marché secondaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Eh bien, une fois les titres acquis, ils vont pouvoir s’échanger sur ce qu’on appelle le marché secondaire. C’est comme le marché boursier que vous voyez à la télévision. C’est là que les investisseurs échangent des actions ou des obligations déjà émises entre eux, sans que l’entreprise émettrice soit directement impliquée.</p>
<p>C’est très clair mais pourquoi sont-ils importants pour nous ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les marchés primaires permettent aux entreprises de collecter des fonds pour investir et grandir, et pour les administrations publiques de s’endetter pour financer leur projet ou combler leurs déficits. Les marchés secondaires offrent de la liquidité aux investisseurs, ce qui signifie qu’ils peuvent acheter ou vendre leurs titres facilement.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, les marchés primaires et secondaires sont des piliers essentiels du fonctionnement des marchés financiers. Les comprendre nous aide à saisir comment les entreprises et les administrations publiques se financent et comment les investisseurs interagissent sur ces marchés.</p>]]></description>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que le marché monétaire ?</title>
      <podcast:episode>9</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 31 Mar 2025 15:18:20 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Louison Guegaden et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : Qu’est-ce que le marché monétaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Bonjour à tous, bienvenue dans notre podcast où nous répondons à vos questions sur l’économie et la finance. Aujourd’hui, nous allons explorer le marché monétaire, un concept essentiel mais souvent mal compris. Tout d’abord, qu’est-ce que le marché monétaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour le dire simplement, le marché monétaire est un segment du marché financier où les institutions financières et les entreprises se prêtent de l’argent à court terme, généralement pour une durée inférieure à un an. Par exemple, si une banque fait face à des demandes de crédit mais n’a pas assez de liquidités immédiatement disponibles, elle peut emprunter de l’argent à une autre banque sur le marché monétaire.</p>
<p>Et comment fonctionne-t-il plus précisément ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Eh bien, si par exemple une banque prête de l’argent, elle va exiger une garantie. Cette garantie va prendre la forme de différents instruments financiers comme les bons du Trésor, les certificats de dépôt, et les billets de trésorerie. Ces instruments permettent aux institutions de gérer leurs liquidités à court terme et d’emprunter ou de prêter de l’argent en fonction de leurs besoins. La rémunération du marché monétaire est en général peu attractive</p>
<p class="has-text-align-justify">On parle beaucoup des banques, mais est-ce que les particuliers ont accès au marché monétaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pas directement ! Mais indirectement, les particuliers peuvent investir sur certains produits financiers dont le rendement est défini indirectement par le niveau des taux monétaire. Les exemples les plus concrets sont les livrets bancaires ou le livret A.</p>
<p class="has-text-align-justify">En conclusion, le marché monétaire est un élément vital pour équilibrer la liquidité à court terme entre les institutions financières et les entreprises. Comprendre son fonctionnement est essentiel pour appréhender le système financier dans son ensemble.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu'est-ce que le marché monétaire ?</itunes:title>
      <itunes:season>5</itunes:season>
      <itunes:episode>9</itunes:episode>
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      <podcast:season>5</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Les perdants et les gagnants d’un marché financier</title>
      <podcast:episode>8</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 17 Mar 2025 16:07:00 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Louison Guegaden et Pierre-Olivier Beffy</p><p>Texte : Zaid Bensalem</p><p>J’aimerais savoir : Qui sont les perdants et les gagnants des marchés financiers ?</p><p>Quand on pense aux marchés financiers, on pense souvent aux traders en costume, au Loup de Wall street, aux graphiques boursiers qui montent et qui descendent à une vitesse vertigineuse, et des gains ou des pertes qui se jouent en un clin d’œil. Mais derrière tout ça, il y a des dynamiques complexes et des acteurs aux rôles variés. Qui, au final, s’enrichit sur ces marchés, et qui en sort perdant ?</p><p>C’est une question passionnante, mais dont la réponse est plus compliquée qu’il n’y parait. Si tu me vends une action aujourd’hui. Si son prix monte demain, j’aurai gagné de l’argent, mais toi, tu en auras perdu car tu aurais pu me la vendre plus chère demain. Si par la suite le prix de l’action tombe à 0, j’aurai à mon tour été un perdant, alors que tu auras finalement bien fait de me la vendre… Dans une transaction, on a toujours un gagnant et un perdant, mais on ne le sait pas à l’avance !</p><p>D’accord, mais alors est-ce qu’on peut gagner plus souvent que les autres ?</p><p>Les gagnants des marchés financiers incluent souvent les investisseurs expérimentés, mais un particulier peut aussi avoir la discipline et fournir le travail pour être du côté des gagnants. Les grandes institutions financières et certains fonds spéculatifs disposent de ressources importantes pour analyser le marché et accéder à des informations exclusives, ce qui est un avantage. Ils emploient également des stratégies sophistiquées pour maximiser leurs profits, que ce soit par le trading à haute fréquence, l’arbitrage, ou l’investissement à long terme. Les banques centrales peuvent aussi être gagnantes lorsqu’elles manipulent les taux d’intérêt et les politiques monétaires pour stabiliser l’économie et soutenir leurs objectifs nationaux.</p><p>Et y a-t-il des stratégies gagnantes ?</p><p>Chacun peut avoir une stratégie qui lui correspond. Ce qu’il faut éviter, c’est le trading émotionnel et le faible contrôle des risques qui conduisent à perdre, voire à tout perdre. Les fluctuations imprévisibles, les crises économiques et la volatilité des marchés peuvent également entraîner des pertes importantes pour ceux qui ne sont pas bien préparés ou qui ne disposent pas des outils nécessaires pour naviguer dans ces environnements complexes.</p><p>Donc si je résume, les marchés financiers sont remplis de dynamiques complexes et de divers acteurs, où les gagnants et les perdants se définissent souvent après coup. Cela paraît facile pour certains de gagner sur les marchés financiers, mais si on peut faire un coup, gagner régulièrement de l’argent nécessite beaucoup de travail et de discipline.</p>]]></description>
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      <podcast:contentLink href="https://lecoavenir.fr/">Le site de l'éco à venir</podcast:contentLink>
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      <itunes:title>Qui sont les perdants et les gagnants des marchés financiers ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce qu’un forward ?</title>
      <podcast:episode>7</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 10 Mar 2025 17:23:00 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Aimé Jean et Emilien Simioni</p><p>Texte : Emilien Simioni</p><p>J’aimerais savoir ce qu’est un forward ?</p><p>Bonjour et bienvenue dans ce nouveau podcast ! Lors de notre dernier épisode, nous avons expliqué ce qu’était un contrat à terme standardisé, un future en anglais. Aujourd’hui, nous allons présenter un produit financier très proche : les contrats forward. </p><p>Effectivement, un contrat forward est très similaire à un contrat à terme, c’est un contrat entre un acheteur et un vendeur portant sur un sous-jacent. Le vendeur s’engage à livrer le sous-jacent à une date prédéterminée. Pour rappel, le sous-jacent peut être une matière première, une action ou une obligation, mais il peut également porter sur des actifs plus complexes tels que des taux d’intérêt ou un taux de change. L’acheteur, quant à lui, s’engage à payer le sous-jacent au moment de la livraison à un prix défini lors de la signature du contrat.</p><p>Je vois, jusqu’ici, il n’y a pas de différence notable entre un contrat à terme standardisé comme un futur qu’on a vu dans le précédent podcast et un contrat forward. Où se situe donc la distinction entre ces deux produits financiers ?</p><p>Pour rappel, les futurs sont des contrats à terme standardisés négociés sur des marchés organisés. En revanche, les contrats forward, eux, ne sont pas échangés sur des marchés organisés, mais sur des marchés de gré à gré, c’est-à-dire entre deux acteurs financiers, sans passer par un marché. On utilise généralement le terme marché OTC (pour Over-The-Counter, qui correspond à la traduction anglaise). Sur ces marchés OTC, il n’existe pas de plateforme centralisant l’offre et la demande. Les acheteurs et les vendeurs signent des contrats non standardisés et négocient directement les termes de la livraison, y compris les prix.</p><p>Et pourquoi choisit- on plus l’un que l’autre ?</p><p>Les futurs ont moins de risques de contrepartie c’est-à-dire que l’acheteur ne puisse payer au moment de la livraison car des chambres de compensation existe sur les marchés. Une chambre de compensation est une entreprise dont le rôle est de mettre en place certains mécanismes pour éviter les risques de défauts. Mais pour certains actifs, il n’y a pas vraiment de marché, et donc l’investisseur peut être obligé de passer par un forward.</p><p>Merci, la différence est désormais très claire. Si je récapitule, un contrat forward est un contrat à terme, un accord entre un acheteur et un vendeur sur une quantité de sous-jacent donnée à un prix prédéfini. Les futurs sont échangés sur des marchés organisés, tandis que les contrats forward sont négociés de gré à gré, sur les marchés OTC.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu'est-ce qu'un forward ?</itunes:title>
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      <title>Qu’est-ce qu’un futur ?</title>
      <podcast:episode>6</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 03 Mar 2025 13:55:45 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Aimé Jean et Emilien Simioni</p>
<p>Texte : Emilien Simioni</p>
<p>Qu’est-ce qu’un futur ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Bonjour et bienvenue dans ce nouveau podcast ! Lors de notre dernier épisode, nous avons exploré le monde des options. Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à un autre instrument financier incontournable : les contrats futurs. </p>
<p class="has-text-align-justify">Alors, qu’est-ce qu’un contrat futur ? C’est un accord entre deux parties, où l’une s’engage à acheter un sous-jacent — ça peut être une matière première, un indice, un taux d’intérêt, des actions ou même des devises — à une date future précise, et à un prix fixé dès la signature du contrat. De son côté, l’autre partie s’engage à livrer ce sous-jacent à la date prévue. Ces contrats sont échangés sur ce qu’on appelle des marchés organisés. Parmi les plus connus, on trouve le CME Group, Euronext, ou encore le New York Stock Exchange. Ces marchés organisés garantissent la sécurité des transactions grâce à la standardisation des contrats.</p>
<p>Mais qu’est-ce que cela signifie, « standardisé » ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Prenons l’exemple d’un contrat sur une matière première comme le blé. La quantité de blé à livrer, la qualité du blé, ou encore les conditions de livraison, sont toutes définies à l’avance et standardisées par le marché avec des paramètres utilisés par tout le monde. Cela facilite grandement les échanges entre les acheteurs et les vendeurs, car tout est déjà précisé dans le contrat.</p>
<p>Et concrètement, à quoi peuvent servir ces contrats futurs ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Ils sont utilisés principalement pour deux choses : la couverture et la spéculation. Prenons une entreprise agricole qui craint que le prix du blé baisse. Elle peut vendre à l’avance sa production via un contrat futur, afin de sécuriser un prix minimum et ainsi se protéger contre une baisse potentielle du marché. D’un autre côté, les spéculateurs, eux, n’ont pas forcément l’intention de livrer ou d’acheter le sous-jacent. Ils parient simplement sur la hausse ou la baisse des prix pour réaliser un profit. C’est d’ailleurs pour cela que certains contrats ne se terminent pas par une livraison physique, mais par un simple règlement en espèces. À l’échéance du contrat, la différence entre le prix fixé et le prix réel du marché est échangée en cash.</p>
<p class="has-text-align-justify">Je vois, merci pour ces explications. Si je résume : un contrat futur est un accord d’achat ou de vente d’un actif ou d’une matière première à une date future, à un prix fixé aujourd’hui. Ces contrats sont standardisés et échangés sur des marchés organisés comme le CME ou Euronext.</p>]]></description>
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      <title>Qu’est-ce qu’un ETF ?</title>
      <podcast:episode>4</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 17 Feb 2025 14:23:00 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Aimé Jean et Emilien Simioni</p><p>Texte : Emilien Simioni</p><p>J’aimerais savoir ce qu’est un ETF !</p><p>Pour ce nouveau podcast, nous rentrons dans le vif du sujet avec les ETF. Ils font l’actualité et sont à la mode chez les épargnants, mais de quoi s’agit-il ? Que veut dire ce nom barbare E-T-F ?</p><p>ETF signifie Exchange Traded Funds, c’est à dire un panier d’actifs, qu’on appelle aussi parfois tracker. Il s’agit en fait de regrouper en un seul actif plusieurs actifs sous-jacents.</p><p>Peux-tu nous donner un exemple ?</p><p>Tout à fait, un ETF CAC 40, va répliquer le cours du CAC 40 (qui est l’indice principal de la place parisienne). Ainsi il n’y aura pas besoin d’acheter les 40 actions qui composent l’indice, dans les bonnes proportions, mais bien un seul actif, l’ETF. Cela évite donc de nombreux frais de transactions mais surtout de devoir s’assurer en permanence du respect des bonnes pondérations parmi les 40 actions qui composent l’indice.</p><p>Un ETF permet donc uniquement d’investir dans des indices sans avoir en à acheter toutes les actions ?</p><p>Pas uniquement. Un ETF est adossé à un ou plusieurs sous-jacents. Il existe des ETF adossés à des matières premières comme le pétrole, l’or ou bien encore le gaz. Il en existe d’autres liés à des thématiques comme un ETF nouvelles technologies, un ETF santé ou encore un ETF eau. D’autres sont en lien avec des zones géographiques : Asie, Amérique latine, Afrique etc. Vous l’aurez compris il existe autant d’ETF que de champs des possibles.</p><p>Qui émet alors les ETF ?</p><p>Les ETF sont émis par des sociétés de gestion directement puisque contrairement aux actions ou obligations que nous avons étudiées aux podcasts précédents, les ETF ne sont ni des parts de capital ni de la dette. Les ETF permettent toutefois de jouir principalement du droit aux dividendes, puisque certains sont distribuant c’est à dire qu’ils reversent les dividendes perçus là où d’autres sont capitalisant c’est à dire qu’en cas de versement de dividendes, ils sont réinvestis directement dans l’ETF.</p><p>Donc si je résume, les ETF présentent donc une stratégie alternative pour s’exposer à divers actifs : un indice, un panier d’action thématique, une matière première etc Nous avons hâte de continuer cette exploration du monde de la finance avec vous.</p>]]></description>
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      <title> Qu’est-ce qu’une action ?</title>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/141744361/quest-ce-quune-action/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 03 Feb 2025 17:21:51 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Texte : Aimé Jean </p>
<p>Voix : Aimé Jean et Emiien Simioni</p>
<p>Qu’est-ce qu’une action ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Nous sommes de retour pour continuer notre présentation des grands principes financiers. Après les obligations, parlons désormais des actions. Qu’est-ce qu’une action ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il s’agit d’un titre de propriété en lien avec une entreprise. Quand une entreprise a besoin de financement, elle peut vendre des parts de son capital. Les acheteurs de ces titres sont appelés les actionnaires. En achetant ces actions, ils obtiennent des droits sur l’entreprise, notamment le droit à voter lors des conseils d’administrations et également à recevoir des dividendes, c’est-à-dire prétendre à toucher une partie des profits de l’entreprise.</p>
<p>Je comprends, tu pourrais développer ce que sont les dividendes ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Lorsque l’entreprise fait des bénéfices, elle peut choisir de faire des investissements avec ces bénéfices ou bien elle peut reverser ses bénéfices aux actionnaires sous forme de dividende. Chaque actionnaire reçoit des dividendes proportionnels à la part d’action qu’il possède. Par exemple, si une entreprise doit verser 100€ de dividende au total et qu’un actionnaire possède 50% des actions, alors ce dernier recevra 50€. L’entreprise peut choisir de ne pas reverser ses bénéfices aux actionnaires tout comme elle peut choisir de tout reverser.</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour bien comprendre ce qu’est une action, chacune émise par une entreprise est strictement identique aux autres ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour être précis il existe deux types d’actions, les actions privilégiées qui vont donner la priorité à leurs détenteurs sur les droits aux dividendes. Ces actions vont également permettre aux détenteurs d’être prioritaires s’ils veulent  récupérer leur part lors d’une liquidation de l’entreprise. Cependant ces actions ne donnent pas de droit de vote et de décisions sur les bénéfices des entreprises. Le deuxième type d’action est l’action ordinaire qui ne donne pas de priorité sur les dividendes ou en cas de liquidation. Les actions ordinaires sont les actions majoritairement émises par les entreprises.</p>
<p class="has-text-align-justify">Merci pour tes explications ! Donc pour résumer une action est un titre de propriété d’une entreprise qui confère un droit de vote sur l’utilisation des bénéfices d’une entreprise ainsi que le droit à un dividende si l’entreprise en reverse.</p>]]></description>
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      <title>Qu’est-ce qu’une obligation ?</title>
      <podcast:episode>2</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/141202446/quest-ce-quune-obligation/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 27 Jan 2025 14:42:44 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Texte : Aimé Jean et Emilien Simioni</p>
<p>Voix : Aimé Jean et Emilien Simioni</p>
<p>J’aimerais savoir : qu’est-ce qu’une obligation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Bonjour à tous, nous continuons aujourd’hui notre série de podcast en lien avec la Finance. Suite au match actif vs dette, rentrons un peu plus dans le détail avec une explication de ce que sont les obligations. XX pourrais-tu m’expliquer plus en détails de quoi il s’agit ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui bien sûr ! Une obligation, c’est une dette émise pour une durée déterminée qui donne le droit à des intérêts réguliers, fixes ou variables, mais qui sont bien définis à l’avance, et dans une devise déterminée. Les obligations sont généralement émises par des États ou des entreprises afin d’emprunter de l’argent dans le but de faire des investissements. Par exemple, l’état Français émet des bons du trésors Français. Si un acteur financier achète un bon du trésor, l’état devra alors lui rembourser la somme qu’il a déboursé pour acheter le bon avec des intérêts sur cette somme.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord je comprends, mais pourquoi ne pas faire un emprunt dans ce cas-là ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Et bien pour des raisons de volume, une banque n’est pas en mesure de prêter les sommes que les États ou les grandes entreprises ont besoin d’emprunter. Dans le cadre d’émission d’obligation, la dette contractée est scindée entre de nombreux acteurs, cela permet d’augmenter les capacités d’emprunts. Désormais, avec un accès facilité aux marchés financiers, tout un chacun peut donc participer à ces programmes d’emprunt afin de faire fructifier son épargne.</p>
<p>Justement, quelle taille représente le marché des obligations ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En 2024, cela représente 150 000 milliards de dollars, soit environ 66% du marché de la dette et beaucoup plus que la taille du marché des actions.</p>
<p class="has-text-align-justify">Merci pour toutes tes explications. Si je récapitule, les obligations sont des contrats de dettes émis par des États ou des grandes entreprises. Ils sont utilisés pour pallier à une incapacité des banques à prêter d’aussi grosses sommes d’argent et sont souscrits sur les marchés financiers directement.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu'est-ce qu'une obligation ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>2</itunes:episode>
      <podcast:season>5</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Actif/dette : quelle différence et quelle importance ?</title>
      <podcast:episode>1</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/140925338/actifdette-quelle-diffrence-et-quelle-importance/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 13 Jan 2025 14:22:49 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Aimé Jean et Emilien Simioni</p>
<p>Texte : Emilien Simioni</p>
<p>J’aimerais savoir les différences entre actif et dette </p>
<p class="has-text-align-justify">Bienvenue dans le premier épisode de cette série de podcasts consacrés au monde de la Finance. Nous allons évoquer ensemble les bases de l’épargne et de l’investissement ainsi que les concepts fondamentaux qui y sont liés. Pour démarrer, distinguons actif et dette, principes clés pour une bonne compréhension financière. Peux-tu nous expliquer ce que l’on entend par actifs ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Bien sûr. Les actifs représentent tout ce qu’une entreprise ou un individu par exemple possèdent. Cela inclut les propriétés et les biens matériels comme des bâtiments, des terrains ou du matériel informatique. Mais il y a aussi les investissements financiers, comme les actions, les obligations, et les liquidités, c’est-à-dire le cash disponible. Enfin, les créances sont également des actifs. Par exemple, si tu empruntes à la banque, tu as une dette envers la banque et la banque a une créance sur toi. Pour résumer, un actif, c’est une ressource que possède une entreprise ou un individu, qui a le potentiel de générer des revenus dans le futur.</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est très clair, merci. Peux-tu maintenant nous parler du passif, qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un individu ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Par exemple les dettes font partie du passif. Les dettes représentent ce qu’une entreprise ou un individu doit à un tiers. Si on prend l’exemple d’un téléphone acheté à crédit à une entreprise, pour l’entreprise qui t’a vendu le téléphone, l’argent que tu lui dois est un actif. Mais pour toi, c’est une dette. Une dette est un engagement financier envers un tiers. Cela peut prendre la forme d’un emprunt, d’obligations ou simplement de factures à payer. En résumé, une dette est une obligation financière qui doit être remboursée dans le futur, parfois avec des intérêts comme dans le cas d’un prêt, ou sans intérêts, comme pour une facture de gaz ou d’électricité.</p>
<p>Pourquoi est-ce important de différencier actif et passif ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les actifs rapportent de l’argent, mais le passif coûte de l’argent. Par exemple si tu investis dans l’immobilier ou dans des actifs financiers, cela va te procurer des revenus dans le futur. Ton niveau de vie va augmenter. Mais si tu t’endettes pour t’acheter une voiture, alors tu devras payer des intérêts qui vont diminuer ton revenu futur. Dans la vie, il faut savoir faire la différence entre actifs et passifs pour bien comprendre l’impact de nos décisions sur notre niveau de vie. De préférence, il vaut mieux faire grandir son actif plutôt que son passif !</p>
<p class="has-text-align-justify">Merci pour ces précisions. Si je résume bien : un actif est une possession qui peut générer des richesses dans le futur, tandis qu’un passif représente une obligation de remboursement. Tu as donné l’exemple d’une personne, mais cela s’applique à tout agent économique, comme une entreprise, une association et même un Etat !</p>]]></description>
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    </item>
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      <title>Dominance monétaire/dominance budgétaire</title>
      <podcast:episode>42</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 25 Nov 2024 15:21:23 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir quelle est  la différence entre la dominance monétaire et la dominance budgétaire</p>
<p class="has-text-align-justify">Le débat entre dominance monétaire et dominance budgétaire occupe une place centrale dans les discussions économiques actuelles. Pour comprendre ces concepts et leur importance, commençons par les définir simplement. Peux-tu nous expliquer la dominance monétaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La dominance monétaire se réfère à une situation où la politique monétaire joue le rôle principal dans la stabilisation de l’économie. Dans cette situation, la politique budgétaire doit se plier aux objectifs de la politique monétaire. Prenons l’exemple d’une situation où l’inflation est structurellement très élevée et que la banque centrale cherche à faire baisser cette inflation. Si le gouvernement veut mettre en place une politique budgétaire expansionniste, cela va nourrir l’inflation et la banque centrale doit resserrer encore plus drastiquement la politique monétaire pour annuler l’effet de l’expansion budgétaire. Le gouvernement va donc préférer aider la banque centrale avec une politique budgétaire plus rigoureuse pour éviter une explosion des charges d’intérêt. C’était notamment le cas dans les années 1980 après les chocs inflationnistes pétroliers.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc la dominance budgétaire, c’est au contraire quand la politique monétaire dépend de la politique budgétaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! La dominance budgétaire se produit lorsque la politique budgétaire du gouvernement prend le dessus. Par exemple, en situation de chute structurelle et forte de l’inflation, si la banque centrale ne peut plus baisser ses taux, elle va accepter de financer le déficit budgétaire pour éviter toute contraction budgétaire qui pèserait encore plus sur l’inflation. C’est notamment ce qui s’est passé dans les années qui ont suivi la crise financière de 2007.</p>
<p class="has-text-align-justify">Et pourquoi est-ce important de comprendre si on est en dominance budgétaire ou monétaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Savoir si on est en dominance budgétaire ou monétaire permet de comprendre qui dirige principalement l’économie entre la politique budgétaire ou la politique monétaire. Parfois, l’économie est également dans une zone grise entre les deux dominances. Et puis, cela permet aussi de comprendre les erreurs à ne pas faire. Citons par exemple les hyperinflations de la République de Weimar dans les années 1920 et du Zimbabwe dans les années 2000 qui expliquent ce qui peut se produire lorsque la dominance budgétaire est poussée à l’extrême. À l’inverse, la décennie perdue du Japon dans les années 1990 peut être vue comme une conséquence d’une dominance monétaire excessive, où la peur de l’inflation a empêché des mesures de relance nécessaires.</p>
<p class="has-text-align-justify">En conclusion, la dominance monétaire et la dominance budgétaire sont deux concepts clés en économie. Dans un monde économique en constante évolution, il est primordial de savoir quand et comment équilibrer ces deux forces pour assurer une croissance stable et durable.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Dominance budgétaire et monétaire</itunes:title>
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    <item>
      <title>La politique monétaire en déflation</title>
      <podcast:episode>41</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 18 Nov 2024 13:59:55 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>Texte : Léa Dauphas</p>
<p>J’aimerais tout savoir sur la politique monétaire en déflation</p>
<p class="has-text-align-justify">Comme nous l’avons vu dans les podcasts sur les cycles longs, la déflation est un régime économique de croissance et d’inflation faible. Parfois il y a même baisse des prix. Pourquoi la déflation est-elle un problème monétaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Comme nous l’avons en effet vu dans les podcasts sur les cycles longs, la déflation est la conséquence d’un excès d’endettement privé. Ainsi l’exigence de désendettement du secteur privé va comprimer structurellement la demande et l’inflation. La déflation pose un problème monétaire car la valeur réelle de la dette a tendance à augmenter sans baisse drastique des taux, ce qui rend le remboursement difficile pour les emprunteurs. La déflation prolongée peut créer un cercle vicieux de baisse de la demande et de la production, nécessitant des mesures pour stimuler l’économie et éviter une spirale dépressive.</p>
<p>Qu’est-ce que peuvent faire les banques centrales pour lutter contre la déflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Lorsque c’est le cas, les autorités monétaires cherchent à alléger le fardeau de la dette pour lisser le désendettement dans le temps. Elles ont plusieurs outils à leur disposition. L’outil principal est la baisse des taux d’intérêt. Des taux d’intérêt bas réduisent les charges d’intérêt. Si nécessaire, les taux d’intérêt peuvent être même inférieurs à zéro. Cela fut le cas notamment en Zone Euro de 2014 à 2022.</p>
<p>Et si cela n’est pas suffisant, existe-t-il d’autres outils ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, il existe notamment le quantitative easing ou assouplissement quantitatif. Le Quantitative Easing vise à contrer la déflation en injectant de la liquidité dans l’économie. Les banques centrales utilisent cet outil en achetant des actifs financiers tels que des obligations d’État.  En achetant de grandes quantités d’actifs financiers, la banque centrale devient un acheteur en dernier ressort et assure que le prix des actifs ne peut pas trop baisser. Et si elle fait monter le prix des actifs, alors le bilan du secteur privé s’améliore puisque le montant des actifs augmente plus vite que la dette. En outre, si la monnaie imprimée arrive dans l’économie, elle va stimuler la demande, la production et l’inflation. </p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, lorsqu’une économie est en déflation, les banques centrales cherchent à lutter contre en abaissant leur taux d’intérêt pour rendre l’endettement plus supportable et éventuellement stimuler l’activité économique. Si cela ne suffit pas, elles peuvent également utiliser le quantitative easing en injectant de la liquidité dans l’économie par le biais de l’achat d’actifs financiers.</p>]]></description>
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      <itunes:title>La politique monétaire en déflation</itunes:title>
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      <itunes:episode>41</itunes:episode>
      <podcast:season>4</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>L’impact du taux d’intérêt sur l’économie</title>
      <podcast:episode>40</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 04 Nov 2024 15:08:55 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>Texte : Léa Dauphas</p>
<p>J’aimerais tout savoir sur l’impact du taux d’intérêt sur l’économie</p>
<p class="has-text-align-justify">Les banques centrales augmentent leur taux d’intérêt pour ralentir l’économie. Après le Covid, l’objectif était notamment de combattre l’inflation. Comment cela fonctionne ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Effectivement, les banques centrales utilisent l’outil du taux d’intérêt pour stimuler ou freiner l’activité économique et maintenir la stabilité des prix autour de leur cible. Lorsque l’économie est en surchauffe et que l’inflation menace de dépasser les objectifs fixés par les autorités monétaires, celles-ci peuvent augmenter les taux d’intérêt pour freiner la demande excessive et ralentir l’inflation. À l’inverse, lorsque l’économie est en récession ou en phase de ralentissement, les autorités monétaires peuvent réduire les taux d’intérêt pour stimuler l’activité économique et encourager la hausse des prix.</p>
<p>C’est par le biais de l’inflation que les taux ont un impact sur le cycle ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est plus large que cela. Les taux d’intérêt influencent le cycle en affectant l’investissement, la consommation, le marché immobilier et les échanges internationaux. Lorsque les taux d’intérêt sont bas, les emprunts sont moins coûteux, ce qui encourage les dépenses d’investissement pour les entreprises et celles de consommation pour les ménages. Cela stimule la demande globale et favorise la croissance économique. À l’inverse, lorsque les taux d’intérêt augmentent, les coûts d’emprunt aussi.  Cela peut décourager les dépenses et entraîner une diminution de la demande globale, ce qui affecte négativement l’activité.</p>
<p>Est-ce seulement une logique de demande interne ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Non bien sûr, les mécanismes sont plus complexes. Les taux d’intérêt peuvent également affecter les flux de capitaux entre les pays. Lorsqu’un pays augmente ses taux d’intérêt, cela peut rendre ses actifs financiers plus attrayants pour les investisseurs étrangers, ce qui peut entraîner une appréciation de sa monnaie. Cela peut rendre les exportations de ce pays plus coûteuses et les importations moins chères, ce qui peut avoir un impact sur ses échanges internationaux et son solde commercial.</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, le taux d’intérêt peut influencer le cycle économique en affectant l’investissement, la consommation, l’inflation, le marché immobilier et les échanges internationaux. Les autorités monétaires utilisent les taux d’intérêt comme un outil pour stimuler ou freiner l’activité économique et tenter de maintenir la stabilité des prix.</p>]]></description>
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      <itunes:title>L'impact du taux d'intérêt sur l'économie</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que le taux d’intérêt d’équilibre ?</title>
      <podcast:episode>39</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 29 Oct 2024 16:05:47 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>Texte : Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>J’aimerais savoir : qu’est-ce que le taux d’intérêt d’équilibre ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Après quelques podcasts sur les théories monétaires, allons encore plus loin et abordons une notion importante pour ces théories : le taux d’intérêt d’équilibre. Peux-tu le définir ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On peut définir ce concept de la manière suivante : si le taux d’intérêt en cours dans une économie est supérieur au taux d’équilibre, alors la croissance va être faible et l’inflation va diminuer ; à l’inverse, si le taux d’intérêt est inférieur au taux d’équilibre, la croissance sera stimulée car le coût du crédit sera faible et l’inflation va augmenter. Cela parait simple. Mais cette théorie a un problème majeur : on ne connait pas a priori la valeur de ce taux d’équilibre, qui est par ailleurs fluctuant. On ne peut que l’estimer a posteriori, en constatant l’impact des taux d’intérêt sur l’économie.</p>
<p class="has-text-align-justify">Pourquoi est-ce une notion si importante ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour piloter l’inflation, les banques centrales doivent ajuster leur taux d’intérêt par rapport à ce taux d’équilibre. Il est donc important qu’elles aient une idée de son niveau. On estime qu’aux Etats-Unis, il était élevé dans les années 2000 et qu’il a baissé fortement dans les années 2010. Cela explique en grande partie la baisse des taux d’intérêt mondiaux lors des deux dernières décennies. Ainsi, le taux d’intérêt d’équilibre est une variable fondamentale des modèles utilisés par les banques centrales aujourd’hui.</p>
<p class="has-text-align-justify">Et a-t-on une idée de ce qui modifie le taux d’équilibre ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le taux d’équilibre est essentiellement déterminé par l’équilibre entre l’épargne et l’investissement au niveau mondial. Tout ce qui touche à l’épargne comme le vieillissement des populations et la hausse de la part des pays émergents dans l’économie mondiale a donc un impact sur le taux d’équilibre. Les tendances d’investissement selon les pays, comme ceux de la transformation énergétique, jouent aussi un rôle important.</p>
<p class="has-text-align-justify">Très bien. Maintenant que l’on en sait plus, comment expliques-tu, à partir de ce concept, la remontée des taux d’intérêts aux Etats-Unis et en Europe depuis la crise sanitaire par exemple ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a beaucoup d’explications, mais une explication importante est la démographie. Le départ de la génération des babyboomers a la retraite s’est accélérée avec la crise sanitaire. En outre, dans beaucoup de pays émergents, notamment la Chine, la population vieillit énormément. Moins de bras pour autant à produire, c’est plus d’inflation et une hausse du taux d’intérêt d’équilibre.</p>
<p class="has-text-align-justify">Le taux d’intérêt d’équilibre est une notion théorique difficile à appliquer mais elle est importante dans la stratégie des banques centrales qui financent les Etats et l’économie. Retenons l’idée principale : si le taux d’intérêt de la banque centrale est au-dessus du taux d’équilibre, cela permet de refroidir l’économie. Au contraire s’il est en dessous, cela permet de stimuler l’économie. En moyenne à long terme, le taux d’intérêt est égal au taux d’équilibre.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu'est-ce que le taux d'intérêt d'équilibre ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>La théorie monétaire moderne</title>
      <podcast:episode>38</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 21 Oct 2024 13:48:33 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>Texte : Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>J’aimerais tout savoir sur la théorie monétaire moderne</p>
<p class="has-text-align-justify">Cela fait deux podcasts qu’on parle de théorie monétaire. On a l’impression qu’on en invente en permanence. Qu’appelle-t-on la théorie monétaire moderne ? Est-ce une nouvelle forme de monétarisme ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En fait, la théorie monétaire moderne n’est pas si nouvelle car elle reprend des concepts développés peu après la Seconde Guerre Mondiale. Elle repose sur l’idée que la monnaie et la dette d’Etat sont de nature très similaire. Selon cette théorie, l’Etat dépense davantage pour soutenir l’économie en demandant à la banque centrale de financer ses dépenses budgétaires. Au contraire, si l’Etat se désendette : il y a moins besoin de monnaie en circulation. Le rôle de la banque centrale est au final uniquement de financer l’Etat.</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est une approche très hétérodoxe. Pourquoi est-elle en vogue actuellement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Des économistes comme l’américaine Stéphanie Kelton l’ont en effet remis au goût du jour. Pourquoi ? Parce que les banques centrales ont été incapables de faire remonter rapidement l’inflation et la croissance dans la décennie 2010. On s’est rendu compte que, quand les taux d’intérêt sont bas, voire nuls, la politique budgétaire devient plus efficace que la politique monétaire. Par ailleurs, des taux d’intérêt bas signifient que l’Etat peut s’endetter largement sans risquer la faillite.</p>
<p class="has-text-align-justify">Cette théorie va-t-elle donc révolutionner notre approche des politiques publiques ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Nous n’irons pas jusque-là. Selon cette théorie, les Etats devraient augmenter les impôts pour faire face à la remontée de l’inflation, et pas que sur les plus riches, sur toute la population. En effet, une remontée de l’impôt va réduire la consommation et donc refroidir l’économie, donc l’inflation. Or, cela est très difficile pour un gouvernement élu d’augmenter les impôts, surtout quand une partie de l’inflation provient d’une hausse des prix de l’essence ou de l’alimentation qui sont des biens essentiels dont personne ne peut se passer. La théorie monétaire moderne est donc très difficile à mettre en pratique. Dans ces conditions, il peut être préférable de laisser aux banques centrales le fardeau de la lutte contre l’inflation.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je fais le point sur les différentes théories monétaires des derniers podcasts et de celui d’aujourd’hui sur la théorie monétaire moderne, on voit qu’il y a des périodes où l’inflation est un phénomène monétaire, et donc les banques centrales peuvent bien contrôler les prix, d’où les théories monétaristes. Mais il y a d’autres périodes où c’est la politique budgétaire qui a une influence plus forte sur l’inflation, d’où la théorie monétaire moderne.</p>]]></description>
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      <itunes:title>La théorie monétaire moderne</itunes:title>
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    </item>
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      <title>Les théories monétaristes</title>
      <podcast:episode>37</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 15 Oct 2024 15:31:53 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>Texte : Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>J’aimerais tout savoir sur les théories monétaristes</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans un précédent podcast, nous avons expliqué les grands principes de la théorique quantitative de la monnaie. Peux-tu nous dire plus globalement ce que sont les théories monétaristes ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les théories monétaristes reposent toutes sur la théorie quantitative de la monnaie. C’est-à-dire qu’elles considèrent qu’il y a un lien de cause à effet fiable entre l’émission monétaire d’une part, et la production en valeur d’autre part. Elles ont connu leur apogée dans les années 1970 sous l’influence de l’économiste américain Milton Friedman. Les banques centrales étaient alors prises au piège de la stagflation, combinaison d’inflation et de chômage élevés, que les théories de Keynes alors établies expliquaient mal.</p>
<p class="has-text-align-justify">Quelle a été l’influence de ces monétaristes sur la conduite des politiques publiques ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Friedman pense que l’inflation est toujours un phénomène monétaire. Donc si la banque centrale veut réduire l’inflation, comme dans les années 1970, elle n’a qu’à réduire la création monétaire, qu’elle contrôle indirectement via les taux d’intérêt et les régulations bancaires. Si elle veut au contraire éviter la déflation comme dans les années 1930, elle doit empêcher la quantité de monnaie de s’effondrer. Au final, Friedman propose de maintenir stable la croissance de la quantité de monnaie pour stabiliser le niveau d’inflation en toutes circonstances.</p>
<p>Et est-ce que ça marche en pratique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans certaines périodes plus vraiment. Par exemple, la croissance monétaire était élevée dans les années 2000, alors que l’inflation n’a pas arrêté de diminuer : les efforts des banques centrales ont davantage soutenu le prix des actifs que les prix dans l’économie car il y avait moins d’appétit pour l’endettement. C’est la raison pour laquelle même la Banque centrale européenne, dont la mission historique reposait sur des principes monétaristes, a graduellement abandonné cette approche. Les théories monétaristes ne sont toutefois pas complètement délaissées. Certains économistes les ont récemment mises en avant pour expliquer le rebond de l’inflation dans la période Covid.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si j’ai bien compris, les théories monétaristes établissent un lien direct et fort entre la quantité de monnaie en circulation et les prix. Donc l’idée est de contrôler la masse monétaire pour contrôler les prix. Mais cette théorie ne marche pas forcément, avec des périodes où la masse monétaire croît fortement sans hausse de l’inflation, et des périodes où au contraire, la masse monétaire croît nettement moins vite que l’inflation.</p>]]></description>
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      <podcast:season>4</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>La théorie quantitative de la monnaie</title>
      <podcast:episode>36</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/137191624/la-thorie-quantitative-de-la-monnaie/</link>
      <rawvoice:pid>137191624</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 07 Oct 2024 15:54:09 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>Texte : Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>J’aimerais tout savoir sur la théorie quantitative de la monnaie</p>
<p class="has-text-align-justify">Quand on commence à parler de théorie, on sent que cela va être compliqué ! Alors allons-y graduellement. D’abord à quand remonte cette théorie dite quantitative de la monnaie ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La théorie quantitative de la monnaie remonte au XVIème siècle, quand l’économiste français Jean Bodin remarque une relation entre l’afflux d’or des Amériques et la hausse du niveau des prix en Espagne. Au début du XIXème siècle, l’économiste classique David Ricardo la reprend à son compte. Mais c’est véritablement l’économiste américain Irving Fisher dans les années 1910 qui formalise cette théorie et laisse sa trace dans les manuels scolaires.</p>
<p>Allons donc dans le détail : peux-tu nous expliquer cette théorie ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Cette théorie est très simple : elle stipule que la quantité de monnaie circulant dans une économie est proportionnelle à la production. Une autre manière de voir les choses est de définir la vélocité de la monnaie comme le ratio entre la valeur nominale de la production et la quantité de monnaie en circulation. Plus la valeur nominale de la production est élevée par rapport à la quantité de monnaie en circulation, plus cette monnaie a dû circuler vite pour assurer les transactions. C’est pour cela qu’on parle de vitesse de circulation de la monnaie.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si l’on suppose que la vélocité est stable dans le temps, et que la production évolue sur un chemin de croissance régulier, alors on a une relation directe entre la masse monétaire et le niveau des prix. On a alors l’idée que plus on imprime de la monnaie et plus l’inflation augmente. C’est vrai que c’est très simple à formuler. La réalité est-elle aussi simple à modéliser ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Malheureusement, non. La quantité de monnaie et la vélocité sont difficiles à définir en pratique. En effet, comment définir la masse monétaire ? Nous avons vu dans un précédent podcast que ce n’était pas évident. Par ailleurs, la vélocité est-elle stable dans le temps ? En fait, on observe plutôt qu’elle n’est pas stable.</p>
<p class="has-text-align-justify">Ok, donc la théorie quantitative de la monnaie relie la masse monétaire à la production en valeur. Si la croissance de la production en volume est stable, alors elle fournit un lien direct entre masse monétaire et prix, à la vélocité de la monnaie près. Si la théorie quantitative de la monnaie est simple, elle est difficilement utilisable en pratique.</p>]]></description>
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    <item>
      <title>Y a-t-il coordination de la politique monétaire entre banques centrales ?</title>
      <podcast:episode>35</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 30 Sep 2024 14:53:30 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et José Bardaji</p>
<p>Texte : José Bardaji et Timothée Waxin</p>
<p> J’aimerais savoir : la politique monétaire entre banques centrales est-elle coordonnée ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est un vieux sujet…. La coordination des politiques monétaires entre les banques centrales à l’échelle internationale est complexe et s’effectue généralement de manière informelle plutôt que formelle. D’abord, que dit la théorie ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En théorie, une coordination parfaite des politiques monétaires pourrait aider à atténuer les chocs économiques mondiaux et à améliorer la stabilité économique mondiale. Toutefois, en pratique, chaque banque centrale est généralement mandatée pour se concentrer sur la stabilité des prix et, dans certains cas, le plein emploi dans son propre pays. En conséquence, même si les banques centrales communiquent souvent entre elles et échangent des informations, elles établissent généralement leurs politiques monétaires en fonction des conditions économiques intérieures.</p>
<p>Donc il n’y a pas vraiment de coordination ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a tout de même des instances de coordination ad hoc en temps de crise. Par exemple, lors de la crise financière mondiale de 2008, les principales banques centrales ont travaillé ensemble pour fournir des liquidités et stabiliser le système financier mondial. Cette coordination s’est également manifestée lors de la pandémie de COVID-19, où les banques centrales du monde entier ont réagi en baissant les taux d’intérêt et en fournissant des liquidités aux marchés.</p>
<p>Existe-t-il d’autres moyens de coordination ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui ! Il existe des forums internationaux, comme le Groupe des Vingt (G20), le Forum de stabilité financière et la Banque des Règlements Internationaux, où les banques centrales et les régulateurs financiers peuvent discuter de problèmes mondiaux et coordonner leurs politiques de manière informelle.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, bien que la coordination formelle des politiques monétaires soit rare, il y a un niveau important de communication et de coopération informelle entre les banques centrales, en particulier lors de crises mondiales.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Y a-t-il coordination de la politique monétaire entre banques centrales ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Quel est le rôle de la Banque des Règlements Internationaux (BRI) ?</title>
      <podcast:episode>34</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/136551609/quel-est-le-rle-de-la-banque-des-rglements-internationaux-bri/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 23 Sep 2024 16:29:08 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et José Bardaji</p>
<p>Texte : Timothée Waxin et José Bardaji</p>
<p>J’aimerais savoir : quel est le rôle de la Banque des règlements internationaux (BRI) ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Sur ce podcast, on va s’intéresser à un sujet institutionnel ! Pour commencer, quelles sont les principales missions de la Banque des règlements internationaux ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Fondée en 1930, son siège se situe à Bâle, en Suisse. Les principales missions de la BRI sont de favoriser la coopération monétaire et financière internationale et qui sert de banque pour les banques centrales du monde entier. Elle a eu un rôle déterminant dans la gestion de la crise financière de 2008 en coordonnant les actions des banques centrales.</p>
<p>Qu’en est-il de la coopération monétaire et financière internationale ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La BRI héberge des comités internationaux chargés d’élaborer des normes et d’œuvrer à la stabilité financière, dont le plus connu est le Comité de Bâle. Il est composé des gouverneurs des banques centrales et des représentants des autorités de supervision bancaire des 28 pays – parmi lesquels la France, l’Allemagne, le Japon, les Etats-Unis, le Royaume-Uni… – et juridictions membres. Ce Comité conçoit les règles bancaires internationales dans le domaine par exemple des ratios minimums de fonds propres pour les banques commerciales. Ce ne sont souvent que des recommandations que les pays peuvent ensuite appliquer. Les règles adoptées par le Comité, ou « accords de Bâle », ont pour objet d’assurer la stabilité du système bancaire mondial, de garantir un contrôle efficace des banques et de promouvoir une coopération entre les superviseurs bancaires.</p>
<p>La BRI fait office de banque des banques centrales : qu’est-ce exactement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La BRI contribue aux activités des banques centrales en les aidant dans la gestion de leurs réserves, notamment d’or et de devises. Elle propose également ses services financiers aux organisations financières internationales. Son capital est composé d’actions appartenant à 60 banques centrales.</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, la BRI a eu un rôle croissant, en particulier à la suite de la grande récession de 2008. Considérée comme la banque des banques, elle apporte une contribution précieuse à la coopération monétaire et financière via notamment l’élaboration de normes et l’hébergement du comité de Bâle.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel est le rôle de la Banque des Règlements Internationaux (BRI) ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Quel rôle des anticipations d’inflation pour les banques centrales ?</title>
      <podcast:episode>33</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/136241162/quel-rle-des-anticipations-dinflation-pour-les-banques-centrales/</link>
      <rawvoice:pid>136241162</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 16 Sep 2024 16:36:08 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et José Bardaji</p>
<p>Texte : Timothée Waxin et José Bardaji</p>
<p> J’aimerais savoir : quel est le rôle des anticipations d’inflation pour les banques centrales ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les anticipations des ménages et des entreprises concernant les variations des prix à venir déterminent leurs dépenses, aussi bien de consommation que d’investissement aujourd’hui. Pourquoi sont-elles importantes pour les banques centrales ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La mission de la Banque centrale européenne est de maintenir la stabilité de l’inflation autour de 2 % à moyen terme. Mais le taux d’inflation actuel influence les anticipations de la population quant aux variations futures des prix. Si les consommateurs et les chefs d’entreprise s’habituent à une inflation très faible ou trop élevée, ils finissent par penser qu’elle restera à ce niveau. Ces anticipations sont importantes, parce qu’elles constituent la base des décisions en matière de consommation, d’investissement et d’emprunts et que les entreprises tiennent compte de ces anticipations lorsqu’elles fixent le prix des biens et services qu’elles vendent.</p>
<p class="has-text-align-justify">Sur quelles mesures des anticipations d’inflation la banque centrale s’appuie-t-elle pour prendre ses décisions ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les banques centrales s’appuient sur des mesures directes et indirectes des anticipations d’inflation. Les mesures directes sont issues de résultats d’enquêtes auprès des consommateurs, des entreprises et des prévisionnistes professionnels. Ces enquêtes font un point sur leurs attentes en matière d’inflation, à des horizons temporels différents.</p>
<p>Et les mesures indirectes des anticipations d’inflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les anticipations d’inflation peuvent être déduites des prix des actifs financiers. Par exemple à travers les obligations d’Etat indexées sur l’inflation, il est possible de déduire combien les investisseurs sont prêts à payer pour se protéger de l’inflation à différents horizons. Les modèles économiques constituent une autre forme de mesure indirecte des anticipations d’inflation.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, les anticipations d’inflation ont un rôle important dans les décisions des banques centrales car elles peuvent avoir un impact sur la trajectoire de l’inflation. La banque centrale va donc s’appuyer sur des enquêtes et des modèles pour mesurer ces anticipations d’inflation et elle tient à ce que les anticipations d’inflation soient bien ancrées autour de sa cible d’inflation.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel rôle des anticipations d'inflation pour les banques centrales ?</itunes:title>
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    </item>
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      <title>C’est quoi la dollarisation ?</title>
      <podcast:episode>32</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/136005357/cest-quoi-la-dollarisation/</link>
      <rawvoice:pid>136005357</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 09 Sep 2024 15:59:04 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et José Bardaji</p>
<p>Texte : José Bardaji et Timothée Waxin</p>
<p>J’aimerais savoir : c’est quoi la dollarisation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La dollarisation est un terme générique qui caractérise les pays dont les transactions financières se réalisent dans une devise étrangère, sans qu’il s’agisse pour autant du dollar américain. Peux-tu nous en dire davantage ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui ! La dollarisation peut revêtir différentes formes. Dans une dollarisation partielle, la devise étrangère circule parallèlement à la monnaie domestique. Il s’agit d’un processus informel, plus ou moins souterrain, de substitution monétaire. L’exemple type est celui des pays latino-américains dans les années 1970 et 1980 en proie à une inflation galopante. Face à une perte de confiance dans leur propre monnaie, les agents privés se sont mis à utiliser le dollar comme unité de compte mais également comme monnaie de transaction, en particulier pour l’acquisition de biens de consommation durables onéreux. On parle de dollarisation intégrale lorsqu’un pays adopte le dollar américain comme monnaie officielle.</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans le premier cas, la dollarisation est plutôt subie alors que dans le cas d’une dollarisation officielle, elle est voulue. Mais quels sont les inconvénients de la dollarisation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En se dollarisant, un pays renonce à sa capacité à mener une politique monétaire indépendante. Cela signifie qu’il ne peut pas ajuster les taux d’intérêt ou la masse monétaire pour répondre aux conditions économiques spécifiques du pays. Il devient donc dépendant de la politique monétaire américaine, mais également du contrôle américain sur la monnaie. En outre, il perd ses revenus issus de l’émission monétaire.</p>
<p>Cela fait beaucoup d’inconvénients !</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui et c’est pour cela que la dollarisation officielle n’existe pas vraiment. Il est difficile de renoncer au privilège de battre la monnaie, même si la dollarisation peut permettre une certaine stabilité de change.</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, si la dollarisation officielle est rare, la dollarisation partielle est plus fréquente. Elle est subie par un pays dont la crédibilité de la monnaie s’effondre. À moyen-long terme, elle ne peut constituer une solution car elle s’accompagne d’une perte de souveraineté et d’indépendance de la politique monétaire nationale.</p>]]></description>
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      <itunes:title>C’est quoi la dollarisation ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>La Banque centrale peut-elle effacer les dettes publiques ?</title>
      <podcast:episode>31</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/135852397/la-banque-centrale-peut-elle-effacer-les-dettes-publiques/</link>
      <rawvoice:pid>135852397</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 04 Sep 2024 16:02:39 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et José Bardaji</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : la Banque centrale peut-elle effacer les dettes publiques ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Suite à la crise financière de 2008 et la crise sanitaire, les dettes publiques ont considérablement augmenté. Au point de fragiliser les finances publiques et de limiter les marges de manœuvre financière de la puissance publique. Pour alléger le fardeau de la dette, qui pèse sur les prochaines générations, certains suggèrent que la banque centrale efface la dette publique. Est-ce possible ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Une banque centrale a théoriquement la capacité d’effacer la dette d’un gouvernement en achetant des obligations du gouvernement et en choisissant de ne pas exiger le remboursement. Cependant, dans la pratique, il s’agit d’une mesure extrême qui est généralement évitée et ce, pour plusieurs raisons importantes. D’abord, cette opération est parfois tout simplement interdite, comme dans le cas de la Banque centrale européenne. Ensuite, il y a un risque d’effondrement de la confiance en la monnaie. Enfin, cela crée un précédent dangereux qui pourrait conduire les gouvernements à dépenser sans compter et à entrainer l’économie en hyper-inflation.</p>
<p>Donc ce n’est pas possible d’effacer purement et simplement la dette !</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait. Mais ce n’est pas très important ! Il n’est pas nécessaire pour une banque centrale de ne pas exiger le remboursement d’une dette publique pour effacer dans les faits une partie de la dette. Je m’explique… Si la banque centrale achète une partie de la dette publique et la garde pour toujours dans son bilan, cette dette achetée est de facto effacée. Elle n’existera plus dans le marché…</p>
<p>Oui mais l’Etat va continuer à payer des taux d’intérêt à la banque centrale !</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est vrai, mais ces taux d’intérêt constituent un revenu pour la banque centrale et donc gonfle ses profits. Et comme les profits sont donnés chaque année aux gouvernements, les taux d’intérêt lui sont reversés ! C’est comme si le gouvernement empruntait à taux 0 sur la partie de la dette publique détenue par la banque centrale.</p>
<p>C’est une formule qui semble magique !</p>
<p class="has-text-align-justify">Attention, il n’y a pas d’argent magique en économie. La banque centrale peut neutraliser une partie de la dette publique, mais les citoyens le paieront à long terme avec de l’inflation et une perte de pouvoir d’achat de leur monnaie. Et cela peut être pire si l’Etat n’a pas une politique budgétaire raisonnable. Si l’Etat dépense sans compter et force la banque centrale à acheter les obligations publiques, on se retrouve dans l’hyper-inflation et la crise monétaire.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, il est contre-productif d’effacer purement et simplement une dette publique. Il suffit que la banque centrale garde indéfiniment dans son bilan les obligations souveraines achetées, ce qui revient dans les faits à neutraliser une partie de la dette publique. Mais ce n’est pas une formule magique ! La crédibilité de la monnaie dépend de la bonne gestion des finances publiques et de la confiance accordée à la monnaie. Donc, la banque centrale ne peut pas financer sans cesse des déficits publics sans conséquences réels négatives sur le pouvoir d’achat des citoyens.</p>]]></description>
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      <itunes:title>La Banque centrale peut-elle effacer les dettes publiques ?</itunes:title>
      <itunes:season>4</itunes:season>
      <itunes:episode>31</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Comment marche l’assouplissement quantitatif ?</title>
      <podcast:episode>30</podcast:episode>
      <link>https://blubrry.com/les_podcasts_de_lco_venir/135774365/comment-marche-lassouplissement-quantitatif/</link>
      <rawvoice:pid>135774365</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 02 Sep 2024 15:43:34 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et José Bardaji</p>
<p>Texte : Dorothée Rouzet et José Bardaji</p>
<p>J’aimerais savoir : comment marche l’assouplissement quantitatif ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’assouplissement quantitatif, ou QE, c’est-à-dire « Quantitative Easing » en anglais, fait référence à une politique monétaire non-conventionnelle menée par une banque centrale. Elle la met en place lorsque ses outils plus conventionnels ne marchent plus. Peux-tu nous en dire davantage ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Prenons l’exemple de la crise de 2008. Après l’éclatement de la crise financière, les banques centrales des économies avancées ont abaissé leurs taux directeurs à des niveaux proches de zéro. Mais devant la profondeur de la crise économique, elles se sont tournées vers l’utilisation d’outils non conventionnels comme l’assouplissement quantitatif.</p>
<p>Alors précisément, c’est quoi l’assouplissement quantitatif ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’assouplissement quantitatif implique l’achat d’actifs financiers sur les marchés par la banque centrale. Ce sont généralement des obligations du gouvernement mais parfois aussi des actifs plus risqués comme des actions ou des obligations d’entreprises. Ces achats augmentent la quantité de monnaie en circulation et visent à faire baisser les taux d’intérêt à long terme, à stimuler les investissements et les dépenses et à augmenter l’inflation.</p>
<p>Et l’assouplissement quantitatif est-il réversible ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Déjà, les programmes d’assouplissement quantitatif ont pris fin dans beaucoup de pays. Quand une banque centrale veut faire l’inverse, on parle de resserrement quantitatif, ou QT, c’est-à-dire « Quantitative Tightening » en anglais. Il s’agit d’une mesure restrictive de politique monétaire, se matérialisant notamment par la réduction de la taille du bilan de la Banque centrale. La banque centrale peut cesser ses achats de titres et laisse les obligations acquises arriver à échéance. Elle peut même directement vendre sur les marchés financiers. Mais le resserrement quantitatif est risqué et la banque centrale peut faire des pertes si le prix des actifs a baissé, ce qui est le cas au moment où nous enregistrons ce podcast en 2024, avec les obligations d’Etat dont les taux ont beaucoup monté.</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, le resserrement quantitatif fonctionne comme l’inverse de l’assouplissement quantitatif. Par la réduction du bilan de la Banque Centrale, les taux d’intérêt de moyen et long terme sont mécaniquement tirés à la hausse, renchérissant le coût du capital et pesant sur l’investissement et, en corollaire, sur la croissance pour, in fine, baisser le niveau de l’inflation.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Comment marche l'assouplissement quantitatif (Quantitative easing) ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Conséquences des crises bancaires et financières</title>
      <podcast:episode>29</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/07/23/consequences-des-crises-bancaires-et-financieres/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 23 Jul 2024 11:43:14 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et José Bardaji</p>
<p>Texte : José Bardaji et Timothée Waxin</p>
<p>J’aimerais savoir : quelles sont les conséquences des crises bancaires et financières ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les crises bancaires et financières peuvent entraîner des conséquences majeures, tant sur le plan économique que social. Peut-être le plus simple est de partir de la crise bancaire et financière de 2007-2008. Pourquoi la crise bancaire et la crise financière sont-elles liées ?</p>
<p class="has-text-align-justify">À la suite de l’effondrement du marché immobilier américain, une grande quantité de titres dits « toxiques » car trop risqués détenus par les banques ont perdu énormément de valeur. Cela a conduit les banques à des pertes très importantes. Afin de contenir l’hémorragie de leurs bilans, les banques ont vendu une partie de leurs actifs les plus liquides contribuant ainsi à exacerber la déroute générale des marchés financiers. Il a fallu une intervention extraordinaire de la Banque centrale américaine. Mais Lehman Brothers, une des plus grandes banques américaines n’a pas résisté à la faillite.</p>
<p>Elle a eu des conséquences économiques et sociales importantes également ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, cette crise financière s’est rapidement transformée en une crise économique mondiale qualifiée de grande récession, en écho à la grande dépression qui correspondait à la crise la plus grave de 1929. En effet, les banques ont arrêté de prêter à l’économie, certains épargnants ont perdu une partie de leurs économies. Plus généralement, les crises bancaires et financières provoquent une récession économique ce qui entraine une augmentation du chômage. Dans le cas de la Zone euro, la crise de 2008 a également alimenté ce qui deviendra quelques années plus tard la crise des dettes souveraines (Grèce, Portugal, Irlande puis Italie et Espagne).</p>
<p class="has-text-align-justify">Tu viens de parler des conséquences immédiates, mais y a-t-il des conséquences à long terme ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les crises bancaires et financières peuvent en effet avoir des effets durables sur l’économie. Par exemple, après la crise financière mondiale de 2008, de nombreux pays ont connu une croissance lente et des niveaux élevés de chômage pendant plusieurs années. Les difficultés économiques peuvent enfin conduire à des tensions sociales, à des protestations et à des changements politiques, notamment si la population considère que le gouvernement a mal géré la crise.</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, les crises bancaires et financières ont des conséquences brutales sur les économies, tant les banques et le monde de la finance sont indispensables pour irriguer toute l’économie, c’est à dire les entreprises, les ménages et les administrations publiques. Le soutien massif des pouvoirs publics à ces établissements en 2008 a constitué un préalable au rétablissement des économies, mais la crise laisse des traces durables tant économiques que politiques et sociales.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Conséquences des crises bancaires et financières</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title> Les crises bancaires sont-elles inévitables ?</title>
      <podcast:episode>28</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 16 Jul 2024 16:24:28 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et José Bardaji</p>
<p>Texte : José Bardaji et Timothée Waxin</p>
<p>J’aimerais savoir : les crises bancaires sont-elles inévitables ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est une question complexe ! A chaque crise bancaire, on trouve toujours des experts pour nous expliquer que ce sera la dernière… mais les crises bancaires sont récurrentes. Alors commençons par le début : pourquoi connaît-on des crises bancaires ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Très bonne question ! Les banques sont intrinsèquement liées à l’économie et les marchés financiers. Cela veut dire que tout problème systémique a tendance à avoir un impact sur la stabilité du système bancaire. Et puis les banques, comme toute entreprise, prennent des risques pour réaliser des profits. Ces risques peuvent parfois conduire à des problèmes financiers et à des crises. Par exemple, la crise financière de 2008 a été largement attribuée à des prises de risque excessives par les banques dans le domaine des prêts hypothécaires immobiliers à haut risque.</p>
<p class="has-text-align-justify">Justement, si on parle de la crise financière de 2008, on a aujourd’hui une régulation plus stricte des banques : donc il y a désormais moins de risque de crise bancaire…</p>
<p class="has-text-align-justify">Tu as raison, la régulation financière vise à minimiser le risque de crises bancaires en imposant des exigences en matière de capital, de liquidité, et en supervisant les activités des banques. Elle a été fortement renforcée après la crise de 2008. Cependant, la régulation peut ne pas toujours être efficace ou adaptée, elle est parfois relâchée car on a oublié certains risques ou que des risques nouveaux sont apparus depuis la mise en place des nouveaux garde-fous. Comme dans le dopage sportif, la régulation, autrement dit la loi, peut parfois être contournée. C’est d’autant plus vrai qu’elle a du mal à anticiper les problèmes de marchés financiers de plus en plus complexes.</p>
<p class="has-text-align-justify">Et concrètement, au niveau européen, comment se passe la régulation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’Union bancaire dote la zone euro d’un système de supervision et d’un dispositif de prévention et de gestion des crises bancaires uniques au monde. L’Union bancaire s’articule autour de 3 piliers :</p>
<ul class="wp-block-list">
<li>le mécanisme de supervision unique (MSU) qui place plus d’une centaine de banques sous supervision directe de la Banque centrale européenne ;</li>
<li>le mécanisme de résolution unique (MRU) vise à mettre en place un cadre pour la résolution ordonnée des banques en difficulté en limitant la charge susceptible de peser sur les contribuables ;</li>
<li>le système de garantie des dépôts.</li>
</ul>
<p class="has-text-align-justify">Je comprends. Donc, si je résume, bien que les crises bancaires ne soient peut-être pas absolument « inévitables », l’histoire a montré qu’elles étaient récurrentes. Cela dit, une régulation efficace, une transparence accrue, et une gestion prudente du risque peuvent réduire leur fréquence et leur gravité. Retrouvons-nous au prochain podcast où nous allons parler plus précisément des conséquences des crises bancaires.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Les crises bancaires sont-elles inévitables ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Le Dollar, un privilège exorbitant ?</title>
      <podcast:episode>27</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 09 Jul 2024 16:01:47 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et José Bardaji</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : pourquoi le dollar constitue un immense atout pour les Etats-Unis ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans l’histoire, des monnaies ont eu des positions uniques et puissante dans le système financier mondial. Aujourd’hui, c’est le Dollar américain qui joue ce rôle ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! La position dominante des États-Unis au sortir de la Seconde Guerre mondiale lui a permis d’imposer sa monnaie, le Dollar, comme monnaie de référence dans le monde. Par exemple en 2023, plus de 60 % des réserves de changes des banques centrales dans le monde étaient détenues en dollars américains. Le dollar représente aussi 88% des transactions de changes et la plupart des transactions en matières premières. Les Etats-Unis restent au moment où nous enregistrons ce podcast la première puissance économique et militaire dans le monde. C’est ce qui explique la confiance que le reste du monde accorde à leur monnaie</p>
<p>Pourquoi parle-t-on de « privilège exorbitant » du dollar ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est Valéry Giscard d’Estaing, ministre des Finances sous la présidence du général de Gaulle, qui l’a qualifié ainsi en parlant du dollar. En devenant la monnaie du monde, le dollar est demandé par toute la planète. Cela permet aux Etats-Unis d’entretenir un déficit extérieur permanent et de bénéficier de taux d’intérêt plus bas. Fondamentalement, cela veut dire que les autorités américaines, qui émettent le dollar, tire un revenu de l’utilisation de la monnaie par le reste du monde.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais suite aux sanctions américaines sur la Russie, certains pays ont émis le souhait d’une dédollarisation du système financier mondial pour se protéger de sanctions américaines. Et puis la Chine essaie aussi d’imposer sa monnaie dans de plus en plus de pays et de transactions. Le Dollar va-t-il garder son statut ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il est vrai que le privilège du dollar n’est pas sans controverse. Il crée des inégalités de pouvoir économique entre nations et pose des questions sur la justice et l’équité dans le système financier mondial. Dans un monde interconnecté, la question du privilège exorbitant reste donc plus pertinente que jamais. Aujourd’hui seule la Chine paraît pouvoir remettre en question le statut du dollar à long terme, en raison de son poids dans le commerce international. Mais la Chine n’est pas prête à abandonner totalement les contrôles de capitaux, et elle manque de transparence, de fiabilité et de marchés financiers développés. La route reste longue pour remplacer le dollar.</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, le dollar est la monnaie dominante du monde parce que les États-Unis demeurent la première puissance économique mondiale et aussi parce qu’il n’a pas de vrai rival. L’irruption des cryptomonnaies et l’essor de l’euro comme du yuan n’y ont presque rien changé pour l’instant : la domination du dollar sur le système monétaire international reste écrasante. Cela risque de le rester encore longtemps, au point pour le privilège exorbitant de paraître pour certains exaspérant !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Le Dollar, un privilège exorbitant ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>27</itunes:episode>
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      <podcast:season>4</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Une banque centrale peut-elle faire faillite ?</title>
      <podcast:episode>26</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/07/01/une-banque-centrale-peut-elle-faire-faillite/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 01 Jul 2024 12:29:58 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Talon et Salvatore Serravalle</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : Une banque centrale peut-elle faire faillite ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Etant donné qu’une banque centrale est directement chargée de la politique monétaire, peut-on envisager qu’une banque centrale fasse faillite ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, une banque centrale ne peut en principe pas faire faillite. Elle peut toujours émettre sa propre monnaie pour remplir ses obligations dans cette monnaie. Par contre, une émission excessive peut entraîner une perte de confiance dans la monnaie, ce qui peut provoquer de l’inflation voire de l’hyperinflation. La valeur réelle de la monnaie peut alors beaucoup chuter, ce qui est très préjudiciable à la banque centrale.</p>
<p class="has-text-align-justify">Tu as spécifié qu’elle ne pouvait « en principe » pas faire faillite. Y a-t-il donc des situations dérogeant à cette règle ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet ! La banque centrale peut toujours émettre sa monnaie, mais pas une monnaie étrangère. Si une banque centrale a des obligations en devises étrangères et qu’elle ne dispose pas des réserves nécessaires, elle pourrait se trouver dans une situation où elle ne peut pas honorer ces obligations. C’est différent d’une faillite au sens traditionnel, mais cela pourrait être perçu comme un défaut de paiement de la banque centrale et donc du pays.</p>
<p class="has-text-align-justify">Même dans ce cas, ce n’est pas vraiment une faillite mais un défaut de paiement. On voit bien que le concept de faillite n’est pas très adapté à une banque centrale.</p>
<p class="has-text-align-justify">Il est vrai que la faillite est généralement un processus juridique. Les banques centrales, en tant qu’institutions publiques ou quasi publiques, sont souvent régies par des règles et des structures juridiques différentes. Dans de nombreux pays, la législation pourrait ne pas prévoir de mécanisme permettant la faillite d’une banque centrale.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, même si une banque centrale peut rencontrer des problèmes financiers, ou même si les gens commencent à douter d’elle, elle ne fait pas faillite comme une entreprise normale. Pourquoi ? Parce qu’elle a le pouvoir unique de créer sa propre monnaie. Donc, la faillite, comme on l’entend habituellement, ça ne s’applique pas vraiment à elles.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Une banque centrale peut-elle faire faillite ?</itunes:title>
      <itunes:season>4</itunes:season>
      <itunes:episode>26</itunes:episode>
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      <podcast:season>4</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Les banques centrales sont-elles efficaces ?</title>
      <podcast:episode>25</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/06/24/les-banques-centrales-sont-elles-efficaces/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 24 Jun 2024 15:24:47 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Salvatore Serravalle</p>
<p>Texte : Salvatore Serravalle</p>
<p>Les banques centrales sont-elles efficaces ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Dirais-tu, au regard des objectifs de stabilité des prix, de croissance économique et de stabilité financière des banques centrales, qu’elles sont efficaces ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est une question plus difficile qu’il n’y paraît. Il y a beaucoup de débat sur l’efficacité des banques centrales car il dépend de l’objectif, de la période d’analyse et de paramètres extérieurs à la banque centrale. Si on considère l’inflation, les banques centrales font plutôt un bon travail, mais cela n’empêche pas l’inflation de parfois baisser dangereusement, ou au contraire d’exploser à la hausse comme après la crise sanitaire. Les chocs sont parfois violents et la banque centrale ne peut pas tout anticiper.</p>
<p>Et au niveau de la stabilité financière ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La banque centrale contrôle une partie du processus de régulation financière. Mais des choix politiques peuvent conduire à des situations de manque de régulation et donc à des crises financières. Parfois de nouveaux outils financiers sortent également du champ de la régulation et déstabilise le système financier. Au final, la banque centrale est souvent efficace à jouer les pompiers de service, mais elle n’empêche pas les crises financières de réapparaitre.</p>
<p class="has-text-align-justify">En fait, les banques centrales ne sont pas seules à agir sur l’inflation, la croissance et la régulation…</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est vrai et c’est l’enjeu d’une bonne articulation entre notamment politique budgétaire et monétaire. On sait par exemple qu’une partie de l’inflation provient des plans de soutien budgétaire qui ont été mis en place pour relancer les économies après la crise de la Covid. Continuer le soutien budgétaire alors que la banque centrale resserre la politique monétaire n’est pas forcément idéal pour combattre l’inflation.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si on résume, les banques centrales ne peuvent pas anticiper tous les chocs. Elles vont donc essayer d’atteindre leurs objectifs en moyenne, mais pas au jour le jour. En plus, l’efficacité des banques centrales ne dépend pas que d’elles mais aussi des politiques régulatoires et budgétaires qui peuvent parfois être contradictoires avec leurs objectifs principaux.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Les banques centrales sont-elles efficaces ?</itunes:title>
      <itunes:season>4</itunes:season>
      <itunes:episode>25</itunes:episode>
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      <podcast:season>4</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Quels sont les instruments de politique monétaire ?</title>
      <podcast:episode>24</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/06/17/quels-sont-les-instruments-de-politique-monetaire/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 17 Jun 2024 14:51:52 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Salvatore Serravalle</p>
<p>5c Quels sont les instruments de la politique monétaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On a vu dans un précédent épisode que les banques centrales poursuivaient plusieurs objectifs, stabilité des prix, croissance économique et stabilité financière. Mais quels sont les instruments dont elle dispose pour les atteindre ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’instrument de base d’une banque centrale pour mener sa politique monétaire, c’est le taux d’intérêt. En ajustant ses taux d’intérêt, c’est à dire en jouant sur le coût du crédit, une banque centrale influence les décisions de consommation et d’investissements. Quand l’inflation est jugée trop élevée, les banques centrales augmentent le coût du crédit pour inciter les ménages et les entreprises à moins dépenser et investir. La baisse de la demande qui en résulte doit normalement faire reculer l’inflation.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais parfois le taux d’intérêt ne suffit pas, comme on a pu le voir après la crise de 2008. N’a-t-il pas fallu inventer d’autres instruments ? </p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, puisqu’il n’est a priori pas possible pour une banque centrale de diminuer le taux d’intérêt nettement en-dessous de 0%, cet instrument peut perdre de son efficacité lorsque que ce seuil est atteint mais que l’inflation reste à un niveau jugé trop bas. La banque centrale peut alors directement contrôler la quantité de monnaie qu’elle émet plutôt que son prix, c’est-à-dire le taux d’intérêt.</p>
<p>Comment fait-elle exactement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Quand la banque centrale veut augmenter la monnaie dans le système économique et financier, elle achète des actifs financiers tels que des obligations souveraines, c’est-à-dire émises par les Etats. En procédant ainsi, la banque centrale permet aux Etats de s’endetter sans risque puisque la dette qu’ils émettent trouve preneurs. C’est ce qu’on appelle l’assouplissement quantitatif ou quantitative easing en Anglais. Cet instrument, mobilisé en 2015 à l’initiative de Mario Draghi, alors Gouverneur de la Banque Centrale Européenne, est considéré comme celui qui a permis aux pays de la Zone euro de sortir de la crise économique dans laquelle ils étaient plongés depuis plusieurs années.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, la banque centrale a comme outil le taux d’intérêt et son bilan qui lui permet d’intervenir sur les marchés financiers et de modifier la quantité de monnaie en circulation dans l’économie et le système financier. Cela fait au final assez peu d’outils par rapport à l’ensemble de ses missions. Nous allons y revenir dans le prochain podcast sur l’efficacité des banques centrales.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quels sont les instruments de politique monétaire ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Quels sont les objectifs des banques centrales ?</title>
      <podcast:episode>23</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/06/05/quels-sont-les-objectifs-des-banques-centrales/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 05 Jun 2024 17:59:50 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Talon et Salvatore Serravalle</p>
<p>Texte : Salvatore Serravalle</p>
<p>J’aimerais savoir : quels sont les objectifs des banques centrales ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On entend souvent dire que la mission principale des banques centrales est d’assurer la stabilité des prix. Mais est-ce vraiment son unique objectif ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Assurer la stabilité des prix, c’est à dire maintenir l’inflation à un niveau considéré comme raisonnable est un objectif commun des banques centrales. Dans le cas de la Banque Centrale Européenne, la BCE, c’est même son objectif principal et il a une valeur juridique puisqu’il est inscrit dans le traité de Maastricht. Mais les banques centrales peuvent avoir d’autres objectifs tout aussi importants tels que soutenir la croissance économique et assurer la stabilité financière.</p>
<p>Comment s’y prennent-elles pour concilier ces différents objectifs ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est vrai que ces objectifs peuvent parfois être contradictoires. Par exemple, lutter contre l’inflation peut freiner la croissance économique et soutenir la croissance peut avoir tendance à créer de l’inflation.  Dans le cas de la Banque Centrale Européenne, la croissance économique est un objectif secondaire, qui ne doit être poursuivi qu’à la condition que la stabilité des prix soit garantie. La Réserve fédérale américaine met quant à elle les objectifs de stabilité des prix et de croissance économique sur un pied d’égalité.</p>
<p>Et la stabilité financière alors ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Cet objectif, qui consiste à assurer que le système financier est capable de résister aux chocs économiques, a été considérablement renforcé à la suite de la crise financière mondiale de 2008. Mais de nouveau, concilier stabilité des prix et stabilité financière peut s’avérer compliqué. Lutter pour la stabilité des prix peut se faire au prix de risques accrus pour les acteurs financiers. C’est tout l’enjeu des politiques monétaires menées depuis 2022 face au retour de l’inflation à des niveaux très élevés. On a vu que dans certains cas, certaines banques américaines mal préparées ont été mises en faillite en raison de la hausse des taux d’intérêt.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, l’objectif principal des banques centrales est de maintenir l’inflation à un niveau jugé raisonnable. Soutenir la croissance économique et assurer la stabilité financière sont aussi des objectifs importants, mais tous ces objectifs ne sont pas toujours compatibles.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quels sont les objectifs des banques centrales ?</itunes:title>
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      <title>Histoire des banques centrales</title>
      <podcast:episode>22</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 04 Jun 2024 14:46:54 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Talon et Salvatore Serravalle</p>
<p>Texte : Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>J’aimerais tout savoir sur l’historique des banques centrales</p>
<p>Quand et pourquoi les premières banques centrales sont-elles apparues ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La première banque centrale à voir le jour est la Riksbank en Suède en 1668. La Banque d’Angleterre suivra en 1694. Dans les deux cas, ces institutions sont créées pour prêter de l’argent à l’Etat et sont détenues par des investisseurs privés. En France, c’est Napoléon qui crée la Banque de France en 1800, principalement pour mettre de l’ordre dans l’émission de billets de banque et restaurer la confiance dans le papier-monnaie. A cette époque, les assignats, c’est-à-dire la monnaie créée lors de la révolution française, ne valant plus rien, les Français avaient perdu toute confiance dans leur monnaie. A titre de comparaison, rappelons que la première banque privée fut créée à Venise en 1151. Elle permit de financer le développement du commerce mais aussi des croisades.</p>
<p class="has-text-align-justify">Les banques centrales sont une invention assez moderne en fait. Mais peut-on vivre sans banque centrale ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, tout à fait ! Les Etats-Unis y sont très bien parvenus jusqu’à la création de la Réserve Fédérale en 1913. Mais vivre sans banque centrale devient de plus en plus compliqué avec le développement du système financier. Sans banque centrale, la confiance dans la monnaie, le financement de l’Etat et plus globalement de l’économie est très compliqué. Il faut des règles communes pour instaurer la confiance. Aux Etats-Unis, la création de la Réserve fédérale fut une réponse aux crises de liquidité bancaires majeures connues en 1890 et en 1907, crises qui ont provoqué des dégâts économiques sévères.</p>
<p>Est-ce que le rôle des banques centrales a évolué depuis leur création ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les banques centrales ont d’abord été créées pour prêter de l’argent à l’Etat, organiser l’émission de monnaie et gérer les réserves d’or des pays. A la fin du XIXème siècle, elles deviennent prêteuses en dernier ressort, c’est-à-dire qu’elle peuvent prêter de l’argent même si les banques commerciales ne le peuvent plus. Cela permet d’éviter les paniques bancaires, selon les principes théorisés par l’économiste anglais Walter Bagehot. Dans la deuxième partie du XXème siècle, elles développent fortement leur mandat de lutte contre l’inflation et acquièrent une certaine indépendance vis-à-vis des Etats.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, les banques centrales ont commencé à apparaître au 17e siècle. Initialement, elles permettaient de financer les Etats et de mettre de l’ordre dans la gestion de la monnaie des pays. Progressivement, leur rôle a évolué. Elles sont aussi responsables du financement de l’économie, de la maitrise de l’inflation et garantes de la stabilité financière.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Histoire des banques centrales</itunes:title>
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    </item>
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      <title>La banque centrale, banque des banques</title>
      <podcast:episode>21</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 29 May 2024 12:54:56 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Timothée Waxin</p>
<p>Texte : Aimé Jean</p>
<p>J’aimerais savoir : la banque centrale, Banque des banques</p>
<p class="has-text-align-justify">On dit parfois que la banque centrale est la banque des banques. Mais avant d’expliquer d’où vient cette expression, peux-tu rappeler le rôle d’une banque centrale ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Bien sûr, une banque centrale est une institution financière chargée de conduire la politique monétaire d’un pays ou d’une zone économique. Chaque banque centrale a des missions différentes suivant la zone économique, mais elles ont toutes comme mission commune de gérer le niveau d’inflation. Par exemple en Zone euro, la Banque centrale européenne doit maintenir un taux d’inflation à 2% en moyenne.</p>
<p class="has-text-align-justify">Comment font les banques centrales pour remplir leurs missions ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Leur outil principal est de monter ou descendre les taux directeurs. La banque centrale choisit les taux auxquels elle va prêter de la monnaie aux banques commerciales. Par effet de ricochet, les changements de taux de la banque centrale se répercutent ainsi sur les taux d’intérêt des crédits accordés par les banques commerciales aux ménages et aux entreprises. C’est donc la banque centrale qui va avoir un impact sur tous les taux des banques commerciales.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc c’est parce qu’elle contrôle plus ou moins les taux des prêts des banques commerciales qu’on appelle la banque centrale la banque des banques ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a un autre point essentiel : les banques commerciales peuvent créer de la monnaie, mais pas aussi librement qu’une banque centrale. La banque centrale peut instantanément émettre une quantité infini de monnaie. C’est un pouvoir considérable qui lui permet d’ailleurs de fournir de la liquidité aux banques commerciales si elles en ont urgemment besoin. La banque centrale est donc aussi la banque des banques, car contrairement aux banques commerciales, elle n’a pas de risque de liquidité en monnaie domestique.</p>
<p class="has-text-align-justify">Merci donc si je résume, les banques centrales sont des institutions qui prêtent de la monnaie aux banques commerciales. Elle a une influence sur le taux des prêts des banques commerciales et a beaucoup moins de limites pour créer de la monnaie qu’une banque commerciale. C’est de là que vient le terme « banque des banques ».</p>]]></description>
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      <itunes:title>La banque centrale, banque des banques</itunes:title>
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      <title>Risque de liquidité et de solvabilité</title>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 27 May 2024 16:37:40 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Timothée Waxin</p>
<p>Texte : Aimé Jean</p>
<p>J’aimerais savoir : risque de liquidité et de solvabilité</p>
<p class="has-text-align-justify">Il arrive que des banques commerciales fassent faillite. La défaillance d’une banque est davantage due à une crise de liquidité que de solvabilité. Peux-tu expliquer la différence entre ces deux notions ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il existe deux risques principaux pour une banque commerciale : le risque de liquidité et le risque de solvabilité. Le risque de liquidité correspond au fait que la banque n’a pas assez de liquidité, c’est-à-dire d’argent disponible immédiatement face aux retraits de dépôts de ses clients. C’est un risque très dangereux, car si les clients ont l’impression qu’ils ne peuvent plus disposer de leur argent librement, ils peuvent se mettre à retirer leurs dépôts tous en même temps parce qu’ils n’ont plus confiance dans la banque. Cette panique bancaire est fatale car une banque sans dépôt ne peut plus faire son travail.</p>
<p class="has-text-align-justify">Et le risque de solvabilité ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La solvabilité désigne la capacité de payer ses dettes à terme. Pour une banque, cela implique que le montant de ses actifs est supérieur à celui de ses dettes. Une banque peut avoir un problème de solvabilité si elle a par exemple prêté à des ménages, des entreprises, ou d’autres institutions, qui ne peuvent pas lui rembourser le crédit. Pour couvrir ce risque de crédit, les banques commerciales prennent une marge sur le taux d’intérêt auquel elles peuvent prêter, afin d’éponger les pertes dues aux mauvais prêts.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais y a-t-il un lien entre le risque de liquidité et le risque de solvabilité pour une banque ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, les deux risques sont liés : une banque qui fait face à un problème de solvabilité peut subir une perte de confiance : il devient plus difficile pour elle d’obtenir de la liquidité des autres banques, voire de la banque centrale. De même, un problème de liquidité peut forcer la banque à vendre en urgence des actifs, à un prix dégradé, ce qui entraine un problème de solvabilité. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que la banque meurt si elle n’a plus de liquidité. Tant qu’elle a accès à la liquidité, elle peut continuer à survivre, même si elle n’est pas solvable aujourd’hui car elle peut redevenir solvable demain.</p>
<p class="has-text-align-justify">Ok donc si je résume le risque de solvabilité c’est le risque que la banque doive plus d’argent que ce qu’elle ne possède d’actifs tandis que le risque de liquidité c’est le risque qu’une banque ne puisse pas donner l’argent aux clients qui le demandent immédiatement. Les deux risques sont liés, mais c’est la crise de liquidité qui entraîne la fin de l’activité de la banque.</p>]]></description>
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      <title>Le marché interbancaire</title>
      <podcast:episode>19</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 21 May 2024 16:58:00 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Timothée Waxin</p><p>Texte : Aimé Jean</p><p> J’aimerais tout savoir sur le marché interbancaire</p><p>Bonjour, j’ai entendu parler du marché interbancaire, tu pourrais m’expliquer ce que c’est ?</p><p>Bien sûr ! Le marché interbancaire est réservé aux banques commerciales : c’est le marché où elles peuvent échanger de la monnaie. Les banques qui ont un excès de monnaie vont prêter à celles qui n’ont pas assez de liquidité. Au final, en faisant la moyenne des taux auxquelles se sont prêtées les banques, on obtient tous les jours le taux du marché interbancaire. En Zone euro, il s’appelle l’EONIA : Euro Overnight Index Average).</p><p>Mais pourquoi les banques vont chercher de la liquidité chez les autres banques commerciales ? Elles peuvent directement en demander à la banque centrale non ?</p><p>En effet, les banques commerciales peuvent directement emprunter de la monnaie auprès de la banque centrale de leur zone économique. On appelle le taux d’intérêt pratiqué par la banque centrale le taux de refinancement (ou taux repo). Mais, le taux de refinancement de la banque centrale est généralement plus élevé que le taux interbancaire. C’est pour cela que les banques commerciales vont préférer emprunter sur le marché interbancaire plutôt que directement à la banque centrale.</p><p>Mais si le taux de refinancement de la banque centrale est supérieur au taux du marché interbancaire, pourquoi une banque commerciale a intérêt à emprunter auprès de la banque centrale ?</p><p>Il y a plusieurs raisons. D‘abord, la banque centrale peut obliger les banques commerciales à avoir un minimum de liquidité banque centrale pour faire face par exemple à des retraits de dépôts rapides et non prévus. Certaines banques centrales vont donc fixer un taux de réserves obligatoires, qui représente la part en liquidité banque centrale en proportion des dépôts. Ensuite, une banque commerciale en difficulté peut avoir du mal à trouver des contreparties pour lui prêter de l’argent sur le marché interbancaire. Parfois, en temps de crise, le marché interbancaire est complètement fermé : les banques ne se font plus confiance et ne se prêtent plus. La seule solution est alors de se tourner vers la banque centrale pour obtenir de la liquidité.</p><p>Si je récapitule, pour effectuer des transactions entre elles, les banques s’échangent de la monnaie sur le marché interbancaire. Elles le font à un taux plus avantageux qu’après de la banque centrale. Cependant, les banques commerciales doivent tout de même emprunter à la banque centrale, soit pour des raisons réglementaires, soit en temps de crise si le marché interbancaire leur est fermé.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Le marché interbancaire</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>La création monétaire par les banques</title>
      <podcast:episode>18</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 13 May 2024 15:40:03 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Timothée Waxin</p>
<p>Texte : Clémentine Gallès</p>
<p>J’aimerais tout savoir sur la création monétaire par les banques  </p>
<p class="has-text-align-justify">Dans nos podcasts précédents, nous avons expliqué que la monnaie facilite les échanges économiques. La quantité de monnaie en circulation est cruciale : trop peu de monnaie ralentit l’économie, mais trop de monnaie provoque une perte de sa valeur et de l’inflation. Mais peux-tu nous expliquer qui crée cette monnaie ?  </p>
<p class="has-text-align-justify">Les banques centrales continuent d’être au point de départ de la création des pièces et des billets. Cependant, dans les économies aujourd’hui dominées par l’usage de monnaie scripturale, c’est-à-dire la monnaie détenue sur les comptes bancaires, ce sont en fait les banques commerciales qui sont au cœur de la création monétaire. En effet, les banques commerciales créent de la monnaie à chaque fois qu’elles accordent un nouveau crédit. Prenons un exemple : Toto achète un objet qui coûte 100 euros en le finançant intégralement par un crédit bancaire. Si sa banque valide sa demande, elle crédite 100 euros sur le compte de Toto. Ces 100 euros ne proviennent pas d’un transfert d’un autre compte, ils sont intégralement créés par écriture comptable par la banque. Ils correspondent donc à de la création monétaire.  </p>
<p class="has-text-align-justify">Cela paraît magique et très dangereux ! Si les banques commerciales créent de la monnaie en prêtant, elles ne peuvent pas fournir des crédits de façon illimitée j’imagine ?  </p>
<p class="has-text-align-justify">Evidemment, cette création monétaire n’est pas illimitée. Tout d’abord, les banques vont accorder des crédits uniquement à des clients qu’elles vont considérer comme solvables. Si une banque prête de l’argent à un client qui n’a finalement pas les moyens de la rembourser, elle subit des pertes. Ensuite, les banques sont fortement réglementées sur la quantité globale de crédits qu’elles peuvent accorder.  </p>
<p class="has-text-align-justify">Après ces explications, on comprend que ce sont les banques qui créent la monnaie, en réponse à la demande de crédits et en fonction d’un ensemble de contraintes. Quel est du coup le rôle de la banque centrale dans ce processus et notamment celui de la politique monétaire ?  </p>
<p class="has-text-align-justify">Les banques sont à l’origine de l’acte de création monétaire, mais la banque centrale conserve un rôle majeur. Dans le cadre de sa politique monétaire, la banque centrale va en effet agir sur le coût d’accès au crédit, en affectant le niveau du taux d’intérêt du crédit bancaire. Si elle considère qu’il y a trop d’inflation, c’est-à-dire que la valeur de sa monnaie baisse, elle peut vouloir réduire la quantité de monnaie crée dans l’économie. Pour se faire, elle va faire en sorte que les taux d’intérêt des crédits augmentent. Les particuliers et les entreprises auront tendance à moins demander de crédits et la création monétaire va se réduire. A l’inverse, si l’inflation est faible, la banque centrale va « assouplir sa politique monétaire », ce qui veut dire qu’elle va agir pour réduire les taux d’intérêt ce qui devrait stimuler la création monétaire opérée par les banques commerciales.  </p>
<p class="has-text-align-justify">En conclusion, la quantité de monnaie est importante pour le bon fonctionnement de l’économie. La création de monnaie est techniquement opérée par les banques commerciales ce qui explique qu’elles soient beaucoup régulées. Si les banques commerciales jouent un rôle crucial, la création de monnaie est toutefois fortement affectée par un ensemble de facteurs économiques plus généraux, ainsi que par la politique monétaire des banques centrales.  </p>]]></description>
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      <itunes:title>La création monétaire par les banques</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>A quoi servent les banques ?</title>
      <podcast:episode>17</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 09 May 2024 16:33:32 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Timothée Waxin</p>
<p>Texte : Clémentine Gallès</p>
<p>J’aimerais savoir : à quoi servent les banques ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les banques commerciales ne sont clairement pas des entreprises comme les autres. Elles assurent des fonctions bien spécifiques et centrales pour le bon fonctionnement de l’économie. Peux-tu nous parler de la première fonction d’une banque ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La première fonction d’une banque est de mettre à disposition les moyens de paiement. En effet, c’est bien les banques qui fournissent aux ménages, aux entreprises et ainsi qu’à l’Etat l’ensemble des instruments pour régler leurs dépenses par des transferts d’argent. Cela regroupe tout d’abord les moyens de paiement dits fiduciaires, c’est-à-dire les pièces et les billets, dont l’usage diminue mais reste important. Et cela regroupe aussi les moyens de paiement dits scripturaux car ils supposent des écritures sur des comptes, à savoir les cartes bancaires, chèques ou virements. On voit tout de suite le rôle clé pour l’économie de cette première fonction ainsi que le besoin de sécurité et de confiance qui l’accompagne.</p>
<p class="has-text-align-justify">Tu mentionnes l’écriture sur des comptes en parlant de paiements scripturaux. On voit vite apparaître la deuxième fonction cœur d’une banque, à savoir la gestion des comptes et donc des dépôts.</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, la deuxième fonction des banques est de collecter les dépôts, encore une fois pour l’ensemble des agents économiques, les ménages, les entreprises ou encore l’Etat. Les banques assurent ainsi la collecte des dépôts et proposent un large spectre d’outils pour gérer l’épargne. Là encore, la sécurité et la confiance sont centrales pour assurer cette fonction de gestion des dépôts, qui permet de diriger l’épargne vers les besoins de financement de l’économie, le plus souvent pour financer les besoins d’investissement des entreprises et des Etats.</p>
<p class="has-text-align-justify">Après la gestion des moyens de paiements et celle des dépôts et de l’épargne, j’imagine que la troisième principale fonction d’une banque est de prêter de l’argent ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, les banques, et plus spécifiquement les établissements de crédit ont pour troisième fonction centrale de faire des crédits, à savoir prêter de l’argent aux différents types d’agents économiques. Elles prêtent ainsi de l’argent pour financer des projets, tels que l’achat d’un bien immobilier pour un ménage ou l’investissement dans une machine-outil pour une entreprise, en échange de paiement d’intérêts. C’est une activité particulièrement à risque, le risque étant pour la banque de ne pas être remboursée. La banque développe donc une expertise d’analyse des risques de crédit et prend souvent des garanties pour limiter les pertes en cas de défaut de remboursement. Cette troisième fonction est aussi cruciale pour assurer le bon fonctionnement de l’économie. Nous verrons en outre au prochain podcast le lien crucial entre cette activité de crédit par les banques et la création monétaire.</p>
<p class="has-text-align-justify">En conclusion, les banques assurent trois fonctions très spécifiques : la gestion des moyens de paiements, la collecte de dépôts ainsi que la gestion de l’épargne et enfin la fourniture de crédits bancaires. Ces trois fonctions nécessitent un niveau très élevé de sécurité et de confiance. Cela explique que les banques soient particulièrement régulées pour mener au mieux ces activités cruciales pour le bon fonctionnement d’une économie.</p>]]></description>
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      <itunes:title>A quoi servent les banques ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Le seigneuriage : fabriquer des billets, ça rapporte</title>
      <podcast:episode>16</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 06 May 2024 17:14:43 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Timothée Waxin</p>
<p>Texte : Clémentine Gallès</p>
<p>J’aimerais savoir sur le seigneuriage : Fabriquer des billets, ça rapporte ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Au Moyen-âge, les seigneurs féodaux disposaient du droit à « battre » la monnaie, c’est-à-dire de fabriquer eux-mêmes les pièces de monnaie. Cela représentait une vraie aubaine ! De cette époque est resté le nom de seigneuriage pour qualifier les revenus issus de la fabrication de la monnaie. Peux-tu nous dire ce que l’on entend par seigneuriage aujourd’hui ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Aujourd’hui, ce sont les Banques Centrales qui fabriquent les pièces et les billets et non plus les seigneurs. Et même si la mécanique a pas mal évolué, les banques centrales tirent elles aussi des bénéfices de cette activité.</p>
<p>Peux-tu expliquer cette mécanique justement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Dit simplement, aujourd’hui ce sont les banques commerciales qui mettent en circulation les pièces et les billets auprès de leurs clients. Quand ces banques commerciales ont besoin de plus de pièces ou billets, elles les demandent à la Banque Centrale. Mais la Banque Centrale ne donne pas cette monnaie sans contrepartie, en fait elle la prête aux banques commerciales. Et comme pour tout prêt, cela se fait contre le paiement d’un intérêt. Ainsi, les banques commerciales paient un intérêt à la Banque Centrale pour bénéficier de pièces et de billets. Au final, le seigneuriage correspond aujourd’hui aux revenus de ces intérêts, revenus desquels on soustrait tout de même le coût de fabrication de la monnaie. Et à la fin, la Banque Centrale reverse tout ou partie de ces revenus à l’Etat.</p>
<p class="has-text-align-justify">Assez vite, on se dit qu’il doit y avoir une forte tentation pour l’Etat de demander à sa Banque centrale de produire plus de pièces et billets, afin d’aider à financer l’Etat et aussi d’augmenter ces fameux revenus de seigneuriage…</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est en effet tentant ! Et c’est ce que faisaient régulièrement les seigneurs féodaux au Moyen-âge. Ils fabriquaient plus de monnaie pour couvrir leurs dépenses. Ce qui généralement provoquait une perte de la valeur de cette monnaie, c’est-à-dire de l’inflation. C’est d’ailleurs pour éviter une telle tentation que la Banque Centrale est aujourd’hui le plus souvent indépendante de son Etat. Une banque centrale a pour fonction principale d’émettre la monnaie et de veiller à ce que celle-ci ne perde pas de valeur. Le caractère d’indépendance apparaît ainsi crucial pour éviter la tentation d’augmenter ses revenus de seigneuriage et ainsi prendre le risque de générer de l’inflation.</p>
<p class="has-text-align-justify">Aujourd’hui, l’usage des pièces et billets a tendance à se réduire, est-ce que cela signifie que la Banque Centrale a de moins en moins de revenus de seigneuriage ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Nous utilisons en effet de moins en moins de pièces et billets et de plus en plus de paiements dit électroniques, en payant par carte bleue ou par virement. Mais cela ne modifie pas vraiment la mécanique. Pour répondre à ces besoins de monnaie « électronique », les banques commerciales se tournent toujours vers leur Banque Centrale. Elles empruntent ainsi une version électronique de la « Monnaie Banque Centrale » contre le paiement d’intérêts.</p>
<p class="has-text-align-justify">Les banques centrales ont le monopole de fabrication de leur monnaie, que ce soit en version pièces et billets ou version électronique. Les banques centrales perçoivent des intérêts en échange de la mise à disposition de cette monnaie. Aujourd’hui la plupart des banques centrales sont indépendantes de leur Etat afin d’éviter la tentation de créer plus de monnaie pour financer des dépenses publiques ou pour augmenter les revenus du seigneuriage. </p>]]></description>
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      <itunes:title>Fabriquer des billets, ça rapporte ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>16</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Quels sont les objectifs et les défis de l’Euro ?</title>
      <podcast:episode>15</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/04/29/quels-sont-les-objectifs-et-les-defis-de-leuro/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 29 Apr 2024 15:05:20 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Daniela Ordonez et Amine Tazi</p>
<p>Texte : Amine Tazi</p>
<p>J’aimerais savoir : quels sont les objectifs et les défis de l’Euro ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Même si on l’a vu dans un précédent podcast, peux-tu me rappeler quand et pourquoi on a décidé de créer l’Euro ? </p>
<p class="has-text-align-justify">La création d’une monnaie européenne unique a été lancée avec la signature du traité de Maastricht en 1992. Celui-ci obligeait la plupart des Etats de l’UE à adopter l’euro dès lors qu’ils respectaient certains critères de convergence monétaire et budgétaire parmi lesquels :  (1) un déficit et une dette publique limités (2) une faible inflation (3) des taux d’intérêt proches de la moyenne de l’UE. Alors que le Danemark, la Suède et le Royaume-Uni avaient chacun obtenu une dérogation pour conserver leurs monnaies nationale, l’Euro est devenu monnaie légale de la Zone euro en 1999. L’introduction des pièces et des billets pour les particuliers a eu lieu en 2002 pour les autres pays, </p>
<p class="has-text-align-justify">Quels étaient les objectifs de la création de l’euro et ont-ils été tenus, 20 plus tard ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Et bien plutôt oui ! L’euro a été fondé avec deux principaux objectifs : la stabilité des prix et des changes. Comme nous l’avons vu dans de précédents podcasts, l’inflation a été en moyenne d’environ 2 % entre 2002 et 2022, et la baisse des coûts de transaction a permis d’améliorer la mobilité des citoyens et les échanges commerciaux. Par exemple, l’Euro représente environ 20 % des réserves de change dans le monde à l’heure où nous enregistrons ce podcast en 2023.</p>
<p class="has-text-align-justify">Quels sont donc les principaux défis de l’euro aujourd’hui ? </p>
<p class="has-text-align-justify">L’Euro doit continuer à renforcer sa solidité et à affirmer sa souveraineté. Pour ce faire, la banque centrale européenne a dû sortir des sentiers balisés lors de la crise souveraine et une politique budgétaire plus coordonnée est sans doute nécessaire dans certaines situations comme la crise de la Covid. Il y a aussi une réflexion autour du rôle international de l’euro avec l’introduction de l’Euro numérique par exemple.  </p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, les ambitions poursuivies avec la création de l’Euro ont été pour l’instant réalisées. D’autres pays européens sont sans doute amenés à adopter l’euro à un moment. Mais d’ici là, l’Euro doit continuer de renforcer sa solidité et sa souveraineté à travers un meilleur cadre institutionnel européen, ce qui peut nécessiter des avancées politiques notamment. </p>]]></description>
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      <itunes:title>Quels sont les objectifs et les défis de l'Euro ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>15</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Histoire des régimes monétaires</title>
      <podcast:episode>14</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 08 Apr 2024 15:51:42 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Daniela Ordonez et Amine Tazi</p>
<p>Texte : Amine Tazi</p>
<p>J’aimerais savoir : comment les régimes monétaires ont-ils évolué dans le temps ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Un régime ou système monétaire est l’ensemble des règles et des principes qui encadrent la gestion de la monnaie et sa convertibilité. Quel régime monétaire prévaut aujourd’hui ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Aujourd’hui, le régime monétaire dominant dans le monde est le taux de change flexible, c’est-à-dire que les pays laissent fluctuer leurs devises tant qu’il n’y a pas de dysfonctionnement de marché. Mais certains pays émergents ou en voie de développement ont encore un régime de change fixe par rapport à une autre devise, avec une marge de fluctuation autorisée plus ou moins large. Généralement, cette monnaie de référence est le dollar car c’est la monnaie la plus utilisée internationalement, la valeur monétaire-refuge par excellence. Toutefois, la domination du dollar dans le système monétaire international est de plus en plus contestée, les pays émergents plaidant notamment pour une dé-dollarisation de leurs économies.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si le régime de change flexible est majoritaire aujourd’hui, est-ce que cela a toujours été le cas ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Et bien non ! Jusqu’avant la Première Guerre mondiale, c’est un système de change fixe qui prévalait : l’étalon-or où le monde entier connaît une monnaie unique : l’or, et les monnaies nationales ne représentent qu’une quantité définie d’or.  Dans ce système, les taux de change entre les différentes monnaies nationales sont fixes, sans être contrôlés par les Etats, l’offre et la production d’or étant spontanément assurées par le marché. De leur côté, les banques centrales de chaque pays doivent défendre cette parité. Après la seconde guerre mondiale, les monnaies sont restées liées à l’or, mais seul le dollar américain était directement convertible en or. Et c’est à partir des années 1970 qu’on est passé aux changes flexibles.</p>
<p class="has-text-align-justify">Et si on remonte plus loin dans l’histoire, on échangeait du bétail ou des grains de blé dans l’antiquité ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Avant l’existence des monnaies telles que nous les connaissons aujourd’hui, des biens comme le sel, le bétail ou même les coquillages en Chine étaient utilisés comme moyens d’échange. L’idée était d’avoir des biens qui inspiraient confiance, qui avaient une certaine valeur, qui pouvaient être stockés et assez facilement échangeable dans l’économie.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, le système monétaire international a énormément évolué dans l’histoire. On avait des monnaies marchandises dans l’antiquité ; puis les monnaies métalliques et notamment le système fixe de l’étalon-or se sont imposés ; aujourd’hui le système dominant est le change flexible avec le dollar américain comme principale monnaie de transaction.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Histoire des régimes monétaires</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Le temps, c’est de l’argent</title>
      <podcast:episode>13</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 03 Apr 2024 15:57:46 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Daniela Ordonez et Amine Tazi</p>
<p>Texte : Mathieu Janin</p>
<p>J’aimerais savoir : le temps, c’est de l’argent ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Tout le monde connaît le proverbe : « le temps c’est de l’argent ! » Et à travers cette affirmation simple, il y a quelque chose de très profond en économie. Est-ce que tu pourrais illustrer ce proverbe concrètement ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Oui ! Imagine que tu épargnes et que tu laisses ton argent sur le compte courant. Ce n’est en fait pas très malin, car si tu le places sur le livret A par exemple tu vas recevoir un taux d’intérêt et tu gagneras de l’argent à la fin de l’année. Ainsi, en laissant cette épargne sur ton compte courant, tu perds de l’argent au lieu de faire de l’argent sur un placement rémunéré. </p>
<p class="has-text-align-justify">Pourtant quand je garde l’argent sur mon compte courant ou dans ma poche, je ne perds pas d’argent ? </p>
<p class="has-text-align-justify">C’est vrai, mais tu en gagnes moins par rapport à ce qu’un placement rémunéré t’aurait rapporté. Sans le savoir, tu as payé un coût d’opportunité de garder la monnaie dans ta poche ou sur ton compte courant, puisque tu t’es privé de rémunérer ton épargne au taux d’intérêt en le plaçant sur le livret A par exemple. Plus le taux d’intérêt est élevé, et plus le coût d’opportunité l’est également ! Tu peux par exemple être prêt à payer ce coût d’opportunité sans le savoir, parce que tu veux disposer de ton argent immédiatement.  </p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, je comprends! Mais quel est le rapport avec le fait que « le temps, c’est de l’argent »? </p>
<p class="has-text-align-justify">Finissons par un peu de maths ! Si tu as 1 euro aujourd’hui et que le taux d’intérêt annuel est de 100 %, ce qui est élevé, mais pratique pour le calcul ! A la fin de l’année, tu as 1 euros plus 1 euros d’intérêt, soit 2 euros sur ton compte d’épargne. Mais inversons la logique : comment avoir 1 euro demain ? Il suffit d’épargner 50 centimes aujourd’hui, puisque j’aurai en plus 50 centimes d’intérêt donc 1 euro à la fin de l’année. Si le taux d’intérêt est de 10 %, alors il faut plutôt un peu plus de 90 centimes pour avoir un euro à la fin de l’année. Comme tu le vois, plus le taux d’intérêt augmente, moins j’ai besoin d’épargner aujourd’hui et plus il est facile de valoriser mon épargne pour demain. </p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, plus le taux d’intérêt augmente, moins le futur coûte cher aujourd’hui puisqu’avec moins d’argent aujourd’hui, je peux avoir davantage demain! En d’autres termes, le prix du futur baisse quand le taux d’intérêt augmente. Le temps, c’est du taux d’intérêt qui fait grandir notre épargne. Et c’est pour cela qu’on dit que le temps c’est de l’argent!</p>]]></description>
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      <itunes:episode>13</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Valeur réelle contre valeur nominale</title>
      <podcast:episode>12</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/04/02/valeur-reelle-contre-valeur-nominale/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 02 Apr 2024 16:52:52 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Daniela Ordonez et Amine Tazi</p>
<p>Texte : Mathieu Janin</p>
<p>J’aimerais savoir la différence entre valeur réelle et valeur nominale  </p>
<p class="has-text-align-justify">Je suis allé au supermarché hier et j’ai trouvé que les prix ont beaucoup augmenté par rapport à l’année dernière. Les médias parlent d’inflation et de valeur nominale. Mais, qu’est-ce que c’est ? </p>
<p class="has-text-align-justify">La valeur nominale, c’est le prix affiché lorsque tu es dans un magasin et que tu souhaites acheter quelque chose. Ce prix peut varier pour différentes raisons. Quand il augmente, on parle d’inflation. Plus généralement, la valeur nominale d’un billet de 10 euros, c’est le montant du billet, donc 10 euros. </p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, donc la valeur nominale, c’est la valeur faciale affichée pour un bien, un service, un actif financier, etc. mais alors pourquoi parle-t-on aussi de la valeur réelle ? </p>
<p class="has-text-align-justify">La valeur réelle est la valeur d’un bien ou d’un service indépendamment de la variation du prix. Prenons un exemple. Supposons que 10 euros permettent d’acheter 10 baguettes à 1 euros. Ce même billet de 10 euros ne permettra pas d’acheter le même nombre de baguettes dans plusieurs années parce que le prix des biens augmentent. Si le prix des baguettes passe à 2 euros, on ne peut plus qu’en acheter 5 au lieu de 10 auparavant. Cet impact de l’inflation réduit le pouvoir d’achat du billet de 10 euros. Et c’est cela qu’on appelle la valeur réelle : elle correspond au nombre de biens et services qu’on peut acheter. Dans cet exemple, la valeur réelle des 10 euros a été divisée par 2. </p>
<p class="has-text-align-justify">Donc dans ton exemple, la valeur nominale du billet reste constante : 10 euros ; mais la valeur réelle diminue à cause de l’inflation. La valeur réelle représente une forme de pouvoir d’achat du billet de banque… </p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! Plus généralement, la valeur nominale est la valeur indiquée ou imprimée, alors que la valeur réelle correspond à un pouvoir d’achat ou à une quantité. Pour une quantité de biens et de services, la valeur nominale est la valeur faciale, alors que la valeur réelle correspond plutôt au volume de ces biens et services indépendamment de la variation des prix de ces biens et services. Par exemple, la consommation des ménages en termes réels est estimée en divisant la valeur nominale par l’indice des prix à la consommation. </p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, la valeur nominale correspond au prix affiché pour des biens ou des services, pour un billet ou pour un actif financier. Mais comme la valeur nominale tient compte de la hausse des prix, on a parfois besoin de calculer la valeur réelle où les variations de prix sont neutralisés dans le temps. La valeur réelle correspond à un pouvoir d’achat ou à des quantités. </p>]]></description>
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      <itunes:title>Valeur réelle contre valeur nominale</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Quelle valeur a ma monnaie ?</title>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/03/25/quelle-valeur-a-ma-monnaie/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 25 Mar 2024 15:30:50 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Daniela Ordonez et Amine Tazi</p>
<p>Texte : Mathieu Janin</p>
<p>J’aimerais savoir : quelle est la valeur de ma monnaie ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Je rentre de vacances du Japon et j’ai remarqué que le yen, la monnaie locale, a une valeur plus faible que l’euro : pour un euro, j’ai obtenu environ 150 yens ! Comment cela est-il possible ? </p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, les monnaies ont une valeur différente entre les pays. La valeur de la monnaie repose sur plusieurs facteurs, dont l’offre et la demande. Lorsque la demande de monnaie augmente, sa valeur tend à augmenter également. À l’inverse, si l’offre de monnaie dépasse la demande, sa valeur peut diminuer. Cela est souvent observé dans des situations d’inflation, où la quantité de monnaie en circulation augmente plus rapidement que la croissance économique. </p>
<p>Quels sont les autres facteurs qui font varier la valeur de la monnaie ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Un autre facteur important expliquant la valeur de la monnaie est la confiance. La confiance dans une monnaie détermine si les gens sont prêts à l’accepter et à l’utiliser comme moyen d’échange. Si une monnaie est perçue comme stable et fiable, sa valeur sera renforcée. Par exemple, les devises émises par les banques centrales réputées pour leur bonne gestion sont généralement considérées comme ayant une valeur solide. Il est également crucial de prendre en compte les facteurs économiques et politiques qui influencent la valeur de la monnaie. Par exemple, les taux d’intérêts, l’inflation, la croissance économique, les politiques fiscales et les événements géopolitiques peuvent tous avoir un impact significatif sur la valeur de la monnaie d’un pays. Les investisseurs et les acteurs économiques surveillent de près ces facteurs pour évaluer la valeur d’une monnaie et prendre des décisions éclairées. Enfin, la valeur de la monnaie dépend également du régime de change. </p>
<p>De quoi s’agit-il ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Il s’agit du système qui détermine comment la valeur d’une monnaie est fixée par rapport aux autres devises. Soit il s’agit d’une décision gouvernementale: on parle alors de régime fixe. Soit ce sont les marchés financiers, à travers le jeu de l’offre et de la demande : on parle dans ce cas de régime flottant. </p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, la valeur de la monnaie est influencée par l’offre et la demande, la confiance, les facteurs économiques et politiques, ainsi que le régime de change en place. Ces différents facteurs t’aident désormais à mieux comprendre la valeur de la monnaie japonaise, le yen. </p>]]></description>
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      <itunes:title>Quelle est la valeur de ma monnaie ?</itunes:title>
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    <item>
      <title>Est-ce que la garantie des dépôts protège des crises bancaires ?</title>
      <podcast:episode>10</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/03/21/est-ce-que-la-garantie-des-depots-protege-des-crises-bancaires/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 21 Mar 2024 15:42:51 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Timothée Waxin</p>
<p>J’aimerais savoir : Est-ce que la garantie des dépôts protège des crises bancaires ?</p>
<p class="has-text-align-justify">J’aimerais savoir : si ma banque fait faillite et n’est plus en mesure de rembourser les dépôts de ses clients, est-ce que je risque de perdre l’argent que j’y ai placé ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La garantie des dépôts, créée en 1999, s’exerce par le biais du Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) et permet de protéger les clients en cas de défaillance de leur établissement bancaire. Plus concrètement, en cas de faillite d’une banque, cette garantie permet, par l’intermédiaire du FGDR, d’indemniser des déposants dans un délai de sept jours ouvrables, à hauteur de 100.000€ par déposant et par établissement. La garantie des dépôts du FGDR est financée par les contributions des banques adhérentes.</p>
<p>Donc jusqu’à 100 000€ je suis protégé ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, si on a plus de 100.000€ dans une même banque et que cette banque fait faillite, on perd l’excédent des dépôts. Mais on peut répartir plusieurs fois 100.000€ dans différentes banques, et alors la garantie s’applique à des montants supérieurs à 100.000€. Bon, c’est surtout important pour les entreprises, même si certains ménages ont des dépôts importants également.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais d’ailleurs, comme la garantie des dépôts augmente la confiance dans le système bancaire, n’est-elle pas source d’une meilleure stabilité financière ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La garantie des dépôts contribue en effet à la confiance des citoyens dans le système bancaire, ce qui permet de réduire le risque de crise bancaire, mais pas de l’éliminer complètement. A l’avenir, la garantie des dépôts devrait être mutualisée au niveau européen avec un fonds unique qui se substituerait aux systèmes nationaux. Cela devrait renforcer encore la confiance dans les banques.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc, si je résume, la garantie des dépôts offre une certaine protection contre les faillites bancaires, mais pas non plus une protection absolue contre tous les scénarios de crise bancaire. La solidité et la stabilité du système bancaire dans son ensemble restent cruciales.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Est-ce que la garantie des dépôts protège des crises bancaires ?</itunes:title>
      <itunes:season>4</itunes:season>
      <itunes:episode>10</itunes:episode>
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      <podcast:season>4</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Quels sont les avantages et les inconvénients de supprimer le cash ?</title>
      <podcast:episode>9</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/03/19/quels-sont-les-avantages-et-les-inconvenients-de-supprimer-le-cash/</link>
      <rawvoice:pid>131612375</rawvoice:pid>
      <guid>https://lecoavenir.fr/?p=2019</guid>
      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 19 Mar 2024 17:53:09 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Timothée Waxin</p>
<p>J’aimerais savoir : Quels sont les avantages et les inconvénients de supprimer le cash ?</p>
<p>Utilisons-nous autant de cash que par le passé ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Si les espèces (c’est-à-dire les pièces et billets) représentent toujours une grande partie des paiements, la Banque de France constate que leur utilisation continue à décliner. En 2022, le nombre de transactions réalisées en liquide représentait la moitié du total des achats en France, contre plus de deux tiers en 2016.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord donc utilisation du cash en déclin, mais c’est malgré tout encore beaucoup de transactions… Pourquoi certains économistes envisagent-ils la suppression du cash ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout d’abord, le numéraire est coûteux pour les banques centrales émettrices, les banques commerciales distributrices, les commerçants, les consommateurs et les Etats. Produire, manipuler, transporter et stocker de l’argent liquide coûte cher et le cash permet aussi certaines libertés pour éviter les taxes. Ensuite, le cash facilite l’activité criminelle et le blanchiment d’argent. Enfin, avec une transition vers le numérique, des solutions financières innovantes pourraient être développées pour atteindre des populations non bancarisées.</p>
<p>Quels sont en revanche les avantages de conserver le cash ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les espèces sont encore le moyen de paiement préféré de nombreuses personnes dans de nombreux pays. C’est un moyen de paiement rapide, aisé à utiliser et qui facilite le suivi des dépenses : on ne dépense en effet que ce que l’on a en poche. En outre, les espèces préservent la vie privée et l’anonymat, vis-à-vis de l’Etat ou des partenaires dans les transactions. Et puis si on passe à une monnaie numérique, on devient dépendant de la technologie, de la qualité des réseaux numériques, des cyberattaques…</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, le cash peut avoir encore de l’avenir, mais d’autres moyens de paiement émergent. Vingt ans après l’introduction de la monnaie unique, la Banque centrale européenne a lancé en octobre 2021 ses travaux sur l’euro numérique. L’euro numérique serait concrètement une monnaie numérique de banque centrale, équivalente aux espèces, mais sous forme dématérialisée. Il viendrait ainsi en complément des pièces et billets et constituerait une solution de paiement supplémentaire.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quels sont les avantages et les inconvénients de supprimer le cash ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Les frais de transaction sont-ils cachés ?</title>
      <podcast:episode>8</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/03/18/les-frais-de-transaction-sont-ils-caches/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 18 Mar 2024 15:38:32 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : les frais de transaction sont-ils cachés ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tous les jours, nous faisons un grand nombre de transactions : le sans-contact, les retraits bancaires, les opérations bancaires. Mais est-ce qu’il y a des frais de transaction cachés ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les frais de transaction bancaires ne sont généralement pas cachés aux consommateurs, mais ils peuvent être présentés d’une manière telle qu’il est difficile pour le client non-averti de les comprendre pleinement ou, simplement, de les identifier. Les banques doivent divulguer tous les frais associés à leurs produits et services. Cette divulgation doit généralement être faite de manière claire et compréhensible, mais tout le monde ne lit pas tout cela en détail !</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, donc si on lit avec attention les documents de notre banque, on peut avoir une bonne vision des frais bancaires à chaque opération ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En théorie oui, mais en pratique, c’est plus compliqué ! Même si les frais sont divulgués, la complexité de certains produits bancaires peut rendre difficile la bonne compréhension de tous les coûts associés. Par exemple, une simple carte de crédit peut avoir des frais annuels, des frais pour paiement en retard, des frais pour dépassement de limite, des frais pour retrait d’espèces, etc, etc. Et puis il faut se méfier des offres promotionnelles. Une fois la période promotionnelle passée, les frais peuvent augmenter brutalement !</p>
<p>Est-ce qu’on a fait le tour des problèmes de compréhension des frais bancaires ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Disons que oui, mais il nous faut aussi parler d’un point plus subtil : les frais intégrés. Je m’explique : dans certains cas, les frais peuvent être intégrés dans le prix d’un service ou d’un produit. Par exemple, lors d’une conversion de devise, une banque peut offrir un taux de change moins favorable que le taux du marché  et inclure sa commission dans ce taux en disant à son client qu’il n’y a pas de frais de transaction… Les applications en bourse qui offrent des transactions gratuites fonctionnent souvent sur le même mode : les frais de transaction sont inclus dans le prix d’achat visible par le client.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, les frais associés ne sont généralement pas cachés, mais leur présentation peut les rendre difficiles à comprendre. Bien que les banques soient tenues de divulguer ces frais, leur complexité et la multitude d’éléments facturables peuvent les rendre opaques. De plus, certains frais sont intégrés dans le prix des services, comme les taux de change désavantageux lors des conversions de devises.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Les frais de transaction sont-ils cachés ?</itunes:title>
      <itunes:season>4</itunes:season>
      <itunes:episode>8</itunes:episode>
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      <podcast:season>4</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Est-il préférable d’emprunter à taux fixe ou à taux variable ?</title>
      <podcast:episode>7</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/03/12/est-il-preferable-demprunter-a-taux-fixe-ou-a-taux-variable/</link>
      <rawvoice:pid>131471014</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 12 Mar 2024 17:40:12 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[Les podcasts "J'aimerais savoir" de l'éco à venir]]></description>
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      <itunes:title>Est-il préférable d'emprunter à taux fixe ou à taux variable ?</itunes:title>
      <itunes:season>4</itunes:season>
      <itunes:episode>7</itunes:episode>
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      <podcast:season>4</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Est-il préférable d’emprunter quand les taux d’intérêt sont bas ?</title>
      <podcast:episode>2</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/03/11/est-il-preferable-demprunter-quand-les-taux-dinteret-sont-bas/</link>
      <rawvoice:pid>131450675</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 11 Mar 2024 18:11:14 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Chloé Derouen</p>
<p>J’aimerais savoir : Est-il préférable d’emprunter quand les taux d’intérêt sont bas ?  </p>
<p class="has-text-align-justify">Comment sont fixés les taux d’intérêt des crédits proposés par les banques ? Varient-ils en fonction de la politique monétaire menée par la banque centrale et par les banques ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Effectivement. Lorsque la politique monétaire est expansionniste, les banques empruntent auprès de la banque centrale à taux bas, autrement dit à moindre coût. Les banques peuvent donc prêter à moindre coût aux ménages et aux entreprises. Mais le taux d’intérêt d’un crédit dépend aussi de la politique commerciale de chaque banque et du profil de l’emprunteur. Lorsque l’on dit que les taux sont bas, on parle d’une moyenne. Ils ne le sont pas forcément pour tout le monde ! Tout dépend de la situation de chacun. </p>
<p class="has-text-align-justify">Le taux d’intérêt, c’est aussi la rémunération des dépôts. Quand les taux sont bas, les banques rémunèrent moins bien l’épargne de leurs clients. Ainsi, dans ce cas, il vaut mieux être emprunteur qu’épargnant, j’imagine ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Le raisonnement est bon, à une nuance près : l’inflation. Emprunter à 4% lorsque l’inflation est de 10% c’est mieux qu’emprunter à 4% lorsque l’inflation est de 1%. Dans le premier cas, le taux d’intérêt est inférieur à l’inflation, donc la rémunération de l’épargne va moins vite que la baisse du pouvoir d’achat due à l’inflation. En fait, ce qui compte dans la décision d’épargner ou d’emprunter, ce n’est pas le taux d’intérêt nominal proposé par la banque mais le taux d’intérêt réel. Ce dernier est égal au taux nominal moins le taux d’inflation et représente le pouvoir d’achat de la monnaie, et donc la quantité de biens et services qui pourraient être achetés plus tard avec les intérêts reçus. Pour reprendre ton raisonnement, on peut dire que des taux réels bas bénéficient aux emprunteurs tandis que des taux réels élevés bénéficient aux épargnants. </p>
<p class="has-text-align-justify">Mais si l’inflation augmente, que les taux restent fixes et que mon salaire ne suit pas, d’une part mon pourvoir d’achat baisse. D’autre part, malgré un taux réel qui baisse, le coût de mon crédit par rapport à mes revenus ne baisse pas.</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, c’est une dernière subtilité dont il faut tenir compte. Le taux d’intérêt réel est un indicateur du pouvoir d’achat de la monnaie demain. Mais il ne dit rien de notre pouvoir d’achat à nous qui dépend du salaire par rapport à l’inflation ! En général, inflation et hausse des salaires vont de pair à long terme, mais ce n’est pas toujours le cas. Dans le cas d’un emprunt immobilier par exemple, ce qui va donc compter, c’est le taux d’intérêt par rapport à la hausse espérée de nos revenus et pas l’inflation.  </p>
<p class="has-text-align-justify">Je retiens donc que lorsque l’on prend la décision d’emprunter, il faut tenir compte des taux, de l’évolution des revenus et des prix.   </p>]]></description>
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      <itunes:title>Est-il préférable d’emprunter quand les taux d’intérêt sont bas ?</itunes:title>
      <itunes:season>4</itunes:season>
      <itunes:episode>2</itunes:episode>
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      <podcast:season>4</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Que signifient « monnaie actif » et « monnaie dette » ?</title>
      <podcast:episode>5</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/03/04/que-signifient-monnaie-actif-et-monnaie-dette/</link>
      <rawvoice:pid>131314421</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 04 Mar 2024 16:51:46 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Aurane Vernière et Aimé Jean</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : que signifient « monnaie actif » et « monnaie dette » ?</p>
<p>Je suis un peu confus à propos de ces termes « monnaie actif » et « monnaie dette ». Pourrais-tu m’expliquer ce que c’est exactement la monnaie actif ?</p>
<p>Bien sûr ! La monnaie actif est une monnaie qui a une valeur en elle-même, sans dette associée. Pense aux pièces d’or et d’argent que l’on utilisait jadis. Elles avaient une valeur intrinsèque. Si une monnaie est basée sur la monnaie actif, chaque unité est directement adossée à un actif tangible, souvent un métal précieux.</p>
<p>Ah, je vois. Et la monnaie dette, alors ?</p>
<p>La monnaie dette, quant à elle, est créée lorsqu’une dette est contractée. Par exemple, comme nous l’avons vu dans un précédent podcast, quand les banques accordent des prêts, elles créent en réalité de nouvelles unités monétaires. La valeur de l’argent n’est donc pas adossé à un actif, mais dépend notamment de la confiance qu’on a dans la bonne gestion du système monétaire. La monnaie dette offre plus de flexibilité car l’offre monétaire peut être ajustée en fonction des besoins économiques. Par exemple,  on peut créer beaucoup de dette pour financer une guerre ou un besoin d’investissement national.</p>
<p>Intéressant ! Et entre les deux, quel système est le meilleur ?</p>
<p>C’est compliqué. Chaque type de monnaie a ses avantages et ses inconvénients. La monnaie actif est souvent considérée comme plus stable financièrement, mais elle est moins flexible et ne permet pas d’avoir un endettement important quand l’économie en a besoin. La monnaie dette, d’un autre côté, peut stimuler l’investissement et la croissance, mais elle comporte notamment des risques d’accumulation de dettes et donc de crises financières plus importantes. Dans la pratique, la plupart des monnaies dans le monde sont des monnaies dette.</p>
<p>Donc si je résume, la monnaie actif, souvent adossée à des biens tangibles comme l’or, est considérée comme ayant une valeur intrinsèque et offre une stabilité financière, mais manque de flexibilité. La monnaie dette, créée par l’intermédiaire des prêts bancaires, est plus flexible et peut stimuler la croissance, mais comporte davantage de risques financiers.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Que signifient &quot;monnaie actif&quot; et &quot;monnaie dette&quot; ?</itunes:title>
      <itunes:season>4</itunes:season>
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    </item>
    <item>
      <title>Les crypto monnaies banque centrale</title>
      <podcast:episode>4</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/02/29/les-crypto-monnaies-banque-centrale/</link>
      <rawvoice:pid>131231481</rawvoice:pid>
      <guid>https://lecoavenir.fr/?p=1947</guid>
      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 29 Feb 2024 15:47:03 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Aurane Vernière et Aimé Jean</p>
<p>Texte : Aimé Jean</p>
<p>J’aimerais touts avoir sur les cryptos monnaies banque centrale</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans un précédent podcast nous avons parlé des cryptos actifs privés et du fait qu’ils ne constituaient pas une monnaie à ce stade, cependant la BCE a pour projet de créer une crypto monnaie banque centrale, ça serait une vraie monnaie cette fois ci ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La réponse est oui, mais avant tout, il faut expliquer la différence entre un crypto-actif et une crypto-monnaie banque centrale. Prenons l’exemple d’un euro numérique émis par la Banque centrale européenne (la BCE). La valeur de l’euro numérique est garantie par la BCE comme égal à un euro fiduciaire. En effet, la BCE peut toujours émettre un euro si tous les euros numériques doivent être échangés, ce que ne pourra pas faire une entreprise privée.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord je vois, mais tu pourrais m’expliquer la différence entre monnaie fiduciaire dont on a déjà parlé précédemment et une monnaie électronique banque centrale ? En d’autres termes, pourquoi créer un euro numérique alors qu’il y a déjà beaucoup de transaction numérique en euros ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Parce qu’avec un euro numérique, tu n’as pas besoin de passer par une banque. Aujourd’hui les transactions numériques sont assurées au sein du système bancaire. Avec l’euro numérique, on peut imaginer faire des transactions de son téléphone portable sans passer par un intermédiaire bancaire. Cela veut aussi dire que le nombre d’euros numériques est sous le contrôle de la BCE et pas des banques commerciales.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc j’imagine qu’il y aura aussi compétition entre les crypto-monnaies banques centrales pour être utilisées par le plus grand nombre.</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait. On peut imaginer que dans certains pays émergents où la devise se déprécie souvent, les monnaies numériques banque centrale de pays développés comme les Etats-Unis ou la Zone euro peuvent être attractives. La Chine est bien sûr dans la course également.</p>
<p class="has-text-align-justify">Merci beaucoup ! Donc si je reprends, les monnaie électroniques banque centrales seraient de vraies monnaies car leur valeur est garantie par les banques centrales. Elles ne nécessitent pas d’intermédiaire bancaire et peuvent devenir des alternatives aux monnaies locales dans des pays où la devise se déprécie beaucoup.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Les crypto monnaies banque centrale</itunes:title>
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    <item>
      <title>Les crypto actifs privés sont-elles des monnaies ?</title>
      <podcast:episode>3</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/02/28/les-crypto-actifs-prives-sont-elles-des-monnaies/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 28 Feb 2024 15:35:42 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>J’aimerais savoir : Les crypto actifs privés sont-elles des monnaies ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On entend très souvent parler de crypto-monnaies, mais est-ce que ce sont vraiment des monnaies ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tu fais bien de poser la question. D’abord, le terme crypto-monnaie est sans doute abusif à l’heure où nous enregistrons ce podcast : il faudrait plutôt parler de crypto-actifs que de monnaie. Un crypto actif est un actif électronique créé et utilisée via des technologies de cryptages. Ils transitent via une technologie appelée la blockchain qui est chargée de certifier la validité des actifs et leurs transactions.</p>
<p>Et pourquoi ne peut-on pas parler de monnaie ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Comme nous l’avons vu dans un épisode précédent la monnaie a certaines caractéristiques que ne partagent pas les crypto-actifs. D’abord, ils ne sont pas liquides, au sens où je ne peux pas les dépenses rapidement et n’importe où. Cela peut changer, mais pour l’instant, il est difficile de payer sa baguette en bitcoins chez le boulanger ! Ensuite, les cryptos actifs ont des valeurs très fluctuantes par rapport à la plupart des monnaies, ce qui complique les fonctions d’étalon et de réserve de valeur. Cela est du au fait que pour garantir la valeur des crypto-actifs, l’offre est souvent très contrainte. Il est par exemple de plus en plus difficile de trouver des bitcoins. Mais cela amplifie les variations de valeur du bitcoin car la demande, elle peut fluctuer fortement. Plus un crypto-actif est demandé plus sa valeur monte et vis et versa.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais il y a aussi des stable coins, c’est à dire des cryptos actifs dont la valeur reposerait sur la valeur d’un actif de référence tel que le dollar ou l’or. Il serait alors envisageable de parler de monnaie ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Même si la valeur repose sur quelque chose de tangible, il faudra encore que ces cryptos actifs soient acceptés et adoptés par une majorité d’acteurs économiques. Et puis fondamentalement, pour que la valeur de ces stable coins reproduisent celle du Dollar par exemple, il faut que derrière chaque stable coin, il y ait un dollar en réserve pour l’échanger. Or ce n’est pas le cas : le stable coin part du principe qu’on a confiance qu’il sera stable en valeur. Attention quand tout le monde s’en débarrasse en même temps… Par exemple on peut prendre le crypto actif Luna qui était étalonné sur le dollar et dont la valeur est passé à 11 centimes de dollars le 9 mai 2022.</p>
<p class="has-text-align-justify">Je te remercie pour ces explications, donc si je récapitule, les cryptos actifs ne peuvent être considérés comme des monnaies à ce stade car ils sont soit trop volatiles, soit peu robustes à un effondrement de la demande. Surtout ils ne sont pas assez généralisés comme moyen de paiement pour le moment.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Les crypto actifs privés sont-elles des monnaies ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>3</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que la masse monétaire ?</title>
      <podcast:episode>2</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/02/27/quest-ce-que-la-masse-monetaire/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 27 Feb 2024 16:28:46 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Aurane Vernière et Aimé Jean</p>
<p>Texte : Aimé Jean</p>
<p>J’aimerais savoir : Qu’est-ce que la masse monétaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Lors d’un précédent podcast, on parlait des formes et fonctions de la monnaie. Les banques centrales définissent généralement la monnaie à travers la masse monétaire. Tu voudrais bien développer sur ce qu’est la masse monétaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Bien sûr ! La masse monétaire permet de mesurer la quantité de monnaie d’une économie. On mesure généralement la masse monétaire grâce à plusieurs agrégats monétaire différents. Grosso modo et sans trop entrer dans les détails :</p>
<ul><li>L‘agrégat M0 qui est composé des pièces et des billets en circulation</li>
<li>L’agrégat M1 qui inclut M0 et auquel on ajoute les dépôts bancaires</li>
<li>L’agrégat M2 qui comporte l’agrégat M1 plus l’épargne disponible à très court terme</li>
<li>L’agrégat M3 qui contient l’agrégat M2 auquel on rajoute certains placements de maturité inférieure à 2 ans</li>
</ul><p>Ces agrégats sont donc de plus en plus gros et de moins en moins liquides.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais c’est bizarre car on mélange un peu de la monnaie liquide avec de l’épargne qui est sensée être figée dans le temps ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tu as raison, mais il y a une explication. La plupart des systèmes monétaire sont basés sur de la monnaie dette. Comme nous le verront dans un podcast sur le système bancaire, plus il y a de dette dans l’économie et plus il y a de monnaie en circulation. C’est pour cela que dans M2 et M3, on commence à trouver des éléments d’épargne, car cette épargne va être prêter à nouveau sous forme de monnaie par les banques. Donc il faut en tenir compte pour bien appréhender la masse de monnaie en circulation.</p>
<p class="has-text-align-justify">En gros, tu es en train de nous expliquer qu’il ne suffit pas de compter les billets de banque, mais de regarder combien de fois ils ont été utilisés ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait, et c’est pour cela qu’on étend la définition des agrégats monétaires à des formes d’épargne moins liquide.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je récapitule, les banques centrales calcule la masse monétaire à travers des agrégats monétaires. Ils permettent de mesurer la quantité de monnaie dans un système monétaire. Nous aurons besoin d’approfondir cela dans les podcasts décrivant le système bancaire.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu’est-ce que la masse monétaire ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Les formes et fonctions de la monnaie</title>
      <podcast:episode>1</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/02/26/les-formes-et-fonctions-de-la-monnaie/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 26 Feb 2024 15:37:49 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Aurane Vernière et Aimé Jean</p>
<p>Texte : Aimé Jean</p>
<p>J’aimerais tout savoir sur les formes et fonctions de la monnaie</p>
<p class="has-text-align-justify">On se sert de la monnaie tous les jours mais on ne sait pas toujours ce que c’est vraiment, tu pourrais m’expliquer à quoi sert la monnaie exactement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On peut en effet appréhender la monnaie à travers ses fonctions. On en cite généralement trois : la monnaie est un étalon de valeur, un moyen d’échange et une réserve de valeur. Prenons l’exemple d’un achat dans une boutique de vêtements. Quand j’arrive dans la boutique, je peux comparer les prix des vêtements : c’est donc un étalon de la valeur de chaque produit. Si j’achète quelque chose, la monnaie me permet d’exécuter la transaction : contre la monnaie, j’obtiens par exemple le pantalon désiré. C’est un moyen d’échange. Enfin, si je renonce à acheter ce jour-là, je repars avec mon argent et je pourrai le dépenser demain : c’est donc une réserve de valeur.</p>
<p>Cela paraît simple !</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui mais on mélange des flux puisque la monnaie sert aux échanges et des stocks puisque la monnaie est un étalon de valeur et une réserve de valeur. D’ailleurs, nous sommes partis des fonctions de la monnaie, mais les formes ne nous en disent pas vraiment plus. Entre les banques de grain en Mésopotamie, les coquillages chinois, les Cauris, qui servaient de monnaie en Chine dans l’antiquité, jusqu’aux pièces d’argent et d’or de Crésus, et la monnaie fiduciaire aujourd’hui, c’est-à-dire une monnaie dont la valeur tient pour beaucoup à la confiance qu’on en a, on voit bien que les formes de la monnaie sont multiples.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais si on n’arrive pas à bien définir la monnaie par ses fonctions ou ses formes, quelle définition en donner ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Disons qu’à travers ces définitions, on commence quand même à mieux appréhender ce qu’est la monnaie. Mais nous n’avons pas cité une caractéristique essentielle de la monnaie : la liquidité ! Une monnaie doit permettre la fluidité des échanges. Elle doit donc être partagée par la plupart, et être convertible rapidement lors des transactions.</p>
<p class="has-text-align-justify">Ok donc si je récapitule la monnaie se caractérise par une forte liquidité c’est à dire qu’on peut s’en servir quand on veut et rapidement pour effectuer une transaction. Ses formes sont diverses et on s’en sert pour effectuer des transactions, comparer des prix et comme réserve de valeur.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Les formes et fonctions de la monnaie</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que la taxonomie verte de l’Union européenne ?</title>
      <podcast:episode>31</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/02/19/quest-ce-que-la-taxonomie-verte-de-lunion-europeenne/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 19 Feb 2024 14:33:54 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Françoise Huang et Fabien Piliu</p>
<p> J’aimerais savoir : Qu’est-ce que la taxonomie verte européenne ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans le cadre du Pacte Vert pour l’Europe, un ensemble d’initiatives politiques a été défini visant à rendre l’économie et la finance plus « verte » selon l’expression. Mais comment sait-on aujourd’hui si une entreprise, un Etat, un investisseur agit en faveur de cette transition bas carbone ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Justement, c’est ce pourquoi la taxonomie verte européenne a été adoptée en 2020 par le Parlement Européen et est entrée en vigueur partiellement en 2022, puis en 2023. La taxonomie verte désigne une classification des activités économiques contribuant à la réalisation des objectifs environnementaux de l’UE.</p>
<p>Quelles sont alors les catégories permettant de définir si une activité est verte ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On trouve six objectifs : l’atténuation du changement climatique, l’adaptation au changement climatique, une utilisation durable et la protection des ressources aquatiques et marines, la transition vers une économie circulaire, le contrôle de la pollution et enfin la protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes. Tout en répondant à au moins un de ces objectifs, une activité, pour qu’elle soit considérée comme durable, ne doit porter aucun préjudice important aux autres critères et doit respecter des garanties sociales minimales.</p>
<p>Quels acteurs précisément peuvent voir entrer leurs activités dans cette classification ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La taxonomie verte concerne les entreprises de plus de 500 salariés, les Etats membres de l’UE, les acteurs des marchés financiers, les institutions de supervision financière comme les Banques Centrales. En tout, la taxonomie verte a permis, jusqu’à présent, d’évaluer près de 70 activités, issues des secteurs de l’énergie, des transports, de la sylviculture, de la construction, représentant plus de 93% des émissions de gaz à effet de serre de l’UE.</p>
<p class="has-text-align-justify">Cette classification m’a l’air assez stricte… Le nucléaire est très peu émetteur de CO2 alors que ses déchets sont à traiter. Est-ce que le nucléaire entre dans la taxonomie verte ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tu soulèves ici un des problèmes qui s’est posé lors de la création de la taxonomie. Le nucléaire n’entrant pas dans les critères de la taxonomie, mais présentant un intérêt pour réduire les émissions de CO2, deux autres catégories d’activités ont été créées et intégrées à la taxonomie verte européenne. D’une part, les activités de transition pour lesquelles il n’existe pas de solution de remplacement bas carbone et dont les émissions de gaz à effet de serre sont les plus faibles du secteur ; d’autre part les activités habilitantes qui produisent de fortes émissions de gaz à effet de serre mais permettent le développement d’activités durables. Le nucléaire, mais aussi le gaz par exemple, sont entrés dans la taxonomie en tant qu’activités de transition sous certaines conditions. C’est là qu’on touche à des enjeux économiques, la compétitivité énergétique et à des visions parfois opposées entre Etats membres sur la stratégie de réduction des émissions de CO2.</p>
<p class="has-text-align-justify">Ok, espérons que cette taxonomie sera efficace pour favoriser les investissements et activités permettant une réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’Europe ! Merci pour tes explications !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu’est-ce que la taxonomie verte européenne ?</itunes:title>
      <itunes:season>3</itunes:season>
      <itunes:episode>31</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Est-ce que le marché du carbone rend l’économie européenne moins compétitive ?</title>
      <podcast:episode>30</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/02/12/est-ce-que-le-marche-du-carbone-rend-leconomie-europeenne-moins-competitive/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 12 Feb 2024 14:41:16 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Françoise Huang et Fabien Piliu</p>
<p>J’aimerais savoir : Est-ce que le marché du carbone rend l’économie européenne moins compétitive ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le marché du carbone européen vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’Europe. Pour ceux qui n’ont pas écouté le précédent podcast, pourrais-tu nous rappeler ce qu’est ce marché carbone ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Bien sûr, c’est un programme lancé par l’Europe visant à taxer le carbone émis par les entreprises. Les entreprises se voient attribuer chaque années un certain nombre de quotas carbones correspondants à des droits d’émission de CO2. Si les entreprises émettent plus que leur quota, elles doivent racheter des quotas à des entreprises qui sont en excédent ou bien à l’organisme public qui les émet. A défaut, elles devront payer une forte amende.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais ce système n’encourage-t-il pas la délocalisation des entreprises pour ne pas être soumise à cette loi et pour permettre de rester plus compétitive ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Suite à la crise de 2008, l’Europe a alloué beaucoup de quotas carbone gratuits de peur que les entreprises ne veuillent délocaliser leur production, cela n’a donc pas poussé les entreprises à réduire leurs émissions de CO2 mais plutôt à acheter le peu de quotas qui leur manquait. Cependant l’Europe a annoncé la mise en place de la suppression progressive des quotas carbones gratuits. Depuis 2018 on observe une forte hausse du prix du quota : de 7€ la tonne en 2018 à 90€ début 2022. Cela favorise les entreprises étrangères du fait du coût du carbone en Europe. L’Europe a certes drastiquement réduit ses émissions de carbone mais elle est la première importatrice de gaz à effet de serre au monde : environ 1/3 de son empreinte carbone vient des produits importés.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc elle est moins compétitive et importe de pays polluants davantage. Comment résoudre ce problème ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour contrer ce phénomène, l’Europe a pour projet de mettre en place un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières qui consisterait à taxer les produits entrant sur le sol européen en fonction de la pollution qu’ils ont généré lors de leur production. Cela rééquilibrerait les contraintes pesant sur les producteurs domestiques par rapport aux producteurs étrangers, et cela permettrait aussi éventuellement d’inciter les étrangers désirant exporter en Europe à être plus vertueux sur les émissions de CO2.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je récapitule, l’Europe a donc mis en place un mécanisme de taxation sur l’émission de carbone sur son territoire, mais cela nuit à la compétitivité de ses entreprises qui sont donc incitées à délocaliser. C’est pour cela qu’elle discute de taxer les produits importés en fonction des gaz à effets de serre que leur production a généré.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Est-ce que le marché du carbone rend l'économie européenne moins compétitive ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Comment fonctionne le marché du carbone européen?</title>
      <podcast:episode>29</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/02/09/comment-fonctionne-le-marche-du-carbone-europeen/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Fri, 09 Feb 2024 03:37:36 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Françoise Huang et Fabien Piliu</p>
<p>J’aimerais savoir : Comment fonctionne le marché du carbone européen ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le marché du carbone européen a été mis en place par l’UE en 2005, à la suite du protocole de Kyoto, afin d’inciter les entreprises à réduire leurs émissions de carbone. Pour cela les entreprises européennes sont soumises à des « quotas carbone ». Qu’est-ce que c’est exactement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les « quotas carbone » correspondent au droit d’émettre du carbone dans l’atmosphère. Un quota correspond à une tonne de carbone, ou son équivalent pour un autre gaz à effet de serre .</p>
<p>Et comment les entreprises obtiennent ces quotas ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’UE fixe un plafond d’émissions pour les entreprises, et leur distribue des quotas carbone correspondant à ce plafond. Le nombre de quotas peut varier d’une industrie à l’autre en fonction de l’exposition du secteur concerné à la concurrence internationale, et peut être nul. Les entreprises doivent restituer à l’UE le nombre de quotas correspondant à leurs émissions sur l’année.</p>
<p>Que se passe-t-il si une entreprise pollue plus qu’elle ne le devrait ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les entreprises ne disposant pas d’un nombre de quotas carbone suffisant doivent payer une pénalité de 100€ par tonne manquante. Toutefois, les entreprises n’utilisant pas tous leurs quotas peuvent les revendre, ou les garder pour plus tard. Un marché européen du carbone se forme alors, permettant aux entreprises d’équilibrer leur bilan carbone afin de ne pas payer de pénalité. Il est le fruit de la confrontation entre l’offre et la demande sur les quotas. A l’heure où nous enregistrons ce podcast, le nombre de quotas émis diminue au fil des années afin d’augmenter leur prix sur le marché et obliger les entreprises à décarboner leur activité.</p>
<p class="has-text-align-justify">Est-ce que ces mesures pénalisent les entreprises européennes face aux entreprises étrangères, non soumises à des obligations de quotas ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les quotas peuvent pénaliser les entreprises européennes en augmentant leurs coûts, par l’achat de quotas supplémentaires ou en les contraignant à financer une transformation de leur activité vers des moyens des production plus verts. Cependant, l’UE a récemment voté pour l’implémentation du « mécanisme d’ajustement carbone aux frontières », qui ambitionne de taxer les importations en UE sur le même modèle : les importateurs devront acheter des certificats d’émission correspondant au prix des quotas carbone nécessaires à la production des biens importés s’ils avaient été produits en Europe.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc, si je résume, les quotas carbone sont vendus par les entreprises qui polluent peu et achetés par les entreprises qui polluent trop. Cela incite les entreprises plus polluantes à investir dans des solutions moins émettrices de carbone.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Comment fonctionne le marché du carbone européen ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Quels sont les pays les plus émetteurs de CO2 en Europe ?</title>
      <podcast:episode>28</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 06 Feb 2024 14:53:18 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Françoise Huang et Fabien Piliu</p>
<p>J’aimerais savoir : quels sont les pays les plus émetteurs de CO2 en Europe ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En 1993, avec la signature du traité de Maastricht, l’environnement devient officiellement un domaine d’action de l’Union européenne. Néanmoins, certains pays européens continuent de polluer plus que d’autres, notamment en émettant du CO2. Quels sont ces pays ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout d’abord, il faut bien voir qu’on ne parle pas de l’avenir, mais de ce qui est émis aujourd’hui. Si on prend les données, en Europe, la Russie est le pays qui émet le plus de CO2. A l’heure où nous écrivons ce podcast en 2023, la Russie contribuait à hauteur de 4.7% des émissions de CO2 dans le monde. Dans l’Union européenne, c’est l’Allemagne qui émet le plus de CO2, avec 22.5% du CO2 émis par l’Union européenne, soit plus que le double que la Pologne, la France et l’Italie qui contribuent chacun pour près de 10% des émissions de CO2 de l’Union européenne.</p>
<p class="has-text-align-justify">La plupart de ces pays sont des pays riches qui ont connu la révolution industrielle. Comment explique-t-on alors qu’ils émettent plus de CO2 que des pays plus pauvres ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour le cas de l’Allemagne, cette pollution importante s’explique par le poids de l’industrie dans l’économie qui est plus énergivore que les services. En outre, une partie encore importante de la production d’énergie est basé sur les centrales à charbon et à gaz. A la marge, on peut aussi noter les autoroutes sans limitation de vitesse qui favorise des comportements routiers plus émetteurs de CO2.</p>
<p class="has-text-align-justify">Et en France ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En France, le secteur des transports est celui qui pollue le plus, avec une part d’environ 30% des émissions totales du pays en 2022. De manière générale, plus un pays est développé, plus il produit, ce qui augmente le besoin énergétique. Plus un pays est développé, et plus ses habitants ont des revenus élevés leur permettant d’accroître leur consommation, favorisant également les émissions de CO2. D’ailleurs, depuis les années 1990, les 10% des européens les plus aisés sont responsables de 27% des émissions de CO2.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, la Russie et l’Allemagne sont donc les deux pays qui émettent le plus de CO2 en Europe. Cela peut être expliqué par l’utilisation de ressources très polluantes, comme le charbon pour l’Allemagne. Ensuite, plus on a un niveau de revenu élevé, plus on produit, plus on consomme et tout cela est énergivore et a contribué à émettre du CO2.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quels sont les pays les plus émetteurs de CO2 en Europe ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>28</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Quel est le mix énergétique européen ?</title>
      <podcast:episode>27</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/02/05/quel-est-le-mix-energetique-europeen/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 05 Feb 2024 15:32:59 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Françoise Huang et Fabien Piliu</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerai savoir : Quel est le mix énergétique européen ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le « mix énergétique » ou « bouquet énergétique » correspond à la combinaison des différentes sources primaires d’énergie qui sont utilisées pour répondre aux besoins énergétiques d’un pays. Il comprend les énergies fossiles (pétrole, gaz naturel et charbon), l’énergie nucléaire et les différentes énergies dites renouvelables. Ces ressources primaires servent à produire l’énergie consommée par les agents économiques, tels que l’électricité, le carburant pour les transports, le chauffage ou tous les besoins énergétiques dans l’industrie. Pourquoi c’est important ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’énergie est essentielle au fonctionnement de toute économie car c’est un bien vital tant pour les ménages que pour les entreprises. La lutte contre le réchauffement climatique conduit à orienter le « mix énergétique » vers des ressources primaires moins émettrices de CO2. En outre, depuis la guerre en Ukraine, la souveraineté énergétique est devenue un problème central des pays européens. La dépendance aux importations d’énergies fossiles et la perte de compétitivité due au renchérissement du coût de l’énergie en Europe pose des questions sur le mix énergétique européen.</p>
<p class="has-text-align-justify">Je suppose que le mix énergétique de l’Europe est plutôt propre, avec tous les objectifs verts qu’ils se sont fixés !</p>
<p class="has-text-align-justify">Et bien non, malheureusement. Même si d’énormes progrès ont été faits depuis les années 90, plus de 70 % de l’énergie produite dans l’Union européenne est d’origine fossile. Le pétrole représente environ 35%, le gaz 22 % et le charbon 11 %. De leur côté, l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables représentent environ 15% chacune. Surtout, il y a une énorme disparité entre pays. Les énergies fossiles représentent 90% des ressources primaires en Italie, 70% en Allemagne et en Espagne, et 60% en France.</p>
<p>Mais je pensais que la France avait une énergie plus propre grâce au nucléaire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’énergie nucléaire est à l’origine de 80% d la production d’électricité en France. Le problème est que le taux d’électrification de l’économie est relativement bas : la plupart des voitures sont thermiques, le chauffage se fait au gaz, l’industrie se repose plutôt sur énergies fossiles. Au final, seulement 40% des besoins énergétiques de la France sont satisfait par de l’énergie nucléaire. En Allemagne, on trouve le paradoxe inverse. L’économie et plus particulièrement l’industrie est plus électrifié – c’est-à-dire qu’elle marche avec de l’électricité -, mais cette électricité est essentiellement produite avec du gaz et du charbon, qui sont émettent énormément de CO2.</p>
<p class="has-text-align-justify">Ok, je vois. Donc, si je résume. Le mix énergétique correspond à la répartition des différentes sources primaires d’énergie qu’un pays utilise pour faire tourner son économie. Malgré des progrès, le mix énergétique européen reste très dépendant des énergies fossiles, et surtout, il diffère énormément d’un pays à l’autre. Enfin, pour aller vers des économies plus vertes, il ne suffit pas seulement d’augmenter la part des énergies propres, comme le nucléaire et les renouvelables, dans le mix énergétique, il faut aussi que l’économie s’électrifie.</p>
<p>C’est ça</p>
<p class="has-text-align-justify">Merci, on comprend mieux pourquoi les débats sur ce sujet est très compliqué entre pays européens. Mais ça, ce sera le sujet d’un autre podcast.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel est le mix énergétique européen ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>27</itunes:episode>
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      <podcast:season>3</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Quels sont les outils de la défense commerciale européenne?</title>
      <podcast:episode>27</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/01/31/quels-sont-les-outils-de-la-defense-commerciale-europeenne/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 31 Jan 2024 16:56:09 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Natacha Valla et Jacky Isabello</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : Quels sont les outils de la défense commerciale européenne ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le marché européen est régulé par l’UE afin de garantir le bon développement des échanges et de la concurrence interne. L’UE peut également intervenir lorsqu’elle considère qu’une entreprise d’un pays étranger à l’Union a des pratiques concurrentielles déloyales. Mais quels instruments permettent de protéger les entreprises européennes ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’UE dispose de 3 outils principaux afin de limiter la concurrence extérieure déloyale. Le premier est l’antidumping, qui vise à pénaliser les entreprises pratiquant le dumping. Le dumping consiste à baisser le prix d’un produit à l’exportation, afin de « casser » les prix, ce qui permet de pénétrer facilement les marchés étrangers. L’UE considère qu’une entreprise exerce du dumping sur un produit lorsque son prix à l’exportation vers l’union est inférieur à celui d’un produit similaire dans le pays exportateur. Lorsque l’UE identifie du dumping, elle peut infliger une amende à l’entreprise exportatrice, ainsi qu’une taxe douanière.</p>
<p>Quel est le second instrument de défense commercial européenne ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les mesures antisubventions constituent le deuxième outil de défense commerciale européenne. Elles visent à rétablir des conditions de concurrence équitables lorsqu’une entreprise étrangère a pu bénéficier de subventions accordées par le pays exportateur, comme un transfert de fonds direct ou une garantie de prêt. Des actions peuvent alors être prises afin de corriger ce désavantage concurrentiel provoqué : on parle de mesures compensatoires. De plus, l’UE surveille les investissements directs étrangers pour éviter les prises de contrôle d’entreprises européennes opérant dans des secteurs stratégiques ou sensibles par des acteurs étrangers.</p>
<p>Et le troisième instrument ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les mesures de sauvegarde sont le troisième outil de défense commerciale dont dispose l’UE. Il s’agit de temporairement restreindre l’importation d’un produit s’il est importé en quantités tellement importantes ou à des conditions telles qu’un préjudice grave risque d’être porté aux producteurs de l’Union européenne de produits similaires.</p>
<p>Mais en pratique, est-ce que c’est appliqué ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les mesures antidumping sont le principal outil de défense commercial, et représentaient en 2020 66% des mesures utilisées. Cette prépondérance des mesures antidumping s’explique par le fait qu’il est difficile de prouver l’existence de subventions pour des entreprises étrangères, et que les mesures de sauvegarde sont peu souvent utilisées car elles relèvent de l’initiative des Etats.</p>
<p>Donc, si je résume, les outils de la défense commerciale européenne permettent de protéger les entreprises d’un cadre concurrentiel déloyal. L’antidumping est l’outil le plus utilisé par l’UE, qui peut également avoir recours à des mesures antisubventions ou à des mesures de sauvegarde.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quels sont les outils de la défense commerciale européenne ?</itunes:title>
      <itunes:season>3</itunes:season>
      <itunes:episode>27</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Pourquoi le marché unique est imparfait ?</title>
      <podcast:episode>25</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/01/29/pourquoi-le-marche-unique-est-imparfait/</link>
      <rawvoice:pid>130396169</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 29 Jan 2024 15:29:30 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Natacha Valla et Jacky Isabello</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : Le marché unique est-il imparfait ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il n’y a pas longtemps, j’ai entendu parler du marché unique, si j’ai bien compris c’est le fait qu’entre les pays de l’Union européenne il y ait une libre circulation des personnes et des capitaux.</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui c’est ça mais le marché unique c’est surtout la libre circulation des biens et des services. Depuis 2015 certaines personnes parlent également d’un marché unique numérique qui désigne la libre circulation des données non personnelles entre les pays. Cette circulation n’a pas atteint le même degré de liberté pour chacune de ces composantes, actuellement c’est la liberté de circulation des marchandises qui est la plus aboutie : il n’y a plus de droit douane et de quotas maximum d’importation entre les pays européens.</p>
<p class="has-text-align-justify">Je te coupe mais j’ai déjà voulu importer des feux d’artifices d’Allemagne pour le Nouvel an mais ils ont été retenus à la frontière, la circulation n’est donc pas si libre.</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet les pays européens peuvent refuser l’entrée de marchandises en provenance d’autres pays européens si le pays juge que cela peut nuire à la santé, à l’environnement ou bien aux consommateurs. Je reprends : la libre circulation des capitaux est une autre composant du marché unique, les états ne peuvent pas restreindre des mouvements de capitaux au sein de l’Europe. Il y a également la libre circulation des personnes. Celle-ci donne le droit à chaque citoyen européen le droit de circuler, de séjourner ou de travailler librement dans un autre état. Cette liberté est vraiment marquée depuis les accords de Schengen qui a permis de supprimer les contrôles aux frontières. Enfin le marché unique, c’est aussi la libre circulation des services, c’est à dire que n’importe quel prestataire de service a le droit de fournir le service qu’il produit dans un autre état membre, par exemple un photographe français peut tout à fait se rendre en Allemagne pour faire des photos d’un mariage allemand.</p>
<p class="has-text-align-justify">Tu as dit que toutes les libertés n’étaient pas au même niveau, ça signifie qu’il y a des problèmes ? </p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, certaines personnes relèvent des problèmes. Par exemple, la taxation et le coût du travail ne sont pas les même dans tous les pays européens, ce qui nuit à la concurrence et peut favoriser l’installation de certaines entreprises dans un pays plutôt qu’un autre, on parle de manque d’harmonisation sociale et fiscale.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, je récapitule : le marché unique c’est la libre circulation des biens des services des capitaux et des personnes au seins des pays européens, cependant certaines de ces libertés ne sont pas bien opérées et des améliorations restent à faire.​</p>]]></description>
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      <itunes:title>Pourquoi le marché unique est imparfait ?</itunes:title>
      <itunes:season>3</itunes:season>
      <itunes:episode>25</itunes:episode>
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      <podcast:season>3</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>La politique de concurrence de l’Union européenne</title>
      <podcast:episode>24</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/01/24/la-politique-de-concurrence-de-lunion-europeenne/</link>
      <rawvoice:pid>128798322</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 24 Jan 2024 16:38:31 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Natacha Valla et Jacky Isabello</p>
<p>Texte : Salvatore Serravalle</p>
<p>J’aimerais savoir : Quels sont les principes de la politique de concurrence de l’Union Européenne ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La libre circulation des personnes et des biens est un principe fondamental posé par le Traité de Rome en 1957. Mais qui dit libre-circulation, dit règles pour que le marché intérieur européen soit juste et bénéficie à la population. La politique de concurrence de l’Union européenne a ainsi pour but d’empêcher qu’un État adopte des politiques qui créent des avantages pour ses entreprises, au détriment des entreprises des autres États membres. Alors concrètement, comment fonctionne-t-elle ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne, le TFUE, définit les règles de concurrence au sein de l’UE. Ces dernières s’articulent autour de deux volets : un volet préventif et un volet répressif. Les dispositions préventives consistent à définir des règles concernant le contrôle des concentrations de marché pour éviter certaines situations abusives de monopoles. Les aides d’État sont également régulées afin d’empêcher les interventions publiques favorisant certaines entreprises ou certains secteurs et faussant ainsi le jeu de la concurrence au sein de l’UE. Le volet répressif définit des sanctions en cas d’abus de position dominante ou d’entente entre entreprises portant atteinte à la concurrence à l’échelle européenne.</p>
<p class="has-text-align-justify">Et comment l’UE veille-t-elle en pratique à la bonne application et au respect de ces règles ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est la Commission Européenne principalement qui vérifie que les règles définies dans le TFUE sont appliquées. Par exemple, dans le cas du contrôle des concentrations, elle surveille les acquisitions et concentrations d’entreprises à l’échelle européenne et peut les interdire si elles donnent lieu à une importante diminution de la concurrence. En 2019, la Commission a rejeté le projet de fusion entre Alstom et la branche ferroviaire de Siemens, les deux plus grands fournisseurs de matériel roulant européen.</p>
<p class="has-text-align-justify">Concernant les aides d’Etats, la règlementation européenne n’a-t-elle pas posé de problèmes en 2020 pendant le confinement, alors que de nombreuses entreprises ne pouvaient plus fonctionner ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le TFUE prévoit, en cas de graves perturbations économiques subies par un Etat membre, des mesures spécifiques, faisant exemption au contrôle des aides d’Etat prévues par l’UE. C’est ce qu’il s’est passé durant la pandémie avec les aides d’État visant à soutenir l’économie.</p>
<p class="has-text-align-justify">J’imagine que la politique de concurrence économique de l’UE n’est pas parfaite et doit sans cesse s’adapter aux évolutions des marchés, l’apparition de nouveaux biens etc. Quels sont les principaux enjeux en termes de politique de concurrence aujourd’hui pour l’UE ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La crise sanitaire, la crise énergétique, les tensions sur les chaînes logistiques, la crise des semi-conducteurs, la guerre en Ukraine font évoluer la perception des besoins économiques et de souveraineté de l’Union européenne. Certaines questions réapparaissent : faut-il privilégier la concurrence sur le marché de l’Union européenne ou l’existence de très grandes entreprises, poids lourds européens, capables de résister à la concurrence asiatique par exemple.</p>
<p class="has-text-align-justify">Je comprends : l’idée des politiques de concurrence est d’établir un niveau de compétition juste entre les pays européens. Mais certaines décisions peuvent se faire au détriment de la puissance économique européenne face à des acteurs étrangers. L’équilibre est délicat !</p>]]></description>
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      <itunes:title>La politique de concurrence de l’Union Européenne</itunes:title>
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      <itunes:episode>24</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Que recouvrent les accords européens de libre-échange ?</title>
      <podcast:episode>23</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/01/23/que-recouvrent-les-accords-europeens-de-libre-echange/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 23 Jan 2024 15:01:52 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Natacha Valla et Jacky Isabello</p>
<p>Texte : Salvatore Serravalle</p>
<p>J’aimerais savoir : que recouvrent les accords européens de libre-échange ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’Union européenne figure parmi les principales zones commerciales au monde, et a conclu des accords de libre-échange avec des dizaines de partenaires économiques. Mais la politique commerciale de l’Union divise, certains y voient une fuite en avant libérale qui ignore les enjeux sociaux et environnementaux avec des pertes de compétitivité, d’autres un levier de croissance pour les économies européennes. Commençons déjà par le cadre qui régit la politique commerciale de l’Union européenne : peux-tu nous en dire plus ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La politique commerciale de l’Union européenne est l’une des politiques communes les plus intégrées au monde. Avec la politique de concurrence, c’est l’autre politique commune qui relève d’une compétence exclusive de l’Union, ce qui permet à la Commission européenne, sur la base d’un mandat que lui donnent les Etats membres, de parler au nom et de conclure des accords commerciaux pour le compte des 27 Etats membres de l’Union.</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans les faits, on a eu surtout des accords de libre-échange dans l’idée de donner aux entreprises européennes un accès privilégié et dans des conditions préférentielles à de nouveaux marchés dans les pays-tiers.</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui et réciproquement, l’Union européenne s’engage à ouvrir son marché aux pays avec lesquels elle signe ces accords. Ces accords contiennent donc essentiellement des diminutions de droits de douane dans certains secteurs, l’ouverture d’une partie des marchés publics ou encore la reconnaissance mutuelle de normes, autant de dispositions qui doivent fluidifier les échanges commerciaux de biens et de services. L’UE a déjà signé plusieurs dizaines d’accord et en négocie encore aujourd’hui activement avec le Mexique, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.</p>
<p class="has-text-align-justify">De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer des accords qui serviraient surtout l’intérêt de grandes multinationales au prix de régressions dans les domaines environnemental et social par exemple.</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est la raison pour laquelle les importations de produits qui ne respectent pas les normes sanitaires et environnementales européennes sont interdites dans les récents accords. Il s’agit de garantir aux producteurs européens l’équité des conditions de l’échange, et de lutter contre le dumping règlementaire, notamment en matière sociale et environnementale. Ces accords dits de nouvelle génération prévoient aussi des restrictions négociées dans les domaines sensibles de l’agriculture notamment. Ainsi, le récent accord de libre-échange avec le Canada a fixé des quotas d’importation sur certains produits comme le bœuf ou les produits laitiers.</p>
<p class="has-text-align-justify">J’imagine qu’il n’y a pas d’accord parfait. Et l’intérêt des accords de libre-échange est un sujet à débattre dans un futur podcast !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Que recouvrent les accords européens de libre-échange ?</itunes:title>
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    <item>
      <title>Existe-t-il une politique économique européenne ?</title>
      <podcast:episode>22</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 22 Jan 2024 15:47:09 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Natacha Valla et Jacky Isabello</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : Existe-t-il une politique économique européenne ?</p>
<p>Peut-on dire qu’une politique économique européenne est à l’œuvre ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Prévu par le Traité de Rome en 1957, l’Union européenne se dote en 1993 d’un marché unique, véritable pilier de sa politique économique. Opérationnel dès le 1er janvier, il repose sur le principe de la libre circulation des biens et services, des capitaux et des personnes. Concrètement, ce marché unique a accéléré le développement du commerce intra-européen, favorisé les effets d’échelle et donc les baisses de prix. Il a également permis un certain rattrapage des pays les moins développés. Ce marché unique repose sur un contrôle strict des entraves à la concurrence entre Etats. Il se déploie à l’extérieur, avec la négociation de traités commerciaux.</p>
<p>Est-ce le seul outil commun ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a bien un budget commun mais il est trop limité pour avoir de grandes ambitions communes. Représentant 1% seulement du PIB de l’UE, il alimente essentiellement la politique agricole commune, la PAC, et les fonds de cohésion. Il a fallu la pandémie pour que les Etats membres de l’UE décident enfin de se doter d’une action budgétaire commune d’envergure, via les 750 milliards du plan de relance européen sur la période 2021-2027. Pour le reste, l’UE encadre les politiques budgétaires et structurelles des Etats membres via des règles qui ne sont pas toujours bien suivies. En matière de politique sociale, des principes communs sont définis mais ils sont peu contraignants, ce qui favorise les cas de concurrence plus ou moins déloyale. Enfin, l’UE ne dispose pas de politique industrielle, même si certains Etats y sont favorables, considérant que cette stratégie permettrait de contrer les concurrence chinoise et américaine.</p>
<p>Avec sa monnaie commune, la zone euro joue-t-elle plus collectif ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Bien sûr, les pays de la zone euro ont mis en commun leur politique monétaire et de change depuis 1999. Mais la crise de 2008 a mis en avant des failles dans la gouvernance de la zone. Plusieurs changements ont donc été apportés depuis : un contrôle budgétaire renforcé, qui permet des ajustements plus rapides en cas de dérapage, et un début d’union bancaire avec notamment une supervision commune des grandes banques. Manquent encore à l’appel une véritable union des marchés de capitaux.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, il existe des embryons de politique économique commune au niveau européen mais, pour l’essentiel, chaque Etat met en place et gère sa stratégie de façon totalement indépendante.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Y a-t-il une politique économique européenne ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>22</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Crise financière de 2008-2012 et crise sanitaire : quelle réponse européenne ?</title>
      <podcast:episode>21</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 18 Jan 2024 17:34:24 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Salvatore Serravalle</p>
<p>Texte : Salvatore Serravalle</p>
<p>J’aimerais savoir :  Crise financière de 2008-2012 et crise sanitaire : quelle furent les réponses européennes ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Avant de comprendre la réponse européenne à la crise souveraine de 2008-2012 et à la crise sanitaire, il est important de commencer par la nature différente de ces deux crises. La crise de 2008-2012 est une crise financière, provoquée par un endettement excessif, public et privé, dans certains pays de l’Union. Les marchés financiers ont eu des doutes importants sur ces pays, comme la Grèce, et cela a entrainé une explosion des coûts de financement. Quelles ont été les réponses européennes à cette crise ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il a été décidé d’apporter un soutien financier, de l’Union et du FMI, via la création du Mécanisme européen de stabilité qui a prêté plusieurs dizaines de milliards d’euros. Ces prêts se sont accompagnés d’un programme d’ajustement budgétaire et de réformes économiques que les pays soutenus s’engageaient à suivre en échange. C’était la garantie souhaitée par les pays qui prêtaient que l’argent serait bien utilisé. En outre, la Banque centrale européenne a fourni une liquidité quasi-infinie aux banques pour éviter tout risque d’effondrement du système bancaire à court terme. En parallèle elle a mis en place un programme pour potentiellement acheter de manière illimitée des obligations d’Etat des pays en difficulté afin de stabiliser les coûts de financement. Cette réponse budgétaire et monétaire a certainement permis de préserver l’intégrité économique de la Zone euro.</p>
<p class="has-text-align-justify">Ce sont donc des mécanismes de marché qui ont conduit à la crise de 2008, tandis que dans le cas de la crise Covid, ce sont les gouvernements eux-mêmes qui ont pris la décision de mettre à l’arrêt les économies pour des raisons sanitaires. La réponse a-t-elle été différente ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On retrouve bien un soutien budgétaire et monétaire. Du côté budgétaire, le plan de relance est par contre massif puisqu’il s’élève à 750 milliards d’euros. Plus inédit encore, les Européens se sont endettés ensemble pour financer les pays les plus en difficultés, l’Italie et l’Espagne au premier chef, et une partie de cet argent a consisté en des subventions, par opposition aux prêts de 2010. Ici encore, des contreparties en matière de réformes économiques ont été demandées. Mais dans les faits, l’Europe est allée plus loin en termes de politique budgétaire. </p>
<p class="has-text-align-justify">Au final, on a le sentiment que la réponse a été plus rapide et plus forte pour la crise sanitaire que pour la crise souveraine. Qu’en penses-tu ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il est vrai que la crise souveraine était une crise essentiellement financière alors que la crise sanitaire était une crise économique touchant tous les pays de la Zone euro. Elle nécessitait des moyens plus importants et rapidement mis en œuvre. En outre, les ajustements budgétaires et les réformes demandés lors de la crise souveraine ont pu amplifier la crise économique et les dégâts sociaux dans les pays en difficulté. La réponse lors de la crise sanitaire a été mieux coordonnée au niveau européen.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, la crise financière de 2008-2012 et la crise sanitaire ont nécessité des moyens budgétaires importants, parfois coordonnés au niveau européen. La Banque centrale européenne a également stabilisé les marchés financiers et le système bancaire.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Crise financière de 2008-2012 et crise sanitaire : quelle réponse européenne ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>21</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Faut-il augmenter la taille du budget européen ?</title>
      <podcast:episode>20</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 16 Jan 2024 16:17:44 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Salvatore Serravalle</p>
<p>Texte : Salvatore Serravalle</p>
<p>J’aimerais savoir :  Faut-il augmenter le budget de l’Union européenne ? </p>
<p>Avant de savoir s’il faut augmenter le budget de l’Union européenne, voyons déjà à quoi il sert. </p>
<p class="has-text-align-justify">Aujourd’hui le budget de l’Union européenne, c’est environ 1% du PIB de l’Union. Cela sert pour l’essentiel à subventionner les agriculteurs européens à travers la politique agricole commune, et à soutenir les régions européennes les plus en retard au plan économique à travers une politique dite de cohésion. Ce budget finance d’autres dépenses, mais avec des montants moins importants, comme l’éducation des jeunes, à travers notamment le programme Erasmus que tout le monde connaît.  Je rappelle le chiffre : 1% du PIB de l’Union. C’est 50 fois moins que les dépenses publiques nationales des 27 Etats membres. Alors oui, il y a une marge de manœuvre pour augmenter le budget européen.  </p>
<p>Mais pour quoi faire ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Face au choc économique né de la crise sanitaire, les 27 Etats membres ont pour la première fois accepté de s’endetter en commun à des taux bas et d’augmenter temporairement le budget européen pour financer leur plan de relance. C’est pour faire face à des menaces communes et parce que les pays européens ont choisi de lier leur destin, qu’un budget commun prend tout son sens. C’est pour cela qu’on parle aussi d’augmenter le budget européen pour financer la souveraineté énergétique ou militaire de l’Union. </p>
<p>Et pourquoi pas pour financer l’éducation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Il est vrai que si l’on considère qu’un Européen peut travailler dans n’importe quel pays d’Europe, l’éducation pourrait être considéré comme un bien commun à l’Union et donc être financé par le budget européen. Mais le choix de centraliser les dépenses budgétaires au niveau de l’Union reste un choix politique. Pour l’instant, les budgets nationaux continuent à jouer leur rôle pour un traitement au plus près des préférences nationales, par exemple en matière de protection sociale, d’éducation ou de Justice. </p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, le budget de l’Union européenne est faible et pourrait être augmenté. Mais c’est une décision politique qui nécessite notamment des ressources propres et des transferts de compétence des Etats vers l’Union européenne.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Faut-il augmenter le budget de l’Union européenne ?</itunes:title>
      <itunes:season>3</itunes:season>
      <itunes:episode>20</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Quelles sont les règles européennes en matière de fiscalité?</title>
      <podcast:episode>19</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/01/15/quelles-sont-les-regles-europeennes-en-matiere-de-fiscalite/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 15 Jan 2024 17:33:08 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Salvatore Serravalle</p>
<p>Texte : Salvatore Serravalle</p>
<p>J’aimerais savoir :  Quelles sont les règles en matière de fiscalité au sein de l’Union européenne ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La politique fiscale est encore aujourd’hui largement de la compétence des Etats membres. Et quand la compétence est partagée, c’est alors la règle de l’unanimité qui s’applique pour obtenir un accord.  Mais quelles sont les règles communes à l’ensemble des Etats ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’Union européenne intervient le plus dans le domaine de la fiscalité indirecte, l’exemple le plus emblématique étant celui de la TVA. D’abord, les impôts indirects comme la TVA sont moins sensibles en termes de souveraineté que des impôts directs comme l’impôt sur le revenu des personnes ou l’impôt sur les bénéfices des entreprises. Par ailleurs, si l’on a des écarts trop importants entre taux de TVA des différents pays, cela pourrait altérer le fonctionnement du marché unique européen, en matière d’échanges de marchandises.</p>
<p class="has-text-align-justify">Des règles communes s’appliquent également en matière de taxation du tabac, de l’alcool ou des produits énergétiques. Mais y a-t-il aussi des règles communes dans le domaine de la fiscalité des personnes et des entreprises ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Si l’Union européenne a pu agir sur les taux de TVA, il n’a pour le moment pas été possible d’aller très loin dans l’harmonisation des autres aspects de la fiscalité, essentiellement en raison du droit de véto dont dispose chaque Etat en matière de fiscalité européenne. Ce n’est par exemple un secret pour personne que l’Irlande ou la Hongrie font de leur taux d’impôt sur les sociétés l’instrument central de leur attractivité. Ils s’opposent ainsi à toute remise en cause de ce taux.</p>
<p class="has-text-align-justify">La pression du public en faveur de davantage de transparence fiscale et d’une contribution plus juste des entreprises qui optimisent leur fiscalité entre pays semble toutefois faire évoluer les choses ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, l’Union européenne s’est par exemple dotée en 2016 d’une directive pour lutter contre l’évasion fiscale. Plus récemment, les LuxLeaks et les Panama papers ont permis de révéler des pratiques d’évitement fiscal de multinationales, encouragées par certains Etats de l’UE. Et c’est au travers du droit de la concurrence que la Commission a pu mettre fin à certains dispositifs en infligeant des amendes importantes, de plusieurs milliards d’euros dans certains cas, estimant qu’ils pouvaient être vus comme des aides d’Etat déguisées, interdites par le droit européen.</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est très clair et en ligne avec certains changements au niveau international. En 2021, près de 140 pays se sont mis d’accord pour un impôt minimal mondial sur les entreprises multinationales.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quelles sont les règles en matière de fiscalité au sein de l’Union européenne ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>L’équilibre des règles budgétaires européennes</title>
      <podcast:episode>18</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/01/11/lequilibre-des-regles-budgetaires-europeennes/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 11 Jan 2024 17:52:31 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Salvatore Serravalle</p>
<p>J’aimerais savoir :  qu’est-ce que l’équilibre des règles budgétaires européennes</p>
<p class="has-text-align-justify">Nous avions vu dans un précédent podcast que le pacte stabilité et de croissance vise au départ à éviter qu’un Etat puisse s’endetter sans limite en comptant sur la solvabilité des autres Etats ou sur la planche à billet de la BCE.</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, les règles budgétaires sont nécessaires pour limiter les risques d’endettement excessif, d’autant plus pour des pays qui partagent une même monnaie. Mais si elles sont trop strictes, elles peuvent empêcher les investissements publics nécessaires à la croissance, ou des mesures de soutien conjoncturel à l’économie. L’enjeu est de trouver le juste équilibre entre contrainte et souplesse.</p>
<p>Est-ce que les règles européennes permettent cet équilibre ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Elles ont été profondément réformées à la suite de la crise des dettes souveraines de 2010-2012. On a aujourd’hui trouvé un certain équilibre entre un cadre qui soit assez strict pour limiter les déficits des Etats et qui soit crédible vis-à-vis des créanciers, mais qui possède aussi les flexibilités nécessaires pour permettre à ses Etats de mener des politiques publiques budgétaires favorables au bien-être de leurs populations.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais sans rentrer dans les détails, on a quand même l’impression qu’à force de raffinements, les règles européennes sont devenues incompréhensibles, sauf pour un petit nombre d’experts.</p>
<p class="has-text-align-justify">Il est vrai qu’une simplification des règles budgétaires serait souhaitable. D’un autre côté, cette complexité est venue de la nécessité de limiter les défauts de la règle des 3 % de PIB de déficit public qui a été, à juste titre, jugée trop simpliste et anti-économique.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, il s’agit ici de trouver un équilibre entre contrainte et souplesse d’une part, et entre simplicité et complexité excessive d’autre part. Il est vrai que la règle parfaite n’existe probablement pas. Et c’est sans doute pour cela que les experts n’ont pas fini de parler de réformes au sujet des règles européennes !</p>]]></description>
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      <itunes:title>L'équilibre des règles budgétaires européennes</itunes:title>
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      <itunes:episode>18</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Le pacte de stabilité et de croissance en pratique</title>
      <podcast:episode>17</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2024/01/09/le-pacte-de-stabilite-et-de-croissance-en-pratique/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 09 Jan 2024 16:36:35 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Salvatore Serravalle</p>
<p>Texte : Salvatore Serravalle</p>
<p>J’aimerais savoir :  concrètement, qu’est-ce que le pacte de stabilité et de croissance ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans le précédent podcast, nous avons expliqué ce qu’est le pacte de stabilité et de croissance. Nous avons vu que le cœur du pacte vise à garantir la discipline budgétaire des Etats. Mais comment ça marche en pratique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En pratique, chaque année les Etats doivent présenter leur cible budgétaire aux partenaires européens, à la Commission et à la BCE. Ces cibles sont négociées, il peut parfois être demandé à un Etat de revoir sa trajectoire lorsqu’elle est jugée non conforme, avant d’être validées par le Conseil. C’est la surveillance multilatérale, avec une vocation essentiellement préventive.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais si une fois la trajectoire budgétaire validée, l’Etat ne la respecte pas, que se passe-t-il ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Lorsqu’on observe des déficits ou un endettement excessif, la procédure devient plus dissuasive. Il est alors demandé à l’Etat de revenir sur une trajectoire budgétaire conforme aux règles, sous peine d’une sanction financière qui peut atteindre jusqu’à 0,5 % du PIB.</p>
<p>Donc le pacte de stabilité et de croissance est assez efficace.</p>
<p class="has-text-align-justify">Disons que l’efficacité est relative. L’intérêt du Pacte de stabilité et de croissance est de poser un cadre qui rappelle à chaque Etat qu’il fait partie d’un club, avec ses droits et ses devoirs. Et globalement, ce cadre a permis de maintenir la stabilité de la Zone euro. Mais la crise des dettes souveraines de 2010-2012 en a aussi montré ses limites. On a vu la Grèce, le Portugal, l’Irlande et l’Espagne demander une assistance financière extérieure. Cela a amené ce cadre à évoluer. Certains considèrent que le pacte de stabilité et de croissance est trop rigide et qu’il a amplifié les conséquences de la crise de 2010-2012 en imposant une politique budgétaire trop restrictive. En parallèle, d’autres considèrent qu’un cadre plus contraignant aurait permis d’éviter la crise. Le débat n’est toujours pas clos.</p>
<p class="has-text-align-justify">Ce n’est donc pas un outil parfait, ce qui explique pourquoi il a été réformé plusieurs fois. Et la soutenabilité budgétaire dépend de beaucoup de paramètres économiques financiers. Mais c’est le cadre sur lequel les pays de la Zone euro se sont mis d’accord et ils travaillent à le faire évoluer. </p>]]></description>
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      <itunes:title>Le pacte de stabilité et de croissance en pratique</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que le pacte de stabilité et de croissance ?</title>
      <podcast:episode>16</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 08 Jan 2024 15:40:03 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Salvatore Serravalle</p>
<p>Texte : Salvatore Serravalle</p>
<p>J’aimerais savoir : Qu’est-ce que le pacte de stabilité et de croissance ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le pacte de stabilité et de croissance est inscrit dans le droit européen et vise à garantir la discipline budgétaire des Etats de la zone euro. Le cœur du Pacte de stabilité et de de croissance, ce sont les règles inscrites dans le traité de Maastricht en 1997. Mais en quoi consiste ces règles exactement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En 1997, les Etats se sont engagés à maintenir leur endettement public en-dessous de 60 % du PIB. Il a été alors défini qu’un déficit public sous les 3 % du PIB était une des conditions pour limiter l’endettement public. Mais cette limite de déficit public a été définie avec des hypothèses d’inflation et de croissance un peu optimistes. Et dans les faits, les Etats-membres ont parfois dépassé cette limite, même l’Allemagne et la France dès les années 2000.</p>
<p>Mais pourquoi limiter les déficits publics ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’idée de limiter les déficits publics est d’empêcher qu’au sein de la Zone euro, les Etats mènent une politique budgétaire expansionniste au dépend des autres. En effet, dans une économie avec une seule monnaie, l’endettement excessif d’un Etat peut se traduise par des distorsions de concurrence ou des pressions inflationnistes sur les autres Etats.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, donc quand on a une monnaie commune, il faut en quelque sorte éviter qu’un Etat ne finance ses déficits publics sur le dos des autres Etats.</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait, car dans des cas extrêmes, un endettement excessif devrait être pris en charge par les autres Etats, voire la Banque centrale européenne. Il faut néanmoins reconnaître le pragmatisme des décideurs européens dans la mise en œuvre récente du Pacte de stabilité et de de croissance. En effet, ils ont décidé depuis 2020 de suspendre ces règles en réponse à la crise Covid puis à la guerre en Ukraine. Dans les deux cas, cela a permis aux Etats de mettre en place les instruments budgétaires nécessaires à la relance et à la protection.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas se coordonner pour augmenter collectivement les déficits lors d’une crise majeure. Mais le pacte stabilité et de croissance vise au départ à éviter qu’un Etat puisse s’endetter sans limite en comptant sur la solvabilité des autres Etats ou sur la planche à billet de la BCE. Rendez-vous au prochain podcast pour aller davantage dans les détails ! </p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu'est-ce que le pacte de stabilité et de croissance ?</itunes:title>
      <itunes:season>3</itunes:season>
      <itunes:episode>16</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>En quoi la BCE diffère-t-elle de la Fed ?</title>
      <podcast:episode>15</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/12/19/en-quoi-la-bce-differe-t-elle-de-la-fed/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 19 Dec 2023 17:13:42 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Stéphane Déo</p>
<p>J’aimerais savoir : en quoi la BCE diffère-t-elle de la Fed ?</p>
<p>Est-ce que la BCE et la Fed ont le même rôle ?</p>
<p class="has-text-align-justify">De manière générale oui, leur but est surtout et avant tout de maintenir la stabilité des prix, c’est-à-dire d’avoir une inflation modérée. D’ailleurs les deux se sont fixé comme objectif une inflation proche de 2%. Mais bien sûr le diable est dans les détails et là on trouve vite des divergences. La première est que la BCE a pour objectif premier la stabilité des prix et, dans la mesure où cet objectif est atteint, elle doit se préoccuper de l’activité économique. La Fed elle a ces deux objectifs mis sur un pied d’égalité. Dans la vraie vie, inflation et activité ont tendance à évoluer en même temps donc la distinction n’est pas si énorme que cela. Il n’en demeure pas moins que les deux banques agissent sur des économies différentes.</p>
<p>Et le fait que la BCE soit la banque de plusieurs pays ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui tu as raison, c’est une différence d’importance. Aux Etats-Unis il y a un gouvernement fédéral et donc un budget fédéral pour l’ensemble du pays. De même la réglementation est très largement uniforme. Bref la Fed a à faire à une zone homogène. La BCE en revanche doit mettre en place sa politique monétaire alors que les gouvernements de différents pays peuvent prendre des décisions opposées ou tout au moins divergentes. Il existe des instances qui permettent d’essayer d’harmoniser tout ceci, mais les états restent largement souverains et la BCE doit donc faire face à des pays qui évoluent parfois différemment.</p>
<p>La tâche de la BCE est donc beaucoup plus compliquée ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, mais là aussi il ne faut pas forcer le trait et l’hétérogénéité économique est également forte aux Etats-Unis. Par exemple, la différence entre le développement du Missouri et de la Californie est aussi grande qu’entre les pays européens. En outre, si en Europe chaque pays a gardé sa banque centrale qui participe aux décisions de la BCE, la Fed est aussi organisée en 12 Fed régionales qui regroupent plusieurs Etats ou parties d’Etats. Enfin, comme la BCE, la FED est en partie indépendante du pouvoir politique. Elle rend cependant compte au Congrès américain, comme la BCE le fait avec le Parlement Européen.</p>
<p>Finalement, les deux banques centrales ont plus de points en commun que de divergences.</p>]]></description>
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      <itunes:title>En quoi la BCE diffère-t-elle de la Fed ?</itunes:title>
      <itunes:season>3</itunes:season>
      <itunes:episode>15</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>La BCE peut-elle annuler une partie des dettes publiques ?</title>
      <podcast:episode>14</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/12/18/la-bce-peut-elle-annuler-une-partie-des-dettes-publiques/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 18 Dec 2023 16:37:22 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Stéphane Déo</p>
<p>J’aimerais savoir : La BCE peut-elle annuler une partie des dettes publiques ?</p>
<p>D’où vient cette proposition ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La crise de la Covid a poussé les états européens à s’endetter massivement pour sauver leurs économies. Au même moment, la Banque Centrale Européenne continuait d’acheter des montants très importants de la dette publique. Un groupe d’économistes et de politiciens a alors proposé que la BCE annule en partie la dette qu’elle détient. Selon eux, il s’agirait d’une action seulement comptable pour la BCE car une dette que les Etats ont sur eux-mêmes n’est pas une dette. Cette action permettrait aux Etats d’afficher des ratios d’endettement plus faible et donc d’investir davantage en évitant des hausses de la fiscalité ou la baisse des dépenses publiques pour rembourser cette dette.</p>
<p>Est-ce possible légalement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Non, car les traités européens interdisent à la BCE de financer les déficits publics, qu’ils soient ceux d’aujourd’hui ou ceux d’hier. La BCE peut acheter de la dette publique, comme elle le fait déjà, mais à condition que cette dette lui soit remboursée un jour. Après tout est question d’interprétation : comme un Etat ne meurt théoriquement jamais, le remboursement peut être éternellement repoussé dans le temps. Au final, tant que la BCE ne revend pas les titres de dette publique, ceux-ci ne sont plus dans les marchés. En outre, la BCE reverse les taux d’intérêt payés par les Etats sur la dette publique achetée par la BCE aux Etats eux-mêmes, à travers les profits de la BCE. Donc dans la pratique, tant que la BCE ne revend pas la dette publique achetée, elle est annulée.</p>
<p>Mais est-ce que la BCE peut garder la dette publique indéfiniment dans son bilan ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, c’est possible, mais il faut qu’à un moment la banque centrale arrête d’acheter la dette publique. Elle peut alors garder la dette publique accumulée dans son bilan pendant longtemps. Le poids de cette dette diminuera dans le temps en proportion de son bilan avec l’inflation et la croissance. Par contre, si la BCE continue d’acheter de la dette publique alors que les Etats européens dépensent toujours plus sans faire attention à leurs équilibres budgétaires, il peut y avoir une défiance dans la valeur de la monnaie, une hausse importante des taux d’intérêt, un retrait des capitaux étrangers ou tout à la fois ! Dans ce cas, le remède peut être beaucoup plus dramatique économiquement car il conduirait à une baisse brutale du niveau de vie des Européens…</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, le débat sur l’annulation d’une partie des dettes publiques est en fait inutile. Si la BCE ne revend pas les titres qu’elle a acheté, la dette est, de fait, annulée. Par contre, l’argent n’est pas gratuit : il y a des limites à l’achat par la BCE de dettes publiques et il faut bien à un moment retourner à des équilibres budgétaires raisonnables.</p>]]></description>
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      <itunes:title>La BCE peut-elle annuler une partie des dettes publiques ?</itunes:title>
      <itunes:season>3</itunes:season>
      <itunes:episode>14</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>L’Euro est-il une expérience unique dans l’histoire ?</title>
      <podcast:episode>13</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 13 Dec 2023 16:52:00 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Stéphane Déo</p><p>J’aimerais savoir : L’Euro est-il une expérience unique dans l’histoire ?</p><p>Tu ne penses pas qu’on a joué aux apprentis sorciers avec l’Euro ?</p><p>En fait, il y a eu un certain nombre de précédents, même si, bien sûr, ils n’étaient pas exactement constitués comme l’Euro. On peut citer en particulier l’ « union monétaire latine » créée en 1865, à l’initiative de Napoléon III. Elle regroupait la France, la Belgique, l’Italie, et la Suisse, plus tard la Grèce rejoindra ces pays. L’idée était que chaque pays conservait sa monnaie mais que le taux de change contre or était fixe, et donc les parités entre monnaies étaient aussi fixes.</p><p>Ce n’est pas une monnaie commune, c’est des changes fixes ?</p><p>Oui effectivement, puisque chaque pays conservait sa monnaie. Et c’est là que le bât blesse : on peut toujours penser qu’un pays va finalement diverger et vouloir changer le taux de change. Et d’ailleurs c’est ce qui s’est passé. L’union monétaire n’a pas survécu à l’inflation galopante de l’après Première Guerre mondiale. Elle a été formellement dissoute en 1926.</p><p>Pas d’exemple de monnaie commune pour plusieurs pays donc ?</p><p>Si, un exemple est fourni par l’« Union économique belgo-luxembourgeoise » créée en 1922 entre la Belgique et le Luxembourg qui impose la parité entre le franc belge et le franc luxembourgeois. La banque centrale Luxembourgeoise, avant la création de l’Euro, ne faisait qu’entériner les décisions de la Banque de Belgique. L’ironie est qu’avec la création de l’Euro, la banque centrale du Luxembourg siège à la BCE et a donc retrouvé voix au chapitre !</p><p>Sans vouloir te vexer, cette union ne concerne que deux pays, rien à voir avec la taille de l’Euro ?</p><p>Tout à fait ! Alors un autre exemple encore, le franc CFA. Il s’agit d’une monnaie commune utilisée par 14 pays africains au sein de deux zones monétaires avec un ancrage à l’Euro. Tu le vois, il existe bon nombre d’exemples dans l’histoire. Mais tu as raison, l’Euro est un exemple assez unique avec à l’origine 12 et maintenant 19 pays qui ont décidé de transférer à une autorité supranationale, un pouvoir national fondamental, celui de contrôler leur monnaie. Ensemble, ces pays représentent plus du dixième du PIB mondial, c’est énorme.</p><p>Une expérience unique qui semble appelée à durer. L’Euro a pris la seconde place, derrière le dollar, des monnaies les plus utilisées dans le monde. Et la création de l’euro a permis l’émergence d’un marché d’obligations en euro qui est rapidement devenu le plus important du monde.</p>]]></description>
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      <itunes:season>3</itunes:season>
      <itunes:episode>13</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Pourquoi l’Euro ?</title>
      <podcast:episode>12</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 12 Dec 2023 15:22:19 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Stéphane Déo</p>
<p>J’aimerais savoir : Pourquoi l’Euro ?</p>
<p class="has-text-align-justify">D’un point de vue économique, peux-tu nous expliquer pourquoi une partie des pays européens ont créé l’Union économique et monétaire plus connue sous le nom de Zone euro ? J’imagine qu’il y a des avantages économiques.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’un point de vue économique, avoir une monnaie commune permet d’abaisser drastiquement les opérations de change entre pays. En effet, avec un taux de change complètement fixe, il y a moins d’incertitude sur les transactions entre entreprises. Une monnaie commune facilite ainsi les échanges commerciaux entre les pays de la Zone euro. Elle renforce également la transparence et l’homogénéité des prix au sein de la Zone euro. Ainsi les entreprises ont accès à un marché naturellement plus grand et plus stable et la Zone euro offre plus de choix et de facilités aux consommateurs.</p>
<p>C’est donc un projet avant tout économique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’objectif économique est bien de contrer le coût des opérations de change, de lutter contre l’instabilité des monnaies nationales, de mettre en place une monnaie puissante pour contrecarrer le dollar et enfin de renforcer la compétitivité des entreprises européennes à l’international. Mais comme nous l’avons vu dans le podcast précédent, il y a également des inconvénients économiques à avoir une monnaie commune. De fait, les pays n’ont pas uniquement pesé le pour et le contre en termes économiques. La Zone euro est avant tout un projet politique dont l’ambition remonte aux années 1960. A l’époque la monnaie commune constituait une étape logique vers une intégration économique mais aussi politique plus forte. Le projet de la Zone euro va s’accélérer pour des raisons politiques après la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989. Ainsi, la création de la Zone euro est un long processus qui s’est préparé tout au long des années 1990.</p>
<p class="has-text-align-justify">La mise en place d’une monnaie unique a eu des impacts concrets sur les Européens. Peux-tu nous en donner un exemple ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Imagine, avant l’Euro, un touriste parti avec 100 francs français, et qui faisait le tour de la Zone euro en visitant tous les pays les uns après les autres et en changeant ses économies dans chacun des pays visités. Il serait revenu en France avec 35 francs, même s’il n’avait rien dépensé ! Le reste serait passé en commissions de change.</p>
<p>Alors qu’aujourd’hui, il n’y a plus de frais de change. Merci pour ces explications !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Pourquoi l'Euro ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Pourquoi les pays de l’Union européenne n’ont-ils pas tous la même monnaie?</title>
      <podcast:episode>11</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 11 Dec 2023 15:05:00 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Stéphane Déo</p><p>J’aimerais savoir : Pourquoi les pays de l’Union européenne n’ont-ils pas tous la même monnaie ?</p><p>Déjà il ne faut pas confondre Union européenne avec Zone euro. La Zone euro est plus restreinte que l’Union européenne.</p><p>En effet, l’Union Européenne est constituée de 27 états membres depuis le départ de la Grande Bretagne. La Zone euro a été créée en 1999 par onze pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, et Portugal. Ces pays ont été rejoints progressivement par neuf autres pays dont la Croatie le 1er janvier 2023.</p><p>Si seules une partie des pays de l’Union européenne sont dans la Zone euro, c’est qu’il y a donc des conditions pour y rentrer ?</p><p>Il y a effectivement des conditions économiques qu’on appelle les « critères de convergence ». L’idée est d’éviter une zone trop disparate, trop hétérogène dans le domaine économique et social. C’est une vieille idée connue des économistes sous le nom barbare de « théorie des zones monétaires optimales ». L’idée est que plus des pays sont proches sur le plan économique, plus ils commercent ensemble, et plus ils gagnent à avoir une monnaie commune qui leur évite les problèmes de change. Des pays éloignés en revanche doivent conserver leur propre politique indépendante. Qui se ressemble s’assemble, c’est aussi pourquoi les critères économiques à remplir sont appelés « critères de convergence », il faut que le pays candidat ait suffisamment convergé vers le reste de la zone.</p><p>D’accord, donc un pays qui n’a pas le même niveau de développement que celui de la Zone euro a intérêt à conserver des marges de manœuvre pour sa politique monétaire puisque son économie évolue différemment. Mais seul le critère économique compte ?</p><p>Abandonner le contrôle de sa monnaie constitue une perte de souveraineté que certains pays ne sont pas prêts à accepter, d’autant qu’entrer dans la Zone euro s’accompagne de fortes contraintes économiques et réglementaires contraignantes pour garantir la stabilité financière de la zone. Ainsi, comme le Royaume-Uni avant eux, certains pays ne sont pas pressés de rentrer dans la Zone euro. La Hongrie, la Pologne ou la Suède n’ont pas de calendrier précis par exemple. Pour ces pays la décision est plus politique qu’économique. Et il ne faut pas attendre qu’ils adoptent la monnaie unique dans un avenir proche.</p><p>Donc la Zone euro correspond à un niveau d’intégration supérieur à celle de l’Union européenne. Il faut accepter une monnaie commune avec ses avantages et ses contraintes.</p>]]></description>
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    <item>
      <title>La BCE a-t-elle maintenu la “stabilité des prix” ?</title>
      <podcast:episode>10</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/12/07/la-bce-a-t-elle-maintenu-la-stabilite-des-prix/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 07 Dec 2023 15:47:33 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Stéphane Déo</p>
<p>J’aimerais savoir : La BCE a-t-elle maintenu la « stabilité des prix » ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour la BCE, on parle souvent de l’objectif de stabilité des prix, mais dans les faits, les prix ne cessent d’augmenter. Pourquoi ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, l’expression est un peu trompeuse. L’objectif principal de la Banque centrale européenne, la BCE, est défini par l’article 127 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Ce traité ne précise toutefois pas ce qu’il entend par l’expression « stabilité des prix ». La BCE a donc décidé d’adopter une cible d’inflation symétrique autour de 2 %. La BCE a ainsi choisi de cadrer la hausse des prix autour d’un niveau stable et modéré de 2 % d’augmentation par an.</p>
<p>Pourquoi avoir choisi 2 % ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Une inflation trop basse, voire une déflation lorsque les prix baissent, crée des problèmes pour l’économie et conduit à des pertes de croissance. A l’inverse une inflation trop élevée détruit le pouvoir d’achat et perturbe les repères des prix. Elle peut conduire à une baisse de confiance dans la monnaie ou plus généralement le système monétaire. Le consensus des économistes est qu’une inflation de l’ordre de 2 à 3 % constitue un niveau ni trop bas, ni trop élevé. Même s’il n’y a pas de nombre magique, c’est d’ailleurs le chiffre qui a été retenu par de nombreuses banques centrales dans le monde.</p>
<p class="has-text-align-justify">En 2022, l’inflation en Zone euro a atteint un plus haut historique à plus de 10 %. Très loin de cet objectif donc. La BCE a-t-elle décider d’abandonner cette règle ? </p>
<p class="has-text-align-justify">La forte inflation de 2022 doit beaucoup à des phénomènes transitoires, notamment aux pénuries liées à la crise de la Covid, à la guerre en Ukraine. Le retour de l’inflation en Europe est donc très récent. Si on regarde l’évolution des prix depuis l’introduction de l’euro en 1999, on obtient une inflation moyenne de 1,5 % sur la période. On peut également remarquer que l’inflation n’avait jamais dépassé 3,5% entre 1999 et 2020. L’épisode actuel est donc une nouveauté pour la BCE qui a connu depuis sa création deux décennies d’inflation modérée.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc malgré le rebond qui a suivi la crise sanitaire, la tendance de long terme est toujours à un niveau qui est compatible avec l’objectif de stabilité des prix de la BCE. Mais j’imagine toutefois que la tendance future de l’inflation va faire débat au moment où nous enregistrons ce podcast en 2023 : le régime d’inflation va peut-être changer avec une inflation structurellement plus élevée que les deux dernières décennies face aux risques climatiques et géopolitiques notamment.</p>]]></description>
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      <itunes:title>La BCE a-t-elle maintenu la « stabilité des prix » ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>10</itunes:episode>
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    <item>
      <title>Quel est le rôle de la Banque Centrale Européenne (BCE) ?</title>
      <podcast:episode>9</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/12/05/quel-est-le-role-de-la-banque-centrale-europeenne-bce/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 05 Dec 2023 07:09:54 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Stéphane Déo</p>
<p>J’aimerais savoir : Quel est le rôle de la Banque Centrale Européenne (BCE) ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On dit souvent que le rôle principal de la Banque Centrale Européenne est de garder l’inflation autour de 2 % en moyenne. Comment s’y prend-elle ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La BCE dispose d’instruments de politique monétaire pour influencer l’économie et arriver à ses objectifs. L’instrument principal est le taux d’intérêt auquel elle prête aux banques à très court terme. En augmentant ce taux, elle fait monter tous les taux d’emprunt. En rendant le crédit plus cher, elle ralentit donc l’économie ce qui exerce in fine une pression à la baisse sur l’inflation. A l’inverse, des baisses de taux favorisent le crédit, l’investissement, la consommation, et donc stimulent l’activité, ce qui augmente les pressions inflationnistes.</p>
<p>C’est le seul moyen qu’a la BCE pour ramener l’inflation autour de sa cible ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Non, il existe au moins un autre instrument qui est le « quantitative easing » soit « assouplissement quantitatif » en français. Cet outil est particulièrement utile en cas de crise de liquidité et en cas de risque de déflation alors que les taux sont déjà très faibles. En achetant des titres, la banque centrale soutient le prix des actifs et met de l’argent dans l’économie et les marchés financiers. Cela améliore les conditions de financement à court terme mais aussi à long terme, et stimule ainsi l’économie. Le risque est que l’argent injecté grâce à cette politique reste dans les marchés financiers et n’aille pas dans l’économie réelle. Dans ce cas, au lieu de stimuler l’inflation globale, cette politique augmente les prix des actifs financiers et immobiliers et risque de générer des bulles spéculatives.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais j’avais compris que le « quantitative easing » avait surtout permis d’éviter une explosion de la Zone euro. Cela n’avait pas grand-chose à voir avec la déflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, en 2008, il s’agissait avant tout d’assurer la stabilité financière de la Zone euro. Les banques des pays avec un excès de monnaie comme l’Allemagne, ne prêtaient plus aux banques des pays comme l’Italie, jugées moins sûres. Mais sans liquidités, les banques italiennes ne peuvent plus rendre l’argent à leurs clients s’ils veulent le retirer. Pour remplacer les banques allemandes, la BCE a directement donné de la liquidité aux banques italiennes par exemple, assurant leur stabilité. En outre, en achetant la dette publique, elle a aussi fait baisser le taux d’intérêt sur la dette, rendant les charges d’intérêt des Etats plus soutenable. Mais la BCE a également une fonction fondamentale de régulateur et de superviseur du système bancaire et financier européen afin de prévenir les problèmes en amont. Mieux vaut prévenir que guérir ! Elle publie d’ailleurs régulièrement une « revue de la stabilité financière ».</p>
<p class="has-text-align-justify">On le voit, le rôle de la BCE est complexe et les crises déjà traversée par la BCE ont été nombreuses depuis sa création. Mais on peut dire que le taux d’intérêt est son instrument principal, auquel il faut ajouter les politiques quantitatives d’injection de liquidité dans le système économique et financier à court et long terme.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel est le rôle de la Banque Centrale Européenne (BCE) ?</itunes:title>
      <itunes:season>3</itunes:season>
      <itunes:episode>9</itunes:episode>
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      <title>La création de l’euro a-t-elle été inflationniste ?</title>
      <podcast:episode>8</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 04 Dec 2023 16:47:03 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Stéphane Déo</p>
<p>J’aimerais savoir : La création de l’euro a-t-elle eu une conséquence inflationniste ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Difficile de répondre à cette question car on ne dispose pas de chiffres pour la zone Euro avant 1999 puisque ladite zone n’existait pas.  On pourrait reconstruire des données à partir des pays membres. Qu’en est-il si on compare à la période précédant l’introduction de la monnaie unique?</p>
<p class="has-text-align-justify">Si on prend l’exemple de la plus grande économie européenne, l’Allemagne, l’inflation a été en moyenne de 3,0 % par an entre 1955 et l’introduction de l’euro en 1999. Presque le double donc de l’inflation enregistrée depuis 1999 jusqu’à l’enregistrement de ce podcast en 2023. Dans le cas français le contraste est encore plus saisissant. L’inflation française, depuis l’introduction de l’Euro, est de 1,9 % en moyenne par an alors qu’elle a été de 5,6 % entre 1958 et 1998.</p>
<p>En fait, il y a plutôt moins d’inflation depuis la création de l’Euro ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, à la suite de la crise financière de 2007-2008 l’inflation est tombée à des niveaux bas, proches de zéro et le risque de déflation était important. Le risque n’était pas celui d’un Euro inflationniste mais déflationniste. Débat qui a fait couler beaucoup d’encre … et qui semble un peu ironique lorsque l’on voit les chiffres de 2022 où l’inflation est redevenue très forte. Les prochaines années modifieront peut-être notre lecture de l’impact de l’Euro sur l’inflation.</p>
<p>Et qu’en est-il du moment où on est passé du franc à l’Euro ? N’y a-t-il pas eu des abus ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les analyses économiques ont montré que l’impact à la hausse sur les prix du passage à l’Euro est de l’ordre de 0,3% de hausse de prix en 2002. Il s’agit d’un impact limité, même si certains prix ont pu augmenter plus sensiblement, notamment à cause des arrondis.</p>
<p class="has-text-align-justify">Lorsqu’on fait le bilan il est bien préférable de regarder l’histoire longue, sur plusieurs décennies. Avec cette optique, et lorsqu’on regarde la période où l’Euro a été notre monnaie, bientôt un quart de siècle, l’inflation est restée très modérée voire plus faible que l’objectif fixé par la BCE. Reste à savoir si cela est dû uniquement à la BCE ou à un régime d’inflation faible… et il faudra encore attendre longtemps avant d’avoir la réponse. C’est un sujet pour un autre podcast !</p>]]></description>
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      <itunes:title>La création de l’euro a-t-elle été inflationniste ?</itunes:title>
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    <item>
      <title>Le droit européen est-il supérieur au droit national ?</title>
      <podcast:episode>7</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 30 Nov 2023 16:41:54 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>J’aimerais savoir : Le droit européen est-il supérieur au droit national ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Durant la campagne présidentielle de 2022, nous avons entendu certains candidats vouloir rendre le droit national supérieur au droit européen. Néanmoins, le droit européen est-il réellement supérieur au droit national ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, le droit européen est supérieur au droit national, y compris à la Constitution. De plus, un arrêt de la cour de justice européenne contraint les Etats membres. Le droit européen est également considéré comme supérieur car il est émis par les institutions européennes qui ont un pouvoir législatif supérieur à celui des parlements nationaux. Cela signifie que les décisions prises par les institutions européennes sont plus difficiles à remettre en cause et ont une plus grande portée que les décisions prises à l’échelle nationale.</p>
<p>Et quelle est la raison pour laquelle le droit européen est supérieur au droit français ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Des raisons économiques et de bonne entente entre les états membres justifient cette primauté du droit européen. Des raisons économiques d’une part car les lois européennes permettent de définir le droit du travail européen, et donc permettent la libre circulation des individus au sein de l’union européenne. Elles offrent une plus grande cohérence et une plus grande uniformité dans la réglementation commerciale et économique au sein de l’Union européenne. D’autre part, des raisons de bonne entente entre les états membres justifient également cette primauté. En effet, la mise en place de règles communes supérieures au droit national permet une plus grande solidarité entre les états membres et donc une diminution des tensions.</p>
<p>Pourquoi cette primauté du droit européen fait parfois débat ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Effectivement, certains responsables politiques s’opposent à cette primauté du droit européen. Ils avancent deux arguments principaux. D’abord, pour eux, la primauté du droit européen remet en question la souveraineté des états membres. De plus, ils considèrent que les états membres ne peuvent plus adopter de politiques et de lois qui répondent à leurs besoins nationaux uniques.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc, pour résumer, le droit européen est supérieur au droit national. Cette primauté du droit européen permet, d’une part, d’uniformiser les politiques économiques des états membres et, d’autre part, d’apaiser les tensions entre pays européens. Néanmoins, cette primauté du droit européen fait toujours débat. </p>]]></description>
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      <itunes:title>Le droit européen est-il supérieur au droit national ?</itunes:title>
      <itunes:season>3</itunes:season>
      <itunes:episode>7</itunes:episode>
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    <item>
      <title>Qu’est-ce que le Parlement européen ?</title>
      <podcast:episode>6</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/11/28/quest-ce-que-le-parlement-europeen/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 28 Nov 2023 12:09:03 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p>
<p> J’aimerais savoir : Qu’est-ce que le Parlement européen ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Si l’on continue l’analogie avec les institutions d’un pays démocratique, nous mentionnions que le Parlement européen représentait le pouvoir législatif. Est-ce que tu peux développer ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Effectivement, le Parlement joue un rôle législatif important dans l’Union européenne en co-légiférant avec le Conseil de l’Union européenne. Il examine, modifie et vote les propositions de loi de la Commission européenne. Il peut également en initier. On parle de co-légiférer car, dans la grande majorité des cas, une fois adoptées par le Parlement européen, les lois doivent également être approuvées par le Conseil de l’Union européenne.</p>
<p class="has-text-align-justify">Et donc le pouvoir du Parlement est un pouvoir partagé avec le Conseil de l’UE ? Est-ce le seul rôle du Parlement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pas seulement, le Parlement a beaucoup d’autres rôles.  Il détermine le budget de l’Union européenne en collaboration avec le Conseil. Il supervise les travaux de la Commission européenne et des autres organes de l’Union européenne. Il élit le président de la Commission européenne et joue un rôle clé dans l’examen des candidatures des Commissaires. Il collabore également avec les parlements nationaux des États membres.</p>
<p>Concrètement, comment le Parlement européen fonctionne- t-il ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le Parlement européen est l’une des principales institutions de l’Union européenne. Composé de 705 députés, il est le seul organe de l’UE directement élu par les citoyens, renouvelé tous les cinq ans. Le Parlement européen est divisé en sept groupes politiques, chacun représentant une orientation politique différente. Le travail quotidien des députés européens est semblable à celui des députés nationaux, entre tâches pour leur circonscription, débats et votes en séance plénière, travaux au sein des commissions et débats au sein de leur groupe politique.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc, pour conclure sur le sujet du Parlement européen, en tant que voix du peuple, il vote les lois en coordination avec le Conseil de l’Union européenne qui représente les gouvernements. Il prend aussi des décisions sur le fonctionnement de l’Union européenne, par exemple sur son budget. Il a aussi un rôle de contrôle de la Commission européenne.</p>]]></description>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que le Conseil de l’Union Européenne ?</title>
      <podcast:episode>5</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/11/27/quest-ce-que-le-conseil-de-lunion-europeenne/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 27 Nov 2023 16:47:15 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>J’aimerais savoir : Qu’est-ce que le Conseil de l’Union Européenne ?</p>
<p>En faisant l’analogie avec les institutions d’un pays démocratique, le Conseil de l’Union européenne peut-il être un équivalent du conseil des ministres ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, le Conseil de l’Union européenne est composé des ministres des États membres. Il a pour mission de prendre les décisions politiques de l’Union. Il est généralement responsable de l’adoption de législations et de la mise en œuvre de politiques de l’UE en collaboration avec le Parlement européen dont nous parlerons en détail au prochain podcast. Il joue également un rôle important dans la coordination des politiques nationales des États membres. En quelque sorte, il représente les gouvernements des Etats membres de l’UE alors que le Parlement représente les citoyens.</p>
<p>Qui siège au Conseil de l’Union européenne et comment est-il présidé ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le Conseil de l’Union européenne est composé des ministres des États membres qui sont pertinents pour le sujet en discussion. Par exemple, si le Conseil se réunit pour discuter de la politique agricole, les ministres de l’agriculture des États membres siègeront. Le Conseil est présidé par un président élu pour une période de 6 mois.</p>
<p>Comment les décisions sont-elles adoptées ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les décisions au sein du Conseil de l’Union européenne sont généralement adoptées à l’unanimité ou à la majorité qualifiée. Certains types de décisions, comme celles relatives à la politique étrangère et de sécurité commune par exemple, doivent être adoptées à l’unanimité. La majorité qualifiée nécessite quant à elle l’approbation de 55 % des États membres représentant au moins 65 % de la population de l’Union. Enfin, dans certaines situations, le Conseil peut adopter des décisions à la majorité simple, c’est à dire un vote favorable de 14 Etats membres. </p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, pour résumer, le Conseil de l’Union européenne représente les gouvernements des Etats membres. Il est à la fois un organe exécutif et législatif. Il décide des actes législatifs et budgétaires et il partage sa compétence législative avec le Parlement européen.</p>]]></description>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que le Conseil européen ? </title>
      <podcast:episode>4</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Fri, 24 Nov 2023 15:04:47 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Lea Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>J’aimerais savoir : Qu’est-ce que le Conseil européen ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Le Conseil européen réunit l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne. Peux-tu nous en dire davantage ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est l’instance de pilotage politique de l’Union européenne, l’endroit où se prennent les décisions et les orientations stratégiques pour l’Union. On peut citer la réforme des traités, le financement du budget européen, les positions de l’Europe sur la scène internationale ou encore des orientations économiques. En temps normal, il se réunit tous les trimestres. À sa tête, il y a un président qui est nommé par les chefs d’État et de gouvernement. </p>
<p>Quelle est la différence avec le Conseil de l’Union européenne ?  </p>
<p class="has-text-align-justify">C’est vrai qu’on a parfois tendance à confondre les deux, mais ils sont très différents. Le Conseil européen, comme je le disais, ce sont les chefs d’État, le Conseil de l’Union européenne réunit des ministres dans des filières qui correspondent à des politiques publiques données, l’économie, l’agriculture, l’environnement par exemple. Ils débattent et adoptent des textes législatifs proposés par la Commission européenne. </p>
<p>Mais alors, à quoi sert le conseil européen au sein des institutions européennes ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Le conseil européen a un rôle essentiel en termes d’impulsion politique. Il peut par exemple mandater la commission européenne en lui demandant de faire des propositions législatives. Il permet aussi d’accélérer les décisions européennes en situation de crise, et joue un rôle d’arbitre en cas de blocage. On a pu le voir par exemple dans le cadre de la crise Covid. Seul le Conseil européen avait la légitimité politique de décider du plan de relance massif de 750 milliards d’euros, et de le financer en partie par l’endettement commun. </p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, c’est le Conseil européen qui prend les décisions et les orientations stratégiques pour l’Union européenne.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu'est-ce que le Conseil européen ?</itunes:title>
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    <item>
      <title>Quel est le rôle de la Commission européenne ?</title>
      <podcast:episode>3</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 22 Nov 2023 14:57:03 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p>
<p>J’aimerais savoir : Quel est le rôle de la Commission européenne ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Comme nous l’avons vu dans le précédent podcast, la Commission européenne exerce le pouvoir exécutif de l’Union européenne. En cela, elle possède de nombreuses similitudes avec les gouvernements nationaux.</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, elle est organisée autour d’un Président de la Commission qui a une fonction de chef d’orchestre que l’on pourrait comparer au rôle du Premier Ministre en France. Le Président dirige les 27 Commissaires, un par pays. Chacun dispose d’un portefeuille.</p>
<p>Comment sont-ils désignés ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le président de la Commission, qui a un mandat de cinq ans, est désigné par le sommet des chefs d’État et de gouvernement des Etats membres. Ce sommet porte d’ailleurs le nom de « Conseil européen ». Puis le choix est entériné par le Parlement européen. Le Président nomme alors les 27 commissaires, soit comme nous venons de le dire un par Etat membre, sur proposition des chefs d’Etats ou de gouvernement de ces mêmes Etats.</p>
<p class="has-text-align-justify">Les commissaires européens sont donc des Ministres en quelque sorte. Les fonctions les plus importantes sont : budget et administration, économie, marché intérieur, concurrence, agriculture, etc… Mais au-delà de l’organisation, quel est le rôle de la Commission plus concrètement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les dispositions de l’article 211 du Traité de Rome signé en 1957 donnent trois rôles principaux à la Commission : tout d’abord un rôle de gardienne des traités, avec la possibilité de saisie du pouvoir judiciaire, ensuite un rôle d’initiative législative en proposant des lois. Elle a donc un pouvoir législatif. Enfin, elle a un pouvoir exécutif en mettant en œuvre les politiques communautaires. Notons bien que cette liste n’est pas exhaustive puisque la Commission est aussi en charge, par exemple, de la négociation des accords de commerce et d’association avec les Etats qui ne sont pas membres de l’UE.</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, la Commission européenne a une fonction exécutive au sein de l’UE dans des domaines comme le budget, l’économie, l’agriculture, etc. Beaucoup de responsabilité au final avec des décisions importantes sur la vie des Européens !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel est le rôle de la Commission européenne ?</itunes:title>
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      <title>Quelles sont les institutions européennes?</title>
      <podcast:episode>2</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 21 Nov 2023 15:02:00 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p><p>J’aimerais savoir : Quelles sont les institutions européennes ?</p><p>Pour aborder ce sujet, partons de l’analogie avec les institutions d’un pays démocratique. Il existe trois pouvoirs : l’exécutif, détenu par le gouvernement, le législatif détenu par les assemblées et le pouvoir judiciaire. Commençons donc par le pouvoir exécutif, l’Union européenne a-t-elle un gouvernement ?</p><p>En quelque sorte oui. Le pouvoir exécutif est détenu par la Commission européenne. Son président est élu par le Conseil européen pour un mandat de cinq ans puis entériné par le Parlement européen. Le Conseil européen est le sommet des chefs d’État et de gouvernement des Etats membres. Il a un rôle co-exécutif avec la Commission. Le Conseil européen nomme également 27 commissaires, un par pays membre.</p><p>Le pouvoir exécutif est donc partagé entre des Commissaires qui travaillent pour la Commission et un forum qui regroupe les chefs d’Etats de tous les pays membres. L’organisation de l’exécutif européen est donc analogue à celle de gouvernements nationaux avec un chef de l’Etat, c’est-à-dire le Conseil, et un gouvernement, qui est ici la Commission. Et le pouvoir législatif, c’est le Parlement je suppose ?</p><p>Oui, tout simplement. Le pouvoir législatif est détenu par le Parlement européen dont les membres sont élus dans chacun des Etats membres tous les cinq ans. Le parlement vote en particulier le budget de l’Union. Comme dans le cas du pouvoir exécutif, l’instance européenne est secondée par une représentation des Etats membres : le Conseil de l’Union européenne composé des ministres des Etats membres qui, selon leur portefeuille, représentent donc leurs gouvernements respectifs.</p><p>On finit avec le pouvoir judiciaire ?</p><p>Le pouvoir judiciaire est détenu par la Cour de justice Européenne qui est garante du respect de la législation européenne et veille aussi à la conformité de son interprétation. La CJE regroupe trois juridictions : la Cour de justice, le Tribunal et le Tribunal de la fonction publique.</p><p>C’est très clair. Les trois institutions européennes principales sont la Commission pour l’exécutif, le Parlement pour le pouvoir législatif et la Cour de justice européenne pour le pouvoir judiciaire. Bien sûr, il existe beaucoup d’autres institutions européennes d’importance diverse, comme la Banque centrale européenne. Mais nous y reviendrons dans de prochains podcasts !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quelles sont les institutions européennes ?</itunes:title>
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    </item>
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      <title>Comment l’Union européenne a commencé?</title>
      <podcast:episode>1</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 20 Nov 2023 15:40:00 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jean-Baptiste Pethe</p><p>J’aimerais savoir : Comment l’Union européenne a-t-elle commencé ?</p><p>Après la seconde guerre mondiale, on observe la création de nombreuses institutions pour promouvoir la paix et favoriser le développement économique en Europe de l’Ouest. Mais l’Union européenne n’est pas encore née.</p><p>En effet, l’ancêtre de l’UE est la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), qui regroupait six pays : la République Fédérale d’Allemagne, la France, l’Italie et les trois pays du Benelux, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. L’objectif officiellement affiché est de « soutenir massivement les industries européennes du charbon et de l’acier ». Toutefois l’idée était de mettre sous administration internationale les deux secteurs essentiels à l’industrie de guerre et donc de créer une paix stable entre la France et l’Allemagne.</p><p>Et la CECA a donné lieu à la création de l’Union européenne ?</p><p>Quasiment, même s’il y a eu des évolutions entre temps : en 1957 ces mêmes six pays signent le Traité de Rome qui instaure la « Communauté économique européenne » avec une coopération économique beaucoup plus large. Depuis les compétences de ce qui est devenu l’« Union Européenne » en 1993 n’ont cessé de progresser, entre autres sur le plan économique, juridique et diplomatique.</p><p>Quel est le résultat et la raison d’être actuelle de l’Union ?</p><p>Au sein de l’Union, depuis 1986, a été mis en place la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux. Cela semble tellement évident maintenant. La réglementation européenne, si elle est souvent critiquée, est considérablement plus simple qu’une situation où chacun des 27 états fixerait ses propres normes, lois ou réglementation. Vis-à-vis de l’extérieur, l’Union a su également créer une force de négociation et d’influence plus forte d’un point de vue économique. C’est le cas par exemple pour les accords commerciaux.</p><p>D’accord, donc si je résume : initié sur l’idée de pérenniser la paix, la raison d’être de l’Union Européenne est aussi devenue la volonté de créer un espace commun de taille respectable dans un monde globalisé.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Comment l’Union européenne a-t-elle commencé ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Quels sont les 4 régimes des cycles de long terme ?</title>
      <podcast:episode>33</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 16 Nov 2023 13:52:00 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Pierre-Olivier Beffy</p><p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p><p>Quels sont les 4 régimes des cycles de long terme ?</p><p>Nous avions vu dans un précédent podcast que les cycles de long terme dépendent des cycles d’endettement et prennent naissance dans les grandes vagues d’innovation disruptives comme la machine à vapeur ou le développement de l’économie pétrolière dans l’après-guerre. Les 4 phases des cycles longs sont caractérisées par des régimes d’inflation et de croissance. Et si on rentrait dans les détails ?</p><p>Les phases des cycles longs sont en effet caractérisés avant tout par des régimes d’inflation et de croissance. Dans la phase initiale du cycle, la croissance est forte et l’inflation croit au cours de cette phase. Il s’agit généralement d’une période prospère, comme les 30 glorieuses ou les années folles, les années 1920. La demande est très dynamique. Mais à cause d’une demande structurelle trop forte et d’un cycle d’innovation qui devient mature, cette phase de prospérité conduit à une crise stagflationniste où l’inflation est forte et la croissance est faible. Par exemple, le régime déflationniste de 1966 à 1981, période émaillée de chocs pétroliers.</p><p>Ces deux premières phases se finissent mal, mais est-ce la fin du cycle de long terme ?</p><p>Non, en effet ! La crise stagflationniste marque l’apogée du cycle d’inflation. La seconde partie du cycle de long terme va être définie par une baisse de l’inflation. Ainsi la troisième phase est un régime d’inflation en baisse mais de croissance économique qui redevient forte sous l’effet de l’endettement. Par exemple la période de 1981 à 2002. Le cycle se termine avec une quatrième phase, dite déflationniste, où la croissance et l’inflation sont faibles. Cette dernière phase est émaillée de crises financières et bancaires. Nous y sommes rentrés en 2002 et nous sommes sans doute à quelques années d’en sortir pour entamer un nouveau cycle de long terme.</p><p>Donc en résumé, la partie ascendante du cycle de long terme se compose de deux phases : une première avec une croissance forte et une inflation en hausse, et une seconde phase dite stagflationniste avec une croissance faible et une inflation forte. La partie descendante du cycle se compose elle encore de deux phases : une première période de croissance forte combinée à une baisse de l’inflation, et une dernière phase déflationniste avec à la fois une croissance faible et une inflation faible. Chacune de ces parties se concluent par une phase de crise inflationniste ou déflationniste. Pour aller plus loin, n’hésitez pas à aller sur notre site internet ! </p>]]></description>
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      <itunes:title>Quels sont les 4 régimes des cycles de long terme ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>33</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Pourquoi parle-t-on de mini-cycles ?</title>
      <podcast:episode>32</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/11/14/pourquoi-parle-t-on-de-mini-cycles/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 14 Nov 2023 15:15:10 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Pourquoi parle-t-on de mini-cycles ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Je regardais un article financier qui expliquait qu’un mini-cycle soutenait l’appétit pour le risque. Mais au fond, est-ce que tu pourrais expliquer ce qu’est un mini-cycle ? C’est une notion qui n’est pas forcément très répandue !</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, un mini-cycle n’est pas forcément d’un grand intérêt d’analyse en dehors des experts en conjoncture et des marchés financiers. Nous avons vu que le cycle des affaires dépendait des variations de l’investissement des entreprises. Le mini-cycle dépend des variations de stocks des entreprises. Ces variations de stocks peuvent être brutales. Par exemple, une entreprise ayant trop stocké, va soudainement vouloir déstocker avant de produire, ralentissant momentanément l’activité économique. Au contraire, une pénurie soudaine va forcer les entreprises à accélérer la production. Ces mouvements de stockage et déstockage vont avoir un impact temporaire mais visible sur l’activité économique.</p>
<p class="has-text-align-justify">On sent que c’est un concept assez avancé et utile pour des cas très précis. Et on l’appelle mini-cycle parce qu’il est très petit ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il est en effet faible en durée et en amplitude, car il ne provoque pas une récession par exemple, mais suffisamment visible pour faire bouger les indicateurs économiques à court terme. Par contre, il s’agit du plus petit cycle en durée parmi tous les cycles économiques, de l’ordre de 6 à 24 mois.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc un mini-cycle dure quelques mois à quelques trimestres, et est dû aux erreurs de prévision des entreprises qui vont trop ou pas assez stocker. Si c’est le plus petit des cycles économiques, cela va être intéressant de parler des plus grands cycles économiques au prochain podcast !</p>]]></description>
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    </item>
    <item>
      <title>Quel est le lien entre cycle des affaires et cycle de la productivité ?</title>
      <podcast:episode>31</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/11/13/quel-est-le-lien-entre-cycle-des-affaires-et-cycle-de-la-productivite/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 13 Nov 2023 15:25:00 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Quel est le lien entre cycle des affaires et cycle de la productivité ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La productivité d’un pays étant définie comme le rapport du PIB par rapport à l’emploi, on peut s’interroger sur le lien entre croissance et emploi. Est-ce que plus de croissance crée davantage d’emploi ou plus d’emplois crée davantage de croissance ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En tendance, on peut dire que les deux sont liés. Croissance et emplois vont généralement de pair à long terme. Mais sur quelques mois, la relation entre croissance et emplois n’est pas forcément vérifiée. En effet, si les entreprises font face à un ralentissement économique, elles ne vont pas forcément licencier immédiatement leurs salariés si elles pensent que ce ralentissement est temporaire. En outre, la réglementation du marché du travail peut ralentir les processus de licenciement. Au contraire quand l’activité économique reprend, les entreprises n’embauchent pas forcément tout de suite, mais attendent de remplir leur carnet de commande de manière durable.</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est donc pour cela qu’on a un cycle de la productivité. Quand l’économie entre en récession, le PIB se contracte sans pour autant que l’emploi baisse tout de suite, donc la productivité du travail s’effondre. Au contraire, en phase de reprise économique, le PIB augmente alors que l’emploi reste stable, voire continue à baisser, donc la productivité explose à la hausse.</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est pour cela que les variations de productivité sont très importantes autour des retournements et des reprises économiques. Plus la vitesse d’ajustement du marché du travail est rapide, moins le cycle de productivité est marqué. Au contraire, plus l’emploi met du temps à s’ajuster à des changements d’activité économique, plus l’amplitude du cycle de productivité est marquée.</p>
<p class="has-text-align-justify">Finalement, étudier le cycle de productivité peut permettre de mieux comprendre les points de retournement économique ou de changement du marché du travail. Ce n’est donc pas qu’un outil théorique, mais c’est utilisé concrètement pour étudier le cycle économique.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel est le lien entre cycle des affaires et cycle de la productivité ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Les cycles des affaires sont-ils tous identiques ?</title>
      <podcast:episode>30</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/11/09/les-cycles-des-affaires-sont-ils-tous-identiques/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 09 Nov 2023 14:24:19 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : les cycles des affaires sont-ils tous identiques ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les cycles économiques peuvent se concevoir comme une succession de périodes de croissance, dites phases d’expansion, et de baisse d’activité économique (on parle alors de récession). Est-ce que ces 2 phases sont le miroir l’une de l’autre ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Non, elles ont des caractéristiques propres, notamment en durée et en sévérité ! Les périodes d’expansion sont généralement beaucoup plus longues, ce qui fait qu’en moyenne les pays connaissent un développement économique. Par exemple en France, si on regarde ce qu’on appelle le cycle des affaires, la durée moyenne d’une expansion est de presque 10 ans contre environ un an pour une récession. D’autre part, les périodes de récession ne sont pas toujours d’amplitude égale. Le premier choc pétrolier en 1973 suite à la guerre du Kippour, la crise financière de 2007 ou la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19 ont débouché sur des récessions de grande ampleur. D’autres récessions, telle que l’éclatement de la bulle internet en 2001, ont eu par contre des effets beaucoup plus limités sur l’activité économique.</p>
<p>Y a-t-il d’autres différences que la durée ou la sévérité ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les périodes d’expansion ou de récession diffèrent aussi par leur impact sur l’économie. Selon la nature du choc, et selon les conditions économiques et sociales au moment où ce choc se produit, les conséquences en termes de production, de revenu et d’emploi sont plus ou moins importantes.</p>
<p>Peut-on prévoir les récessions ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Hélas, c’est très difficile, notamment parce qu’elles sont souvent provoquées par des chocs imprévisibles et de différentes natures tels qu’une guerre ou le Covid-19. Toutefois, même si le calendrier et la nature de la récession sont très compliqués à anticiper, les économistes peuvent surveiller les déséquilibres économiques et financiers, tels que l’apparition d’une bulle immobilière par exemple, afin d’évaluer les probabilités d’une récession pour l’avenir.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, les cycles varient en termes de durée et d’amplitude. Au sein du cycle la récession est généralement plus courte mais également plus violente. Il est très difficile de prévoir précisément quand les récessions arrivent, même si on sait qu’elles arriveront un jour.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Les cycles des affaires sont-ils tous identiques ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Quels sont les différents types de cycles ?</title>
      <podcast:episode>29</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/11/08/quels-sont-les-differents-types-de-cycles/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 08 Nov 2023 14:54:02 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p> J’aimerais savoir : quels sont les différents types de cycles ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans un précédent podcast, on expliquait qu’il existe une multitude de cycles économiques. Combien de cycles économiques différents peut-on définir plus précisément ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En fait, on peut en définir 2 principaux. Le plus connu est le cycle des affaires qui dure en moyenne 7 à 10 ans. Il est dû aux variations des flux d’investissement des entreprises. Pendant l’expansion, l’investissement est fort et la récession correspond à l’effondrement de l’investissement des entreprises, même si les causes ne sont pas toutes identiques.</p>
<p>Et l’autre cycle principal ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le plus long cycle principal a été défini par Kondratief. Ce sont des cycles de long terme dont la durée correspond grosso modo à l’espérance de vie, donc ce sont des cycles de plusieurs décennies. Les phases correspondent à des régimes d’inflation et de croissance. Si l’investissement est l’élément clé du cycle des affaires, l’endettement est celui des cycles longs. Pendant la phase d’expansion, la dette privée croît et nourrit un long cycle de croissance. Au contraire, la phase de récession correspond à la correction d’une situation de surendettement et est émaillée de crises financières et bancaires. Ces cycles sont généralement aussi associés aux grandes vagues d’innovation disruptives comme la machine à vapeur ou le développement de l’économie pétrolière dans l’après-guerre.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc un cycle basé sur les flux d’investissement, et un autre sur les stocks de dette. Avec ces deux cycles on peut donc comprendre une grande partie des fluctuations économiques ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, mais il y a d’autres cycles qui peuvent affiner le diagnostic. Par exemple, le plus petit cycle, qu’on peut appeler mini-cycle peut durer 6 mois à un ou deux ans et correspond à des cycles de stockage et déstockage des entreprises. La variation de ces mini-cycles est bien moindre que celle du cycle des affaires par exemple, mais elle peut être utiliser pour affiner les prévisions économiques à très court terme.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, on distingue plusieurs cycles économiques principaux. Le plus long dure des décennies et est créé par des cycles longs d’innovation, de dette et de population. Le cycle le plus connu est le cycle des affaires, dépendant des fluctuations de l’investissement des entreprises. On observe également des mini-cycles de quelques mois créés par les variations de stock des entreprises.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quels sont les différents types de cycles ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>29</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Quelles sont les différentes phases des cycles économiques ?</title>
      <podcast:episode>28</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/11/07/quelles-sont-les-differentes-phases-des-cycles-economiques/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 07 Nov 2023 15:17:58 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir,  quelles sont les différentes phases des cycles économiques ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans un précédent podcast, nous avons vu d’où venaient les cycles économiques. Peut-on mieux les décrire à présent ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les cycles économiques sont en effet composés de quatre phases. La première phase du cycle économique est la reprise où la situation économique s’améliore progressivement après des moments difficiles. S’ensuit une phase d’expansion où la croissance économique est forte et continue. Cette expansion se termine par une crise après un choc négatif imprévu : c’est la troisième phase du cycle qui aboutit à la dernière phase, la récession. Durant la récession, l’activité se contracte, avant qu’un nouveau cycle économique ne prenne forme à partir d’une reprise.</p>
<p class="has-text-align-justify">Je comprends ces quatre phases, mais bien souvent, on ne parle que d’expansion et de récession, donc de deux phases…</p>
<p class="has-text-align-justify">Si certains ne parlent que des phases d’expansion et de récession, c’est parce que ce sont les phases principales des cycles, qui durent le plus et sont donc le plus observables. C’est un peu comme le cycle de la vie : la naissance et la mort sont très rapides, alors que la jeunesse et le vieillissement durent longtemps. On peut donc considérer le cycle sous ses deux phases longues ou en prenant en compte les points de retournement ou de rupture. La reprise et la crise sont très courtes par rapport à la récession et surtout l’expansion.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, donc quatre phases pour un cycle économique, mais j’ai entendu dire qu’il y avait plusieurs cycles économiques : le nom des phases est-il toujours le même ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a en effet différents cycles économiques, certains très courts et d’autres très longs. Nous y revenons en détail dans le prochain podcast, mais même si on a parfois des termes particuliers pour caractériser les phases de certains cycles économiques, les phases de reprise, expansion, crise et récession s’applique toujours en règle générale.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, on distingue 4 phases dans un cycle économique : la reprise, l’expansion, la crise et la récession. Les phases de fin de cycle sont généralement plus courtes que les phases de reprise et surtout d’expansion.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quelles sont les différentes phases des cycles économiques ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>28</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Pourquoi l’activité économique est-elle cyclique ?</title>
      <podcast:episode>27</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/11/06/pourquoi-lactivite-economique-est-elle-cyclique/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 06 Nov 2023 16:16:03 -0500</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : pourquoi l’activité économique est-elle cyclique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le terme cycle illustre un mouvement qui revient en cercle ou en boucle. On parle souvent du cycle de la vie, du cycle alimentaire, mais pourquoi parle-t-on de cycles économiques ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il existe  un grand nombre de cycles économiques, qui vont se différencier selon leurs durées notamment. Mais sans rentrer dans le détail, l’économie est intrinsèquement cyclique car l’avenir est incertain. Si on pouvait prévoir l’avenir avec certitude, une entreprise pourrait par exemple planifier exactement sa production sans craindre de ne pas pouvoir fournir la demande ou au contraire de trop produire. L’incertitude conduit donc à des erreurs sur l’avenir qui vont par exemple forcer les entreprises à réviser brutalement leur plan de production. Ces erreurs, en se répétant, créent les cycles économiques.</p>
<p class="has-text-align-justify">En quelque sorte, il y a des périodes où nous sommes trop optimistes et d’autres où nous devenons soudainement trop pessimistes, et nous répétons ces erreurs régulièrement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! Quand l’activité économique croît fortement pendant plusieurs années, tout le monde suppose que cela va continuer. Cela renforce davantage l’optimisme, jusqu’au moment où un choc imprévu affecte négativement l’économie et conduit tout le monde à réaliser qu’il faut réduire ses dépenses. C’est pour cela qu’il y a souvent une longue phase d’expansion économique suivie de phases de corrections brutales.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais ne peut-on pas réguler ces cycles pour éviter des ajustements trop brutaux, ou en d’autres termes, une économie trop cyclique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les banques centrales et les administrations publiques vont essayer d’atténuer l’amplitude des cycles économiques. Mais elles sont elles-mêmes sujettes à des erreurs de prévision. Elles peuvent par exemple soutenir trop longtemps et fortement l’économie pendant la correction économique et conduire à amplifier les déséquilibres pendant la phase d’expansion. D’ailleurs si elles régulaient si bien les cycles, ces derniers n’existeraient plus… Ce qui n’est pas le cas !</p>
<p>J’ai hâte du prochain podcast pour détailler davantage le cycle économique !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Pourquoi l’activité économique est-elle cyclique ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>27</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Y a-t-il convergence économique entre pays ?</title>
      <podcast:episode>26</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/10/20/y-a-t-il-convergence-economique-entre-pays/</link>
      <rawvoice:pid>120978572</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Fri, 20 Oct 2023 16:57:08 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jacky Isabello</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : les pays convergent-ils dans le domaine économique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Peut-être avant de répondre à la question, est-ce qu’on peut la préciser : en particulier, que veut dire « convergence économique » ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, il y a théoriquement plusieurs concepts de convergence. Disons que pour faire simple, le concept de convergence économique le plus intuitif et le plus étudié est celui de la convergence des niveaux de vie. Pour étudier cette convergence, les économistes vont par exemple regarder le PIB par habitant.</p>
<p>Et que disent les données ? Y a-t-il convergence entre les niveaux de vie des pays ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui et non. On observe que le niveau de vie de certains pays converge bien vers celui des pays les plus avancés. Par exemple, beaucoup de pays asiatiques sont aujourd’hui des pays avec des niveaux de vie de pays développés. En revanche, on observe également que le niveau de vie de certains pays ne converge pas vers celui des pays développés, ou alors très lentement. On peut notamment citer beaucoup de pays africains.</p>
<p class="has-text-align-justify">Comment expliquer que certains pays convergent économiquement, en l’occurrence vers les pays au niveau de vie le plus élevé dans ton exemple et que d’autres n’y arrivent pas ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a beaucoup de théories mais c’est très difficile d’expliquer la convergence ou l’absence de convergence avec un seul facteur. Ceci étant dit, un des facteurs importants semble être la qualité des institutions. Les institutions inclusives, qui permettent au plus grand nombre de réussir économiquement, sont plus favorables à la croissance que les institutions qui ne profitent qu’à un petit nombre. On peut voir la différence entre les niveaux de vie de la Corée du Nord et de la Corée du Sud pour l’illustrer. Plus généralement, les différences de niveau de vie peuvent s’expliquer par des différences d’épargne, d’investissement dans l’éducation ou dans les infrastructures, mais aussi par la position géographique des pays, plus ou moins connectés aux zones économiques les plus dynamiques.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, il n’y a pas convergence automatique des niveaux de vie entre pays. Un des facteurs qui permet d’expliquer le rattrapage d’une économie est le caractère inclusif de ses institutions. Mais d’autres facteurs comme l’investissement dans l’éducation et les infrastructures jouent également un rôle important.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Y a-t-il convergence économique entre pays ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>26</itunes:episode>
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      <podcast:season>2</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Croissance signifie-t-elle augmentation du niveau de vie ?</title>
      <podcast:episode>25</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/10/19/croissance-signifie-t-elle-augmentation-du-niveau-de-vie/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 19 Oct 2023 15:30:34 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jacky Isabello</p>
<p>Texte : Julien Pouget</p>
<p>J’aimerais savoir : la croissance rime-t-elle avec augmentation du niveau de vie ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La croissance, a priori c’est plus de richesses produites, et donc un niveau de vie qui s’élève, n’est-ce pas ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui il y a bien un lien direct entre la croissance et le niveau de vie. La croissance, c’est l’augmentation de la production de biens et services. Cela signifie aussi, en général, davantage d’emplois et de revenus d’activité, et donc un niveau de vie qui s’améliore. Mais il peut tout de même y avoir quelques nuances à apporter à cette affirmation !</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est-à-dire ? Penses-tu par exemple aux questions de répartition, au fait que la croissance ne profite pas forcément à tout le monde ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! Comptablement, le PIB c’est la somme des revenus distribués dans l’économie : la rémunération des salariés, les profits des entreprises, ainsi que les impôts sur la production et les importations, corrigés des subventions reversées. Au cours du temps, le partage entre ces composantes peut évoluer. Une hausse des profits ou des salaires ne profite pas à tous de la même manière. Et par ailleurs, derrière le chiffre agrégé du PIB ou de la progression globale du pouvoir d’achat, il peut y avoir beaucoup de disparités au niveau individuel.</p>
<p class="has-text-align-justify">Par exemple, on peut avoir une rémunération des salariés en hausse, mais qui profite à peu d’entre eux. Et que se passe-t-il quand les prix de nos importations sont très élevés ? C’est une perte de pouvoir d’achat global, n’est-ce pas ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Quand le prix de ce que nous importons augmente plus que le prix de nos exportations, on dit que les termes de l’échange se détériorent. En effet, on importe des produits plus chers, ce qui nous coûte, alors que les revenus des exportations ne suivent pas cette hausse. Par exemple, si le prix du pétrole augmente et qu’on doit l’importer, le niveau de vie baisse si la valeur des exportations ne suit pas. Dès lors, la variation de pouvoir d’achat de la Nation est en effet plus faible que ce que suggère la croissance.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, en général, plus la croissance est forte, plus le niveau de vie général augmente. Mais tout le monde ne bénéficie pas de l’augmentation du niveau de vie, et surtout, d’autres paramètres comme les termes de l’échange sont à prendre en compte pour faire un lien entre PIB et niveau de vie.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Croissance signifie-t-elle augmentation du niveau de vie ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>25</itunes:episode>
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      <podcast:season>2</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Y a-t-il un lien entre croissance et inégalités ?</title>
      <podcast:episode>24</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/10/18/y-a-t-il-un-lien-entre-croissance-et-inegalites/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 18 Oct 2023 14:46:22 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jacky Isabello</p>
<p>Texte : Ana Boata</p>
<p>J’aimerais savoir : existe-t-il un lien entre croissance et inégalités ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a beaucoup d’intérêt depuis les années 1990 sur les liens entre croissance et inégalités de revenus et de patrimoine. Pourquoi un tel intérêt ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans l’après-guerre, la croissance était très forte et le niveau de vie augmentait rapidement pour toutes les catégories de revenus. Il n’est pas difficile que les enfants aient des conditions matérielles meilleures que celles de leurs parents. Dans cette économie où tout le monde gagnait en niveau de vie, les inégalités n’étaient pas vraiment une cause d’interrogation. Au contraire, depuis les années 1990 notamment, le pouvoir d’achat de la classe moyenne est sous pression. Les enfants ne sont pas surs d’avoir une vie plus aisée que celle de leurs parents désormais. Avec le ralentissement de la croissance dans les années 2000, beaucoup s’intéressent au lien entre croissance et inégalités.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’ailleurs, on a l’impression qu’une nouvelle opinion se développe sur le fait que les inégalités peuvent avoir un impact négatif sur la croissance.</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a beaucoup de canaux théoriques qui pourraient expliquer que les inégalités ont un impact négatif sur la croissance. Un des arguments les plus utilisés est que les plus aisés ont une épargne plus importante. Ainsi, une hausse de leurs revenus implique moins de dépenses et donc d’activités que les ménages les moins aisés.  Certains argumentent aussi que la hausse des inégalités réduit la cohésion sociale et augmente l’instabilité politique, ce qui est négatif pour la croissance. Mais on trouve aussi des arguments expliquant que les inégalités favorisent la croissance. Par exemple, les inégalités peuvent fournir des incitations à l’effort, l’innovation et l’entrepreneuriat. C’est un argument qui a été développé pour comparer la faible performance de l’URSS par rapport à celle des Etats-Unis.</p>
<p>Donc on a beaucoup d’explications théoriques, mais qu’en est-il dans les faits ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est là que tout devient encore plus compliqué ! Malgré une abondance de travaux théoriques, les études de données ne sont pas très concluantes. Un certain consensus se dégage autour de l’idée que la croissance peut aller de pair avec plus d’inégalités et qu’il faut une intervention publique pour réguler les déséquilibres induits par la croissance économique. Mais empiriquement, le lien de causalité impliquant un impact négatif des inégalités sur la croissance est difficile à mesurer. D’ailleurs, on peut se demander si regarder l’impact des inégalités sur la croissance a du sens.</p>
<p>Qu’est-ce que tu veux dire exactement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Et bien une société plus inégale où tout le monde est plus riche ne pose pas forcément problème puisque chacun peut progresser dans une telle société. Par contre, une société plus inégalitaire et plus pauvre conduit inévitablement à un bien-être plus faible en moyenne. En outre, une société inégale où chacun peut avoir sa chance de devenir aisé peut être mieux acceptée qu’une société avec peu d’inégalités, mais où il n’y a pas de perspectives pour les plus modestes de monter dans l’échelle des revenus.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, empiriquement, le lien entre croissance et inégalités est difficile à mesurer et le PIB ou le niveau des inégalités ne sont pas forcément les bons indicateurs de bien-être ou de justice sociale. Ce qui compte, ce n’est pas tant le niveau des inégalités mais la capacité de chacun à pouvoir augmenter son niveau de vie dans une société inégalitaire.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Existe-t-il un lien entre croissance et inégalités ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Peut-on mieux prendre en compte les externalités dans le PIB ?</title>
      <podcast:episode>23</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/10/17/peut-on-mieux-prendre-en-compte-les-externalites-dans-le-pib/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 17 Oct 2023 14:50:35 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jacky Isabello</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : peut-on mieux prendre en compte les externalités dans le PIB ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On sent derrière cette question qu’il y a un problème et que certaines externalités ne sont pas prises en compte dans le PIB. Peux-tu nous préciser cela ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le PIB mesure la valeur ajoutée produite par une économie sur une certaine période. Mais comme nous l’avons vu dans le précédent podcast, l’activité économique peut générer des externalités négatives qui ne sont pas pris en compte dans le calcul du PIB puisqu’il n’y a pas de transactions marchandes correspondant à ces externalités. Par exemple, on peut avoir une croissance du PIB forte d’une année sur l’autre, même si elle se fait avec une dégradation , une importante de l’environnement, dégradation qui conduit plus tard à une perte d’activité économique. On voit bien alors que la destruction future de valeur économique n’est pas prise en compte dans le calcul du PIB.</p>
<p>Le PIB est donc un indicateur imparfait de l’activité économique...</p>
<p class="has-text-align-justify">Il n’y a aucun indicateur parfait. Mais le PIB est la mesure la plus précise qu’on peut faire de l’activité économique compte tenu des données dont nous disposons. Il faut davantage faire attention à l’utilisation du PIB ou de la croissance du PIB dans les raisonnements économiques. Le PIB est un agrégat économique, mais pas un indicateur universel de bien-être par exemple, même si le PIB est corrélé au niveau de vie des habitants.</p>
<p>C’est pour cela que d’autres indicateurs sont apparus pour mesurer le bien-être ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, les Nations Unies diffusent l’indice de développement humain par exemple, l’IDH. Avec cet indicateur en particulier, la santé ou le niveau d’éducation sont prises en compte. Le problème de ces nouveaux indicateurs est qu’ils nécessitent des hypothèses discutables. En outre, il peut être difficile de les obtenir dans les pays où l’appareil statistique n’est pas suffisamment développé.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, le PIB ne prend pas en compte les externalités, mais c’est le meilleur indicateur d’activité qu’on peut mesurer. Pour mieux prendre en compte les externalités et plus généralement avoir des indicateurs de bien-être, d’autres mesures existent mais leur robustesse et les méthodes de calcul sont sujet à débat.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Peut-on mieux prendre en compte les externalités dans le PIB ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>23</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce qu’une externalité ?</title>
      <podcast:episode>22</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/10/16/quest-ce-quune-externalite/</link>
      <rawvoice:pid>120846034</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 16 Oct 2023 16:36:41 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Jacky Isabello</p>
<p>Texte : Chloé Derouen</p>
<p>J’aimerais savoir : c’est quoi une externalité ?</p>
<p>Pour commencer, pourrais-tu me donner une définition d’une externalité ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Une externalité correspond à l’impact indirect d’une activité sur un autre agent économique sans contrepartie monétaire. On entend souvent parler de la pollution comme d’une externalité négative : elle est générée par la production ou la consommation de certains agents et a un impact négatif sur l’ensemble de la population sans que les pollueurs ne soient sanctionnés. On peut imaginer que l’Etat taxe le pollueur pour compenser le dommage causé par l’externalité négative mais, en pratique, ce n’est pas forcément facile d’établir le montant et de bien identifier les pollueurs et les pollués.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, donc si une usine pollue une rivière, le restaurant implanté au bord de la rivière voit sa fréquentation baisser à cause du niveau élevé de pollution qui incommode les clients sans que l’usine ne le compense pour ce coût. J’ai du mal à trouver un exemple d’externalité positive, peux-tu m’en donner un ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est vrai que l’exemple de la pollution comme externalité négative est très parlant. L’éducation est un bon exemple d’externalité positive. Lorsque des individus bénéficient d’une bonne instruction, l’élévation de leur niveau d’éducation peut être source d’effets positifs non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour l’ensemble de la société. En effet, une population plus éduquée a une productivité plus élevée et, plus généralement, un niveau de vie plus élevé pour tout le monde, même pour ceux qui ne paient pas le coût de l’éducation.</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans le premier exemple, le restaurant implanté au bord de la rivière voit son chiffre d’affaires baisser à cause de la pollution. Dans le second, l’éducation permet une hausse de la productivité des entreprises par le biais de travailleurs mieux formés. On peut donc dire que les externalités ont des impacts sur la croissance économique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait, les externalités peuvent avoir des effets positifs ou négatifs sur la croissance. Mais en pratique, prendre en compte les externalités dans le calcul du produit intérieur brut et de la croissance n’est pas forcément évident.   </p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, une externalité correspond à l’impact indirect d’une activité sur un autre agent économique sans contrepartie monétaire. Elle peut être positive ou négative sur la croissance.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu'est-ce qu'une externalité ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>22</itunes:episode>
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      <podcast:season>2</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>La richesse créée par les administrations publiques est-elle correctement prise en compte ?</title>
      <podcast:episode>21</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/10/11/la-richesse-creee-par-les-administrations-publiques-est-elle-correctement-prise-en-compte/</link>
      <rawvoice:pid>120770529</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 11 Oct 2023 14:53:31 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Natacha Valla et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p class="has-text-align-justify">J’aimerais savoir : la richesse créée par les administrations publiques est-elle correctement prise en compte ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La valeur ajoutée des administrations publiques, c’est à peu près un cinquième du PIB français c’est ça ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, tout à fait. Les services régaliens comme la police et la justice, l’éducation nationale ou les soins de santé sont produits par l’administration publique et apportent une valeur ajoutée, comme cela serait le cas si ces activités étaient produites par le secteur privé.</p>
<p class="has-text-align-justify">Je comprends, mais comment on mesure par exemple la valeur ajoutée d’un enseignement ? Cela dépend du professeur ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il est en effet très difficile d’avoir des statistiques sur la valeur pédagogique d’un enseignement professeur par professeur. Et puis cela reste une question assez personnelle car certains élèves vont trouver un prof génial alors que d’autres trouveront son enseignement peu adapté à leurs attentes. Tout cela est subjectif ! Le choix a donc été fait de valoriser le travail de l’enseignant par son coût, c’est-à-dire son salaire. Et c’est comme cela pour tous les services publics.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais c’est assez réducteur de ce qu’un professeur peut nous apporter ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Disons qu’il s’agit d’une convention comptable qui a l’avantage de reposer sur des grandeurs mesurables et cohérentes avec les mesures d’autres activités économiques. Mais cela reste une convention imparfaite, j’en conviens. En outre, en formant les élèves, le professeur augmente leur capacité à produire demain. Mais comme le PIB mesure la valeur ajoutée aujourd’hui, on ne mesure pas les apports à long terme de l’enseignement pour les élèves.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc un professeur apporte bien plus dans le temps que ce que mesure le PIB aujourd’hui ! Au final, il ne faut pas surinterpréter la mesure du PIB sur la qualité des services publics. Il s’agit d’une convention comptable par le coût. Ce coût a l’avantage d’être mesurable mais il ne dit rien de la qualité du service public rendu.</p>]]></description>
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      <itunes:title>La richesse créée par les administrations publiques est-elle correctement prise en compte ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>21</itunes:episode>
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      <podcast:season>2</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Quel est le lien entre croissance et ressources naturelles ?</title>
      <podcast:episode>20</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/10/10/quel-est-le-lien-entre-croissance-et-ressources-naturelles/</link>
      <rawvoice:pid>120758385</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 10 Oct 2023 15:01:38 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Natacha Valla et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : quel est le lien entre croissance et ressources naturelles ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Beaucoup veulent toujours plus de croissance, mais si l’activité augmente très vite, ne risque-t-on pas d’épuiser rapidement les ressources naturelles ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Si on aborde cette question d’un point de vue statistique, la croissance correspond à l’augmentation de l’activité économique sur une période donnée. Si on dispose de ressources naturelles durant cette période, le calcul de la croissance n’intègre pas que la consommation de ces ressources aujourd’hui les feront disparaître demain.</p>
<p>Donc plus de croissance, c’est moins de ressources et donc moins de croissance demain !</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout dépend, entre autres, du rythme auquel on utilise ces ressources par rapport à leur stock ou leur renouvellement. Prenons l’exemple de l’énergie : le stock d’énergie solaire restera très élevé longtemps ; par contre il faut très longtemps pour que la terre produise du pétrole… c’est pour cela qu’on parle d’énergies dites renouvelables et qu’on les oppose aux énergies fossiles par exemple qui se renouvellent lentement.</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour ne plus avoir à se soucier de la fin des ressources, il suffit donc que la croissance ne s’appuie que sur les énergies renouvelables qui se renouvellent en permanence !</p>
<p class="has-text-align-justify">Théoriquement oui mais si on reste sur l’exemple de l’énergie, les énergies renouvelables ont une densité énergétique bien plus faible que les énergies fossiles. Par exemple, prenons une éolienne où on fait passer 1000 m3 d’air à 80km/h soit un vent très fort, on récupère la même énergie que dans 3ml de pétrole, ce qui n’est pas beaucoup. En outre l’éolien va s’appuyer sur des ressources naturelles comme les métaux qui sont eux-aussi épuisables. Et puis les énergies fossiles peuvent être transformées à tout moment en énergie, alors que la production d’une éolienne dépend des conditions météorologiques : la quantité d’électricité qu’elle fournit est aléatoire dans le temps.</p>
<p class="has-text-align-justify">On est donc encore loin d’une croissance 100% renouvelable. J’imagine que pour s’en approcher, il faudra beaucoup d’innovation pour améliorer les rendements des énergies renouvelables, recycler ce qui peut l’être et trouver des moyens de stocker l’énergie de manière plus efficace.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel est le lien entre croissance et ressources naturelles ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>20</itunes:episode>
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      <podcast:season>2</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>La croissance est-elle utile ?</title>
      <podcast:episode>19</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/10/09/la-croissance-est-elle-utile/</link>
      <rawvoice:pid>120745739</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 09 Oct 2023 14:49:53 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Natacha Valla et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : la croissance est-elle utile ?</p>
<p>Pourquoi veut-on toujours plus de croissance ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La taille de l’économie correspond à l’ensemble des revenus que peuvent se partager ses habitants. Si par exemple la population augmente, il est donc préférable que le gâteau augmente pour éviter une perte du niveau de vie des habitants. C’est pour cela qu’on parle autant de croissance et qu’on en veut davantage pour améliorer notre niveau de vie.</p>
<p>Donc une croissance élevée, c’est super !</p>
<p class="has-text-align-justify">Attention tout de même, la croissance montre l’augmentation du gâteau aujourd’hui. Mais certaines activités économiques peuvent créer de la croissance aujourd’hui et en détruire demain ! Par exemple, si une activité pollue les terres et réduit le potentiel agricole, on paiera la croissance aujourd’hui par une décroissance demain ! La pollution, comme nous l’avons déjà vu, est une externalité négative.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais on peut aussi dépolluer pour avoir encore plus de croissance, comme on l’a vu dans le podcast précédent ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, on peut créer de nouvelles activités pour essayer de corriger les problèmes créés par la croissance. Mais outre le fait qu’on ne peut pas corriger toutes les pollutions, les coûts et l’énergie dépensés pour réduire la pollution auraient pu être utilisées pour des activités économiques plus utiles, pour améliorer la santé par exemple. Prenons l’exemple d’un ouragan : on répare les dégâts ce qui génère de la croissance, mais on aurait pu dépenser cet argent dans d’autres activités plus productives.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, avoir une croissance élevée, c’est bien pour le niveau de vie, mais cela ne veut pas dire qu’elle est saine à long terme et qu’elle résulte d’une utilisation optimale des ressources à court terme.</p>]]></description>
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      <itunes:title>La croissance est-elle utile ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>19</itunes:episode>
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      <podcast:season>2</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>La croissance est-elle écologiquement durable ?</title>
      <podcast:episode>18</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/10/05/la-croissance-est-elle-ecologiquement-durable/</link>
      <rawvoice:pid>119156083</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 05 Oct 2023 15:22:55 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Natacha Valla et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : la croissance est-elle écologiquement durable ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Nous avons vu dans le précédent podcast que pour soutenir une trajectoire de croissance, il y a débat entre le génie humain qui permet d’avoir toujours plus de croissance et la contrainte des ressources limitées dans le temps. Alors, est-ce que croissance est compatible avec écologie ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est une question difficile. D’abord parce que la croissance du PIB est une mesure de la création de richesses. Mais elle ne dit rien sur le caractère durable de cette création. Par exemple, lorsque l’on construit des voitures, on puise dans des matières premières qui ne sont pas infinies. Au contraire, le recyclage génère aussi de la croissance, et c’est plus durable pour l’environnement.</p>
<p class="has-text-align-justify">Le lien entre la mesure de la croissance et sa durabilité écologique est donc complexe. En fait, le PIB mesure la richesse créée sans lien avec la durabilité écologique. Est-ce que tu peux donner un exemple concret ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Prenons le cas d’une entreprise qui pollue. Elle génère encore plus de croissance car elle va aussi avoir pour conséquence des activités de dépollution qui vont rentrer dans le calcul du PIB. Le paradoxe est que la pollution entraine donc aussi une augmentation de la croissance, dans ce cas. Mais si la pollution devient trop négative aux activités humaines, par exemple si la pollution diminue les rendements de l’agriculture, alors elle finit par réduire la croissance. La pollution est une externalité négative.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc on voit dans cet exemple que le PIB ne permet pas vraiment de mesurer clairement la durabilité écologique d’une activité. Peut-on alors améliorer la mesure du PIB pour tenir compte de l’environnement ?</p>
<p>En fait, pour cela il faudrait intégrer dans la mesure du PIB les externalités positives ou négatives, mais ces externalités peuvent être très difficiles à mesurer. Il y a d’ailleurs un problème de champ : l’air n’intéresse l’économiste que s’il est pollué car alors l’air pur devient rare. Mais tant qu’il n’y a pas de marché de l’air parce qu’il est librement respiré et considéré comme peu pollué, il est très compliqué de l’intégrer dans la mesure du PIB.</p>
<p class="has-text-align-justify">Au final, il faut se résoudre aux limites du PIB qui est une mesure de l’activité économique aujourd’hui, mais pas forcément une mesure de l’activité soutenable dans le temps, notamment au niveau écologique.</p>]]></description>
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      <itunes:title>La croissance est-elle écologiquement durable ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>18</itunes:episode>
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      <podcast:season>2</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Peut-on rester en croissance durablement ?</title>
      <podcast:episode>17</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/10/04/peut-on-rester-en-croissance-durablement/</link>
      <rawvoice:pid>119119371</rawvoice:pid>
      <guid>https://lecoavenir.fr/?p=1345</guid>
      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 04 Oct 2023 15:12:41 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Natacha Valla et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : que signifie une croissance durable sur le plan mathématique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Une croissance constante signifie une augmentation de plus en plus forte de l’activité économique. Mathématiquement, si le taux de croissance de l’économie est constant, cela signifie que l’activité économique suit une trajectoire exponentielle. Peux-tu donner un exemple ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Prenons le cas théorique d’un taux de croissance annuel constant de 100 %. La taille de l’économie double chaque année. En d’autres termes, l’augmentation d’activité la dernière année équivaut à toute l’augmentation d’activité passée.</p>
<p>Peux-tu prendre un exemple plus concret encore ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Gardons le taux de croissance fixe de 100 %. Et partons d’une économie qui vaut 100. La première année, elle va augmenter de 100 et atteindre une taille de 200. Mais la seconde année, il faut appliquer le taux de croissance à 200. Elle passe donc de 200 à 400. La troisième année, elle passe de 400 à 800 et ainsi de suite. Nous voyons bien que l’augmentation de la taille de l’économie doit être de plus en plus grande pour satisfaire un taux de croissance constant.</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a beaucoup de débat sur la persistance de la croissance. Une croissance durable apparait pour beaucoup comme un objectif très ambitieux : comment suivre le rythme ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On peut noter que sur plusieurs siècles, le taux de croissance a eu tendance à décroître. On observe également des périodes parfois brutales comme les guerres où il y a de la décroissance. Plus fondamentalement, les ressources sont épuisables et l’espace terrestre est limité. Cela fait dire à certains qu’il ne sera plus possible de croître à un moment. Mais la croissance, c’est aussi le progrès technique qui permet de produire plus avec moins, d’être plus efficace en sorte. On peut aussi recycler.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, un taux de croissance positif et constant conduit à une trajectoire exponentielle de l’économie. D’ailleurs, dans la réalité ce taux de croissance n’est pas constant et on peut même avoir des épisodes de baisse d’activité. Au final, pour soutenir une trajectoire de croissance, il y a débat entre le génie humain qui permet d’avoir toujours plus de croissance et la contrainte des ressources limitées dans le temps. Je sens que le prochain podcast sur l’écologie va être intéressant !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Peut-on rester en croissance durablement ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>17</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Compte-t-on toute la création de valeur dans le PIB ?</title>
      <podcast:episode>21</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 02 Oct 2023 16:04:39 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>J’aimerais savoir :  compte-t-on toute la création de valeur dans le PIB ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Nous avons vu que le produit intérieur brut (PIB) est la meilleure mesure possible de la richesse créée dans une économie. Mais elle n’est sans doute pas parfaite. Est-ce que le PIB mesure bien toutes les formes de richesse créées ? Je sens que la réponse va être non…</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, le PIB repose sur des données basées sur les activités légales et déclarées alors qu’il y a d’autres activités créant de la richesse. Quand on parle de PIB ou de croissance, on calcule grosso modo la richesse produite par les entreprises, l’administration publique et les travailleurs indépendants. Cette économie suppose que l’activité est légale et déclarée, et qu’elle débouche sur une transaction visible pour un échange de biens ou de services.</p>
<p>C’est un peu théorique là ! Peut-on avoir un exemple ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Bien sûr ! Si je déclare et rémunère une personne qui fait le ménage chez moi, cette activité va être comptabilisée dans le PIB. Par contre, si je fais le ménage chez moi, cette activité ne donne pas lieu à une rémunération ou à un échange de services avec une autre personne. Cette activité domestique n’est donc pas comptée dans le PIB alors qu’il y a bien eu la même activité de ménage.</p>
<p>Et il y a beaucoup d’activités non mesurées par le PIB ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est très difficile de le savoir car quand il n’y a pas de transaction, il n’y a pas de mesure. Revenons au ménage à domicile. Si on emploie une personne mais qu’on ne la déclare pas et qu’on paie de la main à la main, cette activité ne sera pas non plus mesurée par le PIB. Ainsi, le travail au noir échappe à la mesure du PIB, comme les activités de bénévolat ou certaines activités illégales comme le trafic de drogue.</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, si je comprends bien, le PIB ne mesure pas toute la richesse créée, notamment parce que certaines activités ne donnent pas lieu à des transactions mesurées. Mais c’est la meilleure mesure que l’on peut effectuer avec des données fiables et publiques.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Compte-t-on toute la création de valeur dans le PIB ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>21</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Y a-t-il un lien entre croissance et chômage ?</title>
      <podcast:episode>15</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/09/28/y-a-t-il-un-lien-entre-croissance-et-chomage/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 28 Sep 2023 13:25:59 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Ana Boata et Laurent Clavel</p>
<p>Texte : Chloé Derouen</p>
<p>J’aimerais savoir,  existe-t-il un lien entre croissance et chômage ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le lien entre croissance et emploi peut paraître assez intuitif. Plus de croissance signifie plus d’emplois et donc moins de chômage ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, c’est vrai car dans les phases de croissance, les entreprises produisent plus et ont donc besoin de plus de travailleurs, ce qui les conduit à recruter davantage. Par conséquent, le chômage, c’est-à-dire le nombre de personnes qui sont sans emploi et qui en recherchent un, recule.</p>
<p>Mais parfois le chômage ne baisse pas quand la croissance est forte.</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, si en moyenne une croissance plus forte conduit à un chômage plus faible, ce n’est pas toujours le cas. D’une part, embaucher quelqu’un peut prendre du temps. Il peut donc y avoir un décalage entre l’accélération de l’activité et la baisse du chômage. D’autre part, il faut une croissance vraiment forte, c’est-à-dire bien au-dessus de la croissance de la population. Sinon le nombre de travailleurs disponibles augmente plus vite que l’activité économique et le taux de chômage monte.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si la croissance joue sur le chômage, est-ce que le chômage peut aussi avoir un impact sur la croissance ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, tout à fait. Une augmentation du chômage conduit à une baisse de revenus pour les travailleurs perdant leur emploi. Ils sont contraints de réduire leur consommation, ce qui a pour conséquence moins de croissance. Le chômage a également des conséquences économiques à long terme : les chômeurs n’accumulent pas les compétences qu’ils auraient développées en travaillant. Cela peut réduire leur productivité dans le futur et donc peser sur la croissance.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, la croissance favorise généralement les créations d’emploi. Mais cela n’est pas automatique, ni immédiat. On peut aussi observer un lien en sens inverse : une hausse du chômage n’est pas favorable à la consommation par exemple, donc à la croissance.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Existe-t-il un lien entre croissance et chômage ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>15</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que le potentiel économique ?</title>
      <podcast:episode>14</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/09/27/quest-ce-que-le-potentiel-economique/</link>
      <rawvoice:pid>118986013</rawvoice:pid>
      <guid>https://lecoavenir.fr/?p=1313</guid>
      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 27 Sep 2023 15:41:07 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Ana Boata et Laurent Clavel</p>
<p>Texte : Chloé Derouen</p>
<p>J’aimerais savoir,  c’est quoi le potentiel économique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le potentiel économique, ou la croissance potentielle semblent être des concepts très abstraits. Qu’est-ce que c’est, concrètement ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Le potentiel économique correspond grosso modo au rythme de croissance soutenable à long terme sans hausse démesurée des prix. Techniquement, il peut être défini comme le niveau maximum de production que peut réaliser une économie sans entraîner de pressions à la hausse trop forte sur les prix qui serait un signal de tension économique. Son indicateur est le PIB potentiel et la croissance potentielle est simplement le taux de croissance du PIB potentiel. </p>
<p class="has-text-align-justify">Si je comprends bien, le PIB potentiel est le niveau de production que peut maintenir l’économie sur le long terme en fonctionnant à plein régime de manière durable. Mais alors, cet indicateur n’est jamais observé ! Comment le mesurer ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le PIB potentiel n’étant pas observé, il ne peut être mesuré mais il existe des méthodes pour l’estimer. Ces différentes méthodes statistiques ou théoriques connaissent cependant des limites et peuvent conduire à des résultats sensiblement différents. </p>
<p class="has-text-align-justify">Même si son estimation est imparfaite, j’imagine que le PIB potentiel est un indicateur indispensable pour se faire une idée de la tendance de fond de l’économie et des perspectives de croissance sur le long terme. C’est bien à cela qu’il sert ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait. Le PIB potentiel nous donne aussi une indication de la position de l’économie dans le cycle économique. En effet, il est possible de calculer l’écart de production, soit l’écart entre le PIB observé et PIB potentiel. Si l’écart de production est positif alors la production réelle est supérieure à la production potentielle : l’économie est en surchauffe pour répondre à une forte demande. En revanche, si l’écart de production est négatif alors les ressources de l’économie sont sous-exploitées car la demande est faible.</p>
<p class="has-text-align-justify">Aucune de ces deux situations ne semble idéale et soutenable à long terme. Je me demande combien de temps on peut tenir avec un écart de production positif ou négatif et comment on peut l’inverser. Je crois que je trouverai des réponses à mes questions dans les podcasts sur les cycles ! Et si je résume, la croissance potentielle est un concept plutôt abstrait. Le PIB potentiel est le niveau de production qu’on peut maintenir à long terme de manière durable. </p>]]></description>
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      <itunes:title>C’est quoi le potentiel économique ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>14</itunes:episode>
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      <podcast:season>2</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Quel est le rôle de l’énergie dans l’activité économique ?</title>
      <podcast:episode>13</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/09/26/quel-est-le-role-de-lenergie-dans-lactivite-economique/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 26 Sep 2023 16:56:54 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Ana Boata et Laurent Clavel</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>J’aimerais savoir : quel est le rôle de l’énergie dans l’activité économique ?</p>
<p>J’ai entendu dire qu’on n’inclut pas l’énergie dans le calcul de la croissance ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La consommation d’énergie est bien intégrée dans le calcul du PIB. Par exemple, pour les ménages, les factures d’électricité ou le plein d’essence rentrent dans la consommation d’énergie. Elle représente moins de 10 % de la consommation totale des ménages.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais on a pourtant l’impression que l’énergie est nécessaire à tout : à aller faire ses courses, produire, etc. et qu’elle représente bien plus que sa part dans le PIB.</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, sans énergie, il n’y a pas d’économie. L’activité économique, c’est de l’énergie transformée en services et en produits. Au sens large, cette énergie transformée est constituée d’énergie physique comme l’électricité ou le pétrole, mais aussi d’énergie humaine. Quand on produit une voiture, on utilise l’énergie physique pour faire fonctionner les robots, transporter les composants, aider les employés avec des ordinateurs, etc. Sans énergie physique, on retournerait à l’âge de pierre !</p>
<p>Alors comment évaluer l’impact de l’énergie sur l’économie ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Essentiellement par son prix. Par exemple, le pétrole est une énergie initialement gratuite puisqu’il est disponible sous terre. Le prix du pétrole va donc dépendre de son coût d’extraction et de transformation, et du rapport relatif entre l’offre et la demande de pétrole. De même, le vent est gratuit, mais avec des moulins ou des éoliennes, on transforme le vent en énergie utilisable par le système économique. Quand l’énergie utilisable est bon marché, il est facile de transformer cette énergie en produits ou services rentables. Au contraire, quand le coût de l’énergie augmente brutalement, on peut avoir des récessions économiques.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, le PIB n’intègre qu’une partie de l’impact de l’énergie, mais n’oublions pas que sans énergie, pas de croissance. C’est aussi pour cela que les grands cycles d’innovation ont été associées à de nouvelles sources d’énergie plus efficaces et moins chères. Ce fut le cas lors de la première révolution industrielle qui reposait sur le charbon et la machine à vapeur par exemple. Nous y reviendrons dans une série de podcasts sur les cycles longs ou vous pouvez aller sur notre site internet : lecoavenir.fr !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel est le rôle de l’énergie dans l’activité économique ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>13</itunes:episode>
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      <podcast:season>2</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Peut-on être en décroissance ?</title>
      <podcast:episode>12</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/09/25/peut-on-etre-en-decroissance/</link>
      <rawvoice:pid>118953093</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 25 Sep 2023 14:13:31 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Ana Boata et Laurent Clavel</p>
<p>Texte : Laurent Clavel</p>
<p>J’aimerais savoir : peut-on être en décroissance ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En général, les économistes utilisent davantage le mot « récession » pour une période de décroissance courte. Cela correspond à une contraction de l’activité économique, donc à une baisse du PIB. Est-ce qu’on peut être plus précis ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En fait, même la définition du mot « récession » prête à débat : la condition classique est d’avoir deux trimestres consécutifs de contraction, mais on sent bien qu’un tel recul du PIB est plus probable quand la croissance moyenne est faible, comme en Italie, que quand elle est structurellement élevée, comme en Chine.</p>
<p>Et la vie est-elle différente quand on est en récession ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En principe, il n’y a pas vraiment de raison : vous vous souvenez de la construction du PIB, son intérêt mais aussi ses limites ? Donc, les conséquences concrètes de la récession sont marginales sinon impalpables quand l’évolution du PIB passe de marginalement positive à marginalement négative. En revanche, si la baisse d’activité est prononcée ou conduit à une hausse importante du chômage, alors la récession a des effets qui se font sentir.</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est pourquoi certains définissent une récession, pas uniquement avec le PIB, mais aussi en tenant compte de la situation du marché du travail par exemple, afin d’être moins dépendant d’erreurs de mesures statistiques sur deux trimestres de PIB.</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait. En procédant ainsi, on obtient une vue plus complète et donc plus juste de la situation économique.</p>
<p class="has-text-align-justify">Certains prônent justement cette décroissance sur une période bien plus longue qu’une récession, notamment pour des questions écologiques.</p>
<p class="has-text-align-justify">Exactement. Rappelons d’ailleurs que le terme décroissance est apparu dans les années 1970 avec la montée de la prise de conscience écologique. Pourquoi cette mobilisation en faveur de la décroissance ? Parce que, historiquement et aujourd’hui encore, on constate une relation assez nette entre croissance du PIB et hausse des émissions de gaz à effet de serre, en lien avec l’augmentation de notre consommation énergétique, essentiellement. Cette relation a été mise en évidence lors de la pandémie. Lors des confinements de la crise Covid, les émissions ont fortement baissé ! Du coup, certains misent sur la baisse de l’activité économique, la décroissance, pour réduire nos émissions polluantes. L’alternative est de gagner en efficacité énergétique et de réduire l’intensité en carbone de notre économie, ce qui serait plus favorable à la croissance mais prendra du temps.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, on peut avoir une baisse d’activité sur quelques trimestres. Mais on parle de décroissance pour une période bien plus longue. Et alors cela peut aussi être synonyme de baisse du niveau de vie, ce qui n’est pas forcément facile à accepter… On y reviendra dans un autre podcast.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Peut-on être en décroissance ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>12</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Peut-on croître indéfiniment ?</title>
      <podcast:episode>11</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/09/24/peut-on-croitre-indefiniment/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Sun, 24 Sep 2023 14:47:03 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Ana Boata et Laurent Clavel</p>
<p>Texte : Laurent Clavel</p>
<p>3a J’aimerais savoir : peut-on croître indéfiniment ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En théorie, on peut croître indéfiniment : d’ailleurs, la croissance économique est positive en moyenne dans presque tous les pays du monde et ce, depuis des siècles, dès le Moyen-Âge comme le montrent les historiens qui ont reconstruit des séries longues de PIB Même s’il y a eu des chocs très forts avec les guerres, les épidémies et famines ! Mais en pratique, est-ce que la théorie s’applique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Entre 7000 ans d’Histoire et l’infini, il y a de la marge ! Disons qu’on peut avoir des doutes sur la pérennité de la croissance, même à un horizon moins éloigné que l’infini, notamment compte tenu des « limites planétaires », un concept mis en avant en 2009 par des scientifiques. Au-delà même de la question de la soutenabilité écologique, certains s’inquiètent d’un « hiver de l’innovation ». Indéniablement, la productivité ralentit dans de nombreux pays avancés. La loi de Moore, qui prédisait dès 1965 un doublement des capacités des microprocesseurs tous les deux ans, pourrait buter sur une limite physique rédhibitoire en absence d’un nouveau saut technologique.</p>
<p>Mais c’est super déprimant !</p>
<p class="has-text-align-justify">Il ne faut pas le prendre comme ça ! Ce que cette tendance nous enseigne, c’est que rien n’est joué d’avance : les économistes sont meilleurs pour décrire le passé que pour prédire l’avenir, même si certains sont très optimistes et parient sur une accélération technologique sans précédent. La croissance économique intègre aussi les préférences des consommateurs. Il est donc possible d’avoir de la croissance sans produire davantage, en améliorant la qualité de ce qui est produit.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je synthétise, plus on croît, plus on est sophistiqué et plus il est difficile de croître davantage. Il y a donc beaucoup d’incertitudes sur la croissance future, son rythme et sa durabilité.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Peut-on croître indéfiniment ?</itunes:title>
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    <item>
      <title>Peut-on calculer la productivité ?</title>
      <podcast:episode>10</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Fri, 22 Sep 2023 15:41:48 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Laurent Clavel</p>
<p>J’aimerais savoir,  peut-on calculer la productivité ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La productivité c’est le rapport entre le volume produit et les ressources nécessaires à cette production. C’est donc une mesure de l’efficacité du système productif ou de l’économie. Mais comment s’y prend-on pour la calculer ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Si on prend une vision de la productivité du travail, c’est assez simple à calculer : on divise la production, ou le PIB, par la quantité travaillée, donc l’emploi ou le nombre d’heures travaillées. Mais si on veut calculer la productivité du capital, c’est-à-dire des machines, c’est un peu plus compliqué.</p>
<p>Parce que l’on ne sait pas mesurer la productivité des machines ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Ce n’est pas simple de mesurer le service rendu par le capital, c’est-à-dire l’augmentation de la productivité permise par les machines, les outils, les ordinateurs, les bâtiments…</p>
<p>Pourquoi ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Calculer le capital est très compliqué. Intuitivement, on pourrait penser qu’il suffit de mesurer l’investissement pour calculer le capital accumulé. Mais il faut aussi rendre compte de la dépréciation du capital, le fait que mêmes les machines ne sont pas éternelles… et qu’elles ne se dégradent pas toutes à la même vitesse : un ordinateur en quelques années, un bâtiment en plusieurs décennies. Et c’est sans compter sur le défi du partage entre volume et prix, que nous avons déjà évoqué sur la mesure du PIB : dans le cas du service rendu par le capital, ce partage n’est vraiment pas simple.</p>
<p>Mais si c’est aussi compliqué et incertain, à quoi ça sert de mesurer la productivité ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Mesurer sert à comprendre. A travers le calcul de la productivité, on veut comprendre les moteurs et les freins de la croissance économique : est-ce un ralentissement des heures travaillées ? Un manque d’investissement ? Ou une mauvaise allocation de l’investissement ? Ou son vieillissement et sa dégradation accélérée ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je comprends, la productivité est un outil théorique, mais il est discutable et débattu dans sa mesure ; si un salarié utilise un nouvel ordinateur, il n’est pas facile de séparer la productivité du salarié de celle de l’ordinateur. Et même si on calcule une productivité de l’ensemble des facteurs de production, la mesure dépend d’hypothèses et de la modélisation choisie.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Peut-on calculer la productivité ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que la productivité ?</title>
      <podcast:episode>9</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 21 Sep 2023 12:53:40 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Chloé Derouen</p>
<p>J’aimerais savoir : c’est quoi exactement la productivité ?</p>
<p class="has-text-align-justify">De quoi parle-t-on quand on parle de productivité ? On dit souvent que la productivité, c’est le rapport entre ce qui est produit et les ressources nécessaires à cette production.</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, et ces ressources, on les appelle les facteurs de production. On en distingue deux principales : le travail, c’est-à-dire les hommes et les femmes, et le capital c’est-à-dire les machines, les installations et outils. On peut parler de la productivité d’un travailleur, d’une entreprise ou d’une économie mais le principe reste le même : plus on produit avec une quantité donnée de facteurs de production, plus la productivité augmente. </p>
<p class="has-text-align-justify">Si je comprends bien, un travailleur augmente sa productivité quand il produit davantage dans le même temps de travail. Ou encore lorsqu’une entreprise produit davantage avec le même nombre de machines et de temps de travail de ses employés. En fait, la productivité est une mesure d’efficacité. Alors j’imagine qu’une hausse de productivité, c’est bon pour la croissance ? </p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, la croissance de la productivité est une des deux composantes de la croissance. Les gains de productivité permettent d’augmenter la production et donc de générer de la croissance sans augmenter les quantités de facteurs de production utilisées. L’autre composante de la croissance c’est la quantité de facteurs de production mobilisée comme le travail ou le capital : par exemple, plus on a de machines, plus on peut produire davantage.</p>
<p class="has-text-align-justify">La productivité est donc un déterminant majeur des perspectives de croissance. On n’en parle pas assez ! Or augmenter la productivité, cela peut passer par des travailleurs mieux formés, plus créatifs, par de l’innovation technologique ou par des machines plus modernes et efficaces. J’ai hâte d’écouter le podcast suivant pour comprendre comment la mesurer.</p>]]></description>
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      <itunes:title>J’aimerais savoir : c’est quoi exactement la productivité ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>9</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Pourquoi y a-t-il de la croissance ?</title>
      <podcast:episode>8</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 20 Sep 2023 16:09:11 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Laurent Clavel</p>
<p>J’aimerai savoir : pourquoi y a-t-il de la croissance ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La croissance de la population est un facteur de la croissance économique. La population peut notamment croitre parce que la fécondité du pays est élevée ou parce que l’espérance de vie augmente et que les gens restent plus longtemps en situation d’emploi. Même si le lien entre population et croissance n’est pas parfait, plus de population, c’est plus de « bras » et de « têtes » pour faire tourner l’économie. Mais alors sans croissance de la population, pas de croissance ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Heureusement si ! Il y a aussi une croissance par tête ou par habitant. Dit autrement, la croissance économique est plus élevée en moyenne que le taux d’augmentation de la population. C’est vrai au niveau mondial, mais aussi dans chaque pays à travers l’Histoire, à quelques exceptions près.</p>
<p>Peux-tu nous donner un exemple ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En France par exemple, à l’heure où nous enregistrons ce podcast en 2023, la croissance économique est de +1,1% par an en moyenne depuis 2000, alors que la population française n’a augmenté que d’environ +0,5% par an sur la même période. Si on fait la différence entre la croissance économique et la croissance de la population, on a donc bien une croissance économique par tête de +0,6% chaque année, en moyenne depuis 20 ans. En cumulant, le PIB par tête est aujourd’hui 13% plus haut qu’en 2000.</p>
<p class="has-text-align-justify">Ouf je suis rassuré. Mais alors on en revient à ma question : pourquoi y a-t-il de la croissance… par tête ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Grâce aux gains de productivité, soit parce que des investissements ont été faits, soit grâce au progrès technique… et humain. L’éducation est un bon exemple d’investissement qui a régulièrement nourri une croissance économique par tête.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, la croissance de la population est un facteur explicatif de la croissance. Grâce aux gains de productivité, la croissance de l’économie va généralement au-delà de la croissance de la population.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Pourquoi y a-t-il de la croissance ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Pourquoi révise-t-on régulièrement les chiffres de la croissance ?</title>
      <podcast:episode>7</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/09/19/pourquoi-revise-t-on-regulierement-les-chiffres-de-la-croissance/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 19 Sep 2023 14:34:44 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Julien Pouget</p>
<p>J’aimerai savoir,  pourquoi les chiffres de la croissance sont-ils régulièrement révisés ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Avant de parler des révisions des chiffres de la croissance, à quelle fréquence sont-ils publiés ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’Insee publie l’évolution du PIB avec un rythme trimestriel d’une part, et annuel d’autre part. Pour chaque trimestre, deux estimations de croissance trimestrielle sont publiées, à un mois puis deux mois après la fin du trimestre. Et en parallèle, un chiffre annuel consolidé est publié, en général fin mai pour la France.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais pourquoi y-a-t-il plusieurs publications successives pour une même période ? En d’autres termes, pourquoi les chiffres de croissance pour un trimestre ou une année donnée changent après avoir été publiés ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le PIB se calcule à partir d’un nombre très important de données. Et certaines de ces données sont disponibles plus rapidement que d’autres, même si elles sont un peu moins précises. Il y a donc un arbitrage à faire entre la rapidité et la précision de l’estimation. Pour une année donnée, le travail complet de collecte nécessite 3 ans…</p>
<p>Mais on ne va pas attendre 3 ans pour avoir des informations sur la croissance !</p>
<p class="has-text-align-justify">Bien sûr que non. C’est la raison pour laquelle on fait une première estimation que l’on corrige ensuite.</p>
<p>Mais les premières données fournissent vraiment un diagnostic suffisamment solide ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les premières estimations du PIB s’appuient sur des données d’enquêtes et des premières remontées administratives. Elles sont ensuite affinées avec les données provenant de l’ensemble des acteurs économiques, publics et privés. Elles sont donc parfois révisées, sans que le diagnostic conjoncturel soit bouleversé, en général. Mais il gagne en cohérence et en précision car derrière le PIB, la comptabilité nationale met en cohérence de nombreux indicateurs tels que le pouvoir d’achat des ménages, l’investissement ou la consommation.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc pour résumer, plus le temps passe et plus l’information est précise, même si les premières estimations donnent souvent déjà une bonne image du PIB ou des indicateurs qui en dérivent.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Pourquoi les chiffres de la croissance sont-ils régulièrement révisés ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>7</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Comment est calculée LA croissance ?</title>
      <podcast:episode>6</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/09/18/comment-est-calculee-la-croissance/</link>
      <rawvoice:pid>118837662</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 18 Sep 2023 14:58:33 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Chloé Derouen</p>
<p>J’aimerai savoir,  comment est calculée la croissance ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La croissance d’une économie, c’est l’évolution de la valeur produite, dans cette économie, sur une période donnée. Concrètement, comment calcule-t-on cette croissance de l’économie ? </p>
<p class="has-text-align-justify">La croissance correspond au taux de croissance du PIB, c’est-à-dire à la variation en pourcentage de l’activité économique sur une période donnée.</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour calculer un taux de croissance il faut une valeur de départ et une valeur d’arrivée, c’est bien ça ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, le PIB étant un indicateur généralement disponible par trimestre, on peut calculer la croissance trimestrielle soit le taux de croissance du PIB d’un trimestre par rapport au PIB du trimestre précédent. Ce chiffre est souvent commenté pour suivre l’activité économique au cours de l’année. On peut aussi calculer la croissance en moyenne annuelle: pour cela, on calcule le taux de croissance du PIB d’une année par rapport au PIB de l’année précédente. </p>
<p class="has-text-align-justify">PIB en volume, PIB en valeur : lequel utilise-t-on pour calculer ce qu’on appelle communément LA croissance ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Souvent, quand on parle de LA croissance, on utilise le taux de croissance « réelle », c’est-à-dire la croissance du PIB « en volume », en excluant donc l’évolution des prix. Par exemple quand on dit que la croissance française est de 1,5 % en 2019, il s’agit de la croissance annuelle du PIB en volume. Ce taux de croissance réel représente vraiment l’augmentation des quantités produites dans l’économie sans tenir compte des effets perturbants des changements de prix. </p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, quand on parle de la croissance, on décrit la croissance réelle de l’économie. En d’autres termes, la croissance est calculée à partir du PIB en volume. La croissance est généralement estimée avec un rythme trimestriel ou annuel.</p>]]></description>
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      <itunes:title>J’aimerai savoir,  comment est calculée la croissance ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>1e J’aimerais savoir : comment calcule-t-on le PIB ?</title>
      <podcast:episode>5</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/09/08/1e-jaimerais-savoir-comment-calcule-t-on-le-pib/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Fri, 08 Sep 2023 15:07:21 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Julien Pouget</p>
<p>J’aimerais savoir : comment calcule-t-on le PIB ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour calculer le PIB, de quelles informations a-t-on besoin ? J’imagine que le PIB, c’est la synthèse de milliers d’informations sur l’économie d’un pays avec des sources de données très diverses ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, il faut utiliser énormément de données pour calculer le PIB : des données administratives, telles que les déclarations fiscales des entreprises par exemple, les statistiques douanières, les comptes des administrations publiques. Mais aussi des données d’enquêtes conjoncturelles spécifiques sur la production, la consommation ou les prix. L’Insee coordonne ces calculs, mais d’autres organismes publics y participent : la direction générale des finances publiques, celle du Trésor, la Banque de France, les services statistiques de différents ministères, etc.</p>
<p>Mais toutes ces informations ne sont pas forcément disponibles au même moment ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est pour cela que plusieurs versions successives du PIB sont publiées, au fur et à mesure de la disponibilité des données. Au départ le PIB d’un trimestre est estimé seulement un mois après la fin de ce trimestre ; mais la valeur définitive du PIB n’est connue qu’au bout de trois ans.</p>
<p class="has-text-align-justify">Cette organisation est-elle propre à la France ? Est-on sûr que ces statistiques sont bien comparables d’un pays à l’autre ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les définitions et les méthodes de calcul du PIB sont établies par des règles internationales, au niveau de l’ONU. Dans l’Union européenne, la définition est même détaillée dans un règlement dont l’application est contrôlée par Eurostat l’office européen des statistiques. Dès lors qu’il reste dans ce cadre, chaque pays s’organise pour calculer son PIB à partir des sources de données dont il dispose.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, le calcul du PIB nécessite énormément de données. Comme les données arrivent progressivement, il faut faire des hypothèses pour les premières versions du PIB avant d’avoir des données plus exhaustives et une version du PIB plus solide dans le temps.</p>]]></description>
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    </item>
    <item>
      <title>J’aimerais savoir : quelle est la différence entre volume et valeur pour le PIB ?</title>
      <podcast:episode>4</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 07 Sep 2023 13:52:44 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Julien Pouget</p>
<p>J’aimerais savoir : entre un PIB en valeur et un PIB en volume, quelle est la différence ?</p>
<p>Quand les prix montent, cela fait-il mécaniquement monter la croissance ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Non justement ! La croissance, c’est l’évolution de l’activité économique. Prenons l’exemple de la production automobile : ce qui créé de la croissance, c’est le fait de produire davantage de voitures, mais pas le fait que le prix de ces voitures augmente. Quand on parle de croissance, on parle de la croissance en volume, c’est-à-dire corrigée de l’évolution des prix. Si je produis le même nombre de voiture d’une année sur l’autre, la croissance en volume est nulle, même si les prix des voitures peuvent avoir augmenté.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais les données de départ qui servent à calculer le PIB sont exprimées en valeur monétaire, n’est-ce pas ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui !  C’est bien la difficulté. Elles permettent de calculer le PIB en valeur, mais pas directement en volume. Et donc les comptables nationaux vont devoir estimer la part du PIB en valeur qui vient des volumes et celle qui vient des prix. Ce « partage volume-prix » mobilise des méthodologies parfois complexes ainsi que des données disponibles sur les prix.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais si les prix augmentent parce que la qualité a augmenté, cela ne fait pas de croissance en volume ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Si ! L’amélioration de la qualité d’une voiture par exemple va être source de croissance économique en volume, même si la quantité produite reste la même : à quantité de voiture égale, la voiture est plus perfectionnée et donc apporte une valeur ajoutée supérieure au modèle précédent. Et il faut donc tenter de séparer, dans les hausses de prix, ce qui relève d’une amélioration de la qualité, et ce qui relève purement et simplement de l’inflation. Ce n’est d’ailleurs pas forcément facile !</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si nous résumons, le PIB en valeur dépend des quantités et des prix, alors que le PIB en volume ne tient compte que des quantités produites, en ne tenant pas compte des effets prix. Et lorsqu’on parle de croissance, on parle du taux de croissance du PIB en volume !</p>]]></description>
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      <itunes:title>J’aimerais savoir : entre un PIB en valeur et un PIB en volume, quelle est la différence ?</itunes:title>
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    <item>
      <title>J’aimerais savoir :  quelles sont les 3 approches du PIB ?</title>
      <podcast:episode>3</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 06 Sep 2023 16:52:59 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Julien Pouget</p>
<p>J’aimerais savoir :  quelles sont les 3 approches du PIB ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans ce podcast sur les 3 approches du PIB, il me semble que l’approche la plus simple est celle centrée sur la production. En effet, le PIB correspond à la valeur des biens et services finaux, c’est-à-dire ceux produits en bout de chaîne. Peux-tu donner un exemple ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, prenons la production d’une voiture. Elle nécessite, entre autres ingrédients, des tôles métalliques. Ces tôles sont d’abord produites, puis utilisées pour produire les voitures. Mais leur valeur est, en quelque sorte, incorporée dans la valeur finale de la voiture. Donc pour ne pas compter deux fois la valeur des tôles, le PIB prend en compte la valeur des biens finaux comme la voiture, mais pas celui de la tôle qui a été incorporée dans la production des biens finaux.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, j’ai compris. Mais allons plus loin, quand le constructeur vend la voiture, il en tire un revenu : c’est du PIB aussi ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! La richesse produite, c’est à dire le PIB, se répartit ensuite entre ce qui va aux salariés, aux entreprises et à l’Etat. Si on va plus loin encore, les revenus générés par la production peuvent être dépensés pour acheter les biens et services produits. Donc le PIB peut s’interpréter de 3 manières : par la production, par les revenus, mais aussi par les dépenses. Et tout cela est équivalent car pour une économie dans son ensemble, la production doit être égale aux revenus ou aux dépenses.</p>
<p>Comment dépense-t-on le PIB alors ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il peut s’agir par exemple de la consommation des ménages, mais aussi de l’investissement des entreprises en machines, ou encore des exportations, qui sont des produits fabriqués sur le territoire mais vendus à l’étranger. </p>
<p>Et les importations, on ne les prend pas en compte ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Très bonne remarque. Il faut soustraire les importations qui, elles, ne sont pas produites sur le territoire national mais qui y sont consommés. Elles ne comptent pas dans le PIB.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc le PIB, c’est à la fois le reflet de la production de l’économie, du revenu distribué aux agents économiques, et de la dépense de ce revenu. 3 approches pour une même réalité !</p>]]></description>
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      <itunes:title>J’aimerais savoir :  quelles sont les 3 approches du PIB ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>3</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>J’aimerais savoir : c’est quoi le PIB ?</title>
      <podcast:episode>2</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 05 Sep 2023 15:00:44 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Ana Boata</p>
<p>J’aimerais savoir : c’est quoi le PIB ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Quand on veut regarder la taille d’une économie, on s’intéresse au PIB, c’est -à-dire au Produit Intérieur Brut. Qu’est-ce qu’il représente exactement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le PIB correspond à la richesse créée par tous les secteurs, qu’ils soient publics ou privés, dans un pays durant une certaine période. Le plus souvent, les instituts des statistiques des pays développés, comme l’Insee en France, sont capables de mesurer le PIB sur un trimestre donné. Dans certains pays, comme au Royaume-Uni, on peut mesurer sa progression sur un mois. Dans d’autres pays comme les émergents, il faut parfois attendre un an pour connaitre le PIB.</p>
<p class="has-text-align-justify">Le PIB, c’est donc la somme des valeurs ajoutées des agents économiques puisque la valeur ajoutée représente la richesse créée par les agents économiques.</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, la valeur ajoutée correspond au chiffre d’affaires net des coûts des produits ou services utilisés ou détruits au cours du processus de production. Prenons l’exemple d’une usine de yahourt. La vente de sa production constitue son chiffre d’affaires. Sa valeur ajoutée va donc être égale à ce chiffre d’affaires auquel on retire les coûts des produits transformés comme le lait ou le plastique pour l’emballage. La valeur ajoutée de l’usine de yahourt correspond bien à la richesse qu’elle a créée en transformant le lait et le plastique en yahourt.</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans le cas de production marchande où on a des prix bien identifiés tout au long du processus de production, cela paraît très simple. Mais que fait-on pour un service non marchand, c’est-à-dire un service où il n’y a pas de marché et donc pas de prix ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La valeur ajoutée d’un service non marchand est obtenue par son coût car comme il n’y a pas de marché, il n’y a en effet pas de prix de vente. Par exemple, la valeur ajoutée d’une heure de cours au lycée se calcule à partir du salaire horaire de l’enseignant.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc la valeur ajoutée au sens du PIB ne dit rien de la qualité de l’enseignement, mais le salaire de l’enseignant est la meilleure information objective et mesurable du flux économique permettant l’enseignement. C’est donc pour cela que le coût est utilisé pour le PIB des activités non marchandes. Au final, le PIB représente la richesse créée pour toutes les activités économiques, marchandes ou non marchandes. Retrouvons-nous au podcast suivant pour approfondir le calcul du PIB.</p>]]></description>
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      <itunes:title>J’aimerais savoir : c’est quoi le PIB ?</itunes:title>
      <itunes:season>1</itunes:season>
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    </item>
    <item>
      <title> J’aimerais savoir :  qu’est-ce que la Valeur Ajoutée ?</title>
      <podcast:episode>1</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/09/04/jaimerais-savoir-quest-ce-que-la-valeur-ajoutee/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 04 Sep 2023 17:05:28 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Chloé Derouen et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Tom Lacroix</p>
<p>J’aimerais savoir :  qu’est-ce que la Valeur Ajoutée ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour commencer la série de podcats sur la croissance, nous commençons par une notion centrale, celle de valeur ajoutée. Peux-tu nous en dire davantage ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La valeur ajoutée mesure la richesse créée par une entreprise, un secteur ou un agent économique. Elle est définie comme la différence entre le revenu généré par la vente de biens ou de services et le coût pour les produire. Prenons l’exemple d’une entreprise fabriquant une chaise en bois. Disons qu’elle vend la chaise 50 euros et qu’elle achète le bois 20 euros. Alors l’entreprise a ajouté une valeur de 30 euros ! Ces 30 euros sont la différence entre le prix de vente et le coût des consommations intermédiaires détruites dans le processus de production, ici, le bois.</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans ce cas de production marchande où on a des prix bien identifiés tout au long du processus de production, cela paraît très simple. Mais que fait-on pour un service non marchand, c’est-à-dire un service où il n’y a pas de marché et donc pas de prix ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La valeur ajoutée d’un service non marchand est obtenue par son coût car comme il n’y a pas de marché, il n’y a en effet pas de prix de vente. Par exemple, la valeur ajoutée d’une heure de cours au lycée se calcule à partir du salaire horaire de l’enseignant.</p>
<p>Et est-ce qu’il y a alors un lien entre le profit d’une entreprise et la valeur ajoutée ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a effectivement un lien entre profit et valeur ajoutée. Mais attention, ce sont deux notions très différentes. La valeur ajoutée correspond pour une entreprise à la richesse qu’elle a créée. Le profit, quant à lui, représente ce qu’il reste à l’entreprise après avoir payé toutes ses charges dont la rémunération de ses salariés, le paiement de ses impôts etc. Autrement dit, le profit correspond à la valeur ajoutée à laquelle on enlève l’ensemble des charges de l’entreprise.</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est beaucoup plus clair. La valeur ajoutée est une notion économique qui mesure la richesse créée par une entreprise, un secteur ou un agent économique. Quand il n’y a pas de prix de vente, comme pour l’éducation publique par exemple, la valeur ajoutée est calculé par le coût du service rendu. La valeur ajoutée au sens du PIB ne dit rien de la qualité de l’enseignement, mais le salaire de l’enseignant est la meilleur information objective et mesurable du flux économique permettant l’enseignement.</p>]]></description>
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      <itunes:title>J’aimerais savoir,  qu'est-ce que la Valeur Ajoutée ?</itunes:title>
      <itunes:season>2</itunes:season>
      <itunes:episode>1</itunes:episode>
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      <podcast:season>2</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Comment protéger son épargne de la déflation ?</title>
      <podcast:episode>40</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/09/01/comment-proteger-son-epargne-de-la-deflation/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Fri, 01 Sep 2023 13:21:29 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et Stéphane Déo</p>
<p>Texte : Stéphane Déo</p>
<p>Comment se protéger de la déflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Nous avons vu dans le précédent podcast comment se protéger de l’inflation. Et dans le cas inverse en déflation, c’est-à-dire lorsque les prix baissent, que préconises-tu ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La bonne nouvelle c’est qu’en cas de déflation l’épargnant n’a pas vraiment à se protéger, contrairement aux périodes d’inflation. Imagine que tu as un billet de 100 euros, il y a 10% d’inflation, cela veut dire que dans un an tu pourras acheter 10% de produits en moins avec ce même billet. A l’inverse imagine que nous soyons en déflation, les prix baissent de 10 %, cela veut dire qu’en ne faisant rien, aucun placement, ton billet de 100 euros te permet d’acheter 10 % de produits en plus.</p>
<p>Donc j’achète un coffre-fort, je le remplis de billets et c’est tout ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En déflation cela suffit pour s’enrichir oui. « Cash is king » disent les anglais, on peut le traduire par le cash est roi même si ça sonne moins bien en Français. Mais si les banques centrales abaissent anormalement les taux d’intérêt, voire les mettent à des niveaux négatifs, l’argent ne va plus permettre de transférer facilement de la valeur demain. Dans ce cas, les épargnants vont rechercher tout actif alternatif qui leur donnera du rendement, quitte à prendre plus de risque !</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, dans le cas des taux très bas, on a l’impression de ne pas gagner grand-chose.</p>
<p class="has-text-align-justify">Pas forcément. Imagine un monde où les taux d’intérêt sont à 4%, tu es donc bien payée pour ton placement, mais l’inflation est à 6%. En fait chaque année tu peux acheter 2% de biens en moins, tu y perds. C’est une course entre ton épargne et les prix des biens, dans mon exemple ton épargne ne rapporte pas assez par rapport à l’inflation. A l’inverse imagine que les taux soient à un petit 1%, mais que tu vives en déflation avec des prix qui baissent de 1% chaque année. Ta richesse progresse de 1% chaque année et chaque euro te permet d’acheter 1% de biens en plus. En fait, à l’inverse de l’exemple précédent ton pouvoir d’achat progresse de 2% chaque année, malgré des taux beaucoup plus bas. Au final, il ne faut pas regarder uniquement le niveau des taux, mais les taux réels, c’est-à-dire les taux d’intérêt auxquels on enlève le taux d’inflation.</p>
<p class="has-text-align-justify">Une période de déflation me semble plus simple pour un épargnant. Il a toujours la possibilité de garder des liquidités, il s’enrichira en ne rien faisant. Mais je retiens ton idée de taux réel, il faut penser en relatif : un taux élevé si l’inflation est encore plus haute va me faire perdre de l’argent.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Comment protéger l'épargne de la déflation ?</itunes:title>
      <itunes:season>1</itunes:season>
      <itunes:episode>40</itunes:episode>
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      <podcast:season>1</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Comment se protéger son épargne de l’inflation ?</title>
      <podcast:episode>39</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/08/31/comment-se-proteger-son-epargne-de-linflation/</link>
      <rawvoice:pid>117190200</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 31 Aug 2023 14:57:53 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et Stéphane Déo</p>
<p>Texte : Stéphane Déo</p>
<p>Comment se protéger de l’inflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Je pense que j’ai la réponse à cette question. Finalement c’est assez simple : c’est l’immobilier qui protège le mieux de l’inflation.</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui et non, et ce n’est pas du tout aussi simple que cela. Là où tu as raison c’est que lorsque l’inflation est élevée, les prix de l’immobilier ont tendance à suivre à long terme. Imagine que l’inflation soit à 10%, les loyers progresseront en parallèle, et les prix immobiliers aussi. L’immobilier est ce que l’on appelle un actif réel, tu achètes de la pierre et la valeur de la pierre ne dépend pas de celle de la monnaie.</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est pour cela qu’on a tendance à dire que l’immobilier protège de l’inflation. Mais alors pourquoi a tu commencé ta réponse à ma question par « oui et non » ? Juste pour le plaisir de me contredire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Comme je l’ai dit, L’immobilier est une protection à long terme contre l’inflation. Mais à court terme, surtout si les prix immobiliers sont déjà élevés, ils peuvent ne pas suivre l’inflation. Un choc inflationniste soudain peut également retarder l’augmentation des loyers et faire exploser les taux d’intérêt, ce qui réduit le montant qu’un acheteur peut emprunter.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc l’immobilier est un bon investissement à long terme, notamment lorsque l’inflation est stable et élevée, mais un mauvais investissement lors d’un choc inflationniste soudain, surtout si l’immobilier était déjà en bulle. Mais alors que faut-il faire alors ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Historiquement un autre actif réel qui protège relativement bien ce sont les actions. C’est un peu le même raisonnement qu’avec les loyers, l’inflation se sont des prix qui montent, donc des entreprises qui vendent plus cher. En achetant ces entreprises, donc des actions, on s’expose directement à l’inflation.</p>
<p>Je suis étonné que tu ne parles pas de l’or ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Un historien a montré qu’un GI gagne à peu près autant qu’un légionnaire romain si on calcule le poids d’or qu’ils peuvent acheter avec leurs soldes. Sur 2000 ans l’or est donc une merveilleuse protection contre l’inflation. Malheureusement mon horizon de placement est un peu plus court, quelques années. Quelques décennies si je pense à ma retraite. Et sur ces périodes plus courtes l’or est beaucoup plus erratique, il peut fournir une bonne protection contre l’inflation, mais les contres exemples abondent. C’est plus compliqué qu’il n’y parait !</p>
<p class="has-text-align-justify">Ce que je retiens c’est que se protéger de l’inflation est difficile. Les actifs réels comme l’immobilier ou les actions offrent une certaine protection, mais elle n’est pas parfaite !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Comment se protéger son épargne de l'inflation ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>39</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>L’inflation a-t-elle un impact sur les régimes des marchés financiers ?</title>
      <podcast:episode>38</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/08/30/linflation-a-t-elle-un-impact-sur-les-regimes-des-marches-financiers/</link>
      <rawvoice:pid>116785101</rawvoice:pid>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 30 Aug 2023 14:53:17 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et Stéphane Déo</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>L’inflation a-t-elle un impact sur les régimes des marchés financiers ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’inflation est une donnée économique très importante pour une économie, on imagine que cela à un impact important sur le régime des marchés financiers, notamment le marché obligataire où les épargnants vont vouloir protéger leur épargne de l’inflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, on peut observer deux régimes de long terme sur les marchés obligataires. Mais cela dépend davantage de la réaction des banques centrales à l’inflation que de l’inflation elle-même. Par exemple, après les chocs pétroliers des années 1970 et la très forte hausse de l’inflation, les banques centrales ont décidé de combattre l’inflation coûte que coûte. Elles ont augmenté très fortement les taux d’intérêt court, ce qui a également poussé les taux longs à la hausse. Mais au fur et à mesure que l’inflation reculait sous l’effet de la politique monétaire initialement très restrictive, les taux ont graduellement reflué. C’est ce qu’on a observé entre 1982 et 2020 dans la plupart des pays développés. C’était donc une très bonne période pour la valorisation des obligations dont la valeur monte quand les taux baissent.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais quand le risque n’est pas l’inflation mais au contraire la déflation, l’effet est inverse, non ? Lorsque la banque centrale stimule fortement l’économie, en permettant aux entreprises et aux ménages d’emprunter pas cher, l’inflation progresse ? Et s elle est trop forte, la banque centrale essaiera de la limiter en augmentant les taux d’intérêts d’emprunts C’est bien ça ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! Après la crise financière de 2008, les banques centrales ont abaissé les taux autour de 0. Elles ont aussi imprimé beaucoup de monnaie. Si cela n’a pas eu un impact immédiat sur l’inflation, on voit quand même que l’inflation semble redevenir plus structurelle même avant la crise Covid. On est sans doute rentré sur une longue période de montée des taux comme dans l’après-guerre, même s’il y aura bien sûr des variations à court terme.</p>
<p>Les marchés obligataires sont-ils les seuls impactés par l’inflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Non ! On peut citer un cas très concret : la corrélation entre les actions et les obligations. Quand le risque est l’inflation, une hausse de l’inflation est mauvaise pour les actions puisque le risque d’inflation hors de contrôle augmente. La hausse de l’inflation fait dans le même temps monter les taux obligataires. Dans ce cas, quand les taux montent, les actions baissent et vice versa. En revanche, quand le risque est la déflation, une hausse de l’inflation fait toujours monter les taux, mais elle est cette fois bonne pour les actions qui voient le risque de déflation s’éloigner. Dans ce cas, les taux et les actions varient dans le même sens !</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, l’inflation a un impact sur le régime des marchés obligataires. Les longues périodes de désinflation sont favorables au marché obligataire, contrairement aux régimes de remonté de l’inflation. Et suivant le risque d’inflation ou de déflation, la corrélation entre les marchés actions et les marchés obligations va être structurellement positive ou négative.</p>]]></description>
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      <itunes:title>L'inflation a-t-elle un impact sur les régimes des marchés financiers ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title> Est-ce que les taux d’intérêt montent quand l’inflation monte ?</title>
      <podcast:episode>37</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 29 Aug 2023 15:04:54 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et Stéphane Déo</p>
<p>Texte : Clémentine Gallès</p>
<p> Est-ce que les taux d’intérêt montent quand l’inflation monte ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Quand on entend parler d’inflation, on entend très souvent parler de taux d’intérêt et de leur éventuelle hausse. Peux-tu nous expliquer en quoi inflation et taux d’intérêt sont liés ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’inflation et les taux d’intérêt donnent des indications sur l’évolution de la valeur de la monnaie. Imaginons que j’ai de la monnaie dans mon porte-monnaie. S’il y a de l’inflation entre aujourd’hui et demain, ma monnaie va perdre de la valeur. Je pourrais donc acheter moins de choses demain qu’aujourd’hui avec la même quantité de monnaie. De l’autre côté, le taux d’intérêt représente ce que peut rapporter cette monnaie si je l’épargne. Si je prête de la monnaie aujourd’hui, je peux récupérer demain le même montant en bénéficiant d’un petit bénéfice correspondant au paiement de l’intérêt. A l’inverse, si je n’ai pas d’argent aujourd’hui, le taux d’intérêt représente ce que cela me coûterait d’en emprunter aujourd’hui pour le rembourser demain.</p>
<p class="has-text-align-justify">On comprend bien que ces notions sont intrinsèquement liées. Que se passe-t-il si l’inflation augmente, est-ce que les taux d’intérêt augmentent mécaniquement ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Si l’inflation augmente, les taux d’intérêt ont en effet tendance à progresser. S’il y a plus d’inflation, la valeur de la monnaie baisse plus. Dans ce cas, les investisseurs vont demander une rémunération plus importante pour prêter leur monnaie. Ils ne vont prêter leur monnaie qu’en échange de taux d’intérêt plus élevés pour augmenter leur revenu demain et donc compenser la perte de valeur de la monnaie dans le temps. Evidemment, cela dépend du contexte qui explique la progression de l’inflation. Ce sera particulièrement le cas dans un contexte où l’inflation augmente parce que l’activité économique va bien. A l’inverse si la hausse de l’inflation est seulement transitoire ou dans un contexte économique morose, l’impact de l’inflation sur les taux d’intérêt pourra être différent. Relever brutalement les taux d’intérêt pourrait casser une activité déjà fragilisée par la baisse de la consommation provoquée par l’augmentation des prix.</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans ce contexte, quel est le rôle des banques centrales ? on a vu que pour agir sur l’inflation les banques centrales agissent sur les taux d’intérêt de très court terme.</p>
<p class="has-text-align-justify">Si l’inflation progresse, les investisseurs vont anticiper que la banque centrale va vouloir agir pour freiner l’inflation, en augmentant les taux d’intérêt directeurs, à savoir les taux d’intérêt de très court terme. Cela va accentuer le mouvement d’augmentation des taux d’intérêt en cas d’inflation.</p>
<p class="has-text-align-justify">Je comprends que le taux d’intérêt progresse quand il y a plus d’inflation, car les investisseurs veulent que la perte de valeur de leur monnaie soit compensée. C’est d’autant plus vrai que les banques centrales ont tendance à lutter contre l’inflation en augmentant les taux d’intérêt de très court terme. Par contre, cette progression n’est pas mécanique, elle dépend de la nature du choc inflationniste et de son impact dans le temps.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Est-ce que les taux d'intérêt montent quand l'inflation monte ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>37</itunes:episode>
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    </item>
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      <title>Quel est l’impact de l’inflation pour les actions ?</title>
      <podcast:episode>36</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 28 Aug 2023 14:28:53 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Dorothée Rouzet et Stéphane Déo</p>
<p>Texte : Pierre-OIivier Beffy</p>
<p class="has-text-align-justify">Quel est l’impact de l’inflation pour les actions ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Tout le monde n’investit pas dans les actions, mais on sait que ce type d’investissement est parfois un bon placement pour protéger et valoriser l’épargne. Mais quand il y a de l’inflation, est-ce que cela a un impact sur la valorisation des actions ?   </p>
<p class="has-text-align-justify">L’inflation a un effet complexe sur la valorisation des actions. Si l’inflation vient des matières premières, elle pèse sur la profitabilité des entreprises utilisant ces matières premières pour produire. C’est surtout le cas des entreprises qui ne peuvent pas répercuter la hausse du prix des matières premières sur leur prix de vente. En plus, si les taux montent à cause de l’inflation, les entreprises vont aussi payer plus cher leur financement et leurs revenus futurs auront moins de valeur, ce qui fait baisser le cours de l’entreprise !   </p>
<p class="has-text-align-justify">L’inflation a l’air d’être très mauvaise pour les actions ?   </p>
<p class="has-text-align-justify">En fait, pas forcément. D’abord parce que lorsque l’inflation monte, il devient parfois plus facile de monter les prix pour les entreprises. Si l’inflation est à 4%, monter les prix de 5% ne se voit pas trop alors que si l’inflation est à 0, le ménage va s’apercevoir immédiatement que l’entreprise a augmenté ses tarifs ! Parfois, pour certains secteurs l’inflation est positive. C’est le cas des producteurs de matières premières quand le prix de celles-ci augmente. C’est aussi le cas des banques dont la marge progresse lorsque les taux augmentent.   </p>
<p class="has-text-align-justify">L’impact n’est donc pas évident au final ?   </p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, mais disons que les actions protègent relativement mieux de l’inflation que d’autres actifs. Tout simplement parce que les actions sont des actifs réels. Quand on a des actions, on possède une partie de l’entreprise, ses outils de production, etc. Et les prix de ces actifs réels vont grosso modo suivre l’inflation. Donc à défaut de faire beaucoup d’argent, on est davantage protégé de la perte de pouvoir d’achat de son épargne avec les actions !   </p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, l’inflation a un impact complexe sur la valorisation des actions, pouvant potentiellement diminuer la rentabilité des entreprises mais aussi faciliter la hausse des prix pour ces mêmes entreprises. Elle peut même être bénéfique pour certains secteurs, comme les producteurs de matières premières ou les banques. Surtout, les actions, en tant qu’actifs réels, offrent une protection relative contre l’inflation et préservent le pouvoir d’achat de l’épargne.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel est l’impact de l’inflation pour les actions ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que l’hyperinflation ?</title>
      <podcast:episode>35</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Fri, 25 Aug 2023 04:04:37 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Tom Lacroix (ENSAE)</p>
<p class="has-text-align-justify">Qu’est-ce que l’hyperinflation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">On s’inquiète de l’inflation quand elle est trop forte, mais alors l’hyperinflation, ça doit être terrible ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Oui l’hyperinflation correspond comme son nom l’indique à une inflation extrêmement élevée. C’est par exemple, des prix qui doublent tous les jours au Zimbabwe en 2008 ou l’hyperinflation allemande en 1923 avec des prix qui augmentent de 20% par jour… De manière conventionnelle, on considère généralement qu’un pays fait face à de l’hyperinflation lorsque le niveau général des prix augmente de plus de 50% par mois. </p>
<p class="has-text-align-justify">Avec de telles envolées des prix, cela traduit un effondrement de la confiance dans la monnaie ! </p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait et c’est même pire : souvent l’hyperinflation conduit à la perte généralisée de confiance dans l’Etat et ses institutions. Nous avons également vu que l’inflation était un reflet des valeurs sociétales dans un précédent podcast. Avec l’hyperinflation, c’est la société qui se délite : un kilo de pommes de terre peut valoir plus qu’un piano ou que des œuvres d’art rares… avec l’hyperinflation, l’épargne perd toute sa valeur et les revenus deviennent insuffisants pour acheter les biens essentiels. </p>
<p class="has-text-align-justify">Mais comment peut-on arriver à des taux d’inflation aussi délirant ? </p>
<p class="has-text-align-justify">L’hyperinflation est souvent la conséquence d’une émission monétaire excessive, souvent pour payer des dépenses de l’Etat ou faire face à une dette publique colossale. Par exemple, pendant la République de Weimar, dans les années 1922-23, la planche à billet tournait à plein régime. Pour résoudre l’hyperinflation, il faut mettre en place un remède drastique et douloureux, fait d’austérité budgétaire et de resserrement monétaire, pour restaurer la confiance dans la monnaie. Parfois, les gouvernements tentent de changer de monnaie… </p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, l’hyperinflation correspond à une inflation de plus de 50 % par mois. Elle est due à une perte de confiance dans la valeur de la monnaie et reflète une situation sociale et politique explosive.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu'est-ce que l'hyperinflation ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>35</itunes:episode>
      <podcast:season>1</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que la déflation ?</title>
      <podcast:episode>34</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/08/24/quest-ce-que-la-deflation/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 24 Aug 2023 15:21:38 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Qu’est-ce que la déflation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Dans le précédent podcast, nous avons parlé de stagflation, un régime d’inflation et de chômage élevés. La déflation, c’est un régime d’inflation basse et de chômage élevé ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, en quelque sorte. Plus précisément, la déflation est un régime d’inflation basse et de croissance faible. Certains pensent que la déflation correspond à un régime de baisse des prix. C’était le cas lors de la Grande Dépression des années 1870 aux Etats-Unis. Et dans ce cas, comme c’est moins cher demain, les ménages diffèrent leurs achats amplifiant le choc négatif sur l’économie aujourd’hui.  Mais depuis la généralisation de la monnaie papier, on observe rarement de baisse généralisée des prix. </p>
<p class="has-text-align-justify">Dans ce cas, pourquoi parle-t-on de déflation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">En fait, le régime de déflation intervient généralement à la fin d’un long cycle d’endettement. L’éclatement d’une bulle sur le prix des actifs peut conduire à un effondrement de la valeur des actifs par rapport aux dettes dans l’économie. L’économie doit alors se désendetter, ce qui peut être très douloureux. Cela nécessite pour les ménages, les entreprises ou l’Etat, de couper dans les dépenses. Dans tous les cas, l’économie souffre et l’inflation baisse fortement à cause de la baisse de la demande. </p>
<p class="has-text-align-justify">C’est pour cela qu’on parle de déflation par la dette. Mais est-ce qu’il existe des solutions à la déflation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Il faut bien comprendre que, dès le départ, le problème vient d’une accumulation excessive de dette par rapport à des prix des actifs immobiliers ou financiers déconnectés de la réalité. Il y a donc un prix à payer pour cet ajustement. Mais ce prix à payer peut être étalé dans le temps. C’est pour cela que les gouvernements peuvent augmenter les déficits publics pour soutenir l’économie et que les banques centrales vont par exemple acheter les actifs pour faire remonter leur prix et éviter un déséquilibre entre dettes et actifs trop important. Certains prônent des solutions radicales comme faire défaut sur les dettes. Une restructuration des dettes peut être envisager, mais plus elle est importante et plus l’économie risque de s’effondrer si une crise de confiance se transforme en crise de liquidité. </p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, la déflation est un régime d’inflation basse et de croissance faible. Elle intervient après une accumulation excessive de dettes et des bulles sur les prix des actifs. On peut en atténuer les effets négatifs dans le temps, mais pas les gommer complètement !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu'est-ce que la déflation ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>34</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que la stagflation ?</title>
      <podcast:episode>33</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/08/23/quest-ce-que-la-stagflation/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 23 Aug 2023 15:00:50 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Tom Lacroix (ENSAE)</p>
<p>Qu’est-ce que la stagflation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">La stagflation condense les mots “stagnation” et “inflation”. Il correspond à l’association d’une inflation élevée et d’une croissance économique relativement faible, n’est-ce pas ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, mais attention, la stagflation est un régime économique que nous avons par exemple connu dans les années 1970. Aujourd’hui certains parlent de stagflation depuis la crise sanitaire avec la hausse de l’inflation et la croissance modérée. Mais il y a une grande différence : dans les années post-Covid, le chômage était bas, alors qu’il était très élevé dans les années 1970.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc la stagflation est une période de croissance faible associée à un chômage élevé et à une forte inflation. Généralement elle dure plusieurs années. Mais comment arrive-t-on à une stagflation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Souvent la stagflation arrive après une période économique faste, où la demande en biens et services a augmenté fortement, mais où la production ne suit plus. Elle est généralement associée à une période de baisse de la productivité dans un cycle long d’innovation. Demande forte et baisse de la productivité conduisent également à une forte hausse du coût des matières premières, et notamment de l’énergie : pour faire simple, la demande tire trop sur les ressources primaires. Dans ce cadre, une simple étincelle géopolitique comme la guerre du Kippour en 1973 conduit à une explosion des coûts des matières premières qui déstabilise l’économie.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais cela n’explique pas pourquoi la stagflation va être durable ? On a connu des chocs de prix des matières premières sans stagflation. </p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, comme nous l’avons dit, la stagflation est une période qui suit souvent une période économique faste. Cela veut dire que les gens se sont habitués à voir leur revenu progresser fortement. Avec la hausse des prix, ils vont chercher à obtenir des salaires plus élevés, ce qui va mettre à mal la profitabilité des entreprises, donc l’investissement et l’emploi. En outre, avec la hausse des salaires, les entreprises peuvent être contraintes d’augmenter encore plus leur prix. On entre dans un cercle vicieux inflationniste alors que l’économie s’affaiblit. </p>
<p class="has-text-align-justify">Si on résume, la stagflation est une période de croissance faible associée à un chômage élevé et à une forte inflation. Elle suit généralement une période faste de demande très forte. Pour ceux qui veulent avoir encore plus de détails, n’hésitez pas à aller voir nos vidéos explicatives sur les cycles longs sur le site internet de l’éco à venir !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu'est-ce que la stagflation ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>33</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Quels sont les régimes d’inflation ?</title>
      <podcast:episode>32</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/08/23/quels-sont-les-regimes-dinflation/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 22 Aug 2023 18:46:43 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>voix : Léa Dauphas et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Quels sont les régimes d’inflation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Dans notre précédent podcast sur l’inflation, nous avons vu que la variation des prix peut être un phénomène durable. Dans ce cas, peut-on parler de régimes d’inflation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, on observe de grandes périodes au cours desquelles l’inflation est faible, et d’autres, où elle est très élevée. Ainsi, l’inflation a été structurellement basse entre 2000 et 2020. Durant ces deux décennies, l’inflation restait faible malgré tous les efforts des banquiers centraux pour la faire monter un peu. Au contraire, l’inflation était très élevée dans les années 1970 à cause des chocs pétroliers à répétition et de la hausse automatique des salaires. On parlait alors de stagflation, car l’inflation était forte et le chômage élevé. </p>
<p class="has-text-align-justify">On appelle stagflation un régime d’inflation forte avec un chômage élevé. Mais comment appelle-t-on un régime d’inflation basse, semblable à celui observé entre 2000 et 2020 ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Dans ce cas, la plupart des experts évoquent la déflation. Mais, pour être précis, d’un point de vue monétaire, la déflation correspond à une période de baisse des prix. Ce type de situation a été notamment observé au 19ème siècle. Toutefois depuis la généralisation de la monnaie papier, les périodes de baisse des prix sont très rares. Même au Japon, la déflation qui a commencé en 1994 ne s’est pas traduite par une baisse des prix mais par une absence d’inflation. </p>
<p class="has-text-align-justify">Stagflation… déflation… ce sont les seuls régimes d’inflation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Il existe des périodes intermédiaires ! En effet, on a déjà observé de longues périodes entre ces phases de stagflation et de déflation. Par exemple, au cours des deux décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, l’inflation progressait de façon quasi constante, à comparer avec le régime de déflation des années 1930 et la stagflation des années 1970. Au contraire, entre 1980 et 2000, on a observé une baisse graduelle et continue de l’inflation, entre la stagflation des années 1970 et le régime de basse inflation à partir de 2000. </p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, l’inflation donne lieu à des cycles longs de plusieurs décennies. Ces cycles sont caractérisés par des phases d’inflation basse ou élevée, et également par des phases de transition entre la stagflation et la déflation. Au moment où nous enregistrons ce podcast, en 2023, on est sans doute proche de la fin de la déflation et nous allons sans doute évoluer vers un régime d’inflation proche de celui de l’après-guerre pendant les deux prochaines décennies. Et pour ceux qui veulent en savoir plus, n’hésitez pas à aller sur le site internet de l’éco à venir où des vidéos explicatives sur les cycles longs sont disponibles !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quels sont les régimes d’inflation ?</itunes:title>
      <itunes:season>1</itunes:season>
      <itunes:episode>32</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Inflation temporaire ou durable ?</title>
      <podcast:episode>31</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/08/21/inflation-temporaire-ou-durable/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 21 Aug 2023 16:35:14 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Inflation temporaire ou durable ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Avec la crise sanitaire et la guerre en Ukraine, certains experts expliquent que l’inflation est en partie temporaire et en partie durable. Qu’en est-il exactement ? </p>
<p class="has-text-align-justify">On peut en effet dire qu’une partie de l’inflation qui a suivi la crise sanitaire et la guerre en Ukraine est temporaire. Ainsi, l’une des conséquences de la crise sanitaire fut d’entrainer une très forte augmentation des coûts logistiques, le secteur des transports étant presque totalement à l’arrêt. Mais une fois que la situation est revenue à la normale, le coût de transport de marchandise a reculé à son niveau d’avant-crise. Même chose pour les prix du gaz ! En janvier 2023, moins d’un an après le début du conflit, ils étaient inférieurs à ceux observés avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie. </p>
<p class="has-text-align-justify">Dans ce cas, pourquoi certains experts parlent-ils d’inflation durable ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Même si une partie de l’inflation est temporaire et disparaîtra, il est également probable que l’inflation va structurellement augmenter. Pourquoi ? Parce qu’une situation de forte inflation déstabilise l’économie. Prenons le cas des ménages. Logiquement, lorsque l’inflation est très forte, ils réclament à leur employeur des hausses de salaire plus importantes que la normale afin de préserver leur pouvoir d’achat. En conséquence, pour préserver leur rentabilité, les entreprises augmentent leurs prix de vente pour amortir le renchérissement des coûts salariaux. Cette réaction en chaine nourrit l’inflation. C’est ce qu’on appelle la boucle prix-salaire. </p>
<p class="has-text-align-justify">Mais on a l’impression que l’inflation était revenue avant même la crise sanitaire et la guerre en Ukraine. </p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, avant même ces événements, l’inflation pointait déjà le bout de son nez, essentiellement pour des raisons liées à la démographie. Je m’explique : les babyboomers sont plus nombreux à partir à la retraite que les nouvelles générations qui arrivent sur le marché du travail ; par ailleurs, les emplois des babyboomers n’attirent pas forcément les jeunes générations. Pour ces raisons, notamment, bien avant la crise sanitaire, des tensions sont donc apparues dans certains secteurs, provoquant des augmentations de salaires. Le manque de bras et de cerveaux étaient particulièrement palpables dans les pays qui avaient imposé brutalement des conditions très restrictives à l’immigration. Citons le Royaume-Uni post-Brexit et les Etats-Unis au cours de la mandature de Donald Trump. </p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, l’inflation peut être un phénomène temporaire mais également durable. Tout dépend des causes sous-jacentes de l’inflation. Vous en saurez plus dans sur ce sujet en écoutant notre prochain podcast consacré aux régimes d’inflation !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Inflation temporaire ou durable ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Quel est l’impact de l’inflation sur les finances publiques ?</title>
      <podcast:episode>25</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 27 Jul 2023 17:15:28 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Daniela Ordonez et José Bardaji</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p class="has-text-align-justify">Quel est l’impact de l’inflation sur les finances publiques </p>
<p class="has-text-align-justify">Dans l’histoire, l’inflation a souvent été considérée comme quelque chose de positif pour les finances publiques. Pourquoi l’inflation est-elle bonne pour les finances publiques ? </p>
<p class="has-text-align-justify">La question n’est pas si simple ! Prenons d’abord l’angle de la dette publique. Ce qui intéresse généralement les économistes, c’est le ratio dette publique sur PIB en euros courants. C’est une mesure de la capacité de l’économie à rembourser la dette. Plus il y a d’inflation et plus le PIB en euros courants monte rapidement. Cela a donc spontanément tendance à faire diminuer le ratio. En d’autres termes, la valeur de la dette publique diminue en part de PIB. </p>
<p class="has-text-align-justify">Ca ressemble à de la magie ! </p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, mais il y a un autre paramètre : le solde budgétaire. S’il y a un excédent budgétaire, l’inflation va accélérer la baisse de la dette publique en part de PIB. Au contraire, si on a un déficit budgétaire, l’inflation peut alors ne pas être suffisamment forte pour compenser l’augmentation de la dette publique due au déficit budgétaire. Cela peut d’ailleurs rendre l’inflation hors de contrôle et mener à l’hyperinflation. </p>
<p class="has-text-align-justify">Mais est-ce que l’inflation n’améliore pas également le solde budgétaire ? </p>
<p class="has-text-align-justify">C’est possible ! Les recettes des administrations publiques sont souvent indexées sur l’inflation. Par exemple, la hausse des prix à la consommation conduit à la hausse des recettes de la TVA. L’augmentation des salaires accroît également les cotisations sociales. C’est pour cela d’ailleurs que la situation budgétaire a été meilleure que prévu après la crise sanitaire : les recettes fiscales surprenaient à la hausse ! Malheureusement, une partie des dépenses des administrations publiques est également indexée sur l’inflation comme les retraites ou le salaire minimum. Comme cette indexation se fait avec un retard généralement d’un an, l’Etat y gagne un peu, mais il est rattrapé par des dépenses qui augmentent à nouveau. </p>
<p class="has-text-align-justify">On peut aussi ajouter les dépenses exceptionnelles pour protéger le pouvoir d’achat des ménages ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Et oui ! l’inflation est spontanément plutôt bonne pour l’Etat, mais mauvaise pour les ménages et parfois les entreprises. C’est d’autant plus un problème quand l’inflation est importée comme dans le cas de la hausse des prix des matières premières après la crise Covid ! Et puis, pour finir, qui dit plus d’inflation, dit aussi taux d’intérêt qui montent, donc une charge d’intérêt qui augmente pour l’Etat ! </p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord donc si je résume, l’inflation fait spontanément baisser la dette publique en proportion du PIB. L’effet sur le solde budgétaire est plus ambigu car si l’inflation augmente les recettes fiscales, elle accroît aussi les dépenses publiques et la charge d’intérêt à payer sur la dette publique.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel est l'impact de l'inflation sur les finances publiques ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>25</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Quel est l’impact de l’inflation sur la consommation ?</title>
      <podcast:episode>24</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 26 Jul 2023 18:01:04 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Daniela Ordonez et José Bardaji</p>
<p>Texte : Tom Lacroix, jeune ENSAE</p>
<p>Quel est l’impact de l’inflation sur la consommation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Quand l’inflation monte brusquement, les salaires ne suivent pas immédiatement. L’inflation rogne alors le pouvoir d’achat des ménages. Moins de pouvoir d’achat, c’est moins de consommation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait, l’inflation diminue le pouvoir d’achat du revenu mais également celui de l’épargne. L’impact négatif de l’inflation sur la consommation a donc deux jambes. La première est que si les salaires ne suivent pas l’inflation, je ne peux plus acheter autant qu’avant. Eventuellement, je peux réduire mon épargne. Mais les ménages les plus modestes n’ont pas beaucoup d’épargne, donc leur capacité à amortir la baisse de leur pouvoir d’achat par l’utilisation de leur épargne est limitée. </p>
<p class="has-text-align-justify">Et la seconde jambe de cet impact négatif sur la consommation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Et bien même pour les ménages qui ont une capacité d’épargne plus importante, le pouvoir d’achat de leur épargne baisse. Ils peuvent donc avoir tendance à augmenter leur capacité d’épargne pour préserver leur capacité d’achat futur. Au final, si l’inflation est temporaire et peu importante, les ménages vont plutôt taper dans leur épargne pour amortir le choc. Mais si l’inflation est perçue comme permanente et de forte amplitude, l’effort d’épargne peut augmenter. </p>
<p class="has-text-align-justify">Donc on le voit, une hausse de l’inflation attaque le pouvoir d’achat du revenu aujourd’hui et peut forcer les ménages à davantage épargner, ce qui amplifie l’impact négatif sur la consommation. Mais a-t-on également des impacts sur la structure de la consommation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Effectivement, on observe que les consommateurs changent leurs manières de consommer en reportant leurs achats non essentiels et en substituant certains produits pour d’autres moins chers. Parfois sur certains produits, on observe aussi des effets surprenants. Par exemple, si un achat important est nécessaire et avait été prévu de longue date, le ménage peut alors précipiter l’achat pour éviter de payer plus cher demain ! Et puis il y a les effets indirects : plus d’inflation, ce sont des taux plus élevés, donc du crédit plus cher. Cela diminue la capacité d’emprunt et donc de consommation des ménages. </p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, une inflation trop importante tend à réduire la consommation de manière générale à travers la baisse de pouvoir d’achat des consommateurs. L’effet est plus ou moins important suivant le comportement d’épargne et le changement des conditions d’emprunts… et il n’est pas le même suivant les produits consommés !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel est l'impact de l'inflation sur la consommation ?</itunes:title>
      <itunes:episode>24</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Les retraites sont-elles protégées de l’inflation ?</title>
      <podcast:episode>23</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 25 Jul 2023 15:44:54 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Daniela Ordonez et José Bardaji</p>
<p>Texte : José Bardaji</p>
<p>Les retraites sont-elles protégées de l’inflation ?  </p>
<p class="has-text-align-justify">Le montant des retraites n’est pas figé dans le marbre. Il est réévalué chaque année pour tenir compte du coût de la vie. Une hausse de l’inflation s’accompagne ainsi d’une hausse des retraites permettant aux retraités de conserver leur pouvoir d’achat, n’est-ce pas ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! Et si les prix baissent, le montant de la pension de retraite est en revanche maintenu au même niveau. Les pensions de retraite de base sont réévaluées chaque 1er janvier en accord avec le code de la Sécurité sociale. Précisément, l’augmentation est calculée à partir de l’avant-dernier mois avant la revalorisation, et sur la base des 12 mois précédents sur l’ensemble des prix, hors tabac. </p>
<p class="has-text-align-justify">Mais le calcul de l’augmentation des retraites a changé plusieurs fois depuis 2003 ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Oui. Depuis octobre 2016, l’augmentation est basée sur l’inflation de l’année précédente. Avant 2015, elle était basée sur une estimation de l’inflation pour l’année en cours, qui était ensuite ajustée selon l’inflation réelle de l’année précédente. Plus récemment, en 2019 et en 2020, le calcul des augmentations ne suivait pas cette règle, car elles ont été déterminées par les lois de financement de la Sécurité sociale. De plus, en 2022, en raison de la hausse brutale de l’inflation, les retraites ont été augmentées deux fois, une fois en janvier de 1,1% et une autre fois en juillet de 4,0%, pour compenser la hausse des prix. La date d’augmentation a aussi changé plusieurs fois : c’était le 1er janvier avant 2009, puis le 1er avril entre 2009 et 2013, le 1er octobre de 2014 à 2017, et enfin le 1er janvier à partir de 2019. </p>
<p class="has-text-align-justify">C’est la même chose pour les retraites complémentaires ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Pour ce qui est des régimes de retraite complémentaires, (en général) non. Ce sont leurs conseils d’administration qui décident chaque année de la revalorisation de la valeur du point. La revalorisation peut donc être différente d’un régime à l’autre sauf pour les régimes dits alignés comme l’Ircantec, le régime complémentaire des contractuels de la fonction publique et la SSI qui est celui des indépendants. </p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, les pensions de retraite sont revalorisées à hauteur de l’inflation en général. Mais attention, le système est très complexe avec un grand nombre d’ajustements. On trouve notamment des exceptions sur le niveau de la revalorisation, sur la date de revalorisation et tout dépend du régime de retraite de chacun !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Les retraites sont-elles protégées de l'inflation ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>23</itunes:episode>
      <podcast:season>1</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Les salaires augmentent-ils plus que l’inflation ?</title>
      <podcast:episode>22</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/07/24/les-salaires-augmentent-ils-plus-que-linflation/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 24 Jul 2023 15:56:42 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Daniela Ordonez et José Bardaji</p>
<p>Texte : José Bardaji</p>
<p class="has-text-align-justify">Les salaires augmentent-ils plus que l’inflation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Nous venons de voir que l’inflation est neutre sur le pouvoir d’achat du SMIC. Est-ce également le cas sur les autres salaires ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Cela dépend de beaucoup de paramètres économiques ! Mais pour faire simple, les salaires ne sont pas automatiquement valorisés avec l’inflation. Et quand c’est le cas, ils peuvent l’être avec retard. Ainsi, dans la fonction publique, les salaires des fonctionnaires sont régulièrement ajustés pour tenir compte de l’inflation. Mais dans le secteur privé, les salaires ne suivent pas automatiquement l’inflation et au sein d’une même entreprise il peut y avoir beaucoup de différences. </p>
<p class="has-text-align-justify">Si le SMIC est automatiquement indexé sur l’inflation, mais pas les autres salaires, on peut observer un tassement des salaires autour du SMIC ? </p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, on peut observer une plus grande concentration des salaires proches du SMIC après un choc d’inflation. Quand on a un salaire proche du SMIC et que le SMIC est revalorisé au-dessus de son salaire, alors le salaire augmente. En outre, pour éviter que le salarié se retrouve au SMIC, les entreprises vont souvent augmenter le salaire en proportion de l’inflation, ce qui ne sera pas forcément le cas pour les salaires plus élevés. </p>
<p class="has-text-align-justify">Si les salaires ne suivent pas forcément l’inflation, quelles sont les conditions pour que le pouvoir d’achat augmente ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Plusieurs facteurs sont susceptibles de faire progresser le pouvoir d’achat. La productivité en fait partie. Si la productivité dans l’économie s’améliore, dans ce cas, les entreprises produisent davantage à un coût inférieur. Ce gain peut être versé sous forme de salaire ou répercuté sous forme de baisse des prix à la consommation. Les gouvernements peuvent aussi abaisser la fiscalité sur le travail ou la consommation. Enfin, n’oublions pas les conditions sur le marché du travail. Si l’économie est au plein emploi, le pouvoir de négociation des salariés est fort et ils pourront plus facilement négocier une hausse de salaire. Ce sera moins le cas pour une économie avec un chômage élevé. </p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, les hausses de prix ne se répercutent pas forcément sur tous les salaires et quand c’est le cas, cela peut prendre du temps. Les travailleurs payés au SMIC ou proches du SMIC ont une indexation assez forte de leur salaire à l’inflation. Mais la progression des salaires peut suivre voire dépasser l’inflation quand les gains de productivité sont élevés, lorsque la fiscalité est plus avantageuse pour les salariés ou lorsque le pouvoir de négociation des salariés est fort. C’est actuellement le cas dans les métiers en tension, comme certains métiers manuels ou les métiers du numérique.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Les salaires augmentent-ils plus que l'inflation ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>22</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Le SMIC protège-t-il de l’inflation ?</title>
      <podcast:episode>21</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Sun, 23 Jul 2023 12:32:05 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Daniela Ordonez et José Bardaji</p>
<p>Texte : José Bardagi</p>
<p class="has-text-align-justify">Le SMIC protège-t-il de l’inflation ?  </p>
<p class="has-text-align-justify">Y a-t-il un impact de l’inflation sur le SMIC ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, une hausse de l’inflation s’accompagne d’une hausse du SMIC, à due proportion. Cette revalorisation du SMIC s’applique de manière périodique. A minima, elle a lieu une fois l’an, au 1er janvier. Par exemple, le SMIC a dernièrement été revalorisé d’environ +1,8 % au 1er janvier 2023. </p>
<p class="has-text-align-justify">C’est moins que l’inflation, non ? En décembre 2022, l’inflation s’est élevée à près de 6 % ! </p>
<p class="has-text-align-justify">Très juste, cette revalorisation a été inférieure à l’inflation mais c’est parce qu’il y en a eu d’autres sur la période récente ! Pour que le pouvoir d’achat des salariés rémunérés au Smic soit protégé de l’inflation au cours de l’année, le SMIC est automatiquement revalorisé dès lors que les prix progressent d’au moins 2 % depuis la dernière revalorisation. À ce titre, l’année 2022 est particulièrement illustrative. L’inflation a augmenté très fortement et donc les hausses du SMIC se sont succédées : hausse d’environ 0,9 % au 1er janvier 2022, de 2,6 % le 1er mai, de 2 % le 1er août et enfin de 1,8 % le 1er janvier 2023. Au total, le SMIC a ainsi augmenté de 6,5 % au cours de cette période, couvrant plus que l’inflation. </p>
<p class="has-text-align-justify">Mais pourquoi la hausse du SMIC est-elle supérieure à l’inflation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">C’est vrai ! la différence peut avoir trois sources d’explication : (i) D’abord, dans la mécanique de revalorisation du SMIC, l’inflation n’est pas le seul élément. Le SMIC est également revalorisé automatiquement en fonction de la moitié de l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires horaires moyens des ouvriers et employés. (ii) Ensuite, le SMIC peut aussi bénéficier d’un « coup de pouce », à la discrétion du gouvernement ce qui permet d’aller au-delà des deux dispositions automatiques évoquées précédemment. (iii) Enfin, l’indice d’inflation pris en considération est l’indice des prix à la consommation hors tabac du 1er quintile des ménages, lequel est généralement plus dynamique que l’inflation moyenne. </p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, le Smic est au moins revalorisé à hauteur de l’inflation afin de préserver le pouvoir d’achat des salariés à ce niveau de rémunération. De ce fait, on peut dire que l’inflation est neutre sur le pouvoir d’achat du Smic.</p>]]></description>
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      <itunes:episode>21</itunes:episode>
      <podcast:season>1</podcast:season>
    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que l’effet Cantillon ?</title>
      <podcast:episode>20</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/07/21/quest-ce-que-leffet-cantillon/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Fri, 21 Jul 2023 15:41:18 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Stéphane Déo</p>
<p>Texte : Stéphane Déo</p>
<p class="has-text-align-justify">Qu’est-ce que l’effet Cantillon ? </p>
<p class="has-text-align-justify">C’est une question surprenante mais très importante quand on veut comprendre comment la politique monétaire se diffuse dans l’économie et pourquoi elle peut créer des inégalités de patrimoine. Est-ce que tu peux commencer par nous présenter Monsieur Cantillon ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Mais avec plaisir ! Richard Cantillon est un économiste irlandais qui a vécu au début du XVIIIe siècle. Les bouleversements monétaires de cette époque ont probablement forgé ses théories. À la mort de Louis XIV, l’État est surendetté et dans les années qui suivent, le célèbre banquier John Law émet des quantités considérables de billets pour payer les dettes françaises. Cette création monétaire extravagante a conduit à une hausse rapide du prix des actifs tels que la Compagnie d’Occident en France ou la Compagnie du Mississipi en Angleterre. Puis, cette politique s’est conclue par un krach financier. </p>
<p class="has-text-align-justify">Merci pour cette introduction ! Dans ce contexte, qu’est-ce que l’effet Cantillon ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Selon cette théorie, lorsque la masse monétaire augmente, les premiers à en bénéficier sont les détenteurs de monnaie qui peuvent dépenser leur argent avant que les prix n’aient augmenté. Cela peut inclure les banques, les investisseurs et les personnes qui ont des dettes à rembourser. Ils peuvent donc acheter immédiatement des biens et des services avant que leurs prix n’aient augmenté en réponse à l’augmentation de la masse monétaire. En revanche, les derniers à bénéficier de cette augmentation de la masse monétaire sont les personnes qui n’ont pas encore reçu l’argent. Les prix ont déjà augmenté avant qu’ils ne puissent dépenser leur argent, de sorte qu’ils se retrouvent à payer des prix plus élevés pour les biens et les services qu’ils souhaitent s’offrir. </p>
<p class="has-text-align-justify">Cela me semble beaucoup d’actualité : une des critiques faites aux banques centrales est d’avoir augmenté les inégalités de patrimoine.</p>
<p class="has-text-align-justify">Effectivement, pour éviter l’effondrement du système bancaire en 2008, et pour éviter les crises de liquidités pendant la crise sanitaire, elles ont émis énormément de monnaie. Cela a dans un premier temps soutenu le prix des actifs, puis les a même fait monter. Ce sont donc les détenteurs de patrimoine qui ont profité en premier de l’expansion monétaire. Maintenant que cet argent imprimé va effectivement dans l’économie, l’inflation a fait son retour, et donc cela bénéficie moins à la population. Cela ne veut pas dire qu’il ne fallait pas faire d’émission monétaire, car sinon l’économie se serait effondrée, mais l’effet Cantillon souligne que la transmission de la politique monétaire n’est pas immédiate et que ces effets sont inéquitables. </p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, l’effet Cantillon décrit comment l’augmentation de la masse monétaire peut avoir un impact différent dans le temps et en intensité sur différents groupes de personnes, en fonction de leur position dans l’économie. C’est un peu comme les cryptoactifs : les premiers à les émettre gagnent toujours, mais ce n’est pas forcément le cas de ceux qui les utilisent après !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu’est-ce que l’effet Cantillon ?</itunes:title>
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    <item>
      <title>L’inflation est-elle un élément de la compétitivité d’une économie ?</title>
      <podcast:episode>19</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 20 Jul 2023 16:37:58 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Stéphane Déo</p>
<p>Texte : Stéphane Déo</p>
<p>L’inflation est-elle un élément de la compétitivité économique ? </p>
<p class="has-text-align-justify">L’inflation, ce sont des prix qui montent donc on produit plus cher. Par définition, c’est donc mauvais pour la compétitivité d’une économie ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Non, pas forcément. Pourquoi ? Parce que les taux de change vont s’ajuster. Imagine que les prix doublent en Europe et restent inchangés aux Etats-Unis. L’Europe n’arrivera plus à vendre quoi que ce soit aux Etats-Unis, nos produits étant trop chers. Dans le même temps, l’Europe importera beaucoup d’Amérique puisque c’est moins cher. Dans cette situation, il faudra payer en dollars et donc acheter des dollars avec des Euros… Il y aura donc de plus en plus d’Euros en circulation et de moins en moins de Dollars … Résultat, l’Euro va perdre de sa valeur contre le Dollar. </p>
<p>Jusqu’où l’Euro doit perdre de la valeur pour rétablir la compétitivité de la Zone euro ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Puisque les prix de production ont doublé dans mon exemple, l’Euro doit voir sa valeur divisée par deux. Dans ce cas, le prix de production n’a pas changé pour les étrangers puisque la hausse des prix est intégralement compensée par la dévaluation de l’Euro ! </p>
<p class="has-text-align-justify">Oui mais si le taux de change est fixé ? C’est le cas au sein de la Zone euro, par exemple entre la France et l’Allemagne. </p>
<p class="has-text-align-justify">Tu as raison : là mon argument n’est plus du tout valable. Si les prix de production en France doublent et ceux en Allemagne ne changent pas, la France perd tout simplement en compétitivité. Donc dans une zone monétaire une divergence d’inflation entre pays joue à plein sur la compétitivité. La France a d’ailleurs énormément perdu en compétitivité dans les années 2000 : l’Allemagne a réformé son marché du travail avec des politiques de limitation de l’inflation salariale et taxer plus fortement la consommation pour réduire la fiscalité sur les entreprises. Au contraire, en France, on diminuait le temps de travail, on stimulait la consommation et on taxait davantage les entreprises. </p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, si je résume, une inflation plus forte peut détériorer la compétitivité. Mais le taux de change peut amortir cette baisse de compétitivité. En revanche, si le taux de change est fixe, les différences d’inflation entre pays conduisent à des problèmes de compétitivité et contribue à détériorer la balance commerciale.</p>]]></description>
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      <itunes:title>L’inflation est-elle un élément de la compétitivité économique ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>19</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>L’inflation et les politiques économiques</title>
      <podcast:episode>18</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 19 Jul 2023 15:52:56 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Stéphane Déo</p>
<p>Texte : Stéphane Déo</p>
<p class="has-text-align-justify">L’inflation et les politiques économiques </p>
<p class="has-text-align-justify">Est-ce que les politiques économiques influencent l’inflation ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Oui tout à fait ! Les politiques économiques visent à stimuler ou ralentir l’activité. Quand on stimule l’activité économique, cela conduit généralement à des hausses de prix car, parfois, la production peut mettre du temps à s’adapter à la demande de biens et services. Ne pouvant augmenter leur production, les entreprises augmentent leur prix de vente. Au contraire, quand on refroidit l’activité économique, les entreprises ont moins de débouchés et la concurrence par les prix se renforce , limitant l’inflation. </p>
<p class="has-text-align-justify">Il y a trois types de politiques économiques : les politiques structurelles qui visent à changer l’environnement économique à long terme, les politiques budgétaires et les politiques monétaires. Tu peux nous donner un exemple de politique structurelle ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Pour moi un bon exemple est la politique de concurrence : elle cherche à défendre les intérêts des consommateurs, à lutter contre les monopoles et les pratiques anticoncurrentielles. Par exemple les autorités publiques peuvent combattre les ententes, ou les abus de position dominante d’une entreprise. Qui dit plus de concurrence, dit moins de hausses de prix pour le consommateur et un environnement où les entreprises les plus efficaces éliminent les moins performantes, de façon loyale pourrait-on dire. </p>
<p class="has-text-align-justify">Et la politique budgétaire ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Une partie importante de la politique budgétaire consiste à amortir les cycles économiques au cours desquels l’activité fluctue à la hausse et à la baisse. Par exemple on parle de relance lorsque le gouvernement décide d’augmenter ses dépenses en temps de crises. Ce pilotage peut aussi se faire automatiquement, du moins en partie. En effet,  en cas de récession, les allocations chômages distribuées augmentent et permettent d’amortir le choc négatif sur le revenu des ménages. A l’inverse en période de surchauffe économique, l’Etat devrait réduire ses dépenses pour ne pas rajouter de l’huile sur le feu. Malheureusement il est plus facile pour les gouvernements de dépenser que d’économiser ! </p>
<p class="has-text-align-justify">Finissons par la politique monétaire. </p>
<p class="has-text-align-justify">La maîtrise de l’inflation est un objectif primordial des banques centrales. Dans le cas de la BCE, c’est même explicitement son objectif principal. Nous avons une série de podcast qui explique en détail tous ces mécanismes. Mais grosso modo, la Banque centrale modifie également les conditions de financement de l’économie pour la stimuler ou la refroidir ! Quand elle les augmente, le coût du crédit est plus élevé ce qui refroidit les appétits des ménages et des entreprises. Et inversement quand elle les baisse. </p>
<p class="has-text-align-justify">Donc pour résumer, les politiques publiques ont un impact sur l’inflation. Quand elles refroidissent l’économie, elles limitent l’inflation et quand elles stimulent l’économie, elles augmentent l’inflation. Après entre la théorie et la pratique, il y a un écart : la transmission des politiques économiques à l’inflation peut prendre plus ou moins de temps et être plus ou moins importante !</p>]]></description>
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      <itunes:title>L’inflation et les politiques économiques</itunes:title>
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      <itunes:episode>18</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce qui explique que l’inflation varie d’une année sur l’autre ?</title>
      <podcast:episode>17</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/07/18/quest-ce-qui-explique-que-linflation-varie-dune-annee-sur-lautre/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 18 Jul 2023 15:19:12 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Stéphane Déo</p>
<p>Texte : Clémentine Gallès</p>
<p>Qu’est-ce qui explique que l’inflation varie d’une année sur l’autre ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Dans le dernier podcast, nous évoquions les causes structurelles de l’inflation. A présent, nous allons nous concentrer sur les raisons pour lesquelles on peut avoir plus ou moins d’inflation au cours du cycle économique, ce que les économistes appellent des facteurs conjoncturels. L’inflation progresse et diminue : elle a des cycles. Sont-ils similaires à ceux des cycles d’activité ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Les cycles sont une réponse économique à de nombreux chocs. Et selon la nature de ces chocs, on peut avoir des réactions différentes entre l’inflation et l’activité. On peut tout d’abord avoir des chocs qui affectent la production de biens et services. Dans ce cas, on parle d’un choc d’offre. Un bon exemple a été la crise covid. Cela a provoqué la perturbation, voire l’arrêt, de la production. C’est un choc négatif sur l’offre, entraînant une moindre production et une augmentation des prix. Prenons un autre exemple où le prix mondial du pétrole augmente, suite à des tensions géopolitiques. Cela va à la fois augmenter les prix et peser négativement sur la production. Ainsi, dans le cas d’un choc négatif sur l’offre, on observera une baisse de l’activité et une hausse de l’inflation. </p>
<p class="has-text-align-justify">Et qu’en est-il de chocs sur la demande ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Du côté de la demande, on va observer au contraire une relation parallèle entre activité et inflation. Prenons un exemple d’un choc de demande favorable. Un Etat décide de diminuer les impôts des ménages : cela va stimuler la demande. Les ménages vont consommer davantage et cela incitera les producteurs à augmenter les prix. Dans le cas d’un choc de demande, on observera donc une progression de l’activité et une progression des prix. </p>
<p class="has-text-align-justify">Il faut donc bien comprendre la nature du choc pour comprendre comment va réagir l’inflation. </p>
<p class="has-text-align-justify">Oui et ce n’est jamais simple en économie ! On peut avoir des chocs de différentes natures qui surviennent quasiment en même temps… Et puis on a une question de persistance différente des chocs. C’est pour cela que les banques centrales sont attentives aux premiers signaux d’inflation, au cas où l’inflation s’installe dans l’économie. </p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, on peut avoir plus d’inflation en cas de chocs négatifs sur l’offre ou en cas de chocs positifs sur la demande. L’activité économique réagira de façon différente selon les cas. Nous verrons dans le podcast suivant que comprendre la nature du choc est importante pour appliquer la bonne politique et limiter le risque que l’inflation ne s’installe.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu'est-ce qui explique que l'inflation varie d'une année sur l'autre ?</itunes:title>
      <itunes:season>1</itunes:season>
      <itunes:episode>17</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Comment expliquer les niveaux très différents d’inflation entre pays ?</title>
      <podcast:episode>16</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 17 Jul 2023 16:21:49 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Stéphane Déo</p>
<p>Texte : Clémentine Gallès</p>
<p class="has-text-align-justify">Comment expliquer les niveaux très différents d’inflation entre pays ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Partons de quelques chiffres. En 2022, l’inflation a été proche de 6% en France. Mais elle a dépassé 10 % dans de nombreux pays d’Europe. Et si l’on regarde plus loin, elle a dépassé 70% en Turquie alors qu’elle est restée inférieure à 3% en Chine. Je sais que l’année 2022 a été particulière en termes d’inflation. Mais comment peut-on expliquer de tels écarts entre pays ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Plaçons-nous en effet au-delà des conditions particulières de 2022, avec des mouvements brusques des prix alimentaires ou de l’énergie, composantes particulièrement volatiles comme nous l’avons vu dans un précédent podcast. Il y a également des différences structurelles expliquant que des pays connaissent des niveaux différents d’inflation. Par exemple, un pays émergent en rattrapage économique peut avoir une inflation plus élevée car il bénéficie d’une forte croissance économique. Une démographie particulièrement dynamique peut également expliquer une inflation plus forte structurellement. </p>
<p class="has-text-align-justify">Je comprends que plus de croissance va avoir tendance à générer plus de demande et donc des tensions durables sur les prix. Mais tous les pays émergents avec une croissance dynamique n’affichent pas forcément une inflation élevée. </p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, un autre facteur important concerne l’organisation des marchés des biens et services. On peut avoir des pays dans lesquels les marchés sont très concurrentiels. Dans ce cas, les entreprises ont du mal à monter leur prix, même si la demande augmente. Au contraire, les pays dans lesquels les marchés sont peu concurrentiels, avec par exemple beaucoup de monopoles ou oligopoles, les prix vont avoir tendance à être plus élevés. On a enfin le cas de pays dans lesquels les prix sont très administrés : ça veut dire que l’Etat joue un rôle important dans la détermination des prix. Dans ce dernier cas, les prix ont tendance à peu bouger, ce qui permet généralement à l’inflation de rester contenue mais cela présente d’autres inconvénients. </p>
<p class="has-text-align-justify">Le cadre de régulation compte beaucoup pour expliquer les différences ! </p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, c’est très important. Et même bien au-delà de la régulation du marché des biens et services. Un pays qui a un cadre politique fiable et crédible, à la fois sur le plan budgétaire et monétaire, va globalement mieux gérer son inflation. Un pays avec des institutions publiques et politiques moins fiables ou plus fragiles va souvent avoir plus de difficultés à maîtriser son inflation. </p>
<p class="has-text-align-justify">Ce podcast a permis d’évoquer les causes de long terme pour lesquelles on peut avoir plus ou moins d’inflation, ce que les économistes appellent des facteurs structurels. Dans le prochain podcast, nous évoquerons les causes de l’inflation à court terme.</p>]]></description>
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      <itunes:episode>16</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que la courbe de Phillips ?</title>
      <podcast:episode>15</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Fri, 07 Jul 2023 16:39:41 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Laurent Ferrara</p>
<p>Texte : Laurent Ferrara</p>
<p>Qu’est-ce que la courbe de Phillips ? </p>
<p>On entend souvent parler de la « Courbe de Phillips », mais qui est ce Monsieur Phillips ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Phillips est un économiste néo-zélandais qui a publié en 1958 un article devenu célèbre sur la relation entre la croissance des salaires et le taux de chômage. En utilisant des données britanniques, il a observé que plus le chômage est élevé, plus la croissance des salaires est faible … et vice-versa. Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là ! Cette relation s’est étendue à de nombreux pays et à d’autres variables. Elle est désormais souvent comprise comme la relation entre, d’une part, l’inflation et, d’autre part, l’activité économique. Cette relation est l’une des plus importantes en macroéconomie. </p>
<p class="has-text-align-justify">On a quelques fois l’impression qu’il existe non pas une, mais plusieurs courbes de Phillips ! </p>
<p class="has-text-align-justify">C’est tout à fait vrai ! Il doit exister autant de courbes de Phillips que d’économistes … Plus sérieusement, la littérature s’est emparée du sujet et de nombreux apports, à la fois théoriques et empiriques, sont venus enrichir la relation entre les prix et l’activité. C’est le cas par exemple des anticipations d’inflation. Concrètement, ce que les agents anticiperaient aurait un effet significatif sur l’inflation aujourd’hui ! Ensuite, d’autres composantes sont également venues compléter cette relation, tels que les prix de l’énergie, le taux de change ou les prix à l’importation. </p>
<p>Est-ce que cette courbe de Phillips est toujours d’actualité ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Très bonne question ! C‘est en effet un débat actuel dans la littérature académique. La raison est que dans de nombreux pays nous avons connu plusieurs périodes durant lesquelles l’activité économique a beaucoup fluctué, mais l’inflation est restée finalement assez stable. Certains économistes ont alors évoqué la mort de la courbe de Phillips. Sans être aussi définitifs, on peut raisonnablement avancer que cette relation n’est stable que par période, et que ses paramètres peuvent évoluer suite à des changements importants, tels que le vieillissement de la population, la globalisation ou la dynamique du marché du travail. </p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, la courbe de Phillips retrace la relation entre les prix et l’activité économique. Il existe une grande variété de courbes selon les préférences des économistes. Même si la courbe de Phillips n’est pas forcément stable sur très longue période, elle reste toutefois un outil utile pour les économistes.</p>]]></description>
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      <itunes:episode>15</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Quel lien entre inflation et salaires ?</title>
      <podcast:episode>14</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/07/06/quel-lien-entre-inflation-et-salaires/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 06 Jul 2023 17:40:20 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Laurent Ferrara</p>
<p>Texte : Mathieu Lepage</p>
<p>Quel lien entre inflation et salaires ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Les salaires représentent la rémunération des travailleurs tandis que l’inflation caractérise une hausse généralisée et persistante des prix des biens et services. Même si ces deux notions semblent bien distinctes, n’existe-t-il pas un lien entre elles ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Si, le lien existe. Prenons l’exemple du SMIC. Il est en partie indexé sur l’inflation. Donc, pour les salariés les plus fragiles, les salaires et l’inflation sont effectivement liés. De plus, les salaires affectent directement les coûts de production : si les salaires augmentent, les coûts de production et les prix de vente finaux augmentent. Néanmoins, une hausse de la productivité ou une réduction des marges des entreprises permet de limiter cette montée des prix.</p>
<p class="has-text-align-justify">Et est-ce que l’inflation peut également avoir un impact sur les salaires ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Bien sûr. L’inflation rognant leur pouvoir d’achat, les travailleurs demandent à leurs employeurs des augmentations de salaires pour préserver et, dans le meilleur des cas, augmenter leur pouvoir d’achat. Selon leur pouvoir de négociation, si leur demande est acceptée, une augmentation de salaire permet de réduire voire d’annuler la perte de pouvoir d’achat due à l’inflation. C’est pour cela qu’on parle de la boucle prix-salaire : les salaires font monter les prix et les prix poussent à la hausse les salaires.</p>
<p class="has-text-align-justify">Quelles sont les conséquences sur l’économie de cette relation entre les prix et les salaires ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Ce lien indirect entre inflation et salaires a une multitude de conséquences sur la croissance économique, sur l’emploi et sur la répartition des revenus. Mais surtout, si la boucle prix-salaire s’enflamme, elle peut conduire à un excès d’inflation. Or nous avons vus dans les podcasts précédents qu’une inflation positive mais modérée était préférable à une inflation trop basse ou trop élevée. C’est pour cela que les banques centrales surveillent cette boucle prix-salaire comme le lait sur le feu pour ajuster leur stratégie de politique monétaire en conséquence.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc pour résumer, l’inflation et les salaires sont étroitement liés en raison de leur impact sur les coûts de production et le pouvoir d’achat. Cette boucle prix-salaire a des conséquences importantes sur l’économie, notamment en termes de croissance, d’emploi et de répartition des revenus.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Quel lien entre inflation et salaires ?</itunes:title>
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      <title>Peut-on prévoir l’inflation ?</title>
      <podcast:episode>13</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 05 Jul 2023 16:16:28 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Laurent Ferrara</p>
<p>Texte : Laurent Ferrara</p>
<p>Peut-on prévoir l’inflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pas un jour ne se passe sans que les médias ne nous parlent de l’inflation et des menaces qu’elle fait peser sur le pouvoir d’achat des ménages. Mais pour écarter ce danger, ou simplement pour le limiter, serait-il possible d’anticiper l’inflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">De nombreux chercheurs et économistes s’y essaient.  Pas de boule de cristal sur leur bureau. Cette quête est une affaire sérieuse ! Prévoir l’inflation passe par une collecte précise et minutieuse des données : plus le nombre de données est élevé et de qualité, plus la prévision a des chances d’être fiable. Ensuite, on utilise des modèles statistiques, le plus souvent basés sur la théorie économique, qui relient l’inflation à d’autres variables économiques telles que la croissance, le taux de chômage, les anticipations d’inflation ou le prix des biens importés. Le type de modèle utilisé varie souvent en fonction de l’horizon temporel choisi. On ne calcule pas l’inflation à court, moyen ou long terme de la même façon car les variables peuvent évoluer dans le temps.</p>
<p>Justement en parlant d’erreur, est-ce que les prévisions d’inflation sont précises ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout dépend de l’environnement général. En période de stabilité économique, les prévisions sont souvent justes. En cas de gros temps, la volatilité élevée des prix rend plus délicate leur prévision. Comme je le disais, tout dépend également de l’horizon considéré : plus l’horizon est lointain, plus le risque d’erreur est grand, ce qui semble assez logique. La dimension géographique est également importante : certains pays subissent de très fortes variations de prix et il est alors plus délicat de faire de bonnes prévisions.</p>
<p>Pour quelles raisons les prévisions sont-elles parfois très éloignées de la réalité ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Parce que la vie économique n’est pas un long fleuve tranquille ! Les pays, les économies sont régulièrement frappés par différents types de chocs qui sont difficiles à anticiper, comme une guerre ou un événement climatique. Parce qu’ils perturbent les relations préétablies, ces chocs provoquent des écarts entre l’inflation prévue et l’inflation réelle. Cela arrive hélas assez souvent et la tâche de l’économiste consiste alors à faire de la pédagogie, à expliquer le plus clairement possible ces erreurs de prévision.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, on peut prévoir l’inflation grâce à des modèles économiques et statistiques. Cependant, plus l’horizon est lointain, plus les erreurs de prévision sont importantes. En outre, cela reste une prévision, et des chocs importants inattendus peuvent parfois conduire à une inflation éloignée de celle qu’on a prévue. Enfin, pour conclure, n’oublions pas que l’erreur est humaine, non ?</p>]]></description>
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      <itunes:title>Peut-on prévoir l'inflation ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>13</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que l’inflation sous-jacente ?</title>
      <podcast:episode>12</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/07/04/quest-ce-que-linflation-sous-jacente/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 04 Jul 2023 15:44:02 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Laurent Ferrara</p>
<p>Texte : Clémentine Gallès</p>
<p>Qu’est-ce que l’inflation sous-jacente ?</p>
<p>Quand on parle d’inflation, on entend parfois le terme d’inflation sous-jacente. Cela semble être un concept assez technique. Peux-tu nous expliquer à quoi cela correspond ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On a vu dans les précédents podcasts que l’inflation mesure l’évolution des prix d’un panier moyen de consommation. Or, dans ce panier, certains produits ont un prix qui peut fluctuer soudainement et très fortement. Par exemple, les prix de l’énergie fluctuent de façon très importante, à la fois du fait d’importantes variations des prix du pétrole par exemple, mais aussi du taux de change. Et même si les prix de l’énergie ne représente qu’une part modérée des dépenses de consommation des ménages, les brusques variations de prix de l’énergie contribuent à de fortes variations de l’inflation, à la hausse ou à la baisse. </p>
<p class="has-text-align-justify">Excuse-moi de t’interrompre, mais pour être sûr de bien comprendre, l’inflation sous-jacente serait donc l’inflation épurée des composantes volatiles comme l’essence ou les fruits et légumes ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! Un conflit opposant des pays producteurs de pétrole par exemple entraine mécaniquement une hausse inattendue et brutale des prix de l’essence, en raison des incertitudes que la guerre provoque. Pour les fruits ou légumes, un incident climatique comme une sécheresse ou un gel tardif ont des effets négatifs sur la production. L’offre et la demande étant déséquilibrés par un événement qui n’était pas prévu, les prix montent ! C’est la raison pour laquelle il apparaît vite nécessaire de ne pas tenir compte de ces « sautes d’humeur ». L’inflation sous-jacente est une mesure plus juste de la tendance de l’inflation. </p>
<p>Comment mesure-t-on cette inflation sous-jacente ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La mesure la plus standard pour l’inflation sous-jacente est l’inflation sur les biens et services hors prix de l’énergie et alimentation de produits frais, dont les prix, on l’a vu, sont particulièrement volatiles, et hors variations des prix dues à des changements de fiscalité, comme une variation du taux de TVA par exemple. </p>
<p class="has-text-align-justify">Je comprends que la mesure de l’inflation totale est pertinente quand on veut regarder de façon factuelle comment évoluent l’ensemble des prix sur une courte période. Par contre, l’inflation sous-jacente permet de faire abstraction des fluctuations les plus volatiles des prix. L’inflation sous-jacente est ainsi souvent utilisée par les économistes et les responsables politiques car elle fournit une mesure plus fiable de l’inflation sur le moyen terme et témoigne des tensions entre l’offre et la demande.</p>]]></description>
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    </item>
    <item>
      <title>Qu’est-ce que l’inflation importée ?</title>
      <podcast:episode>11</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 03 Jul 2023 16:14:56 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Martine Carré-Tallon et Laurent Ferrara</p>
<p>Texte : Laurent Ferrara</p>
<p>Qu’est-ce que l’inflation importée ?</p>
<p>L’inflation est-elle un phénomène purement national ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pas forcément ! L’inflation trouve aussi son origine dans la mondialisation des échanges ! En effet, une partie de l’inflation dans un pays s’explique par ce qui se passe en dehors de ses frontières et qui est ensuite importée via les échanges commerciaux : c’est ce qu’on appelle l’inflation importée ! En moyenne, environ un quart des variations d’inflation dans un pays provient de l’étranger. Le pétrole est un très bon exemple pour illustrer notre propos. Produit dans peu de pays mais consommés par la planète entière, il explique à lui seul ou presque la forte volatilité des prix au niveau mondial.</p>
<p>Mais comment expliquer les variations de cette inflation importée ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Je viens de donner une première raison : les chocs sur les matières premières. Par exemple, la guerre en Ukraine et les tensions géopolitiques avec la Russie ont conduit à l’envolée des prix de l’énergie et des biens alimentaires comme les céréales. Ce conflit a entraîné de fortes tensions inflationnistes domestiques dans la plupart des pays européens. Mais on peut aussi donner 2 autres raisons à une hausse ou une baisse de l’inflation importée. La première ? Une forte variation de la demande globale. Par exemple, lors d’épisodes de récession mondiale, les prix ont tendance à chuter, de concert avec l’activité mondiale. La seconde ? Une forte variation de la production mondiale. Par exemple, l’entrée de la Chine dans l’OMC dans les années 2000 a permis de produire davantage à moindre coût.</p>
<p>Existe-t-il d’autres facteurs qui expliquent cette inflation importée ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Un facteur important est le taux de change. Si le taux de change du pays se déprécie, cela va renchérir le coût des importations. Sur ce point, le taux de change bilatéral vis-à-vis du dollar américain est crucial, car la plupart des matières premières sont cotées en dollar sur les marchés internationaux. Ainsi, pour les ménages français, lorsque l’euro perd de sa valeur face au dollar, le prix des biens importés augmente. </p>
<p class="has-text-align-justify">Pour résumer, l’inflation n’est pas un phénomène purement domestique. Internationalisation oblige, il y a également une composante mondiale commune à tous les pays. Des chocs sur l’économie mondiale ou sur le prix des matières premières conduisent à importer de l’inflation. Ou de la désinflation.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu’est-ce que l’inflation importée ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>11</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Inflation et modes de consommation</title>
      <podcast:episode>10</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/06/29/inflation-et-modes-de-consommation/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 29 Jun 2023 16:42:47 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Inflation et modes de consommation</p>
<p class="has-text-align-justify">L’inflation est une mesure moyenne de la hausse des prix. Mais dans les faits, certains prix augmentent plus que d’autres, ce qui n’a pas le même impact sur tout le monde ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, quand on regarde l’inflation, on raisonne en moyenne. Comme nous l’avons déjà vu, le panier moyen qui permet de calculer l’inflation ne correspond pas forcément à celui de chacun d’entre nous. Si tous les prix montent à peu près au même rythme, ce n’est pas important. Mais si la hausse est concentrée sur quelques produits ou services en particulier, cela change tout ! Par exemple, si c’est surtout les prix de l’alimentaire qui augmentent, les ménages les plus modestes, dont la part de l’alimentaire dans le revenu est important, vont relativement sentir plus fortement l’inflation que la moyenne des ménages.</p>
<p class="has-text-align-justify">Cela veut donc aussi dire que le panier moyen peut changer brusquement si on a une hausse brutale de certains prix.</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui et non… On ne change pas ses habitudes si facilement. Si la hausse des prix est temporaire, on n’observe souvent aucun changement des modes de consommation. Si par contre la hausse est durable, alors au bout d’un certain temps, les habitudes peuvent changer.</p>
<p>As-tu des exemples concrets ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Prenons les années qui ont suivies la crise sanitaire de 2020. La hausse des prix a été forte, et elle s’est avérée durable. Elle a conduit les ménages à changer leurs habitudes de consommation. Dans les biens, on a observé une forte baisse de la consommation alimentaire en volume suite à des hausses de prix de plus de 10 % sur un an ! On a également observé une chute de la consommation de viande ou de produits bio. Dans les services, on a vu moins de passage chez le coiffeur, un signal de baisse générale du pouvoir d’achat et de choix de dépenses, plus que de la hausse des prix chez le coiffeur.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, l’inflation est une mesure moyenne de la hausse des prix. Mais si la hausse est concentrée sur certains produits ou services, cela nous affecte tous différemment. Enfin, si de fortes hausses de prix sont durables, alors on observe des changements des modes de consommation.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Inflation et modes de consommation</itunes:title>
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      <itunes:episode>10</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Les perdants et les gagnants de l’inflation</title>
      <podcast:episode>9</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/06/28/les-perdants-et-les-gagnants-de-linflation/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 28 Jun 2023 17:23:15 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Les podcasts de l’éco à venir</p>
<p>Voix : Clémentine Gallès et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Les perdants et les gagnants de l’inflation</p>
<p class="has-text-align-justify">Cela fait bizarre de parler des gagnants de l’inflation : lorsque on parle d’inflation, on pense perte de valeur de la monnaie et perte de pouvoir d’achat. Est-ce que l’inflation est toujours un problème pour les ménages ?  </p>
<p class="has-text-align-justify">En général, l’inflation est plutôt mauvaise pour le pouvoir d’achat, mais ce n’est pas systématique. Tout dépend de la cause de l’inflation. Par exemple, une hausse des prix du pétrole est un problème pour tout le monde en France. C’est le cas généralement de l’inflation importée qui, dans la plupart des cas, réduit le pouvoir d’achat des Français. Mais si l’inflation vient de la hausse des salaires, et que les entreprises ont du mal à répercuter l’augmentation des coûts salariaux dans leur prix de vente, alors le pouvoir d’achat des ménages va même augmenter.  </p>
<p class="has-text-align-justify">Certes, mais tout le monde ne bénéficie pas forcément des mêmes hausses de salaire, voire n’ont même pas de hausses de salaire ! </p>
<p class="has-text-align-justify">En effet, tu attires l’attention sur un deuxième point : tout le monde n’est pas logé à la même enseigne face à l’inflation. Il y a des gagnants et des perdants. Si on reprend l’exemple des hausses de salaire, il se peut qu’une catégorie bénéficie de fortes augmentations salariales, alors que le reste de la population n’en bénéficie pas. Dans ce cas, l’inflation ne sera pas un problème pour ceux qui bénéficient des fortes hausses des salaires, mais elle va pénaliser les autres.</p>
<p class="has-text-align-justify">En plus, l’inflation ne s’attaque pas qu’au pouvoir d’achat des salaires, mais elle réduit aussi le pouvoir d’achat de l’épargne…  </p>
<p class="has-text-align-justify">Une forte inflation va détruire la valeur de la monnaie, et donc l’épargne des ménages. A contrario, c’est plutôt bien pour celui qui s’est endetté. Mais là encore, il faut faire attention : si la hausse de l’inflation est concomitante à une hausse des salaires, la charge d’intérêt des ménages endettés va baisser en proportion de leur revenu. Dans ce cas, l’inflation est bénéfique pour les ménages. Mais si l’inflation est importée, sans hausse de salaire, cela ne diminue pas la charge de la dette alors que son pouvoir d’achat baisse… Dans ce cas, le ménage endetté est perdant car il ne profite pas vraiment de l’inflation !   </p>
<p class="has-text-align-justify">Si je résume, l’inflation rime souvent avec baisse du pouvoir d’achat, notamment, par exemple, quand elle est importée. Mais ce n’est pas systématique, et il faut comparer la hausse des salaires à l’inflation. Enfin, parmi les ménages, il y a des gagnants et des perdants. Donc une analyse globale ne rend pas forcément compte de la situation de chacun.  </p>]]></description>
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      <itunes:title>Les perdants et les gagnants de l'inflation</itunes:title>
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      <itunes:episode>9</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Pourquoi l’inflation est un reflet des valeurs sociales ?</title>
      <podcast:episode>8</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/06/27/pourquoi-linflation-est-un-reflet-des-valeurs-sociales/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 27 Jun 2023 15:02:19 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Les podcasts de l’éco à venir</p>
<p>Voix : Clémentine Gallès et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Pourquoi l’inflation est un reflet des valeurs sociales ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le sujet paraît assez intriguant : relier inflation et valeurs sociales n’est pas évident. Et pourtant ! On sait que les prix dépendent notamment de l’évolution relative de l’offre et de la demande. Pourquoi et comment établir une relation entre inflation et société ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En fait, il faut revenir à la question centrale suivante : qu’est-ce qui fait le prix d’un bien ou d’un service ? En économie, le prix d’un bien ou d’un service dépend du besoin ou de l’utilité qui en découle. Par exemple, un caillou par terre n’intéresse personne et son prix est nul. A contrario, plus un objet est désiré et rare, plus son prix augmente. Ainsi, si le caillou est une pépite d’or, sa valeur sera élevée.</p>
<p class="has-text-align-justify">D’accord, donc le besoin et l’utilité sont des concepts très importants pour définir le prix. Mais où est le lien entre inflation et société ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Pour expliquer ce lien, prenons l’exemple de l’eau. Elle ne vaut pas grand-chose dans l’échelle des prix, alors qu’elle est vitale pour vivre. A contrario, un sac de luxe peut valoir une fortune alors qu’il est complètement superflu. Ces deux exemples éclairent une propriété fondamentale des prix : les désirs sociaux, parfois plus que les besoins réels, définissent les prix, et donc l’inflation.</p>
<p class="has-text-align-justify">On peut aussi prendre l’exemple des smartphones : je suis prêt à payer un smartphone très cher, car il est devenu indispensable pour communiquer. Il peut même, à travers la marque que je choisis, refléter mon statut social. Dans ce cas, est-ce qu’on peut dire que le changement de prix reflète l’évolution des préférences de la société ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! Prenons l’exemple d’une marque qui devient à la mode. Son prix explose soudainement car elle correspond à une désirabilité beaucoup plus forte de la société, indépendamment de ses caractéristiques techniques. Il faut donc comprendre l’inflation comme un phénomène sociétal. Elle dépend premièrement des préférences et de l’utilité sociale, deuxièmement, de choix politiques, comme la volonté d’augmenter la consommation et enfin, de choix monétaires, à travers la politique des banques centrales. Tous ces paramètres traduisent des choix de société.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, l’inflation dépend de nos désirs collectifs, sociaux et politiques. C’est en général la désirabilité sociale d’un objet ou d’un service qui va déterminer leur prix plutôt que les besoins réels. Et d’ailleurs l’hyperinflation, c’est-à-dire une période de très forte déstabilisation des prix est souvent concomitante à des désordres sociaux. C’est pour ça que les politiques publiques visent aussi à stabiliser l’inflation dans le temps.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Pourquoi l'inflation est un reflet des valeurs sociales ?</itunes:title>
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      <title>Pourquoi c’était moins cher avant ?</title>
      <podcast:episode>7</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 26 Jun 2023 15:55:35 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Pourquoi c’était bien moins cher avant ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On entend souvent dire que c’était beaucoup moins cher avant, qu’on a connu l’essence à 1 euro il y a 20 ans alors qu’elle est aujourd’hui proche des 2 euros. Est-ce qu’on se fait des films ou l’inflation est belle et bien énorme tout au long de la vie ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Ton exemple est intéressant. En effet, les prix à la pompe ont doublé entre 2002 et 2022, mais ils étaient relativement stables dans les années 1990. Comme nous l’avons vu dans un précédent podcast, nous sommes très sensibles aux prix de nos achats les plus fréquents. Faire un plein d’essence en fait partie. Et on a tendance à percevoir et à s’alarmer d’une très forte inflation lorsque les prix de ces biens et services qui nous sont indispensables augmentent. Une fois que l’on a dit ça, les gens ne sont pas fous. Leur perception n’est pas fausse. Il y a quand même une part de vérité dans l’explosion des prix sur longue période.</p>
<p>C’est-à-dire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Et bien, la raison est simplement mathématique car un taux de croissance des prix constant, même relativement faible, fait exploser l’indice des prix sur le long terme. Si les prix à la consommation augmentent en moyenne de 2 % par an sur longue période, les prix à la consommation doublent tous les 35 ans. Et si on vit plus de 70 ans, 2 % d’inflation annuelle se traduit par des prix multipliés par 4 sur toute la vie.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc, même si le taux d’inflation annuelle est faible, ou en tout cas acceptable par les ménages, il entraine néanmoins une très forte hausse des prix sur toute une vie ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, et il ne faut pas oublier que les années 2000-2020 ont été des décennies de relativement faible inflation. Si le rythme de l’inflation est plus élevé, l’explosion des prix sur le long terme est encore plus forte. Avec un taux d’inflation à 3 %, les prix doublent tous les 24 ans, ce qui veut dire des prix multipliés par 8 sur une vie entière aujourd’hui !</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, un taux d’inflation relativement modéré conduit à une forte hausse des prix sur toute la vie car l’indice des prix suit une loi exponentielle sur le long terme. Grosso modo, pour l’espérance de vie actuelle, avec 2 % d’inflation, les prix sont multipliés par 4 sur toute la vie, et par 8 si on a une inflation un peu plus haute à 3 % en moyenne. C’est pour cela qu’on a l’impression qu’avant, la vie était bien moins chère.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Pourquoi c'était moins cher avant ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Pourquoi peut-on avoir l’impression que l’inflation est plus forte que les chiffres officiels ? </title>
      <podcast:episode>6</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/06/26/pourquoi-peut-on-avoir-limpression-que-linflation-est-plus-forte-que-les-chiffres-officiels-2/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 26 Jun 2023 04:31:19 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Clémentine Gallès et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Léa Dauphas</p>
<p>Pourquoi peut-on avoir l’impression que l’inflation est plus forte que les chiffres officiels ? </p>
<p class="has-text-align-justify">Comme nous l’avons vu dans un précédent podcast, en France, c’est l’INSEE, l’institut national de la statistique et des études économiques, qui est notamment en charge du calcul de l’inflation. Mais on a souvent l’impression que l’inflation est beaucoup plus élevée que ce que disent les chiffres officiels. Est-ce normal ?</p>
<p class="has-text-align-justify">D’abord, soyons clair : l’inflation calculée par l’Insee est « en moyenne » la mesure la plus pertinente de l’inflation. Mais entre l’inflation et la perception qu’on en a, il y a déjà une différence : l’inflation doit être distinguée de l’augmentation du coût de la vie, c’est-à-dire ce que nous, consommateurs, percevons comme de l’inflation.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais alors, pour quelles raisons notre perception de l’inflation est-elle différente de l’inflation telle que mesurée par l’INSEE ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Plusieurs explications peuvent être avancées. La plus intuitive est que nous accordons davantage d’attention aux prix de nos achats fréquents, tels que les produits alimentaires ou le carburant que l’on met dans nos voitures. Par exemple, si j’achète mon pain tous les jours, je vais vite m’apercevoir d’une hausse. Donc si les prix des biens de tous les jours augmentent plus vite que ceux des biens que j’achète rarement, je vais davantage ressentir une perte de pouvoir d’achat. Surtout, l’inflation calculée par l’Insee, est mesurée à partir d’un panier de biens et de services représentatif de la consommation des ménages. Ce panier moyen ne correspond pas nécessairement à notre consommation personnelle. Prenons l’exemple d’une personne végétarienne qui ne fume pas. Si les prix de la viande et du tabac flambent, elle ne se sentira pas vraiment concernée !</p>
<p class="has-text-align-justify">Ok donc l’inflation calculée par l’Insee est une inflation moyenne, alors que je perçois une inflation qui dépendent de ma situation personnelle. Ce sont les seules explications ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En fait, il y en a une autre : l’effet qualité. Par exemple, les téléphones portables s’améliorent sans cesse. Cela veut dire que si un nouveau téléphone portable a le même prix que la version précédente, mais qu’il a été amélioré, on en a plus pour notre argent. Donc l’Insee va logiquement considérer que le prix du téléphone a baissé puisqu’à composants et services égaux, on a moins payé. Du coup, ces effets qualité correspondent bien à une baisse des prix, mais ils ne sont pas perçus de la même manière par les ménages qui déboursent toujours la même somme pour acheter.</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, l’inflation perçue par chacun de nous diffère de l’inflation officielle et c’est normal car on a tous une perception différente de l’inflation suivant notre situation personnelle. Cet écart de perception n’enlève en rien à la qualité de la mesure de l’inflation. Mais il peut être nécessaire de la compléter par d’autres indicateurs, notamment les résultats d’enquêtes, pour mieux appréhender le ressenti de l’inflation.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Pourquoi peut-on avoir l'impression que l'inflation est plus forte que les chiffres officiels ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>6</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Que signifient « effets de base » pour l’inflation ?</title>
      <podcast:episode>5</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Fri, 23 Jun 2023 10:44:31 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Julien Pouget</p>
<p>Que signifient « effets de base » pour l’inflation ?</p>
<p>On entend parfois que l’inflation augmente ou diminue par « effet de base » : qu’est-ce que cela veut dire ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Le chiffre-phare sur l’inflation, celui qui est le plus souvent repris par les économistes et par les médias, c’est l’évolution de l’indice des prix sur un an, ce que l’on appelle le « glissement annuel » des prix. Par exemple, en mars 2023, l’inflation était en France autour de 5,6 % : cela veut dire que l’indice des prix a augmenté de 5,6 % entre mars 2022 et mars 2023. Cette évolution sur un an dépend de l’évolution des prix en mars 2023 par rapport au mois dernier, mais aussi du point de comparaison un an plus tôt, qu’on appelle l’effet de base. Si les prix étaient anormalement élevés il y a tout juste un an, l’effet de base va jouer à la baisse sur la variation des prix sur un an, même si les prix augmentent sur le dernier mois. Si à l’inverse les prix étaient anormalement bas, l’effet de base risque de jouer à la hausse sur le glissement annuel.</p>
<p class="has-text-align-justify">Concrètement, en mars 2023 par exemple, comment cet effet de base joue-t-il sur l’inflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est un bon exemple ! En mars 2022, c’était le début de la guerre en Ukraine. Dans ce contexte de tensions et d’incertitudes, les cours des produits pétroliers, en particulier, ont explosé à la hausse avant de progressivement refluer. On part donc d’un point de comparaison anormalement élevé en mars 2022 quand on calcule ensuite en mars 2023 la croissance des prix pétroliers sur un an. Ainsi la forte hausse des prix pétroliers un an plus tôt entraîne un effet de base négatif pour l’inflation pétrolière et donc l’inflation totale en mars 2023, même si cette inflation reste élevée.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc, on commente des chiffres qui dépendent en partie de ce qu’il s’est passé il y a un an. Est-ce que cela ne fausse pas un peu l’analyse que l’on peut faire de l’inflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Toute évolution dépend du point d’arrivée mais aussi du point de départ ! Il faut juste en avoir conscience, et savoir effectivement distinguer ce qui relève des effets de base et des effets courants, c’est-à-dire des évolutions au mois le mois de l’indice des prix et de ses composantes. Par exemple, si les prix sont stables depuis plusieurs mois, mais qu’un an plus tôt ils augmentaient régulièrement, alors l’inflation en glissement annuel va baisser, uniquement en raison de ce fameux “effet de base” !</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, les chiffres d’inflation le plus souvent commentés concernent le glissement annuel de l’indice des prix à la consommation. Cette évolution sur un an dépend en partie de la situation qui prévalait un an plus tôt : il faut en avoir conscience quand on analyse ces chiffres !</p>]]></description>
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      <itunes:title>Que veut dire &quot;effets de base&quot; pour l'inflation ?</itunes:title>
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      <itunes:episode>5</itunes:episode>
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    </item>
    <item>
      <title>Est-ce que les taxes ont un impact sur l’inflation ?</title>
      <podcast:episode>4</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/06/22/est-ce-que-les-taxes-ont-un-impact-sur-linflation/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Thu, 22 Jun 2023 15:42:06 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Léa Dauphas</p>
<p>Est-ce que les taxes ont un impact sur l’inflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">On parle souvent des effets de l’inflation sur les finances publiques, mais l’inverse est-il vrai ? La fiscalité notamment a-t-elle un impact sur l’inflation ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui, lorsqu’un État instaure une taxe, cela modifie les équilibres du marché. Par exemple, la mise en place d’une taxe sur la production va affecter les coûts de production des entreprises. Elles peuvent ensuite répercuter aux consommateurs cette charge additionnelle. Elles peuvent également accepter une baisse de leur profitabilité, ou réduire leurs coûts en réduisant l’investissement ou en réduisant l’emploi ou les salaires… Les effets sur l’inflation sont donc complexes, parfois importants, parfois faibles, parfois rapides, parfois lents, et dépendent de nombreux paramètres.</p>
<p>L’impact sur l’inflation dépend donc du type de taxe ?</p>
<p class="has-text-align-justify">En effet ! Par exemple, les taxes sur les produits importés, ou droits de douane, augmentent les prix des produits importés, car les importateurs doivent payer des taxes supplémentaires pour faire entrer leurs produits sur le marché national. Par conséquent, les consommateurs paient des prix plus élevés pour ces produits. C’est le cas notamment du prix à la pompe pour le carburant. Autre exemple, les taxes sur la production, type taxe sur la valeur ajoutée, dite TVA, peuvent également augmenter les prix des produits. Enfin, lorsqu’une entreprise doit payer une taxe sur la production, cela augmente le coût de production de ses produits. Elle peut augmenter les prix de vente de leurs produits pour compenser cette augmentation des coûts.</p>
<p>Mais l’impact sur l’inflation n’est pas nécessairement automatique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Non en effet, il est important d’avoir en tête que le lien n’est pas direct, il dépendra d’une combinaison de facteurs tels que la concurrence sur le marché, la sensibilité de la demande des consommateurs à une variation du prix, ou bien la capacité des entreprises à absorber les coûts supplémentaires sans augmenter les prix. Cela dépend aussi de la manière dont on utilise la taxe supplémentaire. Si elle permet par exemple de réduire une autre taxe, il peut y avoir un effet de baisse de l’inflation. Par exemple, une hausse de l’impôt sur le revenu comprime la demande des ménages et peut financer une baisse de fiscalité sur les entreprises qui peut réduire leurs prix si la concurrence est forte.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, augmenter les taxes conduit généralement à une inflation plus élevée, mais pas forcément. L’impact n’est pas automatique et il est plus ou moins important. Les effets des taxes sur les prix dépendent de facteurs tels que l’environnement économique, la concurrence sur le marché et les comportements d’achat des consommateurs.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Est-ce que les taxes ont un impact sur l'inflation ?</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>Pourquoi l’inflation n’incorpore-t-elle pas les prix des logements ?</title>
      <podcast:episode>3</podcast:episode>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Wed, 21 Jun 2023 16:48:46 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Julien Pouget</p>
<p>Pourquoi l’inflation n’incorpore-t-elle pas les prix des logements ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Lorsque les prix de l’immobilier augmentent fortement, il est plus difficile pour un ménage d’acquérir un logement, mais cela ne se reflète pas nécessairement dans l’indice des prix à la consommation. S’agissant des logements, qu’est-ce qui figure dans l’indice des prix à la consommation, et qu’est-ce qui n’y figure pas ?</p>
<p class="has-text-align-justify">L’indice incorpore bien sûr les prix des charges qui concernent tous les logements, c’est à dire l’eau, le chauffage, les petits travaux d’entretiens. Mais il fait une différence entre les locataires et les propriétaires. Il  prend en compte les loyers, mais il ignore les prix à l’achat. Pourquoi ? Parce que l’achat d’un logement est considéré comme une dépense d’investissement, plutôt que comme de la consommation. En effet, quand on consomme, on détruit, immédiatement ou progressivement, ce que l’on a acheté. Par exemple, si j’achète un fruit, il disparaît une fois mangé. Alors qu’un logement n’est pas détruit une fois acheté : il va s’abîmer, mais je peux faire des travaux et je pourrai le revendre.</p>
<p class="has-text-align-justify">Mais pourtant, quand il s’agit de la résidence principale par exemple, on ne peut pas dire qu’un achat immobilier est un investissement anodin ?</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est vrai ! Si on achète un logement pour le louer, c’est vraiment un investissement pour faire fructifier son épargne. Par contre, quand on achète un logement pour l’habiter, ce n’est pas uniquement pour se constituer un patrimoine immobilier : c’est aussi parce qu’il nous plaît, parce qu’on aura plus de faciliter à l’agencer à notre goût, ou parce qu’être propriétaire de son logement peut procurer un sentiment de sécurité face aux aléas de la vie. Mais au final, d’un point de vue économique, cela reste un investissement.</p>
<p>Et si les prix d’achats étaient incorporés à l’indice des prix, quelles conséquences cela aurait ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Il faut avoir en tête qu’une hausse des prix des logements anciens pénalise certes les acheteurs mais bénéficie aux vendeurs. Au contraire, une baisse des prix de l’immobilier se traduirait par une hausse du pouvoir d’achat des ménages : si c’est facile à expliquer aux acheteurs, c’est plus difficile à avaler pour les vendeurs ! Donc au final, il y a des gagnants et des perdants, et le bilan est globalement neutre, même si des prix de l’immobilier plus bas rendent l’achat accessible à plus de ménages. A l’heure où nous enregistrons ce podcast, des discussions sont néanmoins en cours, au niveau européen, pour évaluer la pertinence et la faisabilité de cette extension éventuelle au logement de l’indice des prix.</p>
<p class="has-text-align-justify">En résumé, l’indice des prix en France comprend les loyers mais pas les prix d’achat des logements. Pourquoi ? Parce qu’un achat immobilier relève conceptuellement de l’investissement et non de la consommation. Mais ce n’est pas un investissement comme un autre.</p>]]></description>
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    </item>
    <item>
      <title>Comment mesure-t-on l’inflation ?</title>
      <podcast:episode>2</podcast:episode>
      <link>https://lecoavenir.fr/2023/06/20/comment-mesure-t-on-linflation/</link>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Tue, 20 Jun 2023 14:48:42 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Julien Pouget</p>
<p>Comment mesure-t-on l’inflation ?</p>
<p>Chaque mois, l’Insee publie l’indice des prix à la consommation. En pratique, sur quoi s’appuie-t-il ?</p>
<p>L’indice couvre tout le champ de la consommation des ménages, qu’il s’agisse des biens ou des services sur l’ensemble du territoire national. En cours d’année, ce sont exactement les mêmes produits qui sont suivis, mois après mois : en d’autres termes, l’inflation mesure l’évolution des prix à qualité constante. Son calcul mobilise des ressources importantes. Par exemple, chaque mois, les enquêteurs de l’Insee effectuent 150 000 relevés de prix dans 26 000 points de vente.</p>
<p>On peut imaginer que l’Insee relève aussi les prix sur internet et tire parti des bases de données massives ?</p>
<p>Oui, bien sûr. Tout d’abord, les prix de certains produits sont suivis à partir de tarifs publics ou bien de tarifs relevés sur internet, par web scraping, une technique numérique qui extrait et collecte les contenus des sites web. Ainsi, les prix du transport par train sont connus grâce aux données collectées sur le site de la SNCF. Au total, ce sont environ 500 000 relevés de prix qui sont réalisés chaque mois sur internet. Par ailleurs, depuis 2020, l’Insee utilise également les données de caisse transmises par les enseignes de la grande distribution. Là, on change d’échelle : environ 80 millions d’enregistrements sont suivis chaque jour, concernant environ 8 000 points de vente. Les données utilisées chaque mois se comptent donc en milliards, du moins pour les produits concernés à ce stade, notamment l’alimentation industrielle, les produits d’entretien et d’hygiène-beauté.</p>
<p>Au mois le mois, les produits concernés par l’indice des prix sont les mêmes, mais l’Insee doit tout de même tenir compte des évolutions de la consommation, n’est-ce pas ?</p>
<p>Oui. En fait, au début de chaque année, un nouveau panier est constitué, l’objectif étant de couvrir tous les biens et services qui représentent au moins 0,1 % de la consommation des ménages. Par exemple, depuis quelques années, la part des véhicules électriques augment parmi les ventes de voitures. Donc le poids des véhicules électriques augmente progressivement dans l’indice des prix.</p>
<p>En résumé, l’indice des prix couvre l’ensemble de la consommation des ménages, à qualité constante. Mais il s’adapte chaque année aux évolutions du « panier » de consommation. Et sa mesure tire de plus en plus parti de la numérisation des échanges.</p>]]></description>
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      <title>Qu’est-ce que l’inflation ?</title>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Mon, 19 Jun 2023 16:00:13 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p>Voix : Léa Dauphas et Julien Pouget</p>
<p>Texte : Léa Dauphas</p>
<p>Qu’est-ce que l’inflation ?</p>
<p>L’inflation est, au moment où nous enregistrons ce podcast, au centre de toutes les préoccupations. Avant même d’aller plus loin sur le sujet, peut-on commencer par revenir sur ce que représente l’inflation ?</p>
<p>Dans une économie, les prix des biens et services varient : certains augmentent, d’autres diminuent… Mais on parle généralement d’inflation pour une hausse durable et généralisée des prix. En d’autres termes, on a de l’inflation quand la hausse des prix dure dans le temps et qu’elle touche l’ensemble des prix des biens et des services, et non pas seulement certains produits. Avec l’inflation, la monnaie perd progressivement de sa valeur. Pour le même montant d’euros, on peut ainsi acheter moins de choses qu’auparavant.</p>
<p>D’où vient l’inflation ? Qu’est ce qui fait fluctuer les prix ?</p>
<p>Différentes causes expliquent l’inflation. Lorsque la demande augmente plus vite que l’offre de biens et services, les prix augmentent. C’est ce qu’on appelle l’inflation par la demande. On a connu ce type d’inflation lors de la crise sanitaire, quand il y avait pénurie de certains biens. L’inflation par les coûts apparait lorsque l’augmentation des coûts payés par les entreprises, par exemple les salaires ou les matériaux, se répercute sur les prix payés par les consommateurs. Typiquement, la hausse des prix de l’énergie provoquée par le conflit en Ukraine est une inflation par les coûts. L’inflation peut aussi avoir pour origine une dépréciation de la monnaie. Lorsqu’une monnaie perd de sa valeur, les prix des produits importés augmente. C’est ce que l’on appelle l’inflation importée. On y reviendra spécifiquement dans un autre podcast.</p>
<p>L’inflation est-elle nécessairement néfaste à l’économie ou existe-t-il une bonne inflation ?</p>
<p>C‘est une question compliquée, mais pour faire simple, une inflation très élevée peut faire perdre confiance dans la valeur de la monnaie, alors qu’une inflation durablement trop faible, voire une baisse des prix peut causer une baisse d’activité et une hausse du chômage. Donc une inflation positive mais modérée est préférable. C’est pour ça que la Banque centrale européenne (BCE) essaie de maintenir le taux d’inflation aux alentours de 2% par an. Ensuite, l’origine et la nature de l’inflation importent. Par exemple si les prix du pétrole montent en France, c’est du pouvoir d’achat en moins pour la France car le pétrole est importé.</p>
<p>En résumé, l’inflation est une hausse durable et générale des prix. Elle peut être causée par différents facteurs parmi lesquels une augmentation de la demande, une réduction de l’offre ou une hausse des coûts de production. L’inflation n’est pas nécessairement néfaste, tout dépend de sa dynamique, de sa nature et de ses origines, mais nous auront tout le temps d’approfondir ce point dans la série de podcasts sur l’inflation.</p>]]></description>
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      <itunes:title>Qu'est-ce que l'inflation ?</itunes:title>
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      <title>Qu’est-ce que l’économie ?</title>
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      <dc:creator>L'éco à venir</dc:creator>
      <pubDate>Sat, 03 Jun 2023 18:35:26 -0400</pubDate>
      <description><![CDATA[<p class="has-text-align-left">Voix : Léa Dauphas et Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Texte : Pierre-Olivier Beffy</p>
<p>Qu’est-ce que l’économie ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Avec ce premier podcast, nous entamons la construction d’une bibliothèque de podcasts qui pose les bases des concepts économiques. Mais avant de parler d’inflation, de pouvoir d’achat, de croissance, et d’autres sujets économiques qui préoccupent les citoyens, nous allons définir l’économie. Et pour commencer, quel est l’objet d’étude de la science économique ?</p>
<p class="has-text-align-justify">La science économique est une science sociale, car son sujet d’étude se concentre sur les interactions économiques entre individus et entre groupe d’individus. Plus précisément, l’économiste va s’intéresser à la production, la distribution et la consommation des biens et services. Il va également étudier les institutions et les activités jouant un rôle dans ces opérations, comme les administrations publiques.</p>
<p class="has-text-align-justify">Cela paraît assez descriptif comme approche ? La science économique est une science empirique non ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Oui : la méthode empirique c’est de partir de l’observation de la vie économique réelle et d’essayer de la décrire avec des modèles. Ces modèles décrivent d’ailleurs assez bien le passé, et peuvent tenter de prévoir le futur. Mais si les conditions économiques changent rapidement, les modèles peuvent faire de grosses erreurs de prévision. Et puis la science économique doit s’appuyer sur des données parfois insuffisantes pour complètement conclure.</p>
<p class="has-text-align-justify">C’est pour cela que la science économique n’est pas une boule de cristal et que les économistes se trompent souvent ! Mais si on revient sur les modèles économiques, l’économie est aussi la science de l’optimisation sous contrainte non ?</p>
<p class="has-text-align-justify">Tout à fait ! Quand on s’intéresse aux relations économiques entre individus ou groupes d’individus, on s’aperçoit rapidement que ces relations se font sous contrainte. Par exemple, un individu va dépenser son revenu avec la contrainte que ce revenu est limité. Plus généralement, l’économie est la science qui étudie comment des ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des individus, souvent illimités.</p>
<p class="has-text-align-justify">Parfois les limites de l’économie vont au-delà des erreurs de prévision. Par exemple, on a parlé dans les années 1990 de mondialisation heureuse, puis on s’est aperçu qu’il y avait des perdants de la mondialisation dans les années 2000 avant un début de mouvement de démondialisation dans les années 2020.</p>
<p class="has-text-align-justify">Dans cet exemple intéressant, beaucoup s’appuyaient sur la théorie des avantages comparatifs de l’économiste David Ricardo pour expliquer que la mondialisation était bonne pour tout le monde. Si cette théorie est bien valide, elle dépend toutefois de nombreuses hypothèses comme le plein emploi ou l’absence de mobilité internationale du capital. Mais comme ces hypothèses ne sont pas vérifiées dans la réalité, on interprète mal la théorie. C’est pour cela qu’il faut se méfier des experts en tout genre et s’approprier les outils de la science économique pour mieux comprendre le monde et prendre de meilleures décisions personnelles.</p>
<p class="has-text-align-justify">Donc si je résume, l’économie est une science humaine qui étudie comment des ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des individus. Son objet repose sur les opérations essentielles comme la production ou la consommation. Mais en tant que science sociale, il faut en connaître les limites afin d’exercer un esprit critique pour comprendre la vie économique. C’est tout le sujet des podcasts à venir !</p>]]></description>
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